Francis cacha un bâillement derrière sa main, la mère supérieure lui mit une claque derrière la tête en lui adressant un regard noir. Ciel regarda la scène en laissant échapper un soupire. Et dire que la messe venait de commencer, elle paraissait déjà durer des heures.

" Respecte le Christ Francis ! "

Elle s'assit plus confortablement sur le banc derrière elle avant de reprendre un air d'adoration vers l'autel. Joignant ses mains en adressant un sourire a faire froid dans le dos à Monseigneur Timothy. Celui-ci la remercia d'un mouvement de tête et poursuivit ses prières. Il jetait de temps a autres des regards vers Ciel, mettant mal a l'aise le comte qui souhaitait qu'une seule chose, que cette messe se termine le plus rapidement possible.

Quand elle arriva enfin cette fin de communion avec le seigneur, Francis fut le premier debout, sortant jouer avec les autres dehors en courant sous le regard amusé des soeurs et maléfique de la mère supérieure. Ciel s'apprêta a le rejoindre quand une des religieuses le retint par le bras :

" Attend un peu Benjamin !

— O-Oui ?

— Es-tu baptisé ? Ou alors as-tu déjà fait ta communion ? Je ne vais pas te juger sur ça, mais maintenant que tu es parmis nous, il est plus préférable que tu le sois. "

Ciel déglutit, il n'avait aucun souvenir d'un quelconque rapport avec Dieu dans sa famille. Il se contenta de secouer timidement sa tête négativement. Il sursauta en entendant la voix masculine derrière lui :

" C'est un pauvre agneau de Dieu qui s'est perdu en chemin, je m'occuperais de le remettre dans le droit chemin personnellement ma soeur n'ayez crainte ! "

Un frisson parcourut toute la colonne de Ciel quand une grosse main, loin d'être délicate, se posa sur son épaule. Il se retourna pour faire face a Timothy, qui avait un sourire assez glauque que le visage.

" Viens avec moi Benjamin, nous allons discuter tranquillement dans mon bureau veux-tu ? "

Ciel eut un sentiment de danger, il n'eut même pas le temps de trouver une excuse contre que le prêtre le saisit d'avantage par sa pauvre épaule pour le rapprocher un peu plus de lui. Sur le chemin vers le bureau, le jeune comte faisait de son mieux pour regardait partout sauf dans les alentours du regard lugubre de Timothy. L'homme de Dieu ouvrit la porte dans un grincement, et invita l'enfant à rentrer en premier :

" Nous allons discuter... Tranquillement...

— O-Oui.. "