Bonjour !
Et pardon pour mon retard.
Merci à Monaysa, Cihanethyste et Juliefanfic pour leurs reviews.
Disclaimer : Le Seigneur des Anneaux ne m'appartient pas, il est à Tolkien. Et Final Fantasy 7 est à Square Enix.
Bonne lecture !
Départ pour Minas Tirith
« Tenez-le bien, on y est presque ! » dit Boromir.
Sephiroth resserra sa prise sur les jambes de Gimli. Le nain ronflait bruyamment tandis qu'on le transportait à travers les couloirs du château. Le capitaine du Gondor et l'ex-Soldat s'étaient portés volontaires pour le transporter jusqu'à la chambre où la plupart des soldats passeraient la nuit.
La fête était finie, les gens quittaient le château pour rejoindre leurs demeures dans la cité ou leurs appartements dans le château de Méduseld.
Les deux hommes virent Miriel et Lithariel arriver dans le couloir, plongées dans une discussion.
« Vous voulez un coup de main ? » dit Miriel.
« Non, merci, dame Miriel. Ce bougre est lourd, mais nous sommes quasiment arrivés », dit Boromir en poussant la porte avec le pied.
« Très bien. Alors, bonne nuit à tous », dit la jeune fille.
Sephiroth voulut répondre, quand son regard croisa celui de Lithariel. La jeune femme parut troublée puis, les joues en feu, suivit son amie Miriel vers le bout du couloir.
Quel crétin ! J'aurais dû dire quelque chose, réalisa Sephiroth, la tête basse.
Boromir lui adressa un regard compatissant. Le nain émit un puissant ronflement. Sephiroth et son ami le secouèrent un bon coup puis franchirent la porte.
Une fois le nain installé sur sa couche, tous deux se dirigèrent vers les leurs. Quelques soldats s'étaient déjà endormis, d'autres commençaient juste à s'installer, tout comme eux.
XxXxXxXxXxXxXxX
Miriel et Lithariel arrivèrent devant la porte de leurs chambres.
Lithariel poussa la sienne pour entrer quand la voix de Miriel l'interpella.
« Vous voulez bien me dire ce qui ne va pas avec mon père ? »
« Comment ? De quoi parlez-vous ? » dit la princesse de Nùrnen.
« J'ai vu l'air gêné que vous aviez, tous les deux. Quelque chose ne va pas ? Vous vous êtes disputés ? »
« Non, il n'y a aucun problème ! »
« Alors, quoi ? »
Lithariel poussa un soupir.
« Je ne sais pas ce qu'il y a… Et c'est peut-être ça, le problème. »
« Mais… »
« Bonne nuit, dame Miriel », l'interrompit son amie, avant de s'enfermer dans sa chambre.
Dans un soupir las, l'elfe s'engouffra dans sa chambre. Une fois en chemise de nuit, elle se mit au lit. Son sourire revint lorsqu'elle vit la bague de fiançailles qui étincelait à son doigt dans le noir.
Ça va aller ! Sephiroth et Lithariel finiront bien par se mettre ensemble. J'ai bien trouvé l'âme sœur après plus de quatre-vingts ans. Tout n'est donc pas désespéré, pensa l'elfe, en s'endormant.
XxXxXxXxXxXxXxX
Sephiroth fut réveillé plusieurs fois au cours de la nuit. La première fut lorsqu'Aragorn s'éveilla en sursaut. Le rôdeur semblait émerger d'un mauvais cauchemar.
Après s'être silencieusement excusé, il était sorti pour fumer une pipe de tobby dehors.
La deuxième fut lorsqu'il entendit Pippin se lever à son tour. Tout le monde avait-il donc le sommeil léger dans cette pièce ? Il fallait avouer que les ronflements du nain, qui dormait pas très loin de lui, n'aidaient guère.
« Qu'est-ce que tu fais ? » demanda Merry en se redressant dans son lit.
Pippin sursauta puis lui fit un signe de tête négatif. Inquiet, Sephiroth se redressa à son tour et regarda le Hobbit se diriger vers le lit de Gandalf.
« Pippin ? » insista Merry.
Pippin revint quelques secondes après avec un objet enveloppé dans un tissu gris.
« Es-tu fou ? » chuchota Merry.
« Je veux juste le regarder. Juste une dernière fois » dit le Hobbit sur un ton fiévreux.
Pippin déballa le paquet, révélant le palantir. Cette fois, Sephiroth se leva et s'approcha d'eux.
« Non, remets-le à sa place ! » dit Merry.
« Il a raison, vous ne devriez pas toucher à ça ! » dit l'ex-Soldat.
Ignorant leurs paroles, Pippin posa ses mains sur la pierre de vision. Aussitôt, celle-ci parut s'illuminer de l'intérieur, comme si les doigts du Hobbit y avaient allumé un feu. Le visage de Pippin se crispa. Sephiroth se figea net. Une présence mauvaise semblait avoir envahi la pièce. Et cette présence, il la connaissait bien. C'était celle de l'être qu'il avait vu lorsqu'il avait passé l'anneau de Miriel à son doigt. C'était le responsable du coma de sa fille quand elle était petite, celui qui avait essayé de le retenir dans une sorte de prison mentale avec elle pour l'éternité !
« Pippin ! » gémit Merry.
« Je te vois… » souffla une voix menaçante dans la pierre.
Le visage de Pippin se crispa de douleur. Sephiroth en eut assez. Il lui arracha le palantir des mains avec la ferme intention de le recouvrir du tissu puis de le rendre à Gandalf. Mais dès que ses mains eurent saisi la pierre, il se sentit partir ailleurs.
C'était comme si son esprit avait quitté son corps. Il se retrouva soudain dans un immense désert noir, envahi de brume et de flammes.
Une tour noire se dressa bientôt devant lui, puis il Le vit. L'Œil se braqua sur lui.
« Sephiroth… Cela faisait longtemps ! Comment as-tu fait pour entrer en contact avec moi ? » gronda Sauron dans sa tête, avec une voix menaçante où perçait une note de surprise.
Sephiroth ne put répondre, car il n'avait plus de lèvres, ou du moins ne les sentait plus. Il n'était qu'un esprit qui communiquait avec un autre à travers le Palantir. Et il n'avait pas l'intention de répondre. Tout ce qu'il voulait, c'était retourner dans la chambre d'Edoras, mais le pouvoir du Palantir lui était totalement inconnu et il ne savait pas quoi faire !
« Tu n'es pas sur Gaïa… Tu utilises un palantir, le même que le semi-homme qui m'a contacté peu avant toi. Tu es sur Arda, je le sens ! Où es-tu ? » dit Sauron avec une curiosité avide.
Sephiroth se tendit. Oh non, il n'allait pas lui répondre, surtout pas ! Mais il sentit soudain une volonté écrasante s'abattre sur lui.
Des images de cauchemar envahir son esprit : Miriel agonisant suite à la morsure empoisonnée d'une ghûl, les flammes de Nibelheim, le corps de Jenova qui flottait dans son caisson au réacteur, Cloud qui lui fonçait dessus pour le transpercer de son épée, les horreurs qu'Hojo lui infligées pendant des années dans ses laboratoires…
« Réponds-moi ! Où es-tu ? »
« Non… Non ! » gémit Sephiroth.
Sauron émit un ricanement puis intensifia la douleur. Sephiroth comprit qu'il n'allait pas tenir longtemps. Sauron avait mis son esprit à nu, il fouillait dans ses souvenirs et remuait tous les souvenirs violents pour le faire céder.
Soudain, la douleur cessa. Il vit une forme lumineuse apparaître devant lui, repoussant les flammes de l'Œil. Clignant des yeux, Sephiroth vit qu'il s'agissait d'une jeune femme. Il crut qu'il s'agissait d'Aéris, mais non. Celle-ci était différente. Vêtue d'une robe blanche en lambeaux, sa longue chevelure brune flottait dans son dos. Enveloppée d'un doux halo lumineux, elle avait les bras écartés devant elle et semblait combattre les flammes.
Elle se tourna brièvement vers lui avec l'air inquiet.
« Retourne là-bas, Sephiroth ! » dit-elle.
« Que… »
« Retourne auprès de tes amis. Réveille-toi, vite ! » cria la jeune femme.
Le jeune homme se sentit chuter en arrière.
« Allez, réveille-toi ! » dit une voix féminine.
Sephiroth rouvrit les yeux et vit Miriel, en chemise de nuit et penchée au-dessus de lui, les deux mains posées sur les tempes de son père adoptif.
« Oh, que les valars soient loués ! Tu te sens comment ? » dit Miriel.
Sans réfléchir, Sephiroth saisit sa fille par les épaules et la serra contre lui. Miriel se raidit, avant de sentir son père d'adoption trembler dans ses bras. Devinant ce qu'il avait enduré face à l'esprit de Sauron, elle le serra contre elle.
Sephiroth finit par s'écarter et regarda autour de lui. Gandalf se tenait au chevet de Pippin un peu plus loin. Tout le monde était réveillé dans la chambre. Merry, Aragorn, Gimli, Legolas et Boromir se tenaient debout près d'eux et jetaient des regards inquiets au Hobbit comme à l'ex-Soldat.
Gandalf finit par quitter le chevet du Hobbit et s'approcha de Miriel et Sephiroth.
« Vous avez réussi à le ramener ? » dit Gandalf à la jeune fille.
« Non… Je ne le trouvais pas, il était trop loin. Il est revenu seul », dit Miriel.
Le magicien fronça des sourcils puis se tourna vers Sephiroth.
« Comment vous sentez-vous ? » demanda Gandalf.
« … Vivant… » souffla le jeune homme.
Parler lui fit étrangement du bien, comme si cela finissait de le ramener dans ce monde.
« Que lui avez-vous dit ? »
« … Rien. Je ne lui ai rien dit. »
« Vous avez réussi à lui tenir tête ?! » demanda Gandalf, sceptique.
« Non… Quelqu'un m'a aidé. Une femme… »
« Une femme ? Tu veux dire Aéris ? » demanda Miriel.
Sephiroth secoua la tête. Non, ce n'était pas Aéris. Il ignorait qui était cette femme, il était sûr de ne jamais l'avoir vue auparavant. Le plus étrange était que sa voix lui était familière.
Après cet épisode, une réunion d'urgence fut dressée dans la Grande Salle du Château d'Or.
Une fois tout le monde habillé, tandis que le soleil se levait, Gandalf résuma ce qui s'était passé.
« Il n'y avait pas de mensonges dans les yeux de Pippin. C'est un crétin. Mais un crétin honnête, au moins. Il n'a rien dit à Sauron sur Frodon et l'Anneau. Sephiroth non plus. »
Gimli poussa un profond soupir de soulagement.
« Et nous avons été étonnamment chanceux, poursuivit Gandalf. Ce que Pippin a vu dans le palantir n'est qu'un aperçu du plan de notre ennemi. Sauron s'apprête à attaquer la cité de Minas Tirith. Sa défaite au Gouffre de Helm lui a montré une chose : l'héritier d'Elendil approche. Les Hommes ne sont pas aussi faibles qu'il le supposait. Ils ont encore de la bravoure et assez de forces pour le défier. Sauron craint cela. Il ne prendra pas le risque de voir les peuples de la Terre du Milieu s'unir sous une seule bannière. Il rasera Minas Tirith jusqu'à la dernière pierre plutôt que de voir le retour d'un roi sur le trône. Si les feux d'alarme du Gondor sont allumés, le Rohan doit se tenir prêt à entrer en guerre. »
« Dites-moi, pourquoi devrions-nous courir au secours de ceux qui ne sont pas venus au nôtre ? Que devons-nous au Gondor ? » demanda Théoden.
Et ça y est, c'est reparti pour un tour ! pensa Sephiroth.
« Comment pouvez-vous dire une telle chose après avoir combattu aux côtés d'un des capitaines du Gondor ?! » s'indigna Miriel.
« Laissez, dame Miriel », intervint Boromir, mais son visage exprimait clairement de la rancœur vis-à-vis du roi du Rohan.
« Je vais y aller », dit Aragorn.
« Non ! » dit Gandalf.
« Ils doivent être prévenus ! » rétorqua le Rôdeur.
« Ils le seront. »
Gandalf s'approcha d'Aragorn et se pencha pour lui souffler quelque chose que seuls Legolas, Miriel et Sephiroth entendirent.
« Vous irez à Minas Tirith par une autre route. Longez le fleuve et cherchez les vaisseaux noirs. »
Puis, se tournant vers l'ensemble du groupe, le magicien reprit : « Comprenez ceci : les choses qui sont en mouvement ne peuvent être arrêtées. Je vais aller à Minas Tirith… et je ne vais pas y aller seul », dit-il en jetant un regard à Boromir, Pippin et Sephiroth.
XxXxXxXxXxXxXxX
« De tous les hobbits curieux, Peregrin Touque, vous êtes le pire ! dit Gandalf. Allez, hâtez-vous ! »
Le magicien marchait à grandes enjambées en direction des écuries. Sephiroth et Boromir le suivaient d'un bon pas. Pippin était un peu en arrière, en pleine discussion avec Merry.
Alors que tous arrivaient aux écuries, un cri leur parvint.
« Seph ! »
L'interpellé se retourna et vit Miriel qui courrait vers lui. La jeune fille s'arrêta devant lui avec l'air essoufflé.
« Tiens, tu as oublié ça. »
Elle lui tendit son pendentif de matéria.
« Ton pendentif ? Non, je te l'ai donné, il est à toi… »
Miriel secoua négativement la tête et repoussa la main qu'il lui tendait pour lui rendre le bijou.
« Chaque fois que tu partais en mission pour la Shinra, je te le donnais. Et je te faisais promettre de revenir en vie pour me le rendre. »
« C'est vrai, on faisait toujours ça », dit Sephiroth avec un sourire nostalgique.
Il la regarda et reconnut son expression : elle avait l'air triste et inquiet, comme lorsqu'elle n'était qu'une enfant sous sa garde. Elle avait cet air à chaque fois qu'il s'apprêtait à quitter Midgar pour partir en mission.
« Je te le rendrai encore une fois, c'est promis », dit Sephiroth.
« Sephiroth ! Il faut y aller ! » l'appela Boromir.
Le jeune homme entra dans l'écurie. Boromir avait déjà sellé leurs chevaux. Gandalf installait Pippin sur Gripoil.
« C'est loin, Minas Tirith ? » demanda le hobbit.
« Trois jours à vol de Nazgûl. Et espérez qu'on n'en ait pas à nos trousses », dit le magicien.
Sephiroth saisit la selle de son cheval à deux mains et se prépara à glisser un pied dans l'étrier pour monter, quand il vit une ombre sortir d'une des stalles et s'approcher de lui.
Sephiroth s'éloigna de son cheval pour approcher la jeune femme. Elle avait remis ses vêtements traditionnels de princesse guerrière de Nùrnen. Son visage affichait un air fermé, comme si elle s'efforçait de garder une attitude digne. Mais ses yeux semblaient le supplier de rester.
« Miriel m'a prévenue avant de vous rejoindre aux écuries. Alors c'est vrai, vous partez avec eux à Minas Tirith ? » dit Lithariel.
« Gandalf l'a décidé, oui », dit Sephiroth.
Lithariel voulut répondre, mais elle se ravisa. Sephiroth la regarda se retourner pour partir avec l'air sombre. Il fit mine de se tourner vers son cheval quand soudain, il en eut assez. Il se retourna, saisit brusquement la jeune femme par les épaules et la fit se tourner vers lui. Ne lui laissant pas le temps de parler, il se pencha et l'embrassa.
Il attendit qu'elle le repousse et le frappe. Mais au lieu de ça, elle se rapprocha de lui, passa les bras autour de son cou et approfondit leur baiser. Lorsqu'ils reprirent leur souffle, ils ne se lâchèrent pas pour autant. Lithariel se blottit contre lui. Ils restèrent ainsi un moment, jusqu'à ce que Gandalf s'approche.
« Sephiroth, il faut qu'on y aille ! » dit-il sur un ton insistant.
À contrecœur, Sephiroth lâcha la jeune femme et se dirigea vers son cheval.
Merry s'approcha de Gripoil et tendit une petite tabatière à Pippin.
« Tiens. Quelque chose pour la route. »
« Notre dernière feuille de Langoulet ! »
« Je sais que tu n'en as plus. Tu fumes trop, Pippin. »
« Mais… Nous nous verrons bientôt ? »
Merry interrogea Gandalf du regard. Mais ce dernier, plutôt que de lui répondre, s'empressa de monter derrière Pippin sur Gripoil.
« Pas vrai ? » insista Pippin.
« Je ne sais pas. J'ignore ce qui va se passer… » dit Merry, la gorge nouée.
« Merry… »
« Cours, Gripoil. Montre nous ce que célérité veut dire » dit Gandalf.
« MERRY ! »
Les chevaux quittèrent les écuries au galop, avec leurs cavaliers sur le dos.
Merry, Miriel et Lithariel quittèrent les écuries et coururent jusqu'à la muraille d'Edoras. Bousculant un garde au passage, ils grimpèrent au sommet d'une tour de vigie.
« Merry ! Miriel ! Lithariel ! » cria Aragorn.
Bousculant à son tour le garde, il les rejoignit en haut et regarda les trois chevaux s'éloigner à travers les plaines d'Edoras.
« Pippin m'a toujours suivi, où que j'aille. Nous étions inséparables. Je l'ai entraîné dans les pires ennuis, mais je l'en ai toujours sorti. Et le voilà parti, tout comme Frodon et Sam », dit Merry.
« J'ai appris une chose des Hobbits : ils sont intrépides », dit Aragorn en posant une main réconfortante sur l'épaule de Merry.
« Imprudents, même. C'est un Touque », dit le Hobbit.
Miriel et Lithariel ne dirent rien. Comme leurs compagnons, elles se contentèrent de regarder les trois cavaliers s'éloigner.
