Merci à Juliefanfic, RedChi-san et MonaYsa pour leurs reviews.
Disclaimer : Le Seigneur des Anneaux ne m'appartient pas, il est à Tolkien. Et Final Fantasy 7 est à Square Enix.
Bonne lecture !
Le Chemin des Morts
Le chemin à travers la route de Dimholt était silencieux. Seul le bruit des sabots des chevaux foulant la pierre le brisait.
Même de jour, alors que le soleil brillait à son zénith, l'endroit demeurait lugubre. On n'entendait pas un chant d'oiseau ni un quelconque insecte.
« Quelle sorte d'armée s'attarderait dans un endroit pareil ? » demanda Gimli.
« Une qui est maudite », dit Legolas. « Il y a fort longtemps, les Hommes des Montagnes prêtèrent serment au dernier roi du Gondor. Ils lui jurèrent allégeance, promettant de l'aider au combat. Mais quand l'heure fut venue, quand le Gondor eut besoin de leur aide, ils s'enfuirent, disparaissant dans les ténèbres de la Montagne. Alors, Isildur les maudit, décidant qu'ils n'aient aucun répit jusqu'à l'accomplissement de leur serment. »
Miriel sentit un frisson parcourir son corps. Le récit de Legolas n'égayait guère l'atmosphère générale. Et la sensation d'être épiée n'aidait pas non plus. La jeune fille avait beau balayer l'espace autour d'elle, jamais elle ne voyait âme qui vive.
Bientôt, le groupe de cavaliers arriva devant l'entrée de la montagne.
« La chaleur de mon sang semble s'être dérobée », dit Gimli.
Legolas leva les yeux vers le linteau de l'entre. Des symboles étaient gravés dessus.
« La voie est close. Elle fut faite par ceux qui sont morts. Les morts la gardent. La voix est close », lut-il.
Soudain, une violente bourrasque jaillit de la caverne et frappa le groupe de plein fouet. Les chevaux hennirent de panique et tirèrent sur les brides de leurs maîtres. Ces derniers, surpris, lâchèrent prise. Les chevaux s'enfuirent sans demander leur reste.
« BREGON ! » cria Aragorn.
Mais son cheval était déjà loin. Agacé, le rôdeur se tourna vers l'entrée. Il dégaina Andùril.
« Je ne crains pas la mort », dit-il avant de s'engager dans l'ouverture.
Miriel et Legolas échangèrent un bref regard, puis tous deux s'élancèrent à leur tour dans la grotte.
« Voilà bien une chose inouïe ! Des Elfes accepteraient d'aller sous terre et un Nain ne l'oserait pas ? Je n'ai jamais entendu cela ! » dit Gimli, avant de s'engager à son tour dans le tunnel souterrain.
Si l'extérieur était angoissant, l'intérieur l'était encore plus. Malgré l'obscurité, une étrange lueur verdâtre semblait régner dans les tunnels.
Aragorn décida néanmoins de prendre et d'allumer une des torches suspendues aux murs. La lueur du feu leur parut plus rassurante que celle de cet endroit. Hélas, elle projeta de la lumière sur des alcôves où reposaient des squelettes et des monceaux de crânes.
Miriel frissonna de plus belle en voyant ça. Elle se souvint que plus jeune, quand elle vivait chez Sephiroth, Genesis venait parfois jouer avec elle et adorait lui raconter des histoires de fantômes. À l'époque, la fillette qu'elle était avait une peur bleue de ses histoires, mais n'arrivait jamais à en décrocher avant la fin.
Bientôt, Legolas et Miriel semblèrent fixer des choses dans le noir, que le nain et le rôdeur ne voyaient pas eux.
« Qu'y a-t-il ? Que voyez-vous ? » demanda le nain aux elfes.
« Des formes d'hommes… et de chevaux », dit Miriel.
« Où ? »
« De pâles étendards, lambeaux de nuage… Des haies de lances dans une nuit brumeuse d'hiver », dit la jeune fille, comme en transe.
Legolas se figea.
« Les Morts nous suivent. Ils ont été appelés », dit le prince.
Gimli tourna sur lui-même, cherchant leurs poursuivants.
« Les Morts ? Appelés ? Je savais ça… Ah ! Très bien. Très bien… LEGOLAS ! » cria-t-il en courant après ses amis.
« Miriel… »
Tous se figèrent net en entendant cette voix.
« Qui a dit ça ? » demanda Gimli.
« Ce n'est pas moi », dit Legolas.
« Moi non plus », dit Aragorn, les sourcils froncés.
« Cette voix me semble familière… », dit la jeune fille.
Mais comme rien d'autre ne vint, ils poursuivirent leur chemin. Le brouillard se fit bientôt plus épais sous leurs pas. La fumée semblait prendre la forme de bras humains qui les frôlaient, les touchaient, comme si les âmes retenues dans la brume les suppliaient de les aider.
Nerveux, Gimli se mit à souffler sur les bras qui tentaient de l'atteindre. Des craquements inquiétants résonnèrent sous leurs pieds.
Aragorn jeta un coup d'œil avec sa torche vers ses pieds et se figea net.
« Ne regardez pas en bas », dit-il.
Hélas, c'était le genre de choses qui poussait les gens à regarder en bas, ce que les autres firent. Miriel grimaça en voyant qu'ils marchaient sur des crânes. Gimli avait du mal à continuer d'avancer, tant le bruit était douloureux pour lui.
Bientôt, enfin, le sol redevint normal sous leurs pas. Puis, fait étrange, la brume se dissipa, laissant place à de curieux filaments de lumière verte. Cette lumière-ci était différente. Elle avait quelque chose de beau, lumineux, qui les apaisait.
« Quelle est cette étrange magie ? » demanda Legolas en se penchant pour effleurer un filament.
Miriel fronça des sourcils.
« Non, ce n'est pas possible… On dirait la Rivière de la Vie ! » dit la jeune fille.
Plusieurs filaments se regroupèrent pour prendre une forme humaine. Transparente, lumineuse, elle fixa Miriel avec un sourire.
« Bonjour, Miriel. »
« Angeal ?! »
Elle n'arrivait pas à y croire, pourtant elle reconnaissait bien le fantôme du Soldat décédé.
« Encore un esprit de l'autre monde ? » dit Gimli, surpris et inquiet.
« C'est une façon plutôt courte de résumer ce que je suis, mais oui », approuva Angeal.
Miriel sourit tandis que ses trois compagnons dévisagèrent le fantôme avec surprise et curiosité.
« Que fais-tu là ? » dit Miriel.
Le sourire d'Angeal disparut.
« Les brèches sur Gaïa ne se sont pas refermées, Miriel. C'est même pire. D'autres se forment ! Aéris a du mal à contenir la force ténébreuse qui les crée. L'esprit de Sauron puise de l'énergie de la Rivière de la Vie sur Gaïa pour gagner en force. Je suis venu ici pour t'avertir. Il faut que vous vous dépêchiez de vaincre Sauron, ou nos deux mondes disparaîtront. »
« On fait tout notre possible, je te le promets, Angeal», dit Miriel.
L'ex-Soldat acquiesça, puis fit volte-face.
« Je ne peux pas rester ici plus longtemps. Cet endroit dégage quelque chose de malsain et je n'y suis pas à ma place. »
Il fit mine de disparaître, quand il se retourna et lança un regard à Legolas avant de sourire à la jeune fille.
« Au fait, félicitations à tous les deux. Et dis à Sephiroth que je suis content qu'il ait aussi trouvé l'âme sœur. »
Puis il disparut, et avec lui les filaments lumineux de la Rivière de la Vie. De nouveau seuls, les quatre compagnons reprirent leur route à travers les tunnels.
XxXxXxXxXxXxXxXxX
Genesis s'éveilla en sursaut. Il avait encore fait un cauchemar où il évoluait dans des ténèbres sombres, si épaisses qu'il avait l'impression d'y nager, sans espoir de respirer.
Il jeta un regard alentour et vit qu'on l'avait installé dans une chambre. Des herbes médicinales et des flacons de remèdes reposaient sur la table à côté de son lit.
Il s'aperçut également qu'on lui avait enlevé son manteau et son pull noir de soldat, sans oublier ses gants, ses bottes et son épée rouge. Le tout reposait sur une chaise devant le lit, à l'autre bout de la chambre.
Torse nu, le jeune homme avait un bandage qui partait de son épaule droite et se nouait autour de sa taille, retenant un cataplasme d'herbes médicinales qui recouvrait toute la plaie empoisonnée que les orques lui avaient infligée au niveau de l'abdomen.
Il se souvint alors que Pippin l'avait traîné vers les maisons de guérison et qu'il s'était évanoui sur le seuil, tandis que le Hobbit criait pour amener les guérisseurs.
Le jeune homme se leva en grimaçant. La plaie lui faisait encore peu mal, mais au moins il n'avait plus le tournis ni la sensation de brûler de l'intérieur.
Il s'approcha de la fenêtre de sa chambre et vit qu'il faisait nuit dehors. Mais le ciel était toujours sombre et sans étoiles. Et à en juger les cris et les éclats de métal qu'il percevait dans le lointain, la bataille continuait dehors. Mais qu'en était-il ? Les portes de Minas Tirith tenaient-elles encore ? Et Sephiroth ? Et Gandalf ? Et Pippin ?
Jugeant qu'il ne pourrait plus se rendormir, le jeune homme s'habilla puis, une fois son épée rangée dans son fourreau dans son dos, il sortit de la pièce. Une chance, personne ne traînait dans les couloirs, tous les guérisseurs s'affairaient au chevet d'autres patients dans d'autres pièces.
Une fois dehors, il se dirigea vers l'Arbre Blanc qui trônait au centre de la cour. Les gardes aux curieux casques ailés le gardaient en silence, l'air imperturbable. Genesis s'approcha de l'arbre et s'apprêta à continuer pour atteindre l'escalier menant aux niveaux inférieurs, quand une curieuse petite tache blanche lumineuse dans les branches attira son regard. Curieux, il plissa les yeux.
Non, il ne rêvait pas. Sur l'une des branches de l'arbre, une fleur avait éclos ! D'après les livres qu'il avait lus sur cet arbre, il n'avait pas fleuri depuis des siècles, depuis que les rois du Gondor l'avaient abandonné. Cette vision raviva en lui une flamme d'espoir.
« Genesis ? »
Le jeune homme se tourna vers la source de cette voix et aperçut Pippin, debout contre le balcon bordant le niveau de la cité. Le Hobbit devait être en train de regarder la bataille qui s'étendait en contrebas. Genesis le rejoignit.
« Je suis heureux de voir que vous allez mieux. Les guérisseurs vous ont laissé sortir ? » demanda Pippin.
« Je n'ai croisé personne en sortant de ma chambre. Ils doivent s'affairer auprès des autres malades. »
« J'ai eu peur quand vous vous êtes évanoui ! Je suis resté à votre chevet toute l'après-midi, et quand les guérisseurs sont repassés pour vérifier votre état, ils étaient surpris. Ils disaient que votre fièvre avait vite baissé, que vous guérissiez plus vite que les autres patients qu'ils avaient déjà eus pour cause d'empoisonnement. »
Sans doute à cause de la mako et des cellules jenova dans mon sang, pensa Genesis.
« Merci pour votre soutien, Pippin. Au fait, je retire mes paroles. »
« Quelles paroles ? »
« Celles que j'ai formulées la première fois que je vous ai vu. Vous avez bien un rôle à jouer dans cette guerre, et il m'a été bénéfique jusque-là. »
Le semi-homme lui fit un sourire mi-touché mi-gêné. Tous deux reprirent en silence leur contemplation de la bataille qui s'étendait en contrebas. Genesis brûlait d'envie de les rejoindre, mais il sentait qu'il n'était pas encore complètement remis. Et quelque chose le poussait à rester ici pour l'instant, avec le hobbit, sans qu'il sache quoi exactement.
Soudain, le bruit de portes s'ouvrant dans leur dos retentit. Les deux amis se retournèrent et virent Denethor sortir des maisons de guérison avec une torche à la main. Un cortège de soldats et de nobles le suivait. Les gardes transportaient des civières sur lesquelles reposaient Boromir et Faramir, tous deux endormis.
« Je suis intendant de la maison d'Anarion. Ainsi ai-je marché. Et ainsi vais-je m'endormir. Le Gondor est perdu. Il n'y plus d'espoir pour les Hommes » dit l'Intendant en marchant à travers la cour.
Genesis et Pippin échangèrent un regard, puis se dépêchèrent de se cacher derrière l'Arbre. Une fois le cortège passé, ils se mirent à le suivre à distance. Denethor semblait avoir choisi une destination qui le menait vers un pont reliant le niveau de la cité à un passage menant vers l'intérieur de la montagne où était bâtie la cité.
L'intendant s'arrêta près du rebord du mur et regarda le combat qui se déroulait, loin en contrebas.
« Pourquoi ces imbéciles fuient-ils ? Mieux vaut mourir plus tôt que tard. Puisqu'il nous faut mourir. »
En entendant ça, Genesis serra les poings de colère. Lui-même avait déserté la Shinra autrefois, car il avait découvert que son organisme subissait une dégénération cellulaire mortelle, causée par les expériences inhumaines que les scientifiques avaient faites sur lui avant sa naissance. La peur de mourir l'avait poussé à déserter, tuer, affronter des amis et même procéder à un rituel magique innommable qui avait failli faire de lui un monstre pouvant anéantir la planète.
Voir Denethor renoncer à tout, alors qu'il avait plus de chances de s'en sortir que lui à l'époque, le mettait dans une colère noire.
Néanmoins, il se força à demeurer silencieux et continua de suivre le cortège de loin avec Pippin.
Le chemin à travers la montagne les conduisit bientôt à ce qui ressemblait à un mausolée. L'endroit était rempli de tombes de toutes sortes. Denethor conduisit sa clique jusqu'à un grand bâtiment, qui devait apparemment être réservé aux rois et aux plus grands personnages de la hiérarchie gondorienne.
« Nulle tombe pour Denethor, Boromir et Faramir. Nul long et lent sommeil de la mort embaumée. Nous brûlerons comme les rois païens de jadis. Qu'on apporte du bois et de l'huile ! » ordonna l'intendant.
Deux serviteurs se dirigèrent vers la sortie du bâtiment. Genesis et Pippin se cachèrent vivement derrière un des battants restés ouverts.
Une fois les deux serviteurs loin, tous deux se penchèrent vers l'entrée. Les gardes installaient déjà des fagots de bois qui devaient être stocks là en prévision de ce type de cérémonie.
« Qu'est-ce qu'on fait ? On doit les arrêter ! » dit Pippin.
« Je sais, mais nous ne sommes que deux et ils sont plus nombreux que nous. Je vais essayer de les arrêter », dit Genesis.
« Quoi ? Non ! »
« Je vais essayer, Pippin, il le faut. Mais si j'échoue, je veux que vous fassiez demi-tour et que vous alliez chercher Sephiroth et Gandalf. D'accord ? »
Le hobbit ouvrit la bouche pour objecter, puis finit par acquiescer avec l'air réticent.
Inspirant à fond, Genesis sortit de sa cachette et entra. Les deux fils étaient installés sur le bûcher, maintenant. Denethor tenait le visage de Faramir entre ses mains.
« La maison de son esprit s'écroule. Il brûle. Il brûle déjà. »
« À quoi vous jouez ? » dit Genesis.
Denethor leva la tête et le foudroya du regard.
« Que faites-vous ici ? » répliqua l'intendant, une lueur de folie malveillante dans les yeux.
« C'est plutôt vous qui devriez me répondre ! Vos fils sont encore en vie, ils devraient être aux maisons de guérison. Quel père digne de ce nom les brûlerait vifs ?! »
« Parce que vous vous croyez expert en la matière, Genesis Rhapsodos ? Vous, le fils adoptif d'une famille qui n'a jamais voulu d'un enfant issu d'expériences contre nature ? Un monstre rejeté par les habitants de son monde ? Une créature que la Déesse elle-même n'a pas acceptée dans l'au-delà ? »
Ces mots firent ciller Genesis. Comment Denethor pouvait-il savoir tout ça ?
« Sortez d'ici ou j'ordonne à mes gardes de s'en charger », dit Denethor.
Le rouquin revint brusquement à la réalité. Il dégaina son épée.
« Je suis peut-être un monstre, mais on m'a accordé une nouvelle chance dans ce monde, et j'ai bien l'intention de ne pas la gaspiller. Je ne vous laisserai pas brûler deux de mes amis ! »
Deux des gardes s'approchèrent de lui en dégainant leurs épées. Genesis fléchit les genoux puis fonça sur le premier. Il le frappa au menton d'un coup de coude droit et le frappa au ventre avec son poing gauche, l'envoyant à terre. Il se redressa en réprimant un gémissement de douleur. Sa blessure s'était rouverte, il sentait déjà le sang imbiber le pansement et son pull. Sa vue se fit floue pendant quelques secondes à peine, mais ce fut suffisant pour que le deuxième garde le désarme et le frappe au visage, l'envoyant à terre.
Sans délicatesse, deux autres gardes le saisirent aux bras et le coincèrent contre le mur. Impuissant, Genesis regarda les serviteurs revenir avec d'autres fagots.
« Ils ne sont pas morts ! »
Genesis et Denethor se tournèrent vers la source de cette voix. Pippin avait craqué en voyant Genesis se faire immobiliser, et avait décidé d'intervenir. Le semi-homme se tenait maintenant devant le bûcher et tentait d'enlever un fagot.
« Ils… ILS NE SONT PAS MORTS ! »
Denethor se dirigea droit sur le Hobbit et le saisit brutalement par le col de son uniforme.
En voyant ça, Genesis sentit la rage revenir en lui un bref instant. Inspirant à fond, il se pencha en avant et fit apparaître son aile noire. Stupéfaits, les deux gardes le lâchèrent.
Genesis en profita pour foncer sur Denethor et l'envoya valser avec lui au sol.
« GENESIS ! » cria Pippin, inquiet.
Il voulut courir vers le jeune homme pour l'aider à se lever, quand Denethor se redressa.
« ALLEZ CHERCHER SEPHIROTH ET GANDALF ! ALLEZ, PIPPIN ! » cria Genesis en poussant le hobbit vers la sortie.
Le semi-homme hésita puis obéit et courut vers la sortie. Lorsqu'il entendit les portes claquer dans son dos, il se retourna. Il entendit la voix de l'intendant résonner à travers les battants en bois.
« Versez l'huile ! » ordonna Denethor.
Paniqué, Pippin courut vers les niveaux inférieurs. Bientôt, il fut arrêté par des nuées de soldats qui rebroussaient chemin, certains soutenant des blessés. Certaines des maisons dans les rues étaient la proie des flammes provoquées par les projectiles enflammés des orques. Des cris de guerre et de douleur résonnaient.
« SEPHIROTH ! GANDALF ! OÙ EST GANDALF ? » s'époumona le hobbit.
