Merci à RedChi-San, MonaYsa et Juliefanfic pour leurs reviews.
Disclaimer : Le Seigneur des Anneaux ne m'appartient pas, il est à Tolkien. Et Final Fantasy 7 est à Square Enix.
Bonne lecture !
Une bataille éprouvante
Sephiroth avait déjà connu des batailles, mais celle-ci prenait un tournant qu'il n'aimait pas du tout.
Tous deux montés sur leurs chevaux, Gandalf et lui avaient aidé à protéger la porte principale de la cité toute la nuit, mais les orques avaient utilisé une espèce d'énorme bélier en métal rempli de feu, de la forme d'un loup, pour l'enfoncer.
Des trolls armés de lourdes masses et protégés par des armures hérissées de piques avaient attaqué en premier, suivis par les orques.
À présent que la nuit touchait à sa fin, l'armée du Gondor commençait à peiner et se replier.
« Ils ont fait une trouée ! Repliez-vous ! Au second niveau ! » cria Gandalf, juché sur Gripoil.
Les soldats n'attendirent pas qu'il ait fini pour commencer à se replier. Sephiroth restait en arrière avec d'autres pour couvrir leur retraite. Gandalf menait les soldats en avant.
« Au second niveau ! Allez ! » cria Sephiroth en aidant un soldat blessé au bras à monter derrière lui sur son cheval.
« Faites sortir les femmes et les enfants ! Repliez-vous ! » cria Gandalf.
Devant la porte, le chef des orques sourit. Enfin, la victoire leur arrivait sur un plateau.
« Entrez dans la cité. Tuez tout sur votre passage », dit-il à son subalterne.
Les orques s'engouffrèrent dans les rues et se jetèrent sur les soldats. Les premiers gondoriens attaqués cédèrent vite sous l'assaut des monstres.
Les autres se dépêchèrent d'entraîner les femmes et les enfants vers le deuxième niveau, mais certaines ne furent pas assez rapides. Certaines furent même la proie des boules de projectiles en feu qui continuaient de tomber sur la cité.
Partout dans les rues, des hurlements retentirent, humains comme orques. Les soldats se battaient avec effort, mais le désespoir et la peur gagnaient l'armée, et les orques semblaient animés d'une rage victorieuse qui décuplait leur force. Les trolls saisissaient des hommes par poignées et les jetaient violemment comme de vulgaires poupées de chiffon.
Sephiroth laissa quelqu'un l'aider à descendre le garde blessé de son cheval puis il se jeta dans la mêlée, décapitant tous les orques qui se trouvaient près de lui. Gandalf se battait aussi, tout en brandissant son bâton lumineux, offrant un peu de lumière pour tenter de galvaniser les gondoriens face aux ténèbres.
« Combattez ! Battez-vous jusqu'au dernier ! Pour votre salut ! » cria le magicien.
« GANDALF ! SEPHIROTH ! »
Les deux hommes cessèrent de se battre en entendant cette voix. Pippin fendit un groupe de soldats pour se ruer vers eux en criant.
« Denethor a perdu l'esprit ! Il va brûler ses fils vifs ! Et Genesis est son prisonnier ! »
Il n'en fallut pas plus pour alerter les deux combattants. Gandalf prit Pippin devant lui sur Gripoil et les chevaux partirent au galop à travers les rues, vers le sommet de la cité.
Ils avaient déjà gravi plusieurs niveaux quand un Nazgul ailé leur barra la route.
Sephiroth sentit tout de suite le mal qui émanait de cette… chose. Les chevaux se cabrèrent de peur, mais leurs cavaliers parvinrent à rester dessus. Gandalf brandit son bâton. Sephiroth tendit Masamune devant lui, mais ses mains tremblaient convulsivement. Il essaya de rassembler son sang-froid, de se détacher de ses sentiments comme il le faisait avant chaque bataille, mais l'aura froid et ténébreuse du nazgûl agressait ses perceptions.
« Retournez à l'abysse ! » cria bravement Gandalf. « Tombez dans le néant de la mort qui vous attend ! »
« Ne reconnais-tu pas la mort lorsque tu la vois, vieil homme ? » dit le roi-sorcier d'Angmar.
En entendant cette voix caverneuse et sifflante, qui semblait tout droit sortie d'un tombeau, Pippin gémit et fourra son visage dans les plis de la cape de Gandalf.
« Ceci est mon heure ! » dit le nazgûl en dégainant son épée.
Il la tendit haut vers le ciel. Comme celle de Genesis, elle se recouvrit de flammes. Mais elle émit un bruit étrange, comme un gémissement d'âmes perdues, et l'air semblait aspiré par la lame, comme par un trou noir.
Sephiroth sentit soudain son sabre devenir brûlant. Gandalf sentit la même chose avec son bâton. Ce dernier explosa en mille morceaux. Le choc de l'onde magique jeta les trois amis au sol.
Pippin se releva le premier et se colla contre le mur sans lâcher le nazgûl des yeux. Sephiroth se remit maladroitement debout en reculant.
« Gandalf ! » cria le semi-homme.
La monture ailée du nazgûl tendit la tête vers le magicien et ouvrit grand la gueule, dévoilant ses crocs jaunis et tachetés de sang. Son hurlement paralysa le magicien au sol.
Sephiroth se baissa pour ramasser son sabre tandis que Pippin dégaina son épée et se rua sur le monstre pour protéger ses amis, mais cette fois, la créature ailée hurla dans sa direction. Son cri figea net le hobbit, tout comme Sephiroth. Ces hurlements étaient horribles, ils avaient envie de se boucher les oreilles, mais le froid et la peur étaient tels qu'ils n'osaient bouger.
« Tu as échoué. Le monde des hommes va s'effondrer ! » siffla Angmar.
Le nazgûl leva son épée pour frapper Gandalf, quand un son de cors retentit. Ce son leur fit à tous l'effet d'un rayon de soleil à travers une tempête de neige.
Angmar tourna la tête dans la direction du bruit, jeta un bref coup d'œil aux trois compagnons, puis s'envola en direction des champs de Pelennor.
Sephiroth se précipita vers le balcon et aperçut une immense armée de cavaliers à l'horizon. Le soleil semblait les suivre, tandis que l'armée d'orques se tournait vers eux pour se préparer à l'attaque.
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Impuissant, Genesis regarda les hommes de Denethor finir de garnir le bûcher de fagots secs.
Denethor se jucha sur le tas de bois entre ses fils et saisit une bassine d'huile qu'il déversa sur lui-même.
« Mettez le feu à nos chairs », dit-il.
« Non ! » cria Genesis.
Mais personne ne l'entendit. Lentement, avec hésitation, un des gardes s'approcha et tendit sa torche vers le bois.
Soudain, les portes d'entrée s'ouvrirent. Gandalf et Sephiroth apparurent dans l'entrée, à cheval. Sur Gripoil, Pippin se pencha derrière Gandalf et fut soulagé en voyant que Genesis était toujours en vie. Deux soldats le retenaient par les bras.
« CESSEZ CETTE FOLIE ! » cria Gandalf.
Bien déterminé à aller jusqu'au bout, Denethor saisit la torche des mains du garde puis se tourna vers les trois arrivants.
« Vous pouvez triompher sur un champ de bataille pendant une journée, mais contre le pouvoir qui s'est élevé à l'Est, il n'y a nulle victoire », dit-il sur un ton solennel.
Puis il jeta la torche sur le bois gorgé d'huile. Sephiroth bondit de son cheval et, tout en courant vers le bûcher, tendit son bras. La matéria Glace qu'il portait sur lui s'activa et un jet de glace recouvrit le devant du bûcher, sauvant Boromir qui se trouvait dessus. Il se dépêcha de le tirer de là. Mais la seconde moitié où se trouvaient Faramir et Denethor brûlait toujours.
Gandalf lança Gripoil en avant et, tout en saisissant la lance d'un garde au passage, fonça sur Denethor et le frappa au ventre. Le seigneur intendant tomba au sol, loin des flammes.
Profitant de la diversion, Genesis flanqua un coup de coude dans le ventre des gardes qui le retenaient. Courageusement, Pippin bondit de la croupe du méara et sauta sur le bûcher. Avec effort, il fit rouler le corps de Faramir au sol. Sitôt par terre avec lui, le semi-homme se mit à taper sur ses vêtements jusqu'à éteindre les flammes.
Denethor se redressa et jeta un regard horrifié au semi-homme.
« NOOOOOOOON ! VOUS NE ME PRENDREZ PAS MON FILS ! » cria-t-il en le saisissant par le col de son uniforme et en le secouant.
« LÂCHE-LE ! » cria Genesis, hors de lui.
Il asséna un direct du droit à Denethor en pleine mâchoire, faisant reculer ce dernier. Gripoil se cabra. Un violent coup de sabot de l'étalon envoya le seigneur du Gondor valser sur le bûcher.
Allongé sur le bois, il baissa les yeux vers ses fils. Boromir était toujours inconscient, mais Faramir ouvrit péniblement les yeux et tourna la tête vers son père.
« Faramir… » dit Denethor dans un souffle.
Mais il ne put rien ajouter de plus. Son corps devint la proie des flammes. Hurlant de douleur, il se mit à courir vers la sortie, sous les yeux impuissants et désemparés de tous.
« Ainsi disparaît Denethor, fils d'Ecthelion », dit Gandalf.
Sephiroth jeta un bref coup d'œil aux deux fils. Mis à part leur état inconscient, ils respiraient. Il se leva et s'approcha de Genesis. Ce dernier était penché en avant, un bras passé autour de son ventre en grimaçant.
« Ta blessure s'est rouverte », dit Sephiroth, inquiet.
« Et toi, tu en as mis, du temps ! »
Pippin se tourna vers les gardes et les serviteurs qui étaient restés pétrifiés.
« Ramenez les seigneurs Boromir et Faramir aux maisons de guérison, et amenez des baumes pour Genesis tout de suite ! » cria le semi-homme à ces gens qui avaient failli laisser mourir ses amis.
Ces ordres tirèrent aussitôt les hommes de leur stupeur et tous s'attelèrent à la tâche. Pippin se tourna vers Gandalf, Sephiroth et Genesis. Le magicien le regardait avec des yeux ronds de surprise, mais aussi brillants de fierté. Sephiroth et Genesis le fixaient comme s'il avait soudain grandi d'un mètre.
Une fois les deux fils de l'intendant ramenés en sécurité, Gandalf, Pippin, Sephiroth et Genesis se dirigèrent vers le bas de la rue menant aux niveaux inférieurs. Ce qu'ils craignaient le plus les y attendait. Le niveau supérieur était barricadé. Les gardes se tenaient tous là, regardant les portes fermées. Celles-ci claquèrent, mais tinrent bon. On pouvait entendre derrière les cris des orques encourageant les trolls à la défoncer.
« Nous avons perdu tous les niveaux inférieurs », soupira Sephiroth en s'adossant au mur.
Épuisés, Gandalf, Pippin et Genesis l'imitèrent et s'assirent à même le sol en lançant des regards inquiets vers la porte. Bientôt, elle céderait. Même si l'armée du Rohan était arrivée en renfort, elle était bien trop occupée à combattre l'armée sur les champs de Pelennor. Ils n'atteindraient pas la cité avant un moment.
Sephiroth baissa la tête et serra le pendentif de matéria de Miriel qu'il portait autour du cou.
Désolé, Miriel. Je crains que cette fois, je ne puisse te le rendre, pensa-t-il.
Et Lithariel… Il ne pourrait jamais la revoir, contempler son beau visage, la serrer dans ses bras et sentir son parfum iodé qui lui rappelait l'océan… Et dire que ce n'était que maintenant qu'il réalisait qu'il l'aimait. Qu'importe si ce n'était pas réciproque, il savait que ce qu'il éprouvait pour elle était plus qu'un béguin passager. Elle avait semé le trouble en lui dès le moment où elle l'avait provoqué pour un duel à l'épée amical sur Gaïa, un soir où ils se connaissaient encore à peine.
Genesis ferma les yeux en inspirant profondément. Les baumes avaient apaisé sa douleur au ventre, mais pas le désespoir qui l'envahissait en cet instant. S'il mourait pour de bon, où irait-il cette fois ? La Rivière de la Vie viendrait-elle le chercher ? Ou bien son âme errerait-elle à jamais dans ce monde envahi par les ténèbres ?
« Je ne pensais pas que ça se finirait ainsi », dit Pippin, triste et fatigué.
« Finir ? Non, le voyage ne s'arrête pas là. La mort n'est qu'un chemin que nous devons tous prendre », dit Gandalf d'une voix douce et rassurante.
Surpris, le semi-homme et les deux ex-Soldats levèrent la tête vers lui.
« Le voile gris de ce monde se lèvera. Tout deviendra brillant comme de l'argent. Et ensuite, vous les verrez… » dit le magicien avec l'air rêveur.
« Voir quoi ? » demanda Sephiroth.
« Gandalf ! Voir quoi ? » demanda Pippin.
« Les rivages blancs. Et au-delà, la grande contrée verdoyante, sous la lumière du soleil levant. »
Ces paroles apaisèrent les trois compagnons. En cet instant, il n'y avait plus d'ombre ni de chagrin, seulement l'espoir. Tous savaient que Gandalf avait déjà connu la mort, et qu'il avait fini par revenir. Sa parole valait plus que celle de n'importe qui sur ce sujet.
« Alors… Ça ne va pas si mal », dit Pippin.
« Non ! Non, en effet », dit Gandalf.
Pippin, Sephiroth et Genesis sourirent doucement au magicien, comme des enfants rassurés par leur grand-père. Même après les ténèbres de la guerre, la lumière pourrait venir…
Soudain, un nouveau coup de massue de troll frappa la porte. Tous saisirent plus fermement le manche de leurs épées et inspira à fond, attendant que l'ennemi entre pour se battre.
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Les orques avaient presque tous succombé sous l'assaut des Rohirrims, mais un petit escadron avait atteint le port, attendant l'arrivée des corsaires fidèles à Sauron.
Alors que le premier bateau atteignait la berge, le chef des orques s'avança en disant :
« En retard, comme toujours, maudits pirates ! Vos lames ont fort à faire, ici ! Allez, rats des mers, descendez de vos bateaux ! »
Aragorn sauta par-dessus le bastingage en premier, suivi de Miriel, Legolas et Gimli. Tous dégainèrent leurs armes en regardant les orques. Ces derniers se figèrent quelques secondes, puis ils eurent un sourire cruel. Quatre misérables larves ne seraient pas de taille face à leur groupe !
Mais l'air nullement effrayé, Aragorn et ses compagnons s'avancèrent.
« Il y en a bien assez pour nous deux ! Que le meilleur nain gagne ! » dit Gimli.
Aragorn s'élança en poussant un cri de guerre. Aussitôt, une immense armée de spectres apparut dans son dos et les traversa, lui et ses compagnons, pour se jeter sur les orques. Une fois qu'ils eurent écrasé le petit groupe, ils ne s'arrêtèrent pas là. Ils se lancèrent sur les champs de Pelennor. Les orques, les haradrims et leurs oliphants furent vite submergés par cette marée de fantômes verdâtres qui tuaient sans peur ni fatigue.
Miriel et ses amis se battaient eux aussi, tournoyant et taillant en pièces tous les ennemis qui osaient les approcher.
Legolas et Gimli comptaient leurs victimes en se battant.
Soudain, Miriel entendit Aragorn hurler le nom de Legolas. Elle vit un oliphant foncé sur son fiancé. Avant qu'elle n'eut le temps d'intervenir, Legolas courut vers la bête et parvint à se hisser sur une de ses défenses. L'oliphant rua pour le repousser. Legolas s'accrocha alors à la bride de la selle qui pendait sous le flanc gauche de l'animal, puis il se mit sur son dos et commença à tuer les haradrims installés dans la guérite.
« Trente-trois… Trente-quatre… » compta l'elfe en tirant ses flèches.
Comme leur nombre ne diminuait pas assez vite, Legolas sortit sa dague et coupa les cordes retenant la selle de l'animal, envoyant à terre les derniers hommes présents sur le dos de l'animal. Satisfait, le prince de Mirkwood se mit au niveau du cou de l'oliphant et tira deux flèches dans sa nuque. L'oliphant tomba au sol en gémissant. Legolas accompagna sa chute en glissant le long de son dos, sa tête puis sa nuque.
Stupéfait, Gimli finit par retrouver son air renfrogné et dit : « Ça ne compte que pour un ! »
Et sur ces mots, il se précipita sur les derniers orques du champ de bataille pour les tuer. Miriel en décapita trois d'un coup puis s'arrêta. Il n'y avait presque d'ennemis à présent, les spectres les avaient tous tués et déferlaient maintenant sur la cité, comme une immense vague verte nettoyant la cité blanche des ténèbres qui l'infestaient.
Le calme revint sur les champs de Pelennor. Le soleil perça les nuages, éclairant les guerriers survivants.
Seul le claquement de bannières secouées par le vent résonna aux oreilles des vainqueurs de la bataille. Miriel fut soulagée en apercevant des cavaliers rohirrims venir vers elle et ses compagnons. Elle sourit encore plus en apercevant Lithariel parmi eux, accompagnée de plusieurs soldats de Nùrnen. Elle s'approcha de la princesse et lui serra le bras amicalement. Qu'il était bon de voir des amis survivants au milieu de ce champ de bataille !
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Gandalf traversa le champ de bataille en silence, l'air soulagé. Pippin, Sephiroth et Genesis le suivaient en regardant autour d'eux.
Il y avait des cadavres d'orques, de trolls, de haradrims et d'oliphants, mais aussi de rohirrims et de soldats de Nùrnen. Et cela inquiétait beaucoup Sephiroth. L'idée de trouver le cadavre de Lithariel le terrifiait.
Autrefois, quand il était général de la Shinra, il ne craignait de trouver que deux visages familiers parmi les cadavres sur les champs de bataille. Et aujourd'hui, il y en avait d'autres qui comptaient dans sa vie.
Son attention fut soudain attirée par un spectacle incroyable. Près des portes de la cité blanche, une immense armée de spectres à lueur verdâtre faisait face à Aragorn, Legolas, Gimli, Miriel et Lithariel.
« Libérez-nous », dit le roi des spectres.
« Mauvaise idée ! Mieux vaut les garder sous le coude, malgré le fait qu'ils soient morts », dit Gimli.
« Vous nous avez donné votre parole ! » protesta le roi.
« Je considère votre serment tenu. Partez, maintenant. Allez en paix », dit Aragorn.
Une expression de soulagement intense se dessina sur le visage squelettique du roi. Un souffle de vent balaya le champ de bataille, faisant disparaître l'armée spectrale en un nuage de brouillard.
Aragorn se retourna. Gandalf lui sourit et s'inclina respectueusement devant lui. Le rôdeur hocha de la tête, un léger sourire aux lèvres.
Miriel se retourna à son tour et sourit en voyant Sephiroth. Elle se tourna vers Lithariel et lui fit signe de suivre son regard. La princesse se retourna à son tour et se figea en voyant le jeune homme.
Ce dernier s'approcha sans quitter la princesse des yeux. Arrivé à sa hauteur, il tendit la main et lui caressa doucement la joue. Cette dernière ferma les yeux et posa la main sur la sienne. Puis, n'y tenant plus, elle se blottit contre lui. Sephiroth referma ses bras sur elle en soupirant de soulagement.
Miriel détourna le regard pour leur accorder un peu d'intimité, quand elle aperçut Genesis. Ce dernier regardait les tourtereaux avec l'air surpris.
« Genesis ! » dit la jeune fille.
Le rouquin se tourna vers elle et prit l'air circonspect en la voyant.
« Miriel ? » dit-il, hésitant.
Souriante, la jeune fille s'approcha et, cédant à la joie, elle le serra dans ses bas. Le jeune homme gémit de douleur, car sa blessure au ventre n'avait pas totalement guéri.
« Aie ! »
« Oh ! Excuse-moi ! » dit Miriel en reculant.
« Non, c'est rien… Je suis content de te revoir », dit le jeune homme en lui offrant un sourire penaud.
Puis il posa les deux mains sur ses épaules et la regarda des pieds à la tête. La petite elfe qu'il avait connue sur Gaïa avait bien grandi. À présent, il avait devant lui une magnifique jeune femme. Son regard se tourna ensuite vers un elfe blond qui s'approchait.
Miriel se détacha de Genesis et prit la main de l'elfe dans la sienne.
« Je te présente Legolas, mon fiancé », dit-elle.
« Mmmm… Le fils de Thranduil… Sephiroth m'a parlé de vous », dit Genesis.
Au son de sa voix, Legolas comprit que Genesis avait eu vent des méfaits de son père vis-à-vis de Miriel. Mais cela ne le fit pas desserrer son étreinte de la main de sa bien-aimée.
« Tiens ! Alors, en voilà un autre aux yeux qui brillent ! » dit Gimli de sa voix bourrue.
Genesis n'eut pas le temps de répliquer, car soudain, un hurlement déchirant retentit. Tous se tournèrent vers la source de ce cri.
Il s'agissait d'Eomer, qui venait de trouver le corps de sa sœur Eowyn, gisant parmi les soldats. Le malheureux capitaine tenait sa sœur dans ses bras en pleurant et hurlant.
Miriel sentit son cœur se serrer en voyant ça. Ainsi, Eowyn avait osé braver l'interdit de son oncle et son frère pour participer à la bataille…
On s'empressa de retrouver les blessés et de les ramener à Minas Tirith pour les soigner. Aragorn menait le groupe. Gandalf le suivait avec un sourire entendu. Il était temps que le roi du Gondor démontre ses talents de guérisseur.
Genesis allait les suivre, quand il s'aperçut que Pippin n'était pas dans la file. Il se retourna et vit le Hobbit s'éloigner, une cape à la main.
« Pippin ? Où allez-vous ? » demanda Genesis en le rejoignant.
Pippin lui montra la cape sans cesser de marcher. Une broche de feuille elfique semblable à celle du semi-homme y était accrochée.
« C'est la cape de Merry, mon cousin ! Il est là, quelque part ! Je dois le trouver ! » dit Pippin.
Genesis décida de l'aider. Mais ils eurent beau chercher, ils ne le trouvaient pas.
La nuit tomba, rendant les recherches plus difficiles. Genesis fit apparaître une boule de feu avec sa matéria pour les éclairer tandis qu'ils continuaient de chercher.
Soudain, Genesis aperçut une petite masse de cheveux bouclés sous un corps d'haradrim.
« Pippin ! » cria-t-il, avant de courir dégager le corps.
Pippin accourut et prit Merry dans ses bras avec l'air inquiet.
« Merry ! Merry, c'est moi ! C'est Pippin ! »
Merry ouvrit péniblement les yeux. Il était très pâle, et un filet de sang s'écoulait de sa bouche.
« Je savais que tu me retrouverais », dit-il d'une voix très faible.
« Oui », dit Pippin, soulagé.
« Oh… Est-ce que tu vas me laisser là ? »
« Non, Merry. Je vais m'occuper de toi », dit Pippin.
Il le recouvrit de sa cape, puis Genesis le prit dans ses bras aussi doucement qu'il put. Tous ensemble, ils prirent le chemin des maisons de guérison, à Minas Tirith.
