Disclamer: Rien ne m'appartient.

Hoi ! Voilà la suite de cette petit fic ! J'ai fait en sorte qu'il soit plus long parce que j'aime les gros chapitres :33

Note: La relation Hinata/Izuru va évoluer plutôt vite car je rappelle qu'ils ont vécu "ensemble" un moment. Ils se connaissent donc déjà ^^

J'ai également ajouté un petit élément pour un personnage afin de mieux me dépatouiller avec. A vous de deviner lequel !

Bonne lecture tout le monde ! :33

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Chapitre 2 : Un temps d'adaptation

Hinata ouvrit lentement les yeux après avoir entendu ses amis crier. Il essaya de se relever mais se sentit retenu contre quelqu'un. Il se tourna vers son autre personnalité sans comprendre. Ce n'est qu'en réalisant qu'il était fait de chair et de sang qu'il réagit. Il tenta de sortir de l'étreinte imposée sans être trop brusque mais l'autre ne le lâcha pas. Hinata ne savait pas comment gérer la situation. Il savait de quoi le noiraud était capable et il ne voulait pas prendre le risque qu'il s'en prenne aux autres.

-Qu'est-ce que tu m'as fait, souffla froidement Izuru. Pourquoi m'as-tu éjecté de ton corps alors qu'on avait finalement trouvé un terrain d'entente ? Tu m'as menti, tu me déteste.

-Non ! Je n'ai rien fait, se défendit le châtain.

-Pourquoi est-il là ? Demanda Sonia.

-Je…Je n'en sais rien, avoua le Sans Talent.

-Il va nous faire du mal ?! S'écria Saionji.

-Ou reprendre la suite de Junko, railla Komaeda. Tout ces efforts pour finalement rester dans le désespoir…pathétique.

-Le provoque pas ! Paniqua Soda.

-Et puis lâche Hinata ! Gronda la Gymnaste en se craquant les doigts.

-Depuis quand a-t-il de l'importance pour vous ? Rétorqua toujours aussi froidement le noiraud. Aucun de vous ne s'est jamais soucié de lui quand il était à l'académie.

La réaction parmi les élites fut immédiate. Tous détournèrent le regard sauf Komaeda qui souriait. Il aimait Hinata mais il avait toujours ce point en travers de la gorge. Izuru le regarda, se rappelant peu à peu de lui.

-Tu as l'air…d'aller bien.

-Bien de quoi ? Alors que je pourris de l'intérieur ? Ou bien parce que tu m'as tiré dessus ?

L'autre ne répondit pas. Il logea sa tête contre Hinata qui ne savait toujours pas comment se décoller de son double. Il porta son attention sur les appareils qui avaient relevé la fréquence cardiaque d'Izuru et qui indiquaient beaucoup de stress. Cela paru étrange pour Hinata de savoir l'Espoir corrompu angoissé mais il aurait eu la même réaction s'il s'était réveillé dans son propre corps alors qu'il n'était censé être qu'un esprit implanté informatiquement. Il fit le lien quand à cet automatisme de le serrer contre lui.

-Qu'est-ce qu'on va faire à présent ? S'interrogea la Photographe, hésitante.

-Croyez le ou non, je m'en moque, mais je ne vous veux aucun mal. Vous êtes bien trop ennuyeux…

-Ravi que notre compagnie te déplaise. Tu espères partir plus vite ? Rit Komaeda.

-On va arrêter ce que Junko et nous avons provoqué, trancha Hinata.

Il sortit de la machine, suivit par Izuru qui ne le quittait pas. Cela mis mal à l'aise les autres qui se sentirent comme écrasés par la noirceur qui se dégageait de lui.

-On va faire savoir à la Fondation que nous sommes de retour. On interviendra après leur en avoir parlé. D'ici là, on va s'occuper de notre situation. Komaeda ? Je pense que cette main te dégoute à présent.

-Donne-moi une scie et je m'en débarrasse immédiatement, sourit le concerné pour confirmer le fait qu'il avait ce membre en horreur.

-Je devrais pouvoir arranger ça, sourit Soda. Je vais te faire une main robotique. Mais qu'on soit bien d'accord, je te pardonne pas ce que tu nous as fait.

-Attends moi pour cette intervention. Tu risques d'avoir besoin de mon aide en cas d'hémorragie, dit Tsumiki.

Hinata attrapa Izuru par la manche.

-Suis-moi.

Le noiraud obéit sans rien dire. Il laissa son ancien hôte le conduire à une chambre où ils pourraient discuter. Le châtain se tourna vers son double et tendit la main vers lui en souriant.

-Ravi de te rencontrer en personne.

Izuru le saisit à la gorge et le plaqua violemment contre le mur. Ses iris rubis était sévères.

-Je sais que je ne suis pas aimé, inutile d'en ajouter davantage avec les autres. Tu as bien rigolé mais maintenant je veux retourner dans ta tête. Là au moins j'existe mais on m'oublie.

-Je ne peux pas ! J'ignore comment s'est arrivé, je n'ai rien provoqué ! Je sais que tu as peur mais je ne peux rien faire pour arranger ça.

-Peur ? Je n'ai pas peur ! S'exclama Izuru.

-Ne te moque pas de moi.

Hinata lui attrapa la main qui lui compressait la gorge et la fit reculer sans difficulté. L'autre commençait à trembler. Il désespérait et détestait l'état dans lequel il se mettait. Lui qui est d'ordinaire si contrôlé et maitre de ses émotions. Voilà qu'à présent il perdait totalement confiance pour la simple raison qu'il avait son propre corps et qu'il ne pouvait plus se cacher dans le coin de l'âme d'Hinata.

-Je ne veux pas rester…ce monde est ennuyeux ! Quand j'étais dans ton esprit, tu tempérais mon ennui, tu trouvais de l'intérêt aux choses. Je ne sais pas le faire ! Et à cause de ça j'ai suivi Junko. Par égoïsme de vouloir passer le temps ! Je lui ai donné la motivation nécessaire pour s'en prendre à vous.

-Je suis le responsable de tout cela. J'ai fait le choix de suivre le projet. Par orgueil je t'ai fait vivre ces évènements seulement parce que je voulais avoir un but. C'est de ma faute pas la tienne.

-Nous sommes deux idiots, constata le brun.

-Je préfère le terme « frères ».

Cette phrase surprit Izuru.

-Tu me…considères comme ton frère ?

-On se ressemble, on a causé ces évènements ensemble, et nous sommes sans attaches. Alors, soyons frère, voire même jumeaux vu qu'on est indirectement la même personne.

-C'est…vrai.

-Repose-toi, je repasserais te voir après. Quant aux autres, je vais voir ce que je peux faire.

Le noiraud se dirigea vers le lit tandis qu'Hinata sortait, soulagé de voir que l'Espoir corrompu était plus ou moins de leur côté. Il souhaitait que cela durerait, avec les autres également. En revenant auprès des Vestiges du désespoir, il les découvrit en train de rassembler des cordages.

-Vous comptez encore l'attacher ? Soupira Hinata en regardant Komaeda.

-Non, idiot, s'offusqua Saionji. On a encore le sens des priorités. C'est pour Izuru, voyons !

-Je vous demande pardon ?! Je vous arrête, n'essayez même pas de vous en prendre à lui.

-Et pourquoi ça ? S'énerva Kuzuryuu. Tu veux qu'on te rappelle de qui il s'agit ?!

-Je sais ce qu'il a fait car j'ai également une part de responsabilité. Je suis aussi coupable que lui alors si vous vous en prenez à lui, il vous faudra me faire subir le même sort.

-Qu'est-ce qui te prends ? S'exclama le Gangster. T'as bien vu de quoi il est capable. T'es le mieux placé pour le savoir…Alors pourquoi tu le défends ?

-Je sais pourquoi il en est venu à agir ainsi. Et je pense qu'il faudrait qu'on l'aide.

-Pardon ?! S'exclamèrent les autres.

-Il a été manipulé par Junko dès sa sortie du laboratoire. Il l'a suivit car il ne savait pas quoi faire. Il ignore même pourquoi il a été créé. Les scientifiques l'ont nommés comme le premier directeur de Hope's Peak Academy parce qu'il est aussi intelligent et apte à avoir tous les talents que lui mais ce n'est pas lui. J'ignore comment ils sont parvenus à assembler un esprit humain mais ce n'est pas Izuru. C'est une nouvelle personne qui est nait quand on me l'a implanté.

-Ce qui explique son ennui, réfléchit Sonia. Il doit se demander l'intérêt d'être apparu dans un monde qu'il surpasse largement.

-Il se mouche pas du coude pour se voir parfait, rit Hanamura.

-Lui au moins il peut s'en vanter sans qu'on puisse le contredire, cassa Owari.

-Hé !

-Il faudrait peut-être le confier à la Fondation, dit Gundham. Etant donné que l'on va mettre un terme aux plans de Junko, ils auront tout le temps qu'il faut pour s'occuper de lui.

-Pas question !

-Hinata… Qu'est-ce qu'il s'est passé pour que tu le protèges ainsi ?

Le concerné se retourna vers Komaeda qui avait posé la question. Ce dernier avait l'air inquiet mais avec ses humeurs changeantes il était difficile de dire s'il le pensait vraiment ou non. Ou bien était-ce de la jalousie sous forme de déception de se voir mis de côté pour un autre. Pour cette option, fou ou pas, c'était sûr que Komaeda était capable de le ressentir, voire de se rendre malade en pensant qu'Hinata avait enfin choisi de mettre « le déchet » de côté. Mais cela pouvait justement être une sorte d'admiration de le voir s'intéresser à un autre cas désespéré.

-J'ai fait âme commune avec lui pendant longtemps…Même s'il m'écrasait et ne me laissait jamais agir, il était présent partout autour de moi. Je ressentais, voyais, entendais les mêmes choses que lui. J'avais accès à ses pensées, ses émotions, au peu de mémoire qu'il avait. Et il me parlait alors que je n'étais plus rien comparé à lui. Il se confiait, et moi je ne pouvais que l'écouter. Et c'est avec nos conversations qu'il a commencé à craindre Junko, à voir que son désespoir allait trop loin. Il veut l'arrêter autant que nous, il n'est plus avec elle.

-C'est vrai que tu l'as connu bien plus longtemps que nous, approuva Koizumi.

-Oh~ J'aurais taillé mon corps en pièce pour être dans l'esprit d'Hinata, rien que nous deux, souffla follement Komaeda.

"D'accord, il est jaloux, rit intérieurement le châtain"

-Je vais contacter la Fondation, déclara-t-il.

-Et nous, on va s'occuper de ta main, dit Souda en regardant celle de Komaeda.

Hinata se dirigea vers un ordinateur sur lequel il pianota les coordoneés de l'Héritier. Il se sentait un peu mal à l'aise car c'est Izuru qui s'était porté garant pour annoncer leur éveil. Il communiqua leur état à Togami sans mentionner l'existence d'un nouveau membre et ils se mirent d'accord sur les actions à mener pour renverser le chaos de ce monde. L'un comme l'autre, ils étaient d'accord quant au fait qu'il fallait arrêter ce que Junko avait semé. Puis l'homme à lunettes exposa un autre de ses tourments.

-Mitarai ? Mais il est avec n... Je vois. Bien, nous nous en chargerons aussi. Nous avons ce qu'il faut pour l'empêcher d'agir sans lui faire de mal.

-Tu as l'air de bien maitriser le fait d'avoir une autre personne dans la tête.

-Avec le temps, on a appris à se connaitre, sourit Hinata en espérant que cela suffise.

Ils terminèrent la discussion. Hinata était satisfait de s'en être sortit. Il prit la direction de la chambre où il avait laissé Izuru mais croisa l'Imposteur en route alors qu'il sortait de la cuisine, les bras chargés de nourriture.

-Il va propager une animation qui empirera les choses. On le sauvera avant, je te le promets, lui déclara-t-il.

Le Faux se glaça, comprenant de qui il parlait.

-Hinata...Ce n'est pas ce que tu crois.

-Qui es-tu réellement ?

-Juste un Imposteur mais ça tu le sais déjà. J'ai pris son apparence avec son accord pour l'aider. En agissant ainsi, il avait le champ libre pour faire de l'animation à volonté et je pouvais le surveiller car il en arrivait à ne pas se nourrir et dormir pendant des jours. Je le considère comme mon petit frère, je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose...Même s'il doit probablement me détester.

-Vous aurez tout le temps pour vous expliquer, assura le Sans Talent.

-Il veut bien faire, ne lui en voulez pas.

-Sur ce point il est déjà pardonné.

Hinata continua sa route mais l'Imposteur dit une dernière chose.

-Rainungu Jiko...C'est comme ça que je m'appelle réellement. Seul Mitarai le savait, mais autant que tout le monde soit au courant.

-Ravi de te rencontrer, Jiko.

Et l'élève de la Réserve partit, satisfait de voir que chaque Vestige commençait à prendre confiance et à s'ouvrir aux autres. Il toqua doucement à la porte d'Izuru et entra. Sans grande surprise il le trouva assit sur le lit, ses longs cheveux noirs éparpillés sur les draps.

-Tu ne te reposes pas ?

-Non. Je cherche à comprendre comment j'ai pu être séparé de toi. Ce n'est en rien logique. Il n'y avait que ton corps dans le simulateur, nous partagions la même âme...Rien n'est cohérent. Elle ne m'a pas prévenu qu'elle ferait ça.

-Elle ?

-Nanami.

-Attends...Elle t'a également parlé ? S'étonna Hinata.

-Oui, elle m'a dit que je devais apprendre quelque chose que j'ignore. Et qu'avec ça, je verrais le monde différement.

-Je crois que c'est elle qui a provoqué ce phénomène.

-Elle est pleine de surprise...Elle te manque toujours ?

-Beaucoup.

Izuru se mordit légèrement la lèvre. C'est à la mort de la Gamer qu'il avait compris qu'il ne devait pas évincer Hinata, qu'il était important sur le plan émotionnel et sentimental. Alors il lui avait laissé davantage de liberté pour finalement apprendre à le connaitre. Puis toute cette confiance l'avait aidé à se confier, montrant qu'il était un ensemble d'incertitude, de questionnement, de peur et de froideur.

-Mais...Il faut avancer avec les missions qu'elle nous a confié !

L'autre ne parut pas convaincu mais il ne dit rien. Il doutait vraiment sur la nécessité d'une connaissance supplémentaire, lui qui savait déjà tout.

-On va bientôt aller manger. Tu te joins à nous ?

-...Peut-être plus tard.

-Je leur ai parlé. Tu peux leur confiance.

-Je me fiche d'eux. Tu es la seule personne dont j'ai besoin. Mais si ça peut te faire plaisir...

-Maintenant que nous sommes séparés, on ne sera plus en mesure de se voir autant. Mais je te promets d'être toujours là.

-J'étais mieux dans ta tête, bougonna Izuru en le serrant contre lui.

-Je sais, rit doucement Hinata qui se laissa faire.

L'Espoir Corrompu le lâcha en faisant la moue. Il aimait tenir son ancien hôte contre lui. Cela le rapprochait de là où il "vivait" et dans l'esprit d'Hinata ils étaient souvent dans ce type de situation. Vu qu'Hinata dormait la plupart du temps où n'avait pas voix au chapitre, il était très souvent dans les bras du noiraud ou toujours à portée de main.

Celui-ci attendit le départ de son double pour quitter la chambre à son tour. N'ayant pas vraiment faim, il prit l'initiative d'aller se promener un peu. Il ne croisa personne, sans doute étaient-ils déjà en train de manger, lorsqu'il entendit crier le Mécanicien et l'Infirmière. La curiosité le fit venir.

-Espèce d'idiote ! On va le perdre, il saigne comme un cochon !

-Je suis désolée, Soda, geignit Tsumiki. Mas toi aussi tu n'aurais pas du faire ça.

-Ca ne va pas nous aider !

D'un bref coup d'oeil, Izuru remarqua que le problème venait de Komaeda qui n'avait plus le bras de la Mannequin et qui saignait abondamment. Il leva les yeux au ciel, ennuyé de la situation, puis s'avança. Sans rien demander il prit les outils à l'homme aux cheveux roses et à la gaffeuse et se dirigea vers le garçon aux cheveux blancs. Il s'occupa de son bras sans se soucier des deux Vestiges qui désespéraient, se criaient dessus, paniquaient. L'autre dormait sous l'effet des anesthésiants. Izuru termina de s'occuper de la greffe du bras mécanique et entama de la vérifier quand Komaeda émergea progressivement. Il vit Izuru tester les branchements des réflexes nerveux en appuyant dessus. Les doigts et le poignet se relevaient lentement à chaque fois. Satisfait sans le montrer, le brun referma le membre pour lever les yeux vers ceux du Chanceux.

-Tu sens moins...C'était peut-être ce bras qui était déjà fini en fin de compte.

-Je n'aurais pas la chance d'être ici si tu avais parlé de moi, sourit l'autre. Merci pour ce sursit.

Izuru lui répondit par un signe de tête et quitta la pièce. Il chercha la pièce où les autres mangeaient. Il les entendit mais s'arrêta juste avant d'entrer. Il hésitait en se remémorant les diverses réactions que son arrivée avait engendrée. Il trouvait ennuyeux de s'attarder sur ce que les autres pouvaient bien penser de lui, mais il comprenait leur crainte de retomber sous la coupe de Junko. Il n'était pas elle mais elle l'avait entaché. Cela suffisait pour que les autres le craignent.

Il entendit un éclat de rire venant d'Hinata et cela dessina un léger sourire sur ses lèvres. Il l'avait longtemps ignoré, se contentant simplement de manipuler son corps et de l'évincer pour avoir pleins pouvoirs. Puis vint le moment où il trouva de l'intérêt pour cette personne dont les larmes avaient traversé toutes les barrières qu'il avait érigé autour de lui.

-NANAMI !

-Pourquoi...Pourquoi es-tu là ? Demanda Izuru en voyant son double parfaitement éveillé de sa léthargie habituelle.

-Elle donnait de l'espoir à tous ceux qu'elle croisait...C'est pour elle que j'ai voulu changer...C'est grâce à elle que tu es là et à cause de toi qu'elle est morte ! Je ne voulais pas que tu aides Junko ! Tu étais supposé être avec Nanami ! Tu n'as peut-être pas détruit l'Ultime Espoir mais tu as détruit l'Espoir du Désespoir ! Celui dont la chute provoquera un chaos sans nom !

Le noiraud se sentit soudainement vide. Pas d'ennui, pas de pensées, juste le vide. Il réalisa l'erreur qu'il venait de commettre, les atrocités auxquelles il avait participé. Il n'avait pas suivi Junko, il avait été manipulé. Laissé de côté par les scientifiques le temps qu'ils planifient quoi faire de lui, il s'était questionné sur l'intérêt de sa vie sans rien en déduire. Perdu, il avait suivi cette fille qui semblait le connaitre depuis toujours. Elle avait su le charmer, elle l'avait fait sombrer.

Izuru ne se rappelait plus de ce qui avait précédé ce moment. Hinata avait probablement dû l'insulter avant de les faire se rapprocher au fil du temps. A tel point que le Sans Talent était devenu le seul intérêt pour le noiraud. Il appréciait le voir prendre des initiatives ou lui conseiller des choses à faire. Il le convaint finalement de changer les choses lorsqu'il arracha les boites vocales aux deux têtes de Monokuma qui crachaient un discours de Junko. Oui il avait décidé de changer cde monde. Mais pas comme elle l'avait imaginée.

L'Ultime Talent retourna à sa chambre sans finalement passer par la cuisine. Il mangerait plus tard et il ne voulait pas croiser les autres pour l'instant. Il s'assit sur le lit et attendit. Cinq, dix, trente minutes, une heure après peut-être, un coup résonna sur la porte. Hinata entra.

-Ah non, râla-t-il. Tu ne vas pas reprendre cette sale habitude de rester assit toutes les nuits jusqu'à t'évanouir de fatigue. Je ne suis plus là pour prendre le relais quand tu t'effondres.

-C'est vrai...En plus tu joue tellement mal mon rôle.

-Parce que tu crois être difficile à reproduire ?

-Tu souris plus que moi...En soi c'est déjà une contre-indication pour prétendre être moi.

-Avec ces belles paroles, j'ignore si tu mérites de manger la délicieuse assiette que je t'ai apporté.

-Je n'ai pas faim.

-Oui ça aussi il va falloir que tu arrêtes. Tu as ton propre système digestif maintenant, faut l'entretenir.

Izuru haussa les épaules, indifférent. Hinata soupira et vint s'assoir à côté de son double. Il piqua dans l'assiette qu'il posa ensuite sur la tale de chevet et tendit la fourchette.

-Aller, pour me faire plaisir.

Joueur, Izuru accepta l'ordre. Il laisse son frère lui donner la becquée.

-Que ça ne devienne pas une habitude, grogna faussement Hinata.

-Tu as raison. Je ne veux pas rendre Komaeda jaloux. Lui aussi aimerait que tu lui fasse ça. Cela m'ennuierait de prendre sa place dans vos seuls moments d'intimité.

-Hé ! Il n'y a rien entre nous, rougit l'autre.

-Si tu le dis, je veux bien te croire. C'était quoi les mots exacts sur la plage déjà...?

Hinata était devenu complètement cramoisi jusqu'à la pointe des oreilles.

-Changeons de sujet, grinça Hinata en regardant ailleurs. Et toi ? Vas-tu pouvoir dormir sans ma compagnie ?

Izuru attrapa Hinata à la taille et le plaqua contre le matelas. Ses longs cheveux de jais les recouvrirent tous les deux.

-Pas question, gronda le noiraud en posant son front contre celui d'Hinata. C'est trop en une seule journée.

-Tu sais, ce n'est pas en forçant sur ma tête avec la tienne que tu vas me rentrer dans le crâne, se moqua le châtain.

-Peut-être mais au moins j'ai toujours cette sensation de t'avoir entre les mains.

-C'est très ambigu dit comme ça.

-C'est fait exprès.

-Dors au lieu de dire des bêtises, rit Hinata. Promis je reste.

-J'espère bien, grogna Izuru en le serrant davantage.

Hinata lui embrassa le front et le serra contre lui. Finalement, il appréciait d'avoir Izuru en chair et en os. Cela différenciait de leur rencontre dans l'esprit qu'ils partageaient. Certes ils se voyaient mais le contact physique était différent. Il n'y avait pas vraiment une sensation comme dans la vraie vie. C'était comme du chaud et du froid qui entrait en contact. Ce n'était pas agréable. En revanche, cette chaleur qui s'intensifiait dans leur cage thoracique quand ils se rapprochaient l'un de l'autre était très agréable. Elle avait commencé à apparaitre quand les deux parts se faisaient confiance. C'est elle qu les rendait inséparables. Eloignés, ils avaient froid.

A une longue distance, ils n'étaient plus rien l'un sans l'autre.

Séparés, ils étaient désespérés.

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Voilà !C'est fini pour ce chapitre :33 J'espère que je n'ai pas fait trop d'incohérences en jonglant avec les divers arcs T^T

Alors oui c'est l'Ultime Imposteur que j'ai un peu changé en lui donnant un prénom ! Rainungu veut dire Doublure et Jiko signifie Soi. Comme je ne savais pas trop comment le qualifier, autant le nommer x)

J'ignore quand la suite arrivera T_T

A plus tard ! :3