Hey !
Vous avez vu j'ai réussi à pas vous faire attendre trop longtemps pour une suite !;-)
J'espère que ce chapitre vous plaira, et que vous me direz ce que vous en avez pensé!
Bon, aujourd'hui pas trop de blabla et je vous laisse tout de suite avec la lecture ! On se retrouve en bas ! Enjoy ! *-*
Vivichan10
Mois numéro 2
Regina était occupée à faire les vitres, ou plutôt à ses changer les idées, quand Belle entra dans le salon, la mine soucieuse et le front plissé par la réflexion qui devait faire rage dans sa tête. La petite brune ne sembla même pas remarquer la présence de sa patronne et s'affala sans grâce dans l'un des grands canapés en cuir. Regina, même si elle s'en cachait souvent, était une âme sensible, et tout ce qui touchait ses amis, la touchait aussi, d'autant plus que les hormones ne la laissaient pas tranquille en cet instant précis.
Elle descendit de l'escabeau où elle était jusqu'alors perchée et se posta face à l'autre jeune femme, attendant que celle-ci lui explique ses moindres soucis, sans pour autant s'abaisser à le lui demander directement. Belle sursauta à son apparition, mais se reprit bien vite, affichant même un sourire qui aurait pu paraître radieux si ses yeux ne reflétaient pas une telle peine. Comprenant bien vite la demande informulée de Regina, elle lui dit :
-Je viens de recevoir une lettre de l'armée... Rumple est blessé... rien de grave, juste une jambe cassée... mais, ce qui m'inquiète vraiment c'est qu'il est appelé à comparaître devant la cour martiale. Il aurait...hum... cassé sa jambe lui-même pour échapper aux combats...
-Est-ce que... cela est possible ? Demanda Regina qui n'avait jamais vraiment aimé le mari de Belle.
-Je ne sais pas... soupira Belle, inquiète de savoir au fond d'elle la vérité. Et si cela est le cas, les mois prochains ne vont pas être de tout repos.
Regina sentant qu'il fallait changer de sujet, lui proposa un verre de cidre. Elle allait s'en servir un aussi, quand elle se rappela du bébé. Tout doucement, elle murmura à son ventre :
-Tu sais que tu es pénible, Maman ne peut même plus s'amuser !
Le sourire aux lèvres, elle s'assit près de son employée et sachant que dans les circonstances actuelles il fallait du lourd pour lui changer les idées, elle lui dit ce qu'elle n'avait encore dit à personne, pas même à Emma :
-Dans ces jours sombres, nous avons tous besoin de lumière... et j'ai une très bonne nouvelle à t'annoncer... Bientôt tu devras t'occuper non pas de deux, mais bien de trois enfants !
Belle en lâcha presque son verre de cidre, et elle sauta de joie, en serrant la brune dans ses bras, un peu trop fort au goût de cette dernière.
-Waouh ! mais c'est fantastique, il faut tout de suite écrire à Monsieur Robin pour qu'il...
-Non ! S'exclama un peu trop vite Regina. Elle reprit ensuite une peu plus doucement pour s'expliquer : je... je ne veux pas qu'il se sente coupable à cause de moi... il rentrera bientôt, enfin je l'espère, et je lui annoncerais la nouvelle... mais pas avant, il serait totalement bouleversé et il voudrait rentrer à la maison alors que cela est impossible...
La jeune nourrice hocha la tête et finit par oublier cette note de tristesse, au profit d'une excitation exagérée, comme à son habitude. Elle devrait bien s'entendre avec la mère d'Emma, pensa pour elle-même Regina avec un peu d'ironie.
-OQ-
Minuit vingt, une heure quarante, deux heures...
Regina n'arrivait toujours pas à dormir. Elle se rappela avec un pincement au cœur, que quand c'était le cas, Robin allait lui préparer une bonne tasse de tisane et revenait pour la serrer dans ses bras et lui assurer qu'il l'aimait comme jamais il n'aimerait quelqu'un d'autre. Elle se souvenait d'une nuit en particulier où ils avaient joué aux cartes jusqu'au petit matin, jusqu'à ce qu'Henry ne se réveille avec les premiers rayons de soleil. Le café avait été salvateur ce jour là !
Mais cette nuit elle devrait se débrouiller toute seule. Alors, enfilant une robe de chambre et ses pantoufles, elle se dirigea vers son bureau où sa plume et son carnet à lettres l'attendaient déjà, prêts à l'emploi :
« Robin, mon amour,
J'entame aujourd'hui mon deuxième mois de grossesse. Belle et Emma sont au courant, il ne reste plus qu'à l'annoncer aux enfants, et à toi...
Mais je vais encore attendre un peu. Au fond de moi j'espère que la guerre finisse vite et que tu me reviennes au plus tôt, mais les jours passent et ton absence me marque toujours un peu plus.
Je me force à rester occupée toute la journée, trouvant beaucoup plus inintéressants, aujourd'hui, le jardinage, le repassage et la peinture. J'ai même commencé à tricoter des bonnets pour les enfants et des couvertures pour le bébé. Mais je t'en supplie, ne dis jamais à quiconque que Regina Mills tricote comme une vielle grand-mère, j'ai une certaine réputation à entretenir !
Je me fais peur à vrai dire, je m'enferme sur moi même. Je sais maintenant tout ce que tu as fait pour moi. Je deviens celle que tu m'as empêchée d'être. Je deviens hautaine, acide comme une pomme verte, distante, sarcastique et honnêtement, je me déteste pour cela, mais c'est plus fort que moi. J'y suis presque obligée pour ne pas flancher. J'ai perdu tous mes repères et un rien me met dans une colère noire. J'essaye de toutes mes forces de lutter contre tous mes travers, et quand je pense à toi, j'arrive à me calmer, à retrouver la raison, parce que je sais que tu ne voudrais pas que je sois comme ça. Dieu que tu me manques ! C'est presque comme si je voyais ton fantôme à chaque fois que mes yeux se posent sur un objet qui t'appartient, sur une photo, sur mon alliance...
Mais ce qui me fait souffrir le plus c'est de ne pas savoir. Belle, même si ce n'étaient pas vraiment de bonnes, a eu des nouvelles de son mari, mais moi je n'ai rien à quoi m'accrocher si ce n'est que des souvenirs. Je sais que pour ne pas révéler votre position à l'ennemi vous n'avez pas le droit d'envoyer des lettres, ni d'en recevoir, mais cela me tue à petit feu. Le commandant Scarlett m'a tout de même rassurée... le mois prochain cela sera enfin possible ! Mais en attendant je tremble de savoir si tu vas bien ou non. Et s'il t'était arrivé malheur et que je ne le savais même pas ?
Mon amour, tu me manques, comme une colombe se meurt sans son compagnon. Mon cœur, tu m'es essentiel, comme l'air est indispensable pour respirer. Ma vie, tu dois me revenir, comme la mer revient toujours à marée haute, mais pour jamais plus me quitter.
Je t'aime,
Ta Regina »
Elle se sentait mieux maintenant qu'elle avait pu lui écrire, elle pourrait retourner se coucher et peut être espérer trouver le sommeil. Enfin, c'était sans compter sur une douleur fulgurante au ventre. Paniquée, elle se dirigea vers le téléphone et composa le numéro de la maison d'Emma. Après quelques sonneries dans le vide, une voix pâteuse lui répondit enfin :
-Allô ! Vous n'avez pas vu l'heure ou quoi ?!
-Emma, c'est moi ! J'ai un problème avec le bébé, je... je ne sais pas quoi faire !
-J'arrive ! S'exclama Emma plus du tout endormie.
Même pas dix minutes plus tard, la blonde déboulait dans la maison, accompagnée de Belle qu'elle avait sortie du lit pour qu'elle vienne s'occuper des enfants.
-On va à l'hôpital, essaye de faire tenir la maisonnée jusqu'à notre retour, cria Emma en passant la porte avec une Regina en larmes. Se tournant vers celle-ci alors qu'elles s'installaient dans la voiture, elle lui dit d'un ton rassurant : arrête de paniquer, ça fait plus de mal que de bien, tu sais à quel point je roule vite, d'ailleurs tu me le reproches souvent, alors tu sais aussi qu'on sera très bientôt dans le meilleur hôpital de la région. Tant qu'on n'en saura pas plus, tu vas essayer de te calmer, d'accord ?
Regina haussa la tête en retenant ses larmes du mieux qu'elle pouvait. Elle porta instinctivement ses mains à son ventre et se mit à chanter une chanson que Robin avait composée et qu'il chantait toujours quand les enfants étaient tristes ou blessés :
-Don't you cry my sweet darlin', don't you cry my dear child...
Mais sa voix se rompait au milieu de ses phrases, elle arrêta donc de chanter et se mit de nouveau à pleurer. Emma, pas du tout du genre à laisser tomber aussi vite, et tout en continuant à rouler aussi rapidement qu'elle le pouvait vers l'hôpital, se mit à parler à son amie :
-Regina... et si on parlait de décoration de chambre de bébé, ou alors je sais pas moi... de noms que tu aimes bien pour le bébé...
-C'est trop difficile de parler du bébé alors que je vais peut être le perdre, Emma !
-Non, justement, c'est ce que que j'essaye de te faire comprendre ! Il ne va rien arriver au bébé, j'en suis absolument certaine, d'accord, je le sais...
-Encore ton sixième sens ? Demanda Regina avec un faible sourire.
-Sixième sens, intuition, super pouvoir, appelle ça comme tu le veux, mais j'en suis persuadée ! Alors des prénoms en tête, Votre Majesté ? Demanda Emma profitant de l'occasion pour rappeler à son amie le surnom qu'elle avait toujours utilisé pour la définir.
-Garçon ou fille ? Demanda la brune se prenant au jeu et essayant d'ignorer la petite pique.
-Pour un garçon ?
-Hmm... je sais que Robin aurait adoré donner le prénom de son père...
-Pitié, dis-moi que ce n'est pas un truc dans le genre Ursule, parce que je te jure que je renierai notre amitié jusqu'à la fin de nos jours...
-Alexandre ! s'exclama vexée Regina.
-Tu viens juste de sauver notre amitié ! Rit Emma face à la mine boudeuse qu'affichait alors Regina près d'elle. Elle continua en lui demandant comme si de rien n'était : et pour une fille ?
-C'est là que le bas blesse... je suis tellement habituée à être entourée d'hommes à la maison, que je ne sais même pas comment je pourrais trouver une idée de prénom pour une petite fille ! Sourit Regina en pensant aux trois hommes de sa vie.
-Tu as encore sept mois pour le savoir... répondit Emma.
Ce disant, la blonde se garait juste en face de l'hôpital. Elle sortit de la voiture et aida Regina à en faire de même. La panique de celle-ci refit son apparition, alors que quelques secondes plus tôt elle semblait être revenue au calme. Emma lui tenant la main l'accompagna jusqu'à ce qu'un médecin la prenne en charge :
-Rappelle-toi : tout va bien se passer, dit-elle alors que Regina entrait dans une salle d'auscultation.
Une quinzaine de minutes plus tard, Emma fut autorisée à voir son amie dans la chambre qu'ils lui avaient donné pour la nuit :
-Alors ? Demanda-t-elle, inquiète malgré tout ce qu'elle pouvait bien dire.
-Le bébé va bien, j'ai juste fait trop d'efforts avec le ménage, le jardinage et l'équitation...
-L'équitation ! tu m'étonnes que le bout de chou était secoué ! Il faut vraiment que tu te trouves des occupations plus calmes ! Soupira Emma, tout en s'installant près d'elle sur le petit lit d'hôpital.
-J'ai déjà mon idée...
-OQ-
« Mon amour,
je ne peux plus supporter la situation ! Depuis que j'ai été à l'hôpital tout le monde se charge à tour de rôle de me surveiller afin que je ne fasse aucun effort. Résultat, je m'ennuie, et tu sais très bien que quand je m'ennuie je deviens imbuvable ! La pauvre Emma à goûté à mon mauvais caractère ce matin, et je suis presque certaine qu'elle est très vexée et qu'elle l'est assez pour me bouder jusqu'au prochain trimestre.
Je m'en veux tellement, je sais qu'elle le fait pour mon bien, mais j'ai toujours été celle qui commande et pas l'inverse... »
Regina s'arrêta brutalement d'écrire, elle n'avait pas vraiment le cœur à ça aujourd'hui pour dire la vérité. Elle se leva et alla vers la grande armoire où elle gardait tous les souvenirs de leur vie. Il y avait là une fleur séchée appartenant à son bouquet de mariée, les premières chaussures d'Henry, des milliers de dessins de Roland, l'arc avec lequel Robin avait enseigné aux enfants à toujours atteindre le centre de la cible, les bracelets qu'elle et Robin avaient porté tout un été alors qu'ils n'étaient encore que des amis, mais surtout une multitude de classeurs, chacun de ceux-ci était rempli de photos, classées soigneusement selon les différentes époques et événements de la petite famille. Regina attrapa trois classeurs qu'elle connaissait par cœur, pour les avoir feuilletés maintes et maintes fois, et alla s'installer dans un des fauteuils. Elle ouvrit le premier et sourit immédiatement à la première photo : Emma, Robin et elle étaient au bord d'un petit voilier et souriaient fièrement face à l'objectif. Regina se rappela que cette année là, les trois amis avaient remis en état le voilier et étaient partis au bord de celui-ci jusqu'à une minuscule île où ils avaient passé au moins deux semaines. Robin et Emma, en bons campeurs n'avaient pas rechigné à dormir à la belle étoile, ou encore à manger du crabe cru, mais Regina, habituée, elle , au grand luxe, avait eu du mal à s'y faire !
Regina sourit pour elle-même, elle s'était tout de même bien débrouillée en fin de compte... Elle passa à une autre photo, puis une autre et enfin elle trouva celle qu'elle cherchait. Elle était un peu floue, et n'était pas vraiment bien cadrée, mais elle avait l'avantage d'avoir capturé l'un des plus beaux instants de la vie de Regina.
Flash Back :
-Regina, est-ce que je peux te parler ? Demanda Robin, alors que cette dernière discutait un peu de tout et de rien avec l'un de leurs camarades de faculté.
-Bien sûr !
Elle le suivit en pensant qu'il voulait discuter d'un examen ou d'une fête qui serait organisée dans la maison d'Emma pour le week-end, mais en voyant qu'il hésitait à lui parler, et qu'il piétinait le sol en baissant le regard, elle comprit qu'il s'agissait de tout autre chose. Elle lui prit la main et le força à la regarder l'encourageant à lui dire ce qu'il avait sur le cœur :
-Qu'est-ce qu'il y a Robin ?
-Voilà... je... ça fait vraiment longtemps que l'on est amis tous les deux, tellement longtemps que je ne suis plus vraiment certain de la façon dont on s'est rencontrés...
-Tu m'avais volé un râteau dans le bac à sable, espèce de voleur ! Rit Regina pour détendre un peu l'atmosphère.
-Tu n'as pas le droit de m'en vouloir après toutes ces années ! Dois-je te rappeler que tu m'as assommé avec la pelle juste après ça, espèce de tyran ! Enfin, bref... je te connais vraiment par cœur et j'ai vraiment une confiance absolue en toi... ce que j'essaye de te dire, c'est que... depuis longtemps je ne te vois plus seulement comme une amie... je suis... amoureux de toi ! Voilà c'est dit ! Cela va peut être ruiner notre amitié pour toujours, tu ne voudras certainement plus jamais m'adresser la parole, mais je devais te le dire, je n'arrivais plus à faire semblant...
-Mais qu'est-ce que tu peux être idiot alors ! S'exclama Regina, ce qui fit baisser les yeux à Robin, triste et déçu. Mais elle continua : moi t'en vouloir ?! Alors que je ressent la même chose ? Au lieu de déballer des sottises, tu ferais mieux de m'embrasser !
Ce qu'il fit sans attendre, quand soudain un « clic » résonna dans le hall presque vide. Regina se retourna, furieuse, mais ce qu'elle vit la fit finalement sourire. Emma, un Polaroid à la main, lui tendait une photo à peine sèche :
-Tous mes vœux de bonheur ! Dit la blonde en s'éloignant, fière de ses deux amis. Vous en avez mis du temps soit dit en passant !
Fin Flash Back
Regina souriait maintenant comme elle avait souri ce jour là, alors que Robin l'entraînait pour un deuxième baiser. Elle se tourna ensuite vers les deux autres classeurs : le mariage et les photos de maternité. Elle avait de quoi s'occuper jusqu'au petit matin avec tous ces souvenirs heureux !
Chapitre fini ! Vous en avez pensé quoi ? N'hésitez pas à me laisser des commentaires histoire que je sache si ça vous a plu et si je peux améliorer quelque chose !
Je vous rappelle au passage que j'ai créé il y a pas si longtemps que ça un compte twitter rien que pour vous, pour vous tenir au courant de mes projets, avancements dans les fic en cours,et aussi pour que vous puissiez laisser des avis et pourquoi pas me demander des écrits en particulier! Mon twitter: Vivichan10_OQ
Je vous fais de gros bisous et à très bientôt avec le chapitre 3!
Vivichan10
