Hey ! Tout va-t-il bien par chez vous ?
Je voulais revenir à la forme initiale de cette fiction dans ce chapitre, il y aura donc un peu plus de lettres que dans les chapitres précédents… j'espère bien que ça vous plaira et que vous me laisserez une petite trace de votre passage.
Juste pour rappel voici mon compte twitter : Vivichan10_OQ
Je vous laisse découvrir ce chapitre et je vous attends en bas pour vous dire au revoir ! -)
Bonne lecture ! Enjoy !*-*
Vivichan10
Month 7
« Mon amour,
L'impatience ne me quitte plus ! Je nous vois déjà tenir notre fille dans nos bras et puis je m'imagine aussi que ses yeux seront comme les tiens mais que ses cheveux, eux, seront comme les miens… Oh, et elle sera sûrement aussi maligne que ses deux grands frères et trouvera toujours le moyen de nous faire céder à ses moindres demandes…d'ailleurs tu la gâtera certainement bien plus, parce que tu seras totalement sous le charme de notre petite princesse.
Mais une chose m'inquiète, cela fait des mois et des mois que nous cherchons un prénom mais à chaque fois que nous pensons en tenir un nous changeons d'avis. D'abord c'était Maria, puis Jane et encore je passe sur Lisa, Megan, Rose… comment va-t-on donc l'appeler ?
Tu ne cesses pas de me dire de ne pas m'en faire, mais tu me connais. Je déteste quand les choses autour de moi ne sont pas claires et définies et puis en bonne femme enceinte un rien me fait stresser. Excuse moi mon amour de te faire subir tous cesse tourments intérieurs alors que tu dois bien être occupé de soucis bien plus graves…
Écris moi vite ainsi peut être me calmerai-je un peu et laisserai la pauvre Emma en paix. Tu sais, et même si je te le répète mille fois par lettre, tu me manques plus que tout ! Je t'aime !
Ta Regina »
Robin finit sa lecture pour la troisième fois depuis qu'un jeune bleu lui avait apporté la lettre ce matin même. Regina lui manquait aussi plus que des mots puissent l'exprimer. Il posa la lettre contre son cœur et sentit presque la douce sensation de SA main posée sur son torse. Même son parfum le hantait. Il se réveillait chaque nuit en sursaut en pensant à ce subtil mélange de pomme et de cannelle qui faisait la marque de fabrique de Régina depuis des années. Il ferma les yeux et l'imagina assise à son bureau, des lunettes posées sur le nez et son ventre rond l'empêchant de vraiment bien s'installer sur la chaise inconfortable. Mais comme à son habitude elle devait se tenir droite, telle une reine et prendrait tout le temps de composer cette lettre sans se soucier de son confort. Il la voyait si clairement dans son esprit que cette contemplation interne lui permettait de tenir le coup depuis sept mois déjà. Il ne pouvait pas vraiment se plaindre de sa situation, leur zone de combat n'était pas tout à fait sur le front, tout n'était pas certain, mais au moins c'était une petite consolation. De toute façon il avait promis à Régina qu'il ne lui arriverait rien et cela était un fait établi : Robin De Locksley tenait toujours parole.
Il rangea à regret la lettre avec toutes les autres dans un coin de sa tente et puis sortit à l'extérieur de celle – ci, il était de garde cette nuit et mieux valait commencer dès maintenant à se tenir éveillé en marchant un peu avant de prendre la relève du soldat Schwartz. Son cerveau guidait machinalement ses jambes vers le chemin de rond et son corps suivait malgré lui, mais son cœur, lui, était à des centaines de kilomètres de là, dans une petite bourgade du Maine, au près d'une jeune femme brune au regard noir et aux traits aimants. C'est sur ces douces pensées qu'il disparut dans l'ombre de la nuit.
OQ
Régina totalement dépitée relisant une nouvelle fois le télégramme du sergent Scarlet.
« Soldat Locksley blessé au cours d'une attaque ennemie. Son courage a sauvé de nombreuses vies »
C'était tellement court ! Était il blessé superficiellement ou bien gravement ?Ne pouvaient ils donc pas lui donner un numéro de téléphone ou un autre moyen d'en savoir un peu plus sur son état ? Et puis cette dernière phrase… elle sonnait presque comme des mots que l'on dirait à une veuve pour expliquer la mort de son maris, ou du moins la rendre un peu moins pénible.
Il n'avait pas le droit de la laisser tomber, pas maintenant, après qu'ils aient lutté si difficilement pour leur fin heureuse et qu'ils devraient être cette famille parfaite dont ils avaient toujours rêvé. Mais que pouvait elle faire elle, si loin de lui, enceinte jusqu'aux yeux, si ce n'est pleurer et espérer... Parce que C'était comme ça avec cette guerre, il n'y avait rien à faire de plus qu'attendre encore attendre sans que l'on vous donne jamais des nouvelles quand on en avait besoin.
Elle ne voyait qu'un moyen de calmer ses peurs les plus sombres. Elle se la lentement et dans ce geste qui était devenu sien depuis plus de sept mois elle s'installa face à un encrier et une page blanche. Elle ne se rappelait presque plus ce que c'était de ne pas savoir si Robin allait bien ou on et pourtant cette sensation l'avait de nouveau envahie, encore plus grande qu'au début de cette guerre de malheur. Le bébé semblait elle aussi sentir cette tension car elle bougeait à peine, elle qui prenait pourtant un malin plaisir à virevolter dans le ventre de Regina d'habitude. Régina soupira et prit la plume en main, elle pouvait déjà compter sur l'écriture et sur une éventuelle réponse de Robin pour se calmer un tant soit peu.
« Mon Âme,
Je suis si effrayée et personne ne peut vraiment me comprendre… Je sais que si je te perdais aujourd'hui je perdrais ma vie en même temps. Tu es ce qui m'empêche de sombrer, je voudrais être capable de tuer ce qui ont osé te blesser mais je ne peux rien faire et ça me rend folle ! J'ai vraiment du mal à ne pas tout faire voler dans mon bureau, parce que le monde entier devrait savoir que PERSONNE NE touche à ceux que j'aime sans en assumer de lourdes conséquences !
Et puis, ce qui est encore pire c'est que je ne sais absolument rien de ce qui t'es arrivé, de ton état… je ne sais rien et c'est encore pire de devoir imaginer par moi – même parce que je ne vois que le pire.
Je t'en supplie dis moi que tu vas bien ou du moins que tu iras mieux ! J'ai besoin de savoir pour ne pas sombrer dans la folie. Et puis promets aussi que tu me reviendra, jure le devant Dieu, promet le moi comme chose due, parce que je ne peux pas te perdre, c'est tout sauf envisageable. Je t'aime tellement et je ne pense pourtant jamais avoir réussi à te dire à quel point cela est vrai.
Je t'aime tendrement comme à l'aube, alors que tout est endormi, le soleil lui est déjà là, rayonnant, chaud. Je t'aime passionnément comme la pluie tombe avec rage en été pendant les longs orages, avec cette force de la nature que rien ne peut arrêter ni même contrôler un tout petit peu. Je t'aime à folie, incapable de vivre sans toi sans tout ravager sur mon passage comme un ouragan. Je suis totalement dépendante de toi, ton âme, ta voix, ton corps sont miens. Mais ces quelques mots noircissent le papier sans pour autant décrire un centième des ce que j'éprouve pour toi. Alors je t'en supplie ne me laisse pas, donne moi une chance de te le prouver encore et encore. Laisse moi te prendre dans mes bras encore des milliards de fois. Laisse moi plonger mes yeux dans les tiens encore un peu plus longtemps. Laisse moi t'aimer comme jamais je ne t'ai aimé encore. Oui, laisse moi !
Ta Regina »
Elle ne s'en était pas rendue compte pendant la rédaction mais les larmes voulaient librement sur ses joues, ruinant son maquillage parfait, mais elle ne tenta même pas de les retenir. Elle en avait besoin, elle pleurait pour toutes les fois où à la place elle avait affiché un faux sourire ou un visage de marbre. Elle était fatiguée de faire semblant, elle en avait pas la force alors que son monde risquait de s'écrouler autour d'elle alors qu'elle était totalement impuissante.
Elle pleurait oui, elle pleurait.
Quand ses sanglots se calmèrent deux mêmes, elle se leva et tenta tant bien que mal de retrouver une mine correcte pour le retour des enfants après une après midi découverte en forêt avec Mary Margaret. Elle se devait d'être forte pour eux, ils ne devaient rien savoir de tut cela, du moins tant que ce ne serait pas un peu plus clair.
Ayant donné congé à Belle, alors que les enfants n'étaient pas là, c'était la première fois que Regina se retrouvait seule dans la maison depuis le départ de Robin. Quelques jours plus tôt elle en aurait profité pour enfin faire autre chose que lire ou tricoter sous le regard attentif de Belle,mais cela ne lui disait rien aujourd'hui. Elle mit donc un disque de Debussy, propice aux rêveries mélancoliques et tenta tant bien que mal de résister à l'envie de se servir un bon verre de whisky. Pour s'occuper l'esprit elle se mit à préparer le repas : des lasagnes, les préférées de Henry et un sorbet aux gousses de vanille fait maison, pour ravir les papilles de Roland. Bientôt le silence effrayant serait rempli de leurs rires et elle sentirait alors un peu moins esseulée. Elle devait résister à cet épuisement, à cette fatalité qui risquait de s'immiscer en elle, elle devait garder la tête froide. Elle ne devait plus penser à rien si ce n'est à l'élaboration d'un bon repas, c'est cela elle ne devait penser qu'aux lasagnes qui cuiraient bientôt dans le four et parfumeraient la maison d 'un délicieux fumet. Les lasagnes... Robin... Non les lasagnes, pas Robin, pas maintenant...
OQ
Robin, allongé sur le lit de camp de l'infirmerie était encore sonné. Il n'arrivait pas à bouger et même pas à ouvrir les yeux tant il était faible et tant il redoutait la douleur vive qu'il avait sentie dès son réveil sans qu'ils parvienne cependant à en connaître la source. Il sentait comme un étau autour de son crâne, et tous les bruits extérieurs étaient comme assourdis, lointains et pourtant déjà assez forts pour lui donner un mal de crâne terrible.
Une pensée fulgurante frappa soudainement son esprit :Regina ! Il devait lui écrire. La rassurer, lui donner les nouvelles que personnes n'avait sûrement pris la peine de lui envoyer. Il savait qu'elle devait être dans tous ses états, alors peu importe la douleur, le sommeil qui l'appelait gentiment, il préféra les oublier et ouvrit les yeux en s'exclamant :
-Ma femme doit savoir ! Donnez moi de quoi écrire à ma femme !
Les infirmières et médecins affairés autour de lui ne semblaient même pas avoir entendu sa requête. Mais Robin n'était pas de ceux qui abandonnent au premier essai. Il se redressa difficilement contre la tête du lit de camp et interpella la jeune infirmière qui était arrivée au camp deux semaines plus tôt et avec qui il avait brièvement discuté de romans historiques :
-Ashley ! Je… j'aimerais écrire à ma femme pour la rassurer… pourrais tu me trouver de quoi écrire ?
Ashley, heureuse de le voir réveillé accourut vers lui, déjà un bloc de feuilles et un stylo en main. Robin la remercia chaleureusement puis il essaya de former les premières lettres du prénom de Regina. Malheureusement sa main tremblait et même ce leur mouvement lui valait une douleur insoutenable. Il lâcha le stylo dépité et une larme coula de sa joue. Quel mari était il S'il n'arrivait même pas à rassurer sa femme comme il l'avait promis le jour de leur mariage ? Il voulait ne pas penser à la douleur, il voulait d'ailleurs ne voir que le positif dans cette situation, mais son corps ne le voyait pas ainsi.
Ashley, constatant les efforts vains de Robin vint s'asseoir près de lui. Elle aurait bien le temps de préparer de nouveaux bandages après l'avoir aidé un peu, c'était aussi ça son travail , aider les soldats à se sentir mieux, et le bonheur de Robin était directement lié à celui de sa femme. Elle prit donc le stylo et la feuille de papier sans un mot de plus et attendit qu'il lui dicte cette lettre qui devrait illuminer l'esprit de Regina, ou du moins la rassurer un peu et par là aussi calmer l'âme de son patient :
« Regina, mon cœur,
Je sais que c'est inutile de te le demander, car tu n'en fais toujours qu'à ta tête, mais ne crains rien pour moi. Mes blessures guériront… Tu ne dois pas redouter ce qui n'arrivera pas ! Je compte vraiment tenir ma promesse de te revenir en vie et plus en forme que jamais, et tu le sais je suis un homme d'honneur, jamais je ne partirais sans toi ! Jamais je ne t'abandonnerai Regina...
Je sais aussi que tu te demandes certainement ce qui est arrivé pour je sois ainsi blessé. Je n'ai pas de souvenir très clair de ce qui s'est passé. Je me souviens juste être parti patrouiller après avoir lu ta dernière lettre et puis un bruit assourdissant a retenti et puis le trouve noir… personne ne m'a vraiment expliqué non plus , mais aux vues de mes blessures je pense à une fusillade. Je ne suis blessé qu'à l'épaule et dans le ventre, mais je ne pense pas que mes organes vitaux aient été touchés. Je dois aussi souffrir d'une commotion cérébrale due à ma chute, mais rien de bien grave. Je suis bien soigné et je devrais me remettre sur pieds assez rassure-toi et essaye de ne pas trop y penser d'accord ? Et puis tu dois te concentrer sur le bébé, c'est déjà un emploi à plein temps, alors ne perd pas ce temps précieux à craindre pour ma santé. Notre petite fille a besoin de toute ton attention, et je sais qu'elle Maman formidable tu es déjà pour elle, alors continues mon Amour, cela est la seule chose importante. A ce sujet, je crois que j'ai trouvé le nom parfait pour notre jolie petite princesse… »
OQ
Emma regardait Regina marcher en long et en large dans le salon. La brune ne s'était pas le moins du monde calmée depuis l'annonce des blessures de Robin, mais maintenant qu'elle devait lire sa lettre étrangement elle hésitait. Emma avait la sensation d'une déjà vu…
-Ouvres la Regina…
-Je… je vais le faire, c'est juste que j'ai des contractions…
-Pardon ? MAIS TU N'EST QU'À SEPT MOIS !
-Ne t'inquiètes pas Emma, c'est normal, on a des contractions tout au long de la grossesse, elles sont juste de plus en plus fortes… et là tout de suite ça m'empêche de réfléchir…
-Oh… tu veux un truc pour te changer les idées ?Regina ne répondit pas, mais la connaissant Emma continua sans attendre son approbation : et bah… Killian et moi on est de nouveau ensembles... On s'est croisés au port alors que je réfléchissait en regardant l'océan et puis une chose en entraînant une autre je me suis retrouvée nue dans la cale de son bateau…
Regina arrêta de marcher pour regarder son amie avec des yeux ronds . Il était plus que temps que ces deux là retournent ensembles, parce que même elle qui ne comprenait jamais rien aux sentiments savait qu'ils étaient faits pour vivre ensembles jusqu'à la fin de leurs jours. Ils avaient le même regard l'un pour l'autre que Robin avait pour elle. Comme si rien autour n'avait plus d'importance, comme s'ils étaient seuls au monde.
-Oh est bien c'est sur que cette image de toi nue ne pouvait qu'être perturbante… je suis très heureuse pour toi Emma, vraiment !... Enfin la prochaine fois évite les détails, tu sais bien qu'avec le bébé je suis sujette aux nausées !
Emma rit, puis elle tendit la lettre à Regina lui intimant de ne plus attendre, de toute façon cette lettre, si elle venait de Robin, ne pouvait que signifier qu'il était conscient ce qui était déjà une bonne nouvelle en soit. Elle regarda son amie ouvrir lentement l'enveloppe avec précaution tout en venant s'asseoir pour être plus à l'aise. Cette dernière lut les quelques lignes, ses yeux brillants de larmes de soulagement, et puis elle sourit de ce sourire qui illuminait toute la pièce tel un Soleil. Elle releva les yeux rêveurs vers un avenir pas si lointain et murmura :
-Hope…
Voilà pour ce petit chapitre ! S'il vous a plu, ou non d'ailleurs, faites le moi savoir ! Je sais il était vraiment court, mais j'ai un peu de fièvre et j'avoue que si j'avais continué ça serait devenu de la crack fic !;-)
Si ce n'était pas assez clair, Hope sera le prénom du bébé ! Comme l'espoir qui devrait toujours vivre en nous pour l'Outlaw Queen, même dans les jours les plus sombres ! -)
Dis donc on peut dire que la fin est proche, comme je vous le disais au début de ma publication cette fiction comptera en effet neuf ou dix chapitres…
Allez je vous fais de gros bisous et à très bientôt ! *-*
Vivichan10
