Bonjour, Bonjour,

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Je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui pour mon chapitre 3 ! Je tiens tout d'abord à m'excuser pour mon absence de la semaine dernière mais j'ai eu un weekend assez chargé et je n'ai malheureusement pas eu le temps de poster. Ne vous inquiétez pas, je ne vous abandonne pas, ! J'ai d'ailleurs essayé de faire un chapitre un peu plus long que celui de la dernière fois.

Je tiens aussi à communiquer tout mon soutient à mes lecteurs belges pour les attaques qui ont eu lieu cette semaine à Bruxelles. Etudiant à Paris je peux comprendre ce que vous traversez, mais surtout n'ayez pas peur et profitez de la vie.

Je veux aussi vous dire que je pars à Londres dans un mois, et même si ça sera la troisième fois que j'irai, il y a encore plein de choses que je n'ai pas vu là-bas, alors si vous avez des petits conseils de visites à me donner, je suis preneuses.

Merci encore d'être au rendez-vous pour ce chapitre, vous ne savez pas combien ça me rend heureuse.


Chapitre III

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Poudlard, Bibliothèque, Novembre 2015

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Un mois plus tard, alors que la chaleur automnale avait laissé place à l'air glacial de novembre, Victoire poussa la porte de la bibliothèque, jeta un bref coup d'œil aux élèves présents dans la pièce et soupira en ne voyant pas celui qu'elle cherchait. Teddy était encore en retard ! Ses rendez-vous avec le jeune Poufsouffle avaient commencé le vendredi même qui avait suivi leur accord et depuis, le jeune homme ne s'était pas présenté une seule fois à l'heure. Au début, Victoire en avait été agacée, croyant qu'il se fichait d'elle, mais elle avait fini par remarquer que le Teddy n'était jamais très ponctuel et avait donc terminé par ne plus s'en soucier. Elle regarda sa montre puis se dirigea calmement vers la table qui était désormais devenue la leur. Selon ses estimations, il ne devrait pas tarder à arriver, aussi commença-t-elle à déballer ses affaires et à s'installer.

Depuis le début de ses rencontres avec lui, Victoire avait remarqué que de grands changements s'étaient opérés entre eux. Ils se parlaient beaucoup plus calmement et surtout beaucoup plus souvent. Lorsqu'ils se croisaient entre deux cours, dans un couloir, ils se souriaient avec chaleur au lieu de s'ignorer royalement. Les plus grands bouleversements avaient cependant eut lieu du coté de Victoire. La jeune fille était nettement plus joyeuse, elle riait plus souvent, se lâchait de plus en plus en présence de Teddy et elle s'était même surprise à attendre les vendredis avec impatience pour pouvoir le retrouver. Victoire ne l'avouerait pour rien au monde, mais elle appréciait réellement le jeune homme. Il avait un sens de l'humour particulier, un sourire avenant constamment plaqué sur le visage et sa bonne humeur contagieuse canalisait à merveille la mauvaise humeur constante de la jeune fille. Bien sûr, il leur arrivait encore très souvent de se disputer. Sans doute à cause du caractère impossible de Victoire, mais, après s'être lancé quelques répliques bien cinglantes, ils se réconciliaient rapidement.

La jeune blonde sorti son devoir de métamorphose sur la table et commença à le compléter en attendant Teddy. Un quart d'heure plus tard, après avoir rempli près de deux feuilles de brouillon, elle entendit la chaise en face d'elle racler le sol et releva la tête. Teddy s'installait face à elle, son éternel sourire plaqué sur ses lèvres. Elle lui lança un regard amusé et lui sourit en retour.

- Tu t'es encore perdu on dirait, lui lança-t-elle. Vraiment pas terrible pour un Préfet-en-Chef ! On avait dit quinze heures trente il me semble.

- Bonjour Victoire, moi aussi je suis content de te voir, lui répondit-il.

Elle poussa un soupir exagéré et leva les yeux au ciel tandis que le jeune homme finissait de sortir ses affaires en souriant. Ce genre de remarque était devenu un petit rituel entre eux, chaque fois que Teddy arrivait en retard, c'est-à-dire chaque vendredi, Victoire lui lançait une petite réflexion. Au début elle faisait ça pour l'énerver mais après avoir constaté l'indifférence du jeune homme, elle avait fini par le faire pour s'amuser.

Une fois que Teddy eut finit d'éparpiller ses affaires sur toute la surface de la table, elle déplaça sa chaise à côté de lui et commença à l'aider sur ses devoirs d'arithmancie. Le jeune homme avait eu raison, elle était particulièrement douée dans cette matière et, après avoir travaillé intensivement le programme de septième année pendant deux semaines, elle était désormais parfaitement capable de rivaliser avec les meilleurs des dernières années.

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Ils passèrent plus d'une heure à travailler sur le problème d'arithmancie du jeune Poufsouffle et lorsqu'ils eurent finit, Victoire demanda de l'aide à Teddy pour son devoir de métamorphose. Après tout, à quoi bon avoir un ami métamorphomage si on ne peut pas utiliser ses connaissances ! Ils interrompirent leurs études lorsqu'un groupe de filles de sixième année passa en gloussant à côté d'eux en leur jetant des regards en coin. Victoire rougit violemment puis ricana doucement :

- On dirait que notre soudaine amitié fait plus jaser que la prochaine coupe du monde de Quidditch !

- Qu'est-ce que tu veux, c'est ça être d'être de la famille des héros, lui répondit-le jeune homme.

Elle releva la tête et le regarda franchement en s'étonnant du ton sérieux du jeune homme. Il avait le regard fixé sur un point droit devant lui et le poing serré autour de sa plume. Elle haussa un sourcil avec étonnement avant de lui demander :

- Ça va ?

- Oui, ce n'est rien. Juste quelques imbéciles qui ne savent pas ce qu'ils disent.

Un grand blanc d'abattit alors entre eux et lorsqu'elle réalisa qu'il ne lui en dirait pas plus, elle se racla la gorge et revint vers le début de leur conversation.

- J'aurais sincèrement préféré rester dans l'anonymat. Voir nos moindres faits et gestes commentés par toute l'école ce n'est pas vraiment reposant.

- Parle pour toi, la plupart des gens me laissent tranquille !

- Mais bien sûr, déclara-t-elle ironiquement ! Teddy Lupin, le filleul du survivant, dont les parents sont morts pendant la bataille de Poudlard, préfet-en-chef, métamorphomage et ayant du sang Black !

- Je pense que tu accordes un peu trop d'importance à ton nom Victoire. La plupart des gens me connaissaient et m'aiment pour ce que je suis.

Elle se figea, estomaquée.

- Tu penses que moi j'accorde trop d'importance à ce nom ! Mais c'est le monde qui accorde trop d'importance à ce nom ! La plupart des gens ne viennent me parler que pour que je leur raconte comment ma famille a sauvé le monde. Oh mais oui, comme ça ils peuvent dire qu'ils connaissent personnellement un membre de la famille Weasley. Bien sûr la petite Victoire en elle-même n'intéresse personne. Tu sais, parfois j'ai l'impression que ce nom m'étouffe. Je ne devrais pas avoir à souffrir de mon nom de famille, je suis fière de ce que mes parents et mes oncles et tantes ont accompli, mais bordel si on pouvait me lâcher avec ça ! Le premier jour de classe les gens se battaient pour être à côté de moi pour pouvoir parler avec « une des leurs ». Le monde devient complétement dingue dès qu'il s'agit de Weasley et de Potter. J'ai l'impression d'être une célébrité alors que tout ce que j'ai fait c'est de naître dans une famille de roux.

Elle s'interrompit brusquement lorsqu'elle vit plusieurs personnes les regarder avec insistance. Même à la bibliothèque elle ne pouvait être tranquille ! Elle les fusilla tous du regard, les maudissant intérieurement pour le fardeau que son nom de était devenu. Lorsqu'elle reporta son regard sur Teddy, ce qu'elle vit dans ses yeux la fit presque fondre en larmes.

- Je suis désolé Vic, je n'en savais rien, lui répondit calmement le jeune homme.

- Ce n'est pas de ta faute. Personne ne le sait parce que personne ne s'intéresse assez à moi pour me demander comment je me sens. Comment je vis ça. La seule génération Weasley qui intéresse les gens est celle de mes parents. J'ai l'impression que quoi que je fasse, je ne serai jamais plus que la fille de Bill et Fleur Weasley.

- Tu sais très bien que c'est faux. La plupart des gens de cette école rêverait de t'adresser la parole, non pas parce que tu es une Weasley, mais parce que tu es toi : une fille belle, intelligente, mystérieuse et très capricieuse.

Elle détourna le regard en rougissant lorsqu'elle entendit le mot « belle ». Une douce chaleur se répandant dans son ventre et elle dû se mordre la lèvre pour empêcher un sourire d'y apparaitre. Teddy la trouvait belle. Et intelligente. Et mystérieuse. Elle se passa une main dans les cheveux pour retrouver une convenance puis replongea son regard dans ses yeux verts.

- Je ne suis pas capricieuse, lui lança-t-elle pour détourner la conversation.

- Tu viens justement de prouver le contraire.

- Je suis exigeante, ce n'est pas pareil.

- C'est juste un mot un peu plus poli pour désigner une personne capricieuse.

- Je préfère quand même le mot « exigeante ».

- Très bien, tu es belle, intelligente, mystérieuse et très exigeante.

Il la regardait en souriant avec amusement, se réjouissant de son embarras. Il avait fait exprès de répéter ces compliments pour la gêner encore plus. Victoire soutint son regard avec une indifférence feinte alors même que son cœur ratait quelques battements. La situation avait l'air d'amuser le jeune homme au plus haut point. Son sourire était éclatant et ses yeux pétillants de malice. La jeune fille finit par baisser les yeux et reporta son attention sur son devoir en ignorant le regard moqueur du Poufsouffle et les battements assourdissants de son cœur.

- Tu pourrais me remercier quand même, lui dit-il.

- Et pourquoi, lui demanda-t-elle en relevant la tête ?

- Eh bien, la plupart du temps quand on fait un compliment à quelqu'un, on s'attend plus ou moins à un merci en retour.

Elle leva les yeux au ciel et lui fit un petit sourire amusé.

- Merci Ted Lupin.

- De rien Victoire Weasley, dit-il en souriant. Mais si tu répètes ça à quiconque je nierai en bloc.

Elle éclata de rire, la tête renversée en arrière, les yeux brillants d'amusement. En la voyant ainsi, insouciante et totalement libérée, Teddy eut un pincement au cœur et se fit la réflexion de la faire rire beaucoup plus souvent.

- Je te reconnais bien là Teddy !

Ils finirent par se remettre au travail et terminèrent rapidement le devoir de Victoire. Ils restèrent cependant une bonne demi-heure de plus à la bibliothèque à discuter de tout et de rien avant que le jeune homme ne parte s'entraîner pour le Quidditch. Le premier match de l'année allait avoir lieu le lendemain opposant les Poufsouffles aux Gryffondors. Le jeune métamorphomage lui demanda si elle allait venir le regarder et l'encourager, ce à quoi elle répondit véhément par la négation. Bien sûr qu'elle allait venir au match, mais pas pour lui, elle irait pour ses cousins, Roxanne et Fred, qui étaient batteurs à Gryffondor. Il lui répondit par un sourire moqueur, comme s'il avait deviné qu'elle mentait, et après lui avoir souhaité bonne nuit s'en alla tranquillement dans le couloir, bien conscient du regard bleu fixé sur lui, qui le regardait partir.

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La matinée suivante passa à une vitesse folle et avant qu'elle n'ait eu le temps réfléchir, Victoire se retrouva au milieu des Gryffondors, en marchant en direction du le stade de Quidditch. Eileen l'accompagnait, le bras enroulé autour du sien, pour ne pas se laisser emporter par la foule. Leurs capes bleues flottaient au vent, se balançant d'un côté et de l'autre au rythme de leur pas et détonant fortement au milieu de la marée rouge et or. Ils arrivèrent enfin au stade et les jeunes filles s'installèrent à la frontière qui séparait les Gryffondors des Serdaigles. L'atmosphère était frénétique. Les rouges et or poussaient des cris d'encouragement toutes les trois minutes, alors même que le match n'avait pas encore commencé, les noirs et jaunes leurs répondant avec la même ardeur. Victoire tourna la tête à droite et aperçu en contrebas son jeune cousin James, entouré d'une horde d'admirateurs hystériques. Le petit-fils et fils de deux des meilleurs poursuiveurs de Poudlard était le centre d'attention de toute sa maison, bien qu'étant en première année, il ne puisse pas encore jouer. Il répondit au salut de la jeune fille en souriant et lui désigna fièrement une broche qui ornait sa poitrine. Victoire plissa les yeux pour tenter de voir ce qu'il représentait puis leva le pouce en l'air en direction de James lorsqu'elle reconnut un badge d'encouragement pour Roxanne et Fred.

Elle se rassit doucement sur les gradins et entama un débat enflammé avec sa meilleure amie sur l'issue du match. La jeune écossaise pariait sur la victoire de Poufsouffle alors que Victoire jurait que c'était Gryffondor qui allait gagner. Leur discussion fut interrompue lorsqu'un jeune gryffondor passa devant elle, distribuant des badges d'encouragement. Elle en piocha deux représentants ses cousins et les accrocha à sa veste. Un élève de Poufsouffle s'arrêta alors près d'elles, leur proposant cette fois ci des badges Poufsouffle. Alors qu'Eileen choisissait son badge, le regard de Victoire s'arrêta sur un des petits objets où la face souriante de Teddy s'étalait en gros plan. Elle hésita quelques secondes puis finit par le prendre discrètement et l'accrocha sous les deux badges Gryffondors. Elle releva alors la tête et tomba sur le regard interrogateur de son amie.

- Quoi, lui lança-t-elle ?

- Je n'ai rien dit, répondit la jeune métisse.

- Il fait un peu partie de ma famille lui aussi !

Son amie lui lança un regard goguenard qui signifiait « on ne me l'a fait pas à moi », mais n'insista pas. Plus le temps avançait et plus la foule devenait bruyante. Les encouragements pour les deux équipes se succédaient, tous plus fort que le précédent. La tension était à son comble. Victoire ne comprenait pas très bien cet engouement pour le Quidditch, mais étant donné que dans sa famille ce sport s'élevait au rang de chose sacrée, elle se faisait un devoir de se tenir au courant et d'assister aux matchs pour ne pas être exclue des conversations lors des repas.

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Après plus d'un quart d'heure passée à trépigner dans les gradins, les joueurs des deux équipes firent leurs apparitions sous les acclamations des spectateurs et de la voix tonitruante du commentateur qui résonna dans tout le stade. La jeune Serdaigle repéra directement ses deux cousins, fièrement dressés sur leur balai, leur chevelure rousse volant au vent. Elle dirigea ensuite son regard vers la droite, en direction des Poufsouffle et sourit lorsqu'elle aperçut Teddy. Le jeune poursuiveur écoutait les instructions de son capitaine avec attention, son corps tendu vers l'avant déjà en position d'attaque. Il détourna un instant le regard et parcouru rapidement les gradins du regard. Lorsque son regard se posa sur Victoire, il esquissa un sourire et leva la main en guise de salut. La jeune fille lui répondit en souriant, le cœur battant la chamade.

Le match commença au premier coup de sifflet et les arbitres libérèrent les balles. Les quatorze joueurs s'élancèrent alors sur le terrain en un seul mouvement et la partie commença. Le premier but, inscrit par Gryffondor, fit des ravages dans les gradins rouges et or. Les supporters hurlaient de joie et frappaient frénétiquement dans leurs mains pour encourager l'équipe des lions. Poufsouffle revint au score peu de temps près après avec un magnifique but de Teddy. Victoire se leva en criant, pour le féliciter, son cri se perdant dans la foule hurlante des Poufsouffles, en ignorant royalement le regard moqueur de son amie.

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Le match se poursuivi ainsi pendant de longues minutes, les buts de Gryffondor et de Poufsouffle s'enchaînant les uns après les autres. La jeune blonde se levait toutes les trois minutes, félicitant à tour de rôle, l'équipe de ses cousins et celle de Teddy. Le score était maintenant de 60 points pour Poufsouffle et de 80 pour Gryffondor. Alors qu'elle regardait sa cousine effectuer un parfait moulinet de la main, sa batte frappant le Cognard à toute vitesse pour l'envoyer droit sur un poursuiveur de l'équipe adverse, un cri d'effroi secoua la foule. Victoire tourna la tête à l'instant même ou Teddy recevait un Cognard envoyé par Fred en pleine face, le faisant dangereusement chanceler. Elle se figea, son cœur battant furieusement, incapable de détacher le regard du jeune homme qui essayait de se stabiliser. Après quelques secondes qui lui parurent une éternité, Victoire vit Teddy se remettre dans la bonne position et repartir de plus belle sous les acclamations de la foule. Elle relâcha le souffle qu'elle retenait jusque-là et se laissa tomber sur les gradins. Par Merlin, si elle voyait Fred, elle allait lui passer un sacré savon !

Les poursuiveurs des deux équipes s'élancèrent soudain dans le ciel dans une course effrénée à la poursuite du Vif d'Or, et après quelques instants le jeune joueur Poufsouffle parvint à mettre la main sur la petite balle, sonnant ainsi la fin du match et la victoire écrasante des blaireaux. Victoire se leva alors d'un bond et sauta dans les bras de son amie, qui était bien trop étonnée pour dire quoi que ce soit. La jeune Weasley avait les yeux brillants d'une joie à peine contenue et son sourire franc était éclatant.

Les joueurs de Poufsouffle firent alors un tour de stade sous les applaudissements de toute l'école et lorsqu'il passa devant elle, Teddy fit un léger clin d'œil dans sa direction suivit d'un de ses plus beaux sourires. La jeune blonde resta un instant interdite alors qu'une vague de frisson remontait lentement le long de son dos. Elle avait le visage en feu et le cœur qui tambourinait dans sa cage thoracique pourtant elle avait l'impression qu'elle ne s'était jamais sentie aussi heureuse. Elle reprit lentement ses esprits, émergeant de la bulle de bonheur et d'euphorie dans laquelle elle était plongée et tomba sur le regard interrogateur de son amie. Elle lui promit de répondre à ses questions plus tard et l'entraina à sa suite en rigolant vers la sortie du stade.

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La jeune métisse était stupéfaite. Elle n'avait jamais vu Victoire se comporter ainsi. Etre aussi insouciante et heureuse. La jeune blonde qui restait toujours élégante et maîtresse d'elle-même en toutes circonstances s'était transformée en adolescente épanouie et respirant la joie de vivre. Et ce en à peine quelques minutes ! Eileen avait bien sûr remarqué quelques changement chez son amie depuis que celle-ci avait commencé ses rendez-vous avec Teddy, mais jamais d'aussi flagrants ! Elle ne savait pas ce que Ted Lupin avait fait pour en arriver là, mais il avait enfin réussi à transformer Victoire en adolescente normale. Une adolescente amoureuse, si elle en jugeait par l'attitude de son amie.

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Victoire déambulait en souriant dans les couloirs de l'école en direction du dortoir de Poufsouffle. Rien ne pouvait perturber la bulle de bonheur qui l'enveloppait depuis le match de Quidditch. Pas même l'affirmation ridicule d'Eileen qui insinuait qu'elle était amoureuse de Teddy. La jeune fille avait bien remarqué que son cœur et son corps réagissaient un peu trop en présence du jeune homme, mais elle le se disait qu'elle le saurait si elle était amoureuse de lui. Cependant, après avoir nié fermement éprouver des sentiments pour le jeune Poufsouffle, elle avait déclaré à son amie qu'elle allait rendre visite à Teddy pour le féliciter. Eileen avait alors esquissé un sourire triomphant et Victoire avait failli renoncer à cette idée simplement pour pouvoir avoir raison. Son envie de voir le jeune garçon avait été plus forte et elle était finalement sortie dignement du dortoir des aigles pour se diriger vers celui des Poufsouffles.

Alors qu'elle débouchait sur un long couloir, elle entendit des bruits de voix et s'arrêta. Par Merlin mais que faisait-elle ? Elle qui détestait être l'objet de commérages allait en susciter encore plus grâce à sa visite au préfet-en-chef des blaireaux. Elle s'apprêtait à faire demi-tour lorsqu'elle aperçut Teddy, qui arrivait au bout du couloir. Il était entouré d'une horde d'admiratrice et se pavanait devant elles en leur faisant quelques clins d'œil et quelques un de ses sourires qui faisaient furieusement battre le cœur de la jeune blonde. Elle qui croyait qu'il ne les réservait que pour elle ! Une des jeunes filles se hissa alors sur la pointe des pieds pour faire un bisou sur la joue au jeune homme et il lui répondit par un sourire charmeur. Victoire resta un moment interdite à regarder le manège du jeune garçon alors tandis qu'une douleur sourde prenait place dans son cœur. Elle se réveilla de sa torpeur lorsqu'elle vit le coup de Teddy commencer à se tourner dans sa direction et s'empressa de déguerpir avant que le petit groupe ne l'aperçoive. Elle accéléra rapidement dans les couloirs, se mettant même à courir, le regard rivé au sol pour que personne ne puisse voir les petites larmes qui perlaient au coin de ses yeux.

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Elle regagna rapidement son dortoir, grimpa quatre à quatre les escaliers menant dans sa chambre et se recomposa un visage impassible avant de franchir le seuil de sa chambre. Elle monta dans son lit sans un regard pour la jeune métisse qui l'attendait patiemment. La jeune blonde tira alors les rideaux qui encadraient son lit et sorti sa baguette pour lancer un sortilège d'insonorisation. Elle se laissa alors tomber lourdement sur son lit, le visage enfoui dans l'oreiller et éclata en sanglot. Teddy s'était bien foutu d'elle, à lui faire croire qu'elle l'intéressait. Elle avait commencé à croire qu'elle était bien plus que son nom de famille, qu'elle était une personne qui valait la peine d'être découverte et voilà qu'il venait détruire toute cette confiance nouvellement acquise. Elle s'était laissée amadouer par ses beaux discours, lui avait même entrouvert la porte qui menait à son cœur et voilà où ça l'avait mené. Le jeune homme était exactement comme les autres.

Alors que ses sanglots se calmaient peu à peu, elle sentit le matelas s'affaisser légèrement à côté d'elle et deux bras chaux vinrent l'enlacer délicatement. Elle se tourna alors vers son amie et recommença à pleurer dans ses bras tandis que celle-ci lui caressait doucement les cheveux pour la calmer. Elle finit par s'endormir au bout d'un long moment passé à sangloter dans les bras de sa meilleure amie.

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Lorsqu'elle se réveilla quelques heures plus tard, Victoire se sentit encore plus triste et misérable que jamais. Elle se dégagea délicatement d'Eileen sans la réveiller, prit son oreiller et descendit dans la salle commune des aigles. La pièce était déserte et silencieuse à l'exception faite du bourdonnement du vent qui frappait les fenêtres de la tour. Elle s'installa dans un des nombreux canapés de la salle et s'emmitoufla dans une grosse couverture qui trainait par terre.

Elle resta un moment ainsi, à fixer la nuit étoilée qui s'étalait sur le dôme des Serdaigles, en réfléchissant à ce qu'il venait de se passer. Après quelques instants de réflexion, Victoire se fit la promesse de ne plus jamais laisser quelqu'un l'atteindre comme Teddy l'avait fait. Elle allait sagement retourner dans sa coquille et ne plus en sortir. Ted Lupin pouvait bien aller se faire foutre !

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Voili-voilou, j'espère que ça vous a plu.

Le petite Victoire est toute triste, même si elle jure ne pas être amoureuse de Teddy (encore son caractère de tête de mule)! Dites-moi ce que vous en avez pensé et je vous dis à dimanche prochain, ou à celui dans deux semaines.

Bonne semaine et joyeuses Pâques (youhou du chocolat).