Disclamer: les personnages ne m'appartiennent pas, certains sont à JK Rowling et d'autres à S. Meyer
Rating et avertissement:M. Maltraitance, notion de suicide, langage cru et peut-être un lemon par la suite. Cela se situe pendant les vacances d'été d'Harry Potter et le prisonnier d'Askaban et dans Twilight 3: hésitation. C'est un Harry/Jacob, donc slash!
Note: salut à tous! Nouveau chapitre, nouveau gros tourment dans l'histoire. Je pense que ce chapitre va vous plaire, et je l'espère en tout cas. Il est assez long. Bonne lecture:)
Remerciements: merci à tous pour toutes vos reviews, vos suivis, vos favoris... Je ne peux pas là répondre à vos reviews (promis je fais ça dans le prochain chapitre) et je veux vous poster le chapitre là, dans la minute et vous répondre me prend une trentaine de minutes. Enfin bref, grand merci à vous. Je lis toutes vos reviews et les voir, les lire me font beaucoup de bien et m'encourage un max. Merci merci. Promis, je réponds aux reviews du chapitre 2 dans le chapitre 4. Merci encore, merci et merci et merci. J'ai l'impression que mes mots sonnent vides mais je veux que vous sachiez que ça compte pour moi.
Gros bisous,
Prenez-soin de vous!
jetepromets
Chapitre 3
Potter reste dans sa chambre toute la soirée et il en aurait presque remercié Pétunia pour ne pas être venu le chercher afin de préparer le repas. Il ne peut plus bouger et il ne peut plus rien voir; alors il serait tombé peut-être mille fois, et il aurait sûrement percuté une centaine de meubles de la maison : alors Vernon l'aurait encore frappé, encore; parce que c'est un bon à rien incapable de foutre des assiettes sur une table et que ça, c'est pas quelque chose de normal.
Il est resté sur le sol de sa chambre toute la nuit, le visage en sang et des bleus sur son corps et son cœur un peu brisé. Il est resté là et il a juste entendu, pendant quelques secondes, le cri d'un loup déchirer le silence; et Potter, il peut vous dire que ça l'a un peu effrayé, sur le coup. Et peut-être que ce n'est pas le loup en lui-même qui a fait battre son cœur un peu plus vite et beaucoup plus fort; c'est son cri. Potter n'avait jamais entendu un cri pareil et pourtant, il en a toujours un en tête quand il ferme ses yeux la nuit et que les vieux souvenirs de quand il était gosse prennent le contrôle de son esprit. Il en a entendu beaucoup, Potter; des cris aussi douloureux que ça. Il a lui-même beaucoup crié, quand il était plus jeune et qu'oncle Vernon ne pouvait pas entendre sa voix portée par la rage du monde entier et de sa vie fait de coups et de bleus sur ses bras. Mais ce cris-là, il a touché Potter en plein dans son cœur et c'est peut-être pas une bonne chose parce que ça l'a brisé encore un peu plus. Pendant quelques secondes, le temps qui clignent des yeux et que ses cils humides touchent sa peau, il s'est vu en lui; il était au bord d'une falaise et il a crié de tous ses poumons pour que le monde entier entende sa douleur.
Mais pourquoi t'es aussi triste que ça ?
Ça fait deux jours que Potter a du mal à faire un pas devant l'autre au risque de se casser la gueule. La bonne nouvelle, au moins, c'est que Vernon n'a pas sorti sa ceinture de son jean pour le frapper à nouveau. La mauvaise, par contre, c'est que Potter avait atrocement et toujours aussi mal; et que ses lunettes étaient cassées, aussi.
Alors parfois, il ne voyait rien. Il les mettait quand même malgré la fissure sur leurs verres; il voyait mieux comme ça que sans elles alors il était d'une sorte assez obligé de les porter pour ne pas se cogner à chaque fois qu'il bougeait.
Mais même avec ça, Potter a du mal à faire la vaisselle et à faire toutes ces choses-là que Pétunia lui demande avec un air dédaigneux; parce que même si Harry ne voyait plus grand-chose, il pouvait sentir très très fort le regard haineux de sa tante sur lui. Ça ne le surprend même pas parce que tante Pétunia a toujours eu ce regard-là à chaque fois que ses yeux marrons regardaient les yeux un peu trop verts et beaucoup trop ressemblants à ceux de Lily Potter pour le bien d'Harry; mais Potter s'était habitué à tout ça. Et peut-être d'une façon ou d'une autre, il avait ressenti leur haine et il l'avait compris; Harry Potter est Harry Potter et sa magie est là avec lui alors qu'il ne devrait pas l'être et avoir tout ça.
Peut-être que si il n'existait pas, les Dursley l'auraient un peu apprécié.
Pétunia a fait quelque chose de bien pour une fois ce jour-là.
Vernon aurait sûrement pété une crise et casser tout autour de lui, s'il avait su mais il ne le savait pas et c'était tant mieux pour Potter.
Harry était en train de passer la serpillière quand Pétunia s'est approchée de lui. Elle avait quelque chose dans sa main et le regard encore plus dédaigneux et sa tête était très remontée.
Elle s'est raclée la gorge pour avoir l'attention de Potter.
-Tiens, avait-elle craché.
Pétunia lui tend l'objet en bois et Harry a presque du mal à le voir et à y croire tellement cet instant-là était surréaliste.
Sa baguette était entre les doigts de sa tante; mais fallait la dire vite, cette phrase. La femme avait pris un torchon afin de prendre l'objet magique pour ne pas que sa peau touche le bois. Elle avait un regard de dégoût à chaque fois qu'elle posait ses yeux dessus et son nez était retroussé.
-Pour que tu répares tes foutus lunettes, crachait-elle encore. Tu me fais n'importe quoi depuis ce matin et Vernon ne sera pas satisfait s'il reste encore de la poussière sur les meubles.
Pétunia avait rapproché ce truc-là afin que le gosse lui en débarrasse. Alors Potter prend dans ses mains fragiles le bâton en bois; et lorsque sa peau touche sa baguette, une douce chaleur se repend dans tout son corps et à chaque battement de son cœur, sa magie se glisse de sa tête jusqu'à ses ongles d'orteils. Il ne pouvait pas empêcher le sourire sur son visage.
Sa tante avait grimacé de dégoût, et elle s'était dépêchée de sortir de la pièce; mais avant de s'enfuir, elle a dit :
-Je te donne cinq minutes pour réparer ça : et seulement réparer. Si je découvre des choses anormales, Vernon en entendra parler.
Puis elle s'est enfuit, et Potter n'arrêtait pas de sourire.
Il tourne dans ses doigts sa baguette; il s'attarde dessus, la regarde et sourit pour au moins la millième fois. Il se sent presque bien, comme ça; sa magie bouillonne dans tout son corps et il se sent puissant. Et peut-être que quand on y réfléchi deux minutes, ce n'est pas une si bonne chose de se sentir comme ça; parce que Voldemort devait sûrement ressentir ça aussi. Mais lui, même si ça tord le ventre d'Harry de le dire, il était puissant; Potter, lui, les gens autour de lui disent qu'il est capable de très grandes choses et que c'est un gosse avec un potentiel magique incroyable. Le problème de Potter, c'est qu'il ne va pas à la bibliothèque comme Hermione et que ce n'est pas l'élève le plus attentif au monde. Mais Potter se débrouille plutôt bien, même sans ça. Ce n'est pas quelqu'un de con malgré les propos de Snape; Harry a un cerveau qui marche et sa magie qui chauffe. Il est très bien, mais il pourrait être mieux. Potter le sait; mais avait-il envie d'être mieux? En était-il capable, au fond ? Sûrement. Mais Potter, il savait; il ne veut pas être mieux parce qu'il a peur d'être trop bien. Et ça peut sonner arrogant, dit comme ça : mais ce n'est pas son style, à Potter; c'est un gars beaucoup trop modeste. Il a juste peur d'être trop bien comme Voldemort; au fond, Potter, ça l'effraie un peu, la puissance. Harry Potter a trop peur de perdre le contrôle et de détruire tout autour de lui; et c'est vraiment quelqu'un de trop gentil pour son propre bien. Mais ce n'est pas vraiment de sa faute, savez; Potter a trop peur de mal finir et de blesser le monde entier. Et peut-être même qu'il avait peur de blesser Vernon et Dudley; Potter est quelqu'un de trop gentil pour son bien, je vous l'ai dit.
Alors il sait très bien qu'il n'a pas le droit d'utiliser de la magie; il a toujours la Trace sur lui. Granger l'a sûrement dit une centaine de fois; elle l'a répété pendant deux ans en boucle dans les oreilles de lui et de Weasley. A chaque fois, Ron roulait beaucoup les yeux parce qu'il le savait déjà, tout ça; il a vécu toute sa vie dans la magie et Granger et Potter, ils ne savaient rien. Maintenant, Hermione sait tout et Potter connaît quelques petites choses; quand il est assez réveillé pour retenir tout ce que Granger dit.
Il avait déjà utilisé la magie en dehors de l'école; mais faut la dire vite cette phrase, encore. C'était l'année dernière et ce n'était pas vraiment lui; c'est Dobby et le gâteau lévité dans le ciel et atterri sur la tête de Mrs Mason. Il avait reçu un avertissement. Mais ici, là, maintenant : même si il n'avait pas le droit, il n'avait pas d'autre choix; puis, ce n'était que des lunettes, pas vrai ? Rien de bien méchant : il n'y avait aucun moldus autour de lui.
Alors Potter pose ses lunettes aux verres cassés sur une des commodes du salon; il a la formule en tête puisqu'il l'a beaucoup entendu : avec Hermione, d'abord, dans le train menant à Pourdlard puis avec Mr Weasley, à cause d'un trajet de cheminé qui ne s'est pas très bien passé, l'année dernière.
Harry s'écarte de quelques pas de la commode; et il essaie de se concentrer pour ne pas tout foutre en l'air; il y a toujours les coups de ceinture qui résonnent dans son esprit.
Il respire un coup et il essaie de canaliser et de calmer sa magie qui fait trembler ses doigts.
-Oculus Reparo, récite-t-il.
Et les verres cassés disparaissent : ses lunettes rondes se réparent; et Potter soupire de soulagement. Il a toujours peur que sa magie s'en aille et se déverse dans la pièce, et dans le pays, et dans le monde entier.
Il a peur.
Potter est allé rendre le bâton de bois à tante Pétunia.
Elle a regardé la chose comme s'il c'était le mal incarné; comme si un jour au l'autre, ça allait lui sauter au visage. Avant de la prendre dans ses doigts, elle a pris un bout de sopalin pour se protéger.
Mais Potter, il a quand même dit :
-Merci.
Il voyait mieux le monde.
Potter court comme si sa vie en dépendait; et peut-être que si, en fait.
Derrière, à quelques mètres, y'a des gosses de son âge qui rigolent et qui lui court après; la chasse au Harry a déjà commencé; il n'a pas eu le temps de foutre deux pieds dehors qu'on lui courait après.
Si Potter pouvait, il n'aurait jamais été sorti; il serait resté à l'intérieur de la maison en attendant la rentrée scolaire; mais t'as Vernon qui n'était pas de cet avis, évidemment.
Quand il est rentré de son travail et que la porte a claqué, les doigts de Potter ont commencé à trembler et son cœur battait plus fort. De dos, lorsqu'Harry était en train de faire la vaisselle, il a senti Vernon à la porte de la cuisine; et sa voix a brisé le silence.
Il a dit :
-J'ai pas envie de te voir, monstre. Va dehors.
Alors Potter est allé dehors.
Potter était dehors et Dudley et ses cons de potes aussi, évidemment. Dudley passe ses journées dehors avec eux; alors ce n'était pas vraiment surprenant, au final.
Potter était sur le pas de la porte de la maison, et ces cons ont débarqué; alors au départ, ils l'ont insulté : mais Harry a fait la sourde oreille parce qu'il en a l'habitude.
Mais ça c'est gâté quand Dudley a crié :
-Attrapez-le !
Et ça va faire presque une dizaine de minutes que Potter court comme si sa vie en dépendait.
Il a mal aux jambes; à cause des coups et des bleus d'abord, mais ça, vous devez vous en douter. Mais ses jambes commencent à le brûler très fort et il a du mal à respirer; l'air ne parvient plus à aller dans ses poumons. Il commence à avoir la tête qui tourne.
Il doit évider les branches et les arbres; ils sont allés tellement loin qu'ils se trouvent dans la forêt. Potter avait espéré les fuir grâce à la grandeur de ce lieu mais les potes de Dudley étaient assez nombreux –peut-être huit cons, y'avait – et ils avaient assez une bonne vue alors le corps très frêle d'Harry n'échappait pas.
Potter pense aux coups qu'il risque d'avoir s'il s'arrête; il se met à penser aux poings de Dudley sur son ventre, aux pieds de ses potes sur ses mollets, et ses larmes sur ses joues.
Il peut entendre les rires alors qu'il n'entend pas ses sanglots; il essaie de ne pas pleurer : et il ne pleure pas de peur, il pleure de douleur; il y a ici une grande différence à ne pas négliger.
Les potes rient, crient et parlent et jouent avec lui. Ils disent :
-Tu peux pas t'enfuir, Potter !
-Tu veux aller où, connard !
-Reviens, sale lâche !
-Potter, on arrive !
-Tu cours comme une fille, Potter !
-Potter, on est là !
Harry se prend une branche dans le pied.
Il tombe; il se ramasse par terre et les autres éclatent de rire. Il a sa tête au sol et il ne peut pas voir les regards mais il peut sentir les cons l'encercler en se rapprochant autour de lui; et ils rient très fort.
-Qu'est-ce qu'on fait, Dudley? Fait un mec, le sourire dans la voix.
Dursley ne répond pas tout de suite.
-On le frappe !
Et les coups tombent comme Potter s'est éclaté la gueule; il se protège le visage, quand même : mais toutes les autres parties de son corps sont à découverts : et les coups tombent.
Il se prend des coups dans les pieds et dans son ventre, et dans son dos, et dans son âme entière; il se prend tellement de coups que Potter a l'impression de ne plus pouvoir respirer : il a l'impression de mourir.
Les coups sont forts mais ils ne durent pas longtemps, bizarrement : ils ont duré quelques secondes, et ils s'arrêtent brutalement. Potter a son visage dans la terre alors il ne peut rien voir mais il entend un grondement aussi fort qu'était les coups. Alors les gosses se reculent; Potter peut le sentir.
Ils se reculent et Potter peut le sentir et entendre les feuilles bougées. Quelques cons poussent des couinements incroyables.
-Dud-dudley.. bégaye un gosse.
-Courez ! s'écrie une autre voix.
Des feuilles bougent et des corps s'en vont; et il y a juste le silence.
Potter respire un peu mieux; il a mal partout mais il est vivant.
Pourquoi était-il toujours vivant?
Dîtes-moi si la suite vous intéresse :) merci d'avoir lu:)
