Bonjour à tous !

J'espère que vous allez bien et que vous avez profité de cette semaine (enneigée pour vous ? Pour moi oui)

Je voulais vous remercier pour vos reviews, ça m'a fait tellement plaisir ! Je ne m'attendais pas à recevoir autant de commentaires positifs (en fait je n'en attendais pas vraiment XD) ça me touche tellement ! Du coup un grand merci à vous et pleins de bisous !

Un petit chapitre pas forcément long, mais que j'ai vraiment adoré écrire. Il correspond un peu à la saison, même s'il arrive deux semaines trop tard ! M'enfin, j'espère qu'il vous plaira !

N'oubliez pas de me donner vos avis ou vos idées pour de prochains chapitres

Bonne lecture


L'inconnue


L'heure approchait, les secondes s'étirant rapidement, tandis que le cœur du jeune homme s'accélérait de joie à l'idée que minuit approchait. Tout autour de lui, les gens riaient, dansaient, se tenaient la main ou se souriaient simplement. Le temps était à la fête, et la seule pensée qui occupait tous ces inconnus, c'est que bientôt l'horloge sonnerait le passage à la nouvelle année. 2017 s'annonçait comme une renaissance, Bellamy en était certain. Après les douze mois pourris qu'il venait de subir, il ne pouvait que se réjouir de laisser derrière lui ses derniers démons pour tout recommencer. En observant autour de lui, il tentait vainement d'apercevoir sa sœur, qui avait disparu depuis bientôt 20 minutes, à la recherche de son petit ami, Lincoln. Il voulait absolument que ce soit elle qu'il embrasserait la première. Sa sœur, celle qu'il avait pratiquement élevée depuis la mort de leur mère, 6 ans plus tôt. Mais à 22 ans, la jeune femme commençait à prendre son envol, doucement mais sûrement. Et lui, il avait du mal à l'accepter, même si, en secret, il se réjouissait de la nouvelle liberté que prendrait sa vie. Mais il ne pouvait décemment pas fêter la nouvelle année correctement sans elle, c'était bien trop dur à imaginer, comme un préquel à une séparation douloureuse.

Se levant sur la pointe des pieds, Bellamy observait la foule qu'il surplombait. Où était passée cette satanée Octavia ? Elle lui avait promis d'être de retour très bientôt ! Il sortit son téléphone et chercha dans sa messagerie la conversation avec sa sœur, puis lui écrivit un message :

Bellamy : « Tu es où, O ? Il est minuit dans 3 minutes ! »

Mais il comprit rapidement qu'elle n'était pas sur son téléphone en ce moment précis. En soupirant, il décida de laisser tomber et de rejoindre ses amis. Quitte à ne pas fêter la nouvelle année avec Octavia, il n'allait certainement pas le faire seul !

Il rejoignit son groupe, qui était composé de 4 personnes : Jasper, Monty, Murphy et Raven. Ses 4 amis d'enfance dansaient tous ensembles et lui crièrent dessus pour qu'il les rejoigne, ce qu'il fit sans se faire prier trop longtemps, oubliant l'espace d'une seconde sa sœur qui avait clairement zappé sa présence. Ou alors elle le cherchait mais ne le trouvait pas…

- Attention ! Plus que 30 secondes !

Tous s'arrêtèrent de danser et se mirent en cercle. Dans la place, sous la tour Eiffel, la plupart des gens firent de même, prêt à se souhaiter une bonne année.

Bellamy : « Bon, du coup j'imagine qu'on fêtera pas 2017 ensemble. Du coup je te souhaite une très bonne année, et je t'embrasse. Je t'aime fort O ! »

Puis il rangea son téléphone pour commencer le décompte avec ses amis :

- 10 ! 9! 8 !

Un bip à peine perceptible lui fit baisser la tête, et, surpris, il vit qu'il venait de recevoir un nouveau message :

Octavia : « Désolée de te décevoir, mais ce n'est pas Octavia. J'ai trouvé ce téléphone par terre, elle l'a peut-être perdu… Bref, du coup une bonne année à toi aussi ! C.

- 3 ! 2 ! 1 !

- BONNE ANNEE !

Les cris déchirèrent la nuit, et les gens autour de Bellamy commencèrent à se prendre dans les bras, se souhaitant tous les vœux de bonheur pour l'année 2017. Jasper s'approcha de son ami, et le bouscula avec l'épaule.

- Hey, le geek ! Laisse ton téléphone et vient donc fêter avec nous !

En souriant, Bellamy obtempéra et vint embrasser tous ces amis. Mais malgré tout, il ne parvenait pas à oublier cet étrange message. Qui était ce C. ? Est-ce qu'Octavia allait bien ? D'une certaine façon, ça ne l'étonnait pas, la jeune femme perdait toujours ces affaires, ce n'était pas la première fois. Pourtant, comme d'habitude, il ne parvenait pas à oublier cette petite pointe d'inquiétude au creux de son ventre. Il était pire qu'une maman poule ! Désolant !

Bellamy : « Merci ! Qui es-tu ? »

Il ne parvenait pas à comprendre pourquoi il continuait cette discussion. Peut-être parce qu'il trouvait cela amusant, parce qu'il avait aimé l'aplomb de cette personne à lui répondre. Et aussi parce qu'il ressentait un petit frisson qu'il ne parvenait pas à définir. Excitation ? Frustration ?

Octavia : « Je vais laisser planer le mystère. Par contre, moi je sais qui tu es ! Très jolie photo ! Tu diras à ta sœur de mettre un code à son téléphone la prochaine fois »

Bellamy sourit en voyant la photo que l'inconnu lui avait envoyé. La personne devait sûrement avoir compris qui il était grâce à sa photo de profil de la messagerie et avait fouillé dans la galerie d'Octavia, ressortant une photo qui datait de quelques semaines. Lui et Octavia faisant des grimaces devant la caméra. Il lui avait demandé de supprimer ces photos pour que personne ne les trouve, puis avait abandonné après le long discours d'Octavia qui lui disait clairement que personne d'autre qu'elle ne pouvait fouiller dans le téléphone. Ça aurait été vrai si elle s'était enfin décidée à mettre un code pour verrouiller son portable.

Octavia : « Si tu veux, on peut se donner un point de rendez-vous pour que je te rende son téléphone. Je suis sous la tour Eiffel »

Bellamy : « J'y suis aussi. Si tu veux qu'on se retrouve, il va falloir me dire à quoi tu ressembles.

Il regardait tout autour de lui, prêt à apercevoir cet inconnu, sans avoir la moindre idée de qui il s'agissait. Il ignorait même si c'était une fille ou un garçon.

Octavia : « Pas besoin, moi je sais à quoi tu ressembles. »

Bellamy : « Tu sais que ça fait légèrement psychopathe ce que tu me dis? »

Il avait beau dire cela, en réalité il rigolait intérieurement. Avec son travail de policier dans la criminel, il n'avait pas réellement peur de grand monde.

Octavia : « Ne t'inquiète pas, avec mon mètre 63, je ne vais pas pouvoir tenter grand-chose contre toi. «

Il leva un sourcil devant ce message. L'inconnu devait vraisemblablement être une fille, même si bien-sûr, il pouvait encore s'agir d'un homme de petite taille. Mais, par instinct peut-être, Bellamy envisageait plus une demoiselle. Ils se donnèrent rendez-vous sous l'un des pieds de la tour Eiffel.

- Les gars, intervint Bellamy vers son groupe d'amis, je reviens tout de suite.

Les autres hochèrent la tête et reprirent les festivités, sans trop se préoccuper du jeune homme. Il était assez grand pour se débrouiller tout seul !

Il fondit donc la foule en direction du point de rendez-vous, sondant tous les gens qu'il croisait pour essayer de trouver l'inconnue. Était-ce cette petite brune qui le fixait avec intention ? Non, elle ne semblait pas bouger, pas comme elle l'aurait fait si elle lui avait parlé par message. Ou alors la rousse, aux cheveux noués en chignon ? Mais elle était trop grande pour que ce soit cette mystérieuse inconnue.

Octavia : « C'est bon, je te vois »

Mais lui ne voyait rien du tout. Lorsqu'il arriva devant le pied de l'édifice, il vit trois personnes. Deux d'entre elles le regardait fixement. La première était un homme, de petite taille. Il tenait dans sa main un téléphone, et Bellamy ressentit un gros malaise, en pensant qu'il s'agissait peut-être de lui, qu'il pouvait être l'inconnu – il se trouvait bien loin de l'inconnue mystérieuse qu'il avait imaginé. Se rendant compte de la déception qui l'habitait, Bellamy se dirigea malgré tout vers lui, en soupirant. Pourtant, quelqu'un cria son nom derrière lui, et il se retourna.

Une blonde courrait dans sa direction, juste derrière lui. De petite taille, elle portait néanmoins des talons, larges mais qui empêchaient quand même une démarche assurée. De plus, sa robe noire ne devait pas être des plus confortable pour courir. Elle répéta encore le nom de Bellamy, en lui souriant.

Il ne la connaissait pas, ne l'avait jamais vue, et dans son cœur, il ressentit un immense coup, comme s'il s'était arrêté de battre, l'espace d'une seconde, avant de repartir au triple galop.

- Bellamy, dit une dernière fois la blonde. Ouf ! Je n'étais pas sûre que c'était toi, souffla-t-elle alors qu'elle s'arrêtait en face de lui.

- C'est toi, la mystérieuse inconnue qui trouve un téléphone par terre et répond aux messages ?

La jeune fille piqua un fard, et d'un geste sûrement répété des dizaines de fois par jour, remis une mèche de cheveux en place, juste derrière son oreille.

- Ça se pourrait. Tiens, continua-t-elle en tendant un téléphone.

Il était parfaitement reconnaissable grâce à la coque en forme de lapin rose, doté de longues oreilles bien voyantes. Bellamy se moquait toujours d'Octavia, la traitant d'enfant. Mais aujourd'hui, il était plutôt content de reconnaître cette fourre.

- Merci, dit-il en lui offrant un petit sourire. Ma sœur sera contente de ne pas avoir à s'en racheter un.

- Je t'en prie, c'est normal. Et je dois avouer que ça m'a bien fait rire.

Ils se turent et un petit silence gêné s'installa entre eux. Bellamy prit le temps de l'observer, de la détailler.

C'était une jolie femme, à la peau très claire, peu maquillée mais qui avait un charme naturel que les fards n'auraient servi qu'à ternir. Ses cheveux blonds, attachés grâce à deux mèches en arrière dévoilaient de très beaux yeux très clairs, bleus, comme Bellamy n'en voyait que très rarement. Il se dit qu'elle devait avoir froid, dans cette petite robe noire, vêtue seulement d'un blouson en cuir, et avec de simples collants couleurs chairs. Mais le temps était particulièrement clément en cette période, et Bellamy en était bien content. Sinon, il n'aurait jamais pu l'observer comme il le faisait à cet instant.

Un raclement de gorge le ramena à la réalité, et il comprit qu'il n'avait pas été très discret.

- Bon, murmura la jeune femme. Je vais retrouver mes amis. Ce fut une rencontre très agréable.

Sans attendre de réponse, elle tourna les talons et commença à s'éloigner doucement. Bellamy, encore sous le charme de cette blonde hypnotisante, mit un certain temps à réagir, avant de s'écrier à travers la foule :

- Attend ! Dis-moi au moins comment tu t'appelles !

La jeune femme se retourna, et tout en continuant à marche, à reculons, lui cria quelque chose qu'il peina à comprendre.

- Clarke !

Ce fut le seul mot qu'il réussit à capter, et qu'il grava au fond de son cœur. Clarke. Son prénom sûrement. Il regarda la belle inconnue disparaître à travers la foule, comprenant qu'elle ne resterait qu'une femme à peine croisée, un regard échangé.

...

Une semaine s'était écoulé, et Bellamy était assis à une table, dans un petit café, mangeant sa salade en lisant le journal. Il s'était réfugié à l'intérieur du local, n'ayant pas le courage de manger dehors comme il le faisait habituellement pendant ses pauses, le froid glacial dévorant ses joues. Depuis la soirée du nouvel an, il ne cessait de penser à Clarke, la jeune femme qui avait retrouvé le téléphone d'Octavia. Régulièrement, il s'insultait en se demandant pourquoi il ne lui avait pas demandé son numéro de téléphone. Désormais, toutes les jeunes femmes blondes qu'il croisait se retrouvaient scrutées dans l'espoir de reconnaître ces yeux bleus si incroyables. Mais il n'y parvenait pas. Au bout de trois jours, il avait commencé à laisser tomber, même si dans ses songes les plus refoulés, il imaginait sans cesse leur retrouvailles.

Il était perdu dans les nouvelles du jour lorsqu'un message provenant de son téléphone le sortit de ses pensées. Surpris, il vit qu'il provenait d'un numéro inconnu :

? : « Salut ! Oui, je sais, j'ai mis un long moment avant de me manifester. Mais j'avais peur que tu me prennes pour une idiote, que tu ne répondes pas. Et puis j'ai réfléchi et je me suis dit que je devais ranger mon égo et me jeter à l'eau. Alors j'espère que tu ne m'en voudras pas d'avoir gardé ton numéro, et que tu ne me trouveras pas complètement folle (bien que je le sois un peu). En tout cas, sache que j'aimerai bien te revoir une fois, même si en écrivant ces mots que j'ai effacé au moins 10 fois, je me sens complètement ridicule. Bref, quoi qu'il en soit, je te souhaite une bonne journée. Clarke.

Sans même s'en rendre compte, Bellamy souriait de plus en plus.