Bonjour à tous ! Tout d'abord, un petit mot d'excuse pour ne pas avoir posté la semaine passée. Mais j'ai tellement eu à faire pour mes cours que je n'ai pas réussi à trouver le temps d'écrire. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop ! Et, si j'y arrive, pour me faire pardonner, je vais essayer de poster un autre chapitre mercredi !

J'espère que cela va vous plaire !

Bonne lecture !


L'inconnue, suite


Clarke marchait dans la rue, ses talons claquant régulièrement contre le bitume. Les nuages qui assombrissaient encore plus cette fin d'après-midi l'inquiétaient : Elle n'avait pas pris de parapluie, et craignait de se faire mouiller si les gouttes se mettaient à tomber. Elle avait rendez-vous, et elle ne souhaitait pas qu'une averse vienne gâcher sa coiffure.

Il était 16h30, et elle devait retrouver l'inconnu de nouvel an dans un café, qu'elle ne connaissait pas. La rue qu'il lui avait indiquée était bordée de petites échoppes, et elle reconnut rapidement le nom : L'arche. En pénétrant dans le bâtiment, une petite musique suivant chacun de ses pas, la jeune femme jeta des regards frénétique autour d'elle pour retrouver les boucles brunes de Bellamy. Un mélange de peur et de joie l'habitait, ce cocktail la rendant quelque peu nauséeuse, tandis qu'une boule grossissait dans son estomac. Il n'y avait pas à dire, les premiers rendez-vous, ce n'était pas son truc !

Elle se rappelait encore comme elle avait stressé lorsqu'elle lui avait envoyé ce message, trois jours auparavant, ayant peur qu'il ne la prenne pour une cinglée, ou qu'il ne lui réponde pas. D'ailleurs, en voyant son nom s'afficher sur l'écran de son téléphone, son cœur avait tressaillit, et il lui avait fallu un petit moment avant d'oser lire le message. Et si il ne voulait pas la voir ? Et si il se moquait d'elle ? Incapable de réfléchir correctement, elle avait lu le message dans un état second. Et la voilà aujourd'hui, dans ce petit café, à la recherche d'un homme rencontré quelques secondes à peine.

- Clarke ?

La voix la fit sursauter, et elle se retourna vivement, pour l'apercevoir, assis sur une chaise, dans l'un des coins le plus tranquille du café. Bellamy se leva, et l'espace d'une seconde, hésita.

La jeune femme mit ce temps à contribution pour l'étudier, puisqu'elle n'avait pas pu le faire le jour de leur rencontre, à cause de l'obscurité. Il était grand, bien plus qu'elle, ce qu'elle avait déjà pu remarquer. Bien bâti, il était vêtu d'une simple chemise grise et d'un jean noir. Mais ce qui attirait le plus l'oeil de Clarke, en dehors de ses cheveux artistiquement décoiffés, c'était son visage. Il avait quelque chose qu'elle ne parvenait pas à qualifier, comme une sensation de bien-être qu'elle ressentait au plus profond d'elle. Tout en lui démontrait qu'il était quelqu'un de profondément gentil. Ou peut-être que c'était juste elle qui s'imaginait déjà monts et merveilles !

Les deux se ressaisirent une seconde, et, d'un commun accord, s'avancèrent l'un vers l'autre, quelque peu gêné.

- Salut, dit-elle timidement, lorsqu'elle arriva à sa hauteur.

Elle remarqua les tâches de rousseur qui parsemaient le visage du jeune homme, et son cœur, une fois de plus, s'accéléra – elle adorait les tâches de rousseur !

- Salut, répondit Bellamy, en hésitant, avant de lui faire la bise.

Sa joue était légèrement rugueuse, mais sa peau brûlante. Clarke devina qu'il stressait autant qu'elle, et cela la rassura, amusée de voir dans quel état ils se mettaient.

Ils s'installèrent devant la table, l'un en face de l'autre, et alors qu'une serveuse venait prendre leur commande, ils se jetèrent de petits regards en coin, espérant tous les deux être discret sans l'être du tout.

- Je suis content que tu m'aies envoyé un message, dit finalement Bellamy, coupant le silence qui s'installait avant qu'il ne devienne gênant.

- Tu ne m'as pas prise pour une folle ? Ironisa Clarke, tout en étant complètement sincère.

Les deux émirent un petit rire gêné, en se rappelant l'échange de texto qui avait suivi.

- Pas du tout, la rassura Bellamy. Si j'avais eu ton numéro, je t'aurais appelée encore plus rapidement.

Clarke sentit son visage rougir, ce qu'elle essaya par tous les moyens de cacher. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas ressenti cela ! Même si elle avait du mal à se l'avouer, elle ressentait quelque chose de fort pour lui, quand bien même elle ne le connaissait pratiquement pas !

- Alors, comment ta sœur a-t-elle réagi en découvrant la disparition de son téléphone ? Demanda Clarke, dans une tentative désespérée de changer de sujet.

Elle apprécia les petites fossettes qui se creusaient dans les joues du jeune homme lorsqu'il souriait. Et Clarke remarqua rapidement la lueur qui s'allumait dans ses yeux. Si elle avait déjà compris à quel point Bellamy était attaché à sa petite sœur, le voir comme cela lui réchauffait le cœur.

- En fait, elle ne l'avait même pas remarqué. Octavia est tellement tête en l'air qu'elle est capable d'oublier sa propre tête sans même s'en rendre compte ! Et puis, elle était avec son petit ami, alors je suis certain qu'elle ne pensait même plus à son téléphone.

- Hé bien, ça nous fait un point commun, s'exclama Clarke, en se redressant sur sa chaise. Il m'arrive régulièrement d'oublier des choses !

Le temps passa rapidement, tandis que les deux parlaient, sans même se rendre compte que dehors, la lumière du jour commençait à décliner à mesure que le soleil descendait dans le ciel. Clarke était tellement concentrée sur Bellamy qu'elle ne vit pas non plus le café se vider petit à petit, jusqu'à ce qu'ils ne soient seuls. Mais le reste importait peu, tout ce qui comptait pour elle à présent, c'était la conversation qu'elle tenait avec lui, leur main qui se rapprochait petit à petit l'une de l'autre par-dessus la table, geste complètement spontané qu'aucun des deux n'avaient commandité. Elle avait appris beaucoup de choses sur lui : Qu'il avait perdu sa mère quelques années auparavant, et qu'il avait dû s'occuper de sa petite sœur, ce qui expliquait clairement pourquoi il tenait autant à Octavia, que même si sa passion était l'histoire, et qu'il voulait en faire son métier, il avait dû abandonner ses études, et s'était enrôlé dans l'armée pour pouvoir subvenir à leurs besoins. À présent, il avait terminé son engagement, et puisqu'Octavia commençait à travailler, il avait repris le chemin de l'université. Qu'il était allergique aux chats, ce à quoi Clarke exprima à quel point elle était désolée pour lui, de ne pas pouvoir connaître la joie de se faire réveiller à 4h du matin par un oiseau à moitié mort. Il rigola à ces mots. Qu'il était content que 2016 soit terminé, car elle avait été une année compliquée, sans qu'il entre plus dans les détails. Il se livrait avec facilité, comme s'il la connaissait depuis toujours, sans gêne apparente, comme s'il savait que jamais elle ne le jugerait.

Et en retour, la jeune femme fit de même, bien qu'elle avait toujours du mal à livrer ses sentiments. Mais avec Bellamy, elle se sentait en confiance et ressentait comme l'envie de tout lui raconter. Depuis la mort de son père, 10 ans plus tôt, alors qu'elle n'avait que 13 ans, les disputes perpétuelles avec sa mère, son émancipation, dans l'idée de quitter le cocon familial pour partir étudier l'art à Paris, sa relation avec Lexa… Mais malgré tout, elle ne put lui raconter la fin de cette histoire là, bien qu'elle fut sûre qu'il en avait compris la couleur. C'était encore trop douloureux !

- Je suis navrée, mais nous allons devoir fermer.

Ce fut la serveuse, l'air légèrement gênée de les déranger, qui les sortit de la transe dans laquelle ils étaient tombés. En reprenant leurs esprits, ils se rhabillèrent et Bellamy laissa quelques pièces sur la table, sans écouter les protestations de Clarke, qui finit par capituler. Pour rien au monde, elle n'aurait avoué qu'elle trouvait ce geste extrêmement romantique, bien qu'il ne soit pas du tout en accord avec son côté féministe. Mais pour Bellamy, elle allait accepter de laisser ses convictions de côté, du moins jusqu'à la prochaine fois !

Clarke suivit le jeune homme à l'extérieur, ne sachant trop quoi dire. Ils marchèrent quelques secondes en silence, tentant tous les deux de trouver quelque chose d'intelligent à se dire, un peu gêné. Finalement, ils s'arrêtèrent devant une intersection.

- Ma voiture est parquée là, dit Clarke en montrant le chemin de gauche.

Bellamy hocha la tête, et regarda une seconde la route, comme s'il réfléchissait.

- J'habite de l'autre côté, murmura-t-il finalement en désignant le côté droit.

Clarke comprit qu'il avait hésité à la raccompagner jusqu'à sa voiture, et dans sa poitrine, son petit cœur d'artichaut fondit quelque peu.

- Bon, reprit-il, en se balançant légèrement. Merci pour cette soirée, c'était vraiment…

Il ne finit pas ses mots, sûrement parce que lui même ne savait pas trop ce qu'il voulait dire. En souriant, Clarke avança d'un pas vers lui.

- C'était vraiment super ! J'espère qu'on pourra se revoir ! De toute façon, tu as mon numéro maintenant, alors tu n'as plus d'excuse pour m'ignorer !

En prenant un air scandalisé, Bellamy posa sa main sur son cœur, comme s'il venait de se faire poignarder.

- Moi, t'ignorer ? Jamais ! Je te promets que je vais tellement pas t'ignorer que tu vas te sentir harcelée !

Il leva la main, comme s'il venait de proclamer un serment. En le voyant aussi solennel, Clarke éclata de rire. Sans crier gare, elle vit Bellamy se baisser vers elle rapidement, et poser ses lèvres sur les siennes, la faisant taire instantanément. d'abord surprise par l'aplomb dont Bellamy faisait preuve, elle resta sans bouger, interdite. Le jeune homme se redressa face à son manque de réaction, et dans ses yeux, elle vit une lueur de déception briller.

- Je… Eu… Je suis désolé, je pensais que…

Mais elle ne lui laissa pas terminer sa phrase, et se mit sur la pointe des pieds pour atteindre son visage, l'embrassant plus vivement. Les yeux fermés, elle le sentit poser ses mains sur son cou pour la rapprocher de lui, et elle laissa ses propres doigts se perdre dans les cheveux bouclés. Ce baiser fut bref, mais en s'éloignant un peu de lui, la jeune femme se retrouva à bout de souffle, le cœur prêt à exploser dans sa poitrine.

- Alors, tu n'oublieras pas de m'appeler ? Dit-elle en l'embrassant très rapidement sur la joue, avant de prendre le chemin de sa voiture, marchant le plus vite possible.

À deux mètres, elle se retourna et vit que Bellamy l'observait. La lueur du néon lui montrait qu'il souriait à s'en décrocher la mâchoire. Sans pouvoir s'en empêcher, elle fit de même, et en gloussant telle une collégienne, reprit son chemin !

Il ne fallut qu'une heure à Bellamy pour lui envoyer un message, à peine le temps que Clarke rentre chez elle, et se pose sur son canapé, un sourire flottant encore sur ses lèvres. Cela faisait plus de 2 ans qu'elle n'avait pas ressenti cela, et elle avait oublié à quel point c'était agréable ! Le son caractéristique de son téléphone lui annonçant un nouveau message la fit bondir jusqu'à son sac à main, en espérant un message de sa part ! Et elle ne fut pas déçue en voyant son nom s'afficher sur l'écran d'accueil :

« Tu vois ? Je commence déjà à te harceler… J'espère que c'était assez rapide pour toi ? Bref, quoi qu'il en soit, je voulais te dire que j'ai passé une excellente soirée, et j'espère que c'était pareil pour toi. En fait, j'ai déjà envie de te revoir (c'est grave docteur?). Je sais que je ne devrais pas dire ça, parce que ça va très certainement te faire flipper, mais je n'ai pas envie de le garder pour moi : Quand je suis avec toi, ou même quand on discute simplement par message, ça me fait ressentir des trucs que je suis même pas capable d'expliquer. En fait, je me sens bien, c'est tout. Avec toi, c'est facile, c'est simple et surtout, c'est génial ! Bref, après ce message qui va sûrement finir de te convaincre que je suis un fou furieux, j'espère te revoir bientôt! »

(31 décembre 2017)

- Vous avez vu Clarke ? Jasper, est-ce que tu as vu Clarke ? Non ? Et toi Maya ? Sérieusement, personne ne l'a vue ? Mais il est bientôt minuit, il faut bien que je la trouve !

Cela faisait bien 5 minutes que Bellamy courrait un peu partout dans le but de retrouver sa petite amie. Aucun de ses amis ne semblaient l'avoir vu, et il ressentait comme une impression de déjà-vu, bien que cela ne l'amusait pas franchement. Il avait envie de faire le décompte avec Clarke, mais il n'avait aucune idée de l'endroit où elle pouvait être !

Tout le monde était réunis sous la tour Eiffel, exactement au même endroit qu'un an plus tôt, à l'exception de Lincoln et Octavia, qui avait décidé de le fêter chez eux, ayant emménagé très récemment ensemble. Malgré leur invitation à le passer avec eux et les amis de Lincoln, Bellamy avait décliné l'offre, car il voulait retourner à cet endroit symbolique à ses yeux.

Mais encore une fois, il avait l'impression de passer pour le dindon de la farce, à chercher la blonde, comme il avait cherché sa sœur l'an passé. En jetant un œil à son téléphone, il vit qu'il avait un nouveau message, d'un numéro inconnu :

« Rendez-vous sous le pied de la tour Eiffel. C. »

Il poussa un petit soupir, tout en sentant un sourire naître sur ses lèvres, incapable de le retenir. Décidément, cette soirée s'annonçait pleine de surprises ! Il partit donc en direction du point de rendez-vous, en regardant autour de lui, dans l'espoir de voir Clarke. Et comme prévu, elle l'attendait à l'endroit exact où ils s'étaient vu pour la première fois. En l'apercevant, elle lui offrit un petit sourire un peu moqueur, en serrant autour d'elle sa veste, la nuit étant bien plus froide que l'année précédente.

-Apparemment, on m'a donné rendez-vous ici, déclara Bellamy en arrivant devant elle. Une inconnue nommée « C. ». Peut-être pourriez-vous m'aider à la trouver ? Demanda-t-il en jouant le jeu.

- Qu'est-ce qu'il te fait dire que c'est une inconnue ? Peut-être que c'est un homme ?

- Parce que, si c'est un homme, je pars tout de suite ! Je préfère mille fois rencontrer une fille, je ne sais pas, blonde peut-être ? Et puis, si elle pouvait avoir les yeux bleus et être toute petite, ce serait encore mieux !

Il ria alors que Clarke lui donna un coup de point énergique dans l'épaule.

- Je ne suis pas toute petite !

Il la fit taire en se penchant vers elle pour l'embrasser, sentant la jeune femme sourire tout contre lui.

- Donc toi, tu embrasses les inconnues comme ça, sans même leur demander leur prénom ? S'amusa Clarke en écartant son visage de son petit ami pour le regarder.

- Quand elles sont aussi sexy que celle que j'ai devant moi, leur prénom m'est complètement égal !

Ils rirent de plus belle, alors que Bellamy serrait la jeune femme contre son torse, la tête enfuie dans la chevelure blonde qui sentait bon la fraise.

- D'ailleurs, demanda-t-il, la voix un peu étouffée par les boucles de la jeune femme, il était à qui le téléphone qui m'a envoyé ce message ? Je ne connaissais pas ce numéro.

- Aucune idée, c'était une fille. Je lui ai dit que je ne retrouvais pas mon portable et que je devais envoyer un message à mon petit ami de toute urgence. D'ailleurs, tu vas me donner tout de suite ton téléphone, que j'efface ce numéro ! Je connais assez bien tes tendances à revoir les inconnues qui t'envoient des messages !

Bellamy rit de plus belle, mais obtempéra, et la regarda, souriant, effacer le message de cette personne. Il la vit revenir sur l'application « horloge ». Il ne restait que 30 secondes avant que minuit ne sonne.

Ils se regardèrent dans les yeux, toujours collé l'un à l'autre.

Bellamy n'arrivait pas à croire qu'il avait pu tomber sur une fille comme elle ! Cela faisait déjà un an qu'elle partageait sa vie, et il en était toujours aussi amoureux, comme s'il ressentait encore et encore, jours après jours, le coup de foudre qui lui était tombé dessus la première fois qu'il l'avait vu, à l'endroit exact où ils se trouvaient en cet instant précis.

- Je t'aime !

Il sortit ces mots alors que les gens autour de lui commençait à faire le décompte. Clarke sourit et se mit sur la pointe des pieds, soufflant quelque chose à son oreille :

- Moi aussi je t'aime.

Il frémissait toujours autant en entendant ces simples paroles, bien qu'elle les ait répétés un nombre incroyable de fois, peut-être parce qu'il savait à quel point il avait été difficile pour la jeune femme de les dire, après le décès de sa petite amie, deux ans auparavant. Il savait que ces simples syllabes avaient une signification particulière aux yeux de la blonde, et il se sentit particulièrement privilégiés de savoir qu'elle les lui disait à lui, et uniquement à lui.

Alors que des « Bonne année ! » fusaient dans tous les sens, il les répéta à l'oreille de la jeune femme et l'embrassa tendrement, souhaitant intérieurement, une année exactement pareille à celle qu'il venait de vivre !


Voili voilou ! J'espère que ce chapitre vous aura plu.

Comme vous l'aurez remarqué, j'adore écrire dans ce style, très romantique (c'est pas ma faute, je suis complètement fleur bleue !). Mais je sais que ce style ne plait pas à tout le monde, ou du moins, pas en trop grande quantité. J'ai aussi envie d'aborder des thèmes plus "durs". Donc, si vous avez des idées à me proposer, n'hésitez pas !

Sur ce, à tout bientôt et bonne semaine !

Bises

Réponses aux reviews :

Laurianne : Déjà, un grand merci pour ta review, ça me fait super plaisir ! C'est toujours rassurant quand on reçoit ce genre de message, ça montre que les gens aiment ma manière d'écrire. Je ne sais pas si ce chapitre a ce que tu voulais, mais sache que je compte en faire d'autre qui, je l'espère, te plairont encore plus ;) Encore une fois, merci beaucoup =)