Bonjour à tous! j'espère que vous allez bien !

Je vais commencer - on ne change pas les bonnes habitudes hein ? - par m'excuser de mon absence. A vrai dire, j'ai beaucoup de mal à écrire ces derniers temps à cause de mes études. Je dois rendre un travail de maturité dans peu de temps et j'ai beaucoup de mal à l'écrire. Du coup je me concentre surtout dessus.

Et puis, comme j'ai mes examens en juin - et que je suis en train de ramer à fond - je risque d'être encore très irrégulière. Je vous prie de m'excuser, même si je sais que vous comprendrez. En tout cas, je n'abandonne pas cette histoire, mais je ne me donne plus de dates ou de planning, comme ça, plus de pression ! Quand j'y arriverai, je posterai, dès que j'aurai de l'inspiration :)

En tout cas, merci beaucoup pour tous vos messages, ça me touche énormément !

Oh ! Et je tiens à précisez que comme je n'ai aucune expérience (vous comprendrez en lisant) là-dedans, et que je me base uniquement sur quelques témoignages trouvés sur internet, il se peut qu'il y ait quelques incohérences. Je n'espère pas, mais si jamais ne m'en voulez pas !

Allez, bonne lecture


Arrivée en fanfare


Clarke regardait face à elle, assise sur les toilettes de sa salle de bain, de la musique sortant de son téléphone posé sur le meuble à ses côtés. Elle était encore en pyjama, vêtue d'un short blanc et d'un simple top bleu marine. Ses cheveux étaient en bataille, puisqu'elle ne les avait pas coiffé après s'être réveillée.

Il lui avait fallu un certain temps avant d'oser le faire. Plusieurs jours pendant lesquels elle avait réfléchi à s'en faire griller les neurones. Et si c'était vrai ? Qu'allait-il arriver ? Allait-il partir ? Ou était-ce une bonne nouvelle ?

Il fallait attendre trois minutes pour être fixé, et pour tenter d'évacuer le stress qui l'habitait, elle avait mis sa chanson préférée, « Shape of you » qu'elle écoutait sans cesse depuis deux semaines. Elle savait qu'à la fin de la musique, que dès que les notes cesseraient, elle devrait regarder et elle serait fixée.

Il faisait chaud dans la salle de bain. Sur le mur en face d'elle, il y avait une tâche de quelque chose qu'elle ne parvenait pas à identifier. Fond de teint ? Non, trop foncé. La poudre qu'elle utilisait dans ses cheveux ? Mouais, cela paraissait peu vraisemblable. La dernière possibilité, c'était le chocolat. Bellamy était le roi pour faire cela. Il venait prendre une douche avec un pot de nutella, les doigts tout tâchés, et en mettait partout. Et qui devait nettoyer ? Elle. Au début, cela ne la dérangeait pas, sûrement l'euphorie de leur emménagement ensemble. Mais 6 mois après, elle commençait sérieusement à en avoir assez. Ou peut-être était-ce juste les hormones ?

Ce ne fut que lorsque le refrain de « Alone » commença qu'elle se rendit compte que le temps imparti était largement dépassé. La main tremblante, le souffle court, elle prit le bâtonnet et fixa son regard dessus. Elle était fixée.

En sortant de la salle de bain, Clarke entendit le bruit de pas venant vers elle, rapidement suivi par la grande silhouette de son petit ami, encore à moitié endormi.

- Salut, marmonna-t-il. Tu es matinale ce matin.

Il posa ses lèvres sur les siennes rapidement, avant de se passer une main dans les cheveux.

- Insomnie, répondit simplement la blonde, sans trop savoir quoi dire.

Elle n'avait pas franchement envie de faire la conversation alors elle partit rapidement en direction de la cuisine, en espérant que Bellamy soit trop fatigué pour voir son comportement étrange. Et cela fonctionna apparemment, puisqu'il ne lui posa aucune question.

Devant la cuisinière, la jeune femme faisait cuire des œufs, distraitement. L'odeur la dérangeait légèrement mais elle avait bien trop faim pour faire fine bouche. Bellamy se plaça derrière elle, en posant ses mains sur son ventre, et en embrassant son crâne.

- Alors, princesse, tu m'évites ?

D'un geste un peu trop brusque, Clarke se retourna face à lui, pour le regarder dans les yeux. Elle adorait toujours autant son visage parsemé de tâches de rousseur, sa barbe d'un jour. L'envie de poser ses lèvres partout sur la peau du jeune homme, de le serrer contre elle pour ne plus jamais le laisser partir. Mais la peur aussi, celle de se retrouver seule, celle d'être trahie, de ne pas savoir quoi dire, du doute.

- Je suis enceinte.

Les mots étaient sortis tout seuls, sans qu'elle ne puisse les retenir. Bellamy la regarda sans rien dire, semblant complètement choqué, il l'observait, comme s'il n'était pas sûr de pouvoir la croire.

- Tu. Tu es quoi ? Demanda-t-il finalement.

- Enceinte, Bellamy. Je suis enceinte.

Elle soupira et alla se mettre un peu plus loin, vers la table, tandis qu'il ne bougeait pas, regardant dans le vide, fixement devant lui. Brusquement, il posa ses mains sur le plan de travail. Tous les deux avaient oublié les œufs qui cuisaient encore dans la poêle.

- Bellamy ? Tenta doucement Clarke, la voix tremblante.

Ce n'était clairement pas dans leur projet d'avoir un enfant tout de suite. Bien-sûr, ils étaient ensembles depuis plus de 2 ans, bien-sûr leur emménagement datait d'un certain temps, bien-sûr tous les deux avaient une situation financière qui leur permettrait d'agrandir leur famille. Et par dessus tout, ils s'aimaient C'était un fait que Clarke n'avait jamais mis en doute, mais elle avait peur que ce petit être puisse changer la teneur de leur sentiment, ou détruire ce qu'ils avaient eu un peu de peine de qu'ils avaient longuement construit.

Une odeur de brûlé les fit sortir tous les deux de leur état d'hébétement. Clarke se déplaça rapidement pour attraper la poignée de la poêle, et la retira de la plaque incandescente. Quant à Bellamy, il ouvrit la fenêtre pour faire évacuer l'odeur. Tous les deux se regardèrent et éclatèrent de rire, alors que le jeune homme venait enlacer sa petite amie, mettant son nez dans les cheveux blonds.

- Alors c'est vrai ? Demanda-t-il au bout d'un petit moment. On va avoir un bébé ?

- Si tu le veux aussi.

Il la regarda avec de grands yeux, la tenant par les hanches. Dans ses yeux brillaient une nouvelle lueur que Clarke n'avait jamais vue.

- Si je le veux ? Mais bien-sûr que j'en ai envie ! Enfin, à condition que toi aussi tu sois d'accord !

La jeune femme sourit et enfuit son visage sur le torse de Bellamy, en riant, rassurée quant à sa réaction.

- Je n'arrive pas à y croire ! On va avoir un bébé !

Ils s'embrassèrent longuement, savourant tous les deux la nouvelle qui venait d'égayer leur journée !

...

- Pardon !

L'exclamation venait d'être poussée par Octavia, qui était assise en face du couple, à côté de son petit ami Lincoln. Les deux se lancèrent un petit regard, et lorsqu'ils se retournèrent vers Bellamy et Clarke, une lueur incandescente de joie irradiait littéralement des yeux, La jeune brune se leva précipitamment pour se jeter dans les bras de son frère, alors que Lincoln venait enlacer Clarke, qu'il connaissait depuis tellement longtemps qu'il la considérait comme une sœur. Ils venaient de leur annoncer la bonne nouvelle, et sur les joues de la blonde, quelques larmes de bonheur coulaient, alors qu'elle ne parvenait toujours pas à se rendre compte de la réalité.

Deux mois s'étaient écoulés depuis qu'ils avaient appris la nouvelle, et après avoir été rassuré quant à la santé du fœtus, ils commençaient désormais à annoncer la grossesse à leur famille et leurs amis. Abby avait déjà été mise au courant, et la scène avait été à peu près la même : des larmes et de la joie. Ils avaient ensuite décidé de l'annoncer à Octavia, qui était la famille de Bellamy.

- Je suis tellement heureuse pour vous ! S'exclamait cette dernière, en essuyant les larmes sur son visage. Je vais être tata ! Je n'arrive même pas à m'en rendre compte ! Oh Clarke ! Dit-elle avant de fondre à nouveau en larme, en la prenant dans ses bras.

La jeune femme, elle, avait cessé d'essayer de retenir ses larmes, comprenant que les efforts étaient vains. Heureusement, elle avait eu la bonne idée de ne pas se maquiller.

Un quart d'heure après, tous les quatre étaient assis sur le canapé, un verre de champagne, sans alcool pour la future maman, à la main, trinquant tous ensemble.

- On ne savait pas que vous vouliez un enfant, se risqua finalement la brune, un peu doucement, sachant pertinemment qu'elle mettait peut-être les pieds dans le plat. Clarke et Bellamy se jetèrent un regard, puis répondirent avec honnêteté :

- En fait, c'était une surprise. Mais on ne pourrait pas être plus heureux. Au final, je crois que c'est même mieux de ne rien avoir planifié, comme ça on ne s'est pas mis la pression. Et puis, on va assurer !

Clarke hochait la tête tandis que son compagnon parlait, étant totalement d'accord avec lui.

Ils avaient beaucoup parlé de cela pendant les dernières semaines. Car oui, ils n'avaient jamais réellement parlé ensemble d'enfant, mais ils s'étaient finalement rendus compte que tous les deux commençaient à ressentir l'envie d'avoir un enfant ensemble. Ils avaient même commencé à parler mariage ensemble !

- En tout cas, on est super heureux pour vous ! Reprit finalement Lincoln en serrant la main d'Octavia. Vous avez déjà fait une échographie ?

- Oui, on a fait celle du premier trimestre. Le médecin nous a dit que tout allait bien.

- Et vous connaissez le sexe ?

En posant cette question, Octavia s'était un peu rapprochée, comme si elle faisait une confidence.

- Non, c'est encore un peu tôt. Et puis, on ne sait pas encore si on veut savoir. On se dit qu'avoir la surprise pourrait être une bonne idée. Enfin, on ne sait pas. On verra bien.

...

- Mais c'est pas vrai !

Le cri provenait de la chambre, et Bellamy s'y précipita rapidement. Depuis qu'il avait appris qu'il allait être papa, il commençait à être très – voir trop – préventif et accourait immédiatement si Clarke levait un peu la voix, pour être sûr que tout allait bien.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

La jeune femme se trouvait devant son armoire, en sous-vêtement. Dans la chambre, une tornade semblait être passée, au vu du nombre d'habits qui traînaient partout.

- Je n'ai rien à me mettre ! Plus rien ne me va ! Je suis énorme, et mon jean préféré est trop petit.

Elle semblait être au bord des larmes, et Bellamy tenta de cacher son sourire pour ne pas l'énerver encore plus. Plus les semaines passaient, et plus il sentait que sa petite amie stressait de plus en plus. La plupart du temps, elle parvenait à se contrôler ou venait lui parler de ses angoisses. Mais il lui arrivait aussi de craquer, et Bellamy assistait à ce genre de scène. Une fois, il l'avait vu pleurer parce qu'il ne restait qu'un yaourt dans le frigo et qu'il devait certainement se sentir seul.

Bien-sûr, il savait que c'était les hormones qui parlaient, et ce ne n'était pas tous les jours faciles, il essayait de relativiser.

- Clarke, tu es magnifique, tu le sais bien ! Et puis, tu te souviens de ton jean de grossesse, celui que tu as acheté il y a trois semaines ? Je suis sûr qu'il t'irait super bien, et que tu te sentira mieux dedans.

Au vu du regard noir que lui jeta la jeune femme, il sut qu'il n'avait pas trouvé les bons mots. Il aurait peut-être dû seulement lui dire qu'elle était belle ?

- Je ne suis enceinte que de 6 mois ! Je n'ai pas besoin de porter un jean de grossesse ! Qu'est-ce que tu insinues ? Que je suis grosse ? Merci, je ne l'avais pas remarqué, dit-elle ironiquement en croisant ses bras sur sa poitrine.

Elle se mit à bouder, et en soupirant – très discrètement – Bellamy s'approcha pour la prendre dans ses bras. Son ventre commençait à se voir de plus en plus, et il posa les mains dessus. La frustration commençait à se faire sentir puisqu'il n'avait pas encore pu sentir le moindre coup, alors que Clarke le sentait depuis déjà un bon mois. Ils s'assirent tous les deux sur le lit, Bellamy derrière la jeune femme.

- Tu sais bien que ça ne sert à rien de t'énerver, non ? Et de toute façon, moi je trouve que tu es encore plus belle maintenant ! Tu veux que je te dise, tu es carrément sexy ! Si je ne devais pas partir travailler dans 10 minutes, tu n'aurais même pas besoin de t'habiller.

Clarke rit en lui lançant un petit coup de poing dans l'épaule, avec la force d'un enfant de deux ans.

- Toi, tu sais parler aux femmes ! Merci, murmura-t-elle finalement en se laissant aller contre lui.

Ces moments de calme entre eux étaient ceux que préférait le jeune homme, ils étaient comme dans leur propre bulle, la bulle qu'ils s'étaient tous les deux créée. Soudain, sans qu'il s'y attende vraiment, un petit coup, presque imperceptible, juste à l'endroit où sa paume de main était posée, se fit sentir. Tout étonné, Bellamy regarda Clarke, la bouche grande ouverte, alors qu'il n'était pas sûr de ce qu'il avait senti. Mais le regard de la jeune femme lui fit sourire de toutes ses dents !

- C'était lui ? C'est bien un coup que je viens de sentir ?

- Oui, oui c'était bien un coup !

Un autre mouvement glissa contre les mains de Bellamy. Celui-ci semblait aux anges, comme s'il n'avait jamais rien ressenti d'aussi merveilleux.

En fermant les yeux de bonheur, Clarke laissa sa tête tomber sur l'épaule de Bellamy, pour le laisser savourer ce sentiment. À cet instant précis, rien n'aurait pu les rendre plus heureux !

...

Sur le mur face à eux, il y a avait deux bandes de couleur : Une qui était orange, qui tirait sur le rouge, voyant mais sans être agressif pour les yeux. La deuxième était verte, un peu pomme, très claire, et qui donnait un sentiment de calme immédiat.

- Je te dit que le vert est mieux.

- Pas d'accord, je trouve ce orange absolument magnifique !

Les deux futurs parents se battaient pour choisir la couleur qui ornerait la chambre de l'enfant. Clarke, habillée d'une salopette en jean et d'un t-shirt mauve, les cheveux relevés à l'aide d'un crayon, défendait ardemment son choix. Quant à Bellamy, il refusait de laisser la jeune femme gagner, et déclarait que le vert irait mieux ! Depuis 30 minutes, ils étaient dans la chambre destinée à leur bébé et se battaient pour choisir la couleur.

- Le vert, ça fait trop garçon ! Et si c'était une fille ?

Les mains sur les hanches, Clarke le menaçait à l'aide de son pinceau. Son gros ventre de 7 mois de grossesse la protégeait suffisamment pour que Bellamy n'ose pas venir l'embêter trop. En revanche, elle profitait amplement de l'avantage qu'il lui donnait et usait de tous les arguments que son état.

- Parce que tu trouves que le orange c'est unisexe ? Moi je trouve que ça fait plus fille !

- C'est complètement faux !

Pour se venger, elle secoua énergiquement son pinceau dégoulinant de peinture dans sa direction et l'aspergea de couleur orange.

- C'est vrai que là, tu fais très fille !

D'abord, le jeune homme ne réagit pas, puis, d'un quart de tour, il se précipita vers elle, l'enserrant dans l'étau de son bras gauche, et, à l'aide de la main droite, lui barbouilla le visage de peinture verte, lui aspergeant par la même occasion les cheveux, qui changèrent rapidement de couleur.

- Non ! Non ! Criait la jeune femme, morte de rire. Arrête ! Ça va être un enfer à laver après !

Ils se retrouvèrent tous les deux couchés par terre, avec de la peinture partout sur eux. Tous les deuc restèrent silencieux, regardant le plafond blanc.

- Bon, on fait quoi alors ?

- On choisit à pile ou face ?

Ils hochèrent en même temps la tête.

Trois semaines plus tard, tous les deux se trouvaient dans la chambre, enlacé et contemplant leur œuvre. Ils avaient terminé la chambre. Les murs étaient blancs, sauf une bande orange qui parcourait toute la pièce. Le berceau était en bois foncé, avec un petit mobile qui était peint dans les tons jaunes, oranges et rouges. Les rideaux étaient de la même couleur. Une multitude de petite décoration rendait la chambre très chaleureuse.

- On a fait du bon boulot, non ?

Clarke hocha la tête et se colla au futur père, sans prononcer le moindre mot. Les émotions commençaient à la submerger, et elle avait peur de se mettre à pleurer si elle émettait le moindre son.

- Ça va ? Demanda Bellamy, se rendant compte de l'émotion de la jeune femme.

- Oui, c'est juste que… ça me fait bizarre de voir la chambre finie, ça rend la chose encore plus réelle. Je sais que c'est bête, je veux dire, je le sens, et je le vois, qu'il va bientôt arriver. Mais c'est encore tellement abstrait, un peu comme dans un rêve.

Bellamy essuya les larmes sur le visage de sa chère et tendre. Puis il lui embrassa le front en la prenant dans ses bras.

- Je sais, je ressens la même chose. Mais tu sais quoi ? Je suis sûr que tout va bien se passer, parce qu'on va être les meilleurs parents du monde !

Ils rirent ensemble, avant de s'embrasser tendrement. Oui, ils étaient sûrs que tout allait bien se passer, tant qu'ils seraient ensembles.

...

- Mais pourquoi tu décroches pas ton foutu téléphone !

Le mécontentement et la peur se faisait entendre dans la voix de Clarke.

C'était elle qui avait poussé Bellamy à accepter l'invitation de ses amis à aller boire un verre et faire un billard, pour se détendre. Il avait au début refusé pour ne pas la laisser seule, mais la jeune femme avait longuement argumenter, arguant qu'il lui restait un mois de grossesse et qu'il fallait qu'il s'amuse tant qu'il était encore temps. Il avait finalement accepté, tout en était particulièrement stressé qu'il lui arrive quelque chose. Apparemment, il avait oublié ses peurs puisque Clarke tentait de le joindre sans aucun succès.

Au début de la soirée, tout se passait bien. La jeune femme avait décidé de prendre du temps pour elle, en se faisant un masque pour le visage, et en se posant sur le canapé pour regarder des séries. Mais très rapidement, elle avait commencé à ressentir des petites douleurs. Au début, cela ne l'avait pas inquiété, mais alors que les douleurs commençaient à devenir de plus en plus rapprochée, et plus vive, elle s'était inquiétée. Il était à présent 23 heures, et la panique l'avait complètement envahie. Encore une fois, elle essaya de l'appeler, pour la 25 ème fois au moins de la soirée.

- Mais punaise ! Bellamy !

Mais sa joie fut de courte durée, car ce qu'elle avait pris pour une réponse de la part du jeune homme était en réalité son répondeur.

- Bellamy ! Rappelle moi tout de suite ! Je crois que le travail a commencé, il faut que tu rentres. Fais-vite !

Puis, dans une lueur de lucidité, elle se dit qu'elle devait essayer d'appeler les amis avec qui il se trouvait. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé ? La partie lucide de son cerveau savait bien que c'était à cause de la peur, mais elle ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir.

Elle chercha donc dans son répertoire le numéro de John Murphy, qu'elle appela immédiatement. Au bout de 5 sonneries, il décrocha enfin.

- Clarke, salut, ça va ?

- Putain ! Tu diras à ton enfoiré de meilleur ami de décrocher son téléphone de temps en temps !

Elle laissa toute sa rage et sa frustration sortir, et même si elle avait vaguement conscience de ne pas être juste, elle se sentit un peu mieux.

- Quoi, qu'est ce qui se passe ? Bellamy ? Appela l'homme au bout du fil, ta femme essaye de t'appeler. Clarke, est- ce que tu vas bien ?

- Non, geint cette dernière. Je crois que je suis en train d'accoucher. Il faut qu'il rentre tout de suite !

Elle comprit au bruit que c'était la panique de l'autre côté du fil. Un blanc s'installa, et elle comprit qu'ils étaient en train de lever le compte.

- Ok, tu bouges pas. On arrive !

- Où est-ce que tu veux que j'aille ! Hurla-t-elle avant de raccrocher.

En attendant qu'ils arrivent, elle faisait les 100 pas en pleurant de douleur et de rage. Elle avait l'impression que des couteaux de plantaient dans son dos et venaient taillader sa chaire.

Au bout de vingt minutes, la porte s'ouvrit à la volée, et Bellamy entra en courant.

- Clarke !

La jeune femme soupira, soulagée de le voir arriver.

En à peine 5 minutes, ils se trouvèrent dans la voiture, partit en direction de l'hôpital.

- Bellamy ! Haleta Clarke. J'ai vraiment mal ! Il descend ! Appuie sur le champignon ! Et appelle l'hôpital !

Il accéléra d'un coup, sans se soucier des limitation de vitesse. Un cri lui fit tourner la tête. Livide, Clarke fermait les yeux.

- Arrête-toi ! Arrête-toi ! On va pas y arriver !

- Quoi ! Paniqua le papa ! Comment ça on va pas y arriver ?

Il se parqua précipitamment à une station service, et composa le numéro du samu.

Clarke, quant à elle, sentait très clairement le besoin de pousser. Elle en était sûre, elle allait accoucher dans la voiture ! Si la panique était présente. Le besoin de protéger son enfant était bien plus important que le reste. Elle devait tout faire pour qu'il naisse dans de bonne condition !

Elle posa donc ses pieds contre le tableau de bord et descendit pantalon et sous-vêtements. Alors qu'une nouvelle contractions la secouait, elle poussa, et sentit la tête qui sortait. La douleur était intense, mais rien ne comptait plus que ce petit être qui était en train de naître en ce moment précis.

- Bellamy ! La tête est sortie ! Va chercher la couverture dans le coffre !

Elle criait ses ordres sans réfléchir à ce que faisait Bellamy. Elle l'entendit vaguement ouvrir la portière mais reporta son attention sur elle. Une nouvelle contraction allait arriver, et il fallait qu'elle se prépare, et au moment venu, elle poussa à nouveau de toutes ses forces, jusqu'à sentir tout le petit corps sortir. En pleurant, la jeune femme récupéra le petit corps et le posa contre sa poitrine. Le petit bébé poussa quelques petits cris, encore tout poisseux.

- Voilà, j'ai la couverture et …

Mais Bellamy se stoppa net en voyant Clarke et l'enfant posé sur elle. Incapable de bouger, il resta planté devant cette image, la couverture toujours dans la main.

- Il va bien, dit doucement Clarke, en pleurant. Il va très bien.

- Il ? C'est un garçon ?

L'émotion faisait vaciller sa voix, et il semblait émerger d'un rêve. Lui qui ne pleurait jamais, ses yeux se remplirent de larmes. Clarke réalisa qu'elle n'avait même pas fait attention au sexe du bébé, toute préoccupée à sa santé.

- Je ne sais pas, dit-elle en embrassant la petite tête. Je n'y ai même pas fait attention !

Les lumière du camion du samu leur firent plisser les yeux, et ils les virent se garer à côté d'eux.

Deux heures après, dans la chambre de l'hôpital, Clarke tenait une petite Anna dans ses bras, le visage tiré mais éclatant de joie. Si elle n'avait pas imaginé son accouchement de cette façon, elle était finalement contente de la façon dont il s'était déroulé. Toutes les deux allaient bien et tout s'était passé naturellement.

- Comment tu te sens ? Demanda Bellamy en entrant dans la chambre doucement.

Il avait repris quelques couleurs et se sentaient un peu mieux. Il vint directement prendre sa fille dans ses bras.

- Moi ça va. Et elle aussi je crois. Ma mère et ta sœur sont là ?

Bellamy hocha la tête, et regarda la petite fille qui dormait dans ses bras avec un amour infini. Il n'aurait pu être plus heureux !

Alors qu'il ouvrait la porte pour laisser entrer leur famille, Clarke se laissa tomber sur les coussins, exténuée, mais la plus heureuse du monde.


Bon, j'avoue, c'était un chapitre avec beaucoup de sentiments et d'amour, mais ce n'est pas de ma faute ! Je vis par procuration XD

J'ai déjà mon idée pour le prochain, mais je vous propose de me donner vos idées, ou des éléments que vous aimeriez voir. Comme ça, cette histoire sera non pas la mienne, mais la NOTRE !

Allez, à tout bientôt j'espère ! Et n'oubliez pas de me laisser vos avis, ça fait toujours plaisir

Bises