Hello les gens !
Disclaimer : Rien à J.K. tout à moi... Non je déconne c'est l'inverse ^^
Un OS plus long que le précédent et dont je suis plus fier, avec cette fois trois PDV différents. En premier, Georges, ensuite Angelina et en dernier Fredinouchet ^^
Je m'excuse d'avance des fautes et sur ce je vous souhaite une bonne lecture !
Sur les tombes
– Salut, frérot, murmura Georges à quelques mètres d'une tombe. Je voulais venir te voir plus tôt, mais Maman m'a gardé à la maison. Tu la connais, hein ? J'aurai pas pu lui dire non. Ça fait un an. Et personne ne s'en est vraiment remis.
Sa voix mourut dan sa gorge sèche et de toutes petites larmes commencèrent leur descente sur son visage. Un peu comme lui au fond. Lui aussi, il avait entamé une longue descente. Une descente aux enfers. Il y a un an. Il se souvenait encore du cercle de roux que sa famille avait formé. Il s'en souvenait de ce jour-là. Ce jour-là. Il avait perdu son âme-sœur. Comme il avait perdu son oreille. Ce jour-là aussi, il s'en souvenait. Mais il ne comprenait pas. Pourquoi lui ? Pourquoi les Weasley ? Pourquoi Fred ? C'était égoïste, mais Georges aurait préféré que ce soit Percy. Ou n'importe qui d'autre que lui. Il ne comprenait pas. C'était Harry qui devait risquer sa vie. C'était Harry qui aurait du mourir. Pas Fred.
– Dis Fred, tu souris encore ? Je sais que tu es mort en souriant. Ça te ressemble bien. Ça nous ressemble bien. Mais moi, j'y arrive plus. Sourire, rire, parler, vivre, j'y arrive plus sans toi...
Il n'y arrivait plus. Il ne voulait plus. Ç'avait toujours été Fred et Georges. Gred et Forges. Ils n'étaient qu'un. Pourquoi on lui demandait de vivre sans lui ? Lui, il n'était que la deuxième moitié d'un tout qu'on avait abandonné. Un tout brisé. Il n'y avait plus personne pour commencer ou finir ses phrases. Il n'y aurait plus jamais personne. Georges. On ne disait jamais simplement Georges. C'était toujours Fred et Georges. Ils faisaient toujours tout ensemble. Mais, ils ne pourraient plus jamais. Il ne restait plus que Georges. Fred était parti loin. Laissant derrière lui Georges. Maintenant, il n'y avait plus que Georges. Et ça lui faisait mal.
o_O
Angelina marchait. Elle marchait. Sans but. Comme le train de sa vie qui roulait sans but depuis un an. Depuis qu'il était parti sans elle. Il lui avait promis de revenir. Mais il avait menti. Il n'était jamais revenu. Il ne reviendrait plus. Elle l'avait attendu. Longtemps. Mais il n'était pas venu. La vie avait continué. La laissant sur le quai. Ce ne fut pas les cheveux roux flamboyants ou la silhouette familière qui la fit sortir de sa marche monotone. Ce ne fut pas les allées si semblables à celles où il reposerait pour toujours. Ce ne fut pas le bruit de la fontaine au lion. Ce fut la voix. Si familière et si étrangère à la fois. Elle s'immobilisa, quelques gravillons allant s'écraser contre la pierre des tombes. Il était là. Georges. Pas Fred. Georges. Georges se tenait devant elle, quelques larmes tombant sur le sol, les bras le long du corps, un simple murmure s'échappant de ses lèvres entrouvertes. Il lui ressemblait tellement. Elle pouvait presque imaginer Fred se tenir là à sa place. Mais la réalité revint, aussi tranchante qu'un couteau. Fred était mort. Pour toujours. Fred, son Fred, était parti sans elle. Pour toujours. Et les souvenirs ressurgisaient, douloureux comme un Cognard dans la tête. Fred et elle au bal de Noël. Fred et elle qui s'embrassaient. Fred qui lui souriait. Fred et elle qui riaient. Il avait toujours su la faire rire. Mais il fallait qu'elle admette que c'était fini. Et c'était là que résidait tout le problème d'Angelina Johnson. Elle refusait d'admettre. Elle refusait de regarder la vérité en face. La vérité, elle était trop dur à admettre. La vérité, elle faisait trop mal. La vérité, c'était douloureux. Beaucoup trop douloureux pour son cœur en miettes. Elle ne s'imaginait tout simplement pas danser sans lui. Rire sans lui. Sourire sans lui. Elle ne s'imaginait pas vivre sans lui. Sans son Fred.
o_O
Fred ne comprenait pas. Il ne les comprenaient vraiment pas. Ils étaient là à se regarder en chine de faïence. Sans remarquer. Sans remarquer qu'ils étaient pareils. Ils avaient tous les deux perdus la chose la plus importante. Leur envie de vivre. De rire. De sourire. Ils étaient perdus. Tous les deux. Et ça lui faisait mal. Vraiment. Ça lui faisait mal de les voir comme ça. Ils étaient tristes et ça lui faisait vraiment mal. Il s'était toujours dit qu'on avait pas mal après la mort. Apparemment si. Pourquoi refusaient-ils de comprendre ? De comprendre qu'il était mort ? Qu'ils faisaient souffrir les autres à être ainsi ? Qu'ils n'étaient pas seuls ? Pourquoi ? Pourquoi ? Il ne savait pas. Il ne le saurait jamais. C'était ce qu'il pensait. Il avait tord. La question ne se posait plus maintenant. Ils étaient heureux maintenant et ça lui suffisait. Maintenant, ils avaient une famille. Ils étaient heureux. Le temps avait passé. Et avait refermé les cicatrices. Il ne savait rien. Vraiment rien. Il ne savait pas s'il leur en voulait. Peut-être que oui, peut-être que non. Sûrement que oui. Il leur en voulait d'être heureux sans lui. Apparemment, on n'était jamais heureux une fois mort. Sa seule consolation était qu'ils étaient mieux comme ça. Mais son ombre planait encore sur sa famille. Tous les 2 mai. Ils étaient tristes. Ils pleuraient. Et ça ne lui plaisait vraiment pas. Il était embrouillé. Et ça ne lui plaisait pas non plus.
Voili, voilou, j'espère encore une fois que ça vous a plu et laissez une 'tite rewiew si vous avez le temps, ça fait toujours plaisir !
