Bonjour a toutes et à tous !
alors voilà j'ai eu des retours comme quoi cette fanfic avait déjà été traduite par Cally-muse
comme je ne le savais pas c'est dommage
malgré ça il y a quand même des personnes qui suivent l'histoire et qui l'ont mise en favoris je remercie ces personne chaleureusement et pour elles je vais continuer a poster les chapitres
je remercie aussi les personne qui m'ont gentiment prévenu que l'histoire avait déjà été traduite et je les invite a me faire part de leur avis par rapport à l'autre traduction ^^
donc voici le deuxième chapitre ( je sais j'ai un peu tarder à le poster) j'essaierais d'etre plus régulière dans mes updates et j'espère que ça vous plaira!
ps: je suis pas encore très habituée avec le site et les méthodes de publications donc si vous vous apercevez d'un couac quelques part n'hésitez pas a me le dire dans les reviews :)
maintenant j'arrete avec mon blabla et bonne lecture.
Chapitre 2 : Appuyer sur la dissonance
Les clochettes au dessus de la porte sonnèrent quand Hermione entra dans l'école, Le centre d'éducation des petits sorciers et sorcières. Un léger sourire traversa ses traits comme elle marchait vers l'arrière salle du bâtiment de type cottage. Elle avait enfin pu ouvrir son école après des années à économiser après avoir obtenu son diplôme de Poudlard. Avec la défaite de Voldemort vers la fin de leur septième année, Hermione n'avait pas éprouvé le besoin de stopper ses études. Le Seigneur des Ténèbres avait un bon timing ?
Elle déverrouilla la pièce qui servait de bureau et entra pour trouver Donny attendant déjà, une tasse de café à la main.
Donatella Miller était l'assistante d'Hermione depuis l'ouverture de l'école il y a trois ans. Donatella, connue de ses élèves et de tout le monde comme Donny, exubérante et très douce. Elle était devenue très proche d'Hermione durant les quelques années ou elles avaient travaillé ensemble.
- Bonjour, Hermione, dit-elle joyeusement. Je t'ai pris un café en venant ici ce matin.
Hermione posa son sac et s'assit derrière son bureau.
- Merci, Donny. Je ne saurais pas quoi faire sans toi.
Donny sourit et pris une gorgée de son café.
- Tu arrives plus tard que d'habitude.
Hermione haussa les épaules et souffla sur la fumée qui montait de la tasse de polyester dans ses mains.
- Harry et Ron ont décidé qu'un appel à cinq heures du matin semblait être une bonne idée. Ils ont déboulé dans mon appartement à cette heure impie et ont commencé à déblatérer et délirer comme deux idiots à propos d'un entrainement de Quidditch qui commençait et du fait que ce serait LA saison où l'équipe de Ron arriverait enfin jusqu'au championnat.
- Les Cannons ont, en effet, de bonnes chances cette saison, médita Donny. Mais j'ai quand même tout misé sur Puddlemere United.
Hermione sourit d'un air entendu.
- Ce support sans faille pour Puddlemere n'a bien sur rien à voir avec ton énorme béguin pour un certain gardien Irlandais, n'est ce pas ?
Les joues de Donny se colorèrent de rose et elle eut un sourire réticent.
- Je n'arrive toujours pas à croire que tu es allée à l'écoule avec lui ! Dieu tout-puissant ! Qu'est ce que j'aurais donné pour pouvoir dormir dans la même tour que L'Olivier Dubois.
Hermione rit et secoua la tête. Donny était un petit faisceau de caractéristiques variées. Elle était calme mais opiniâtre, petite mais bien faite et sans cesse optimiste à propos de tout. Elle pouvait aussi faire rire Hermione jusqu'aux larmes.
- Donc, hier je travaillais avec Jameson et Carly sur leurs tables de multiplications et ils l'ont tout les deux bien fait, dit Donny à Hermione passant à une ambiance de travail plus appropriée.
Hermione se chargeait de travailler avec les plus jeunes enfants, de trois à six ans. Donny prenait en charge les plus âgés. Au regard du nombre de famille magique qui ne voulaient pas mettre leurs enfants à l'école, mais préféraient leur faire l'école à la maison, le Centre d'Education des Petits Sorciers et Sorcières n'était pas très populaire et subsistait à peine.
Elle haussa les épaules en soupirant intérieurement, écoutant Donny lui expliquer comment deux de ses élèves ne s'entendaient pas.
Hermione ne s'occupait que de quatre élèves et Donny enseignait à cinq. Avec une si petite fréquentation, elles travaillaient dur toutes les deux pour être sure que l'école resterait ouverte et malgré ça, parfois elles devaient déduire de l'argent de leurs payes pour pouvoir payer les factures et le loyer.
- On a reçu la nouvelle livraison de blocs de construction hier, dit Donny regardant dans les papiers qu'elle avait sur les genoux. Ils y a les très colorés pour les bébés.
- J'aimerais que tu n'appelle pas mes élèves « les bébés », rigola Hermione. Je dois passer dix minutes tout les jours à les convaincre qu'ils sont des grands garçons et des grandes filles. Sinon ils finissent par agir comme des bébés et je dois gérer leurs caprices.
Donny sourit et haussa les épaules.
- Parfois je tuerais pour travailler avec les bébés et pas avec les morveux que j'ai à gérer. Ils deviennent parfois si insolents que je souhaiterais que les châtiments corporels soient autorisés.
- Tu es celle qui s'est spécialisée dans les adolescents, Donny, sourit Hermione. Je suis très heureuse de travailler avec le groupe de la petite enfance. Ils sont de tels anges.
Donny roula des yeux.
- Vantarde, murmura-t-elle.
Hermione sourit et entendit le tintement des cloches signalant l'arrivée des élèves. Elle jeta un œil à l'horloge accrochée au mur et fronça les sourcils. Il était encore trop tôt pour que les élèves arrivent. Généralement, le premier enfant arrivait à huit heures et il n'était que sept heures trente.
La tête de Donny lui bloqua la vue de l'étroite fenêtre qui donnait sur l'entrée de l'école, pour voir qui était entré. Hermione sortit son plan de cour pour aujourd'hui, sachant que Donny irait s'occuper du visiteur.
- Saint maquereau ! souffla Donny, sa tête brune quasiment collée à la vitre. Alerte à la bombe.
Hermione ris et trempa sa plume dans l'encrier pour revoir son plan du jour.
OxxxxxO
- Mais je veux rester avec toi, papa, bouda Zane.
Draco baissa les yeux sur son fils qui marchait lentement à ses cotés, sa petite main dans celle plus large de Draco. Ils marchaient dans la rue paisible de Pré-au-Lard qui menait à la petite école que Draco avait vu dans la Gazette du Sorcier.
- Tu dois aller à l'école, Zane, lui dit Draco. Ne voudrais-tu pas apprendre de nouvelles choses ?
- Je sais déjà mon aflabet…
- Alphabet, corrigea Draco.
- Oui, et je connais mes nombre jusqu'à cent.
Draco pressa la main de son fils et sourit tristement.
- Désolé, camarade.
- Pourquoi je ne peux ne pas rester avec Ganma et Ganpa ? demanda-t-il.
- Grand Ma' et Grand Pa' sont d'accord avec moi pour que tu ailles à l'école, expliqua Draco. Tu ne veux pas te faire des amis ?
- Tu es mon ami, papa, dit Zane, obstiné.
Zane avait toujours su sur quelle corde tirer pour atteindre Draco au cœur. Le gosse était un parfait Serpentard : manipulateur et rusé.
L'école était située à la périphérie de Pré-au-Lard, loin de tout, dans un coin isolé du village magique. Le petit bâtiment ressemblait plus à un chalet résidentiel qu'a une école mais le panneau où on pouvait lire « Centre d'Education des Petits Sorciers et Sorcières » prouvait que c'était bien une école.
- S'il te plait, papa, plaida Zane encore une fois alors qu'il regardait l'école avec de grands yeux. Je ne veux pas que tu partes au travail et que tu me laisse ici tout seul.
- Tu ne seras pas tout seul, Zane. Tu auras des camarades de classe et un enseignant, réplica Draco en ouvrant la porte de l'école.
Zane essaya de le tirer en arrière pour ne pas entrer en plantant ses talons dans le sol, mais Draco le souleva rapidement et le porta.
- Pas juste. Tu es plus fort que moi, dit Zane tristement.
Draco jeta un coup d'œil dans la petite entrée/salle d'attente qui semblait déserte.
- Il n'y a personne, papa. Rentrons à la maison, dit Zane rapidement, plein d'espoir.
Draco rit doucement et ébouriffa les cheveux de Zane.
- Voilà quelqu'un, donc soit poli Zane.
Zane enfonça son visage dans l'épaule de son père en réponse.
- Salut !
Une petite brune enjoué sortie d'une pièce à l'arrière.
- Bienvenu au Centre d'Education des Petits Sorciers et Sorcières. Je m'appelle Donny Miller.
Elle tendit sa main pour que Draco la serre.
- Je suis Draco Malfoy, se présenta Draco. Je voudrais inscrire mon fils.
- Génial, dit Donny avec enthousiasme. Comment tu t'appelles, bout de chou ?
Zane enfonça un peu plus sa tête dans l'épaule de son père.
- Il est un peu timide, expliqua Draco faiblement. Et il m'en veut de le mettre à l'école. Zane, pourquoi ne pas dire bonjour ?
Zane grogna en réponse mais ne releva pas la tête. Donny sourit.
- C'est un plaisir de te rencontrer, Zane. Tu n'as pas à être timide ici. Tout le monde est super gentil et on veut tous être tes amis.
Draco se retint de roulez des yeux.
- Eh bien vous avez de la chance, monsieur Malfoy, les inscriptions sont ouvertes toute l'année et tout ce que vous avez à faire est de remplir quelques formalités administratives et parler avec notre enseignante de la petite enfance.
- Super, dit Draco. Peut-on le faire aujourd'hui ou bien dois-je revenir ?
- On peut tout faire ce matin et Zane commencera aujourd'hui. Laissez moi juste allez chercher Mlle Hermione.
Draco acquiesça distraitement puis sentit ses yeux s'ouvrir grand alors que Donny s'éloignait. Elle vient juste de dire Mlle Hermione ?
OxxxxxO
- Mlle Hermione, il à un bébé donc il ne sera pas dans ma classe, dit Donny en entrant dans le petit bureau.
- Quel âge ? demanda Hermione, levant les yeux du plan sur lequel elle travaillait.
- Sais pas, peut être trois ou quatre ans. Mais bon sang, Hermione ! Le père est absolument mignon ! Et devine quoi ? Pas d'alliance, dit-elle d'une voix chantante.
Hermione rit et secoua la tête, chose qu'elle faisait tout le temps lorsque Donny était présente.
- Il veut inscrire son fils ?
- Ouip, et il attend de parler avec toi, alors va. Rappelles-toi de flirter, Hermione, dit Donny sérieusement. On a besoin de te trouver un homme et cet étalon, là dehors est un mètre quatre-vingt et quelques de pure masculinité masculinement masculine.
- Oui, je vais flirter avec un parent d'élève. Un plan brillant, Don. Juste brillant, applaudit Hermione moqueusement.
- J'y serais bien allée s'il était mon type mais je ne pourrais jamais me voir avec un mec plus beau que moi, dit Donny avec un sourire. De plus, comment vais-je accrocher Olivier Dubois si je désire d'autres mecs.
Hermione roula des yeux. Donny sourit largement et fit un clin d'œil.
- Je vais préparer la classe. Amuses-toi bien avec le papa canon !
Hermione secoua la tête encore et sortit du bureau avec la pile de formalités pour le parent du nouvel élève. A la minute où elle entra dans le vestibule/salle d'attente, la pile de formalités administratives tomba au sol et sa bouche s'ouvrit grand.
- Malfoy ?
Draco la regarda et secoua la tête légèrement.
- Merveilleux, murmura-t-il.
Il avait entendu Donny correctement. La nuisance frisée connue sous le nom d'Hermione Granger serait responsable de son enfant cinq jours par semaine. Merveilleusement flippant.
- Qu'est ce que tu fais ici ? demanda-t-elle sans aucun professionnalisme
- Je suis le maudit ramoneur. Qu'est ce que tu pense que je fous ici, rétorqua-t-il.
Une voix étouffée vint du petit garçon dans ses bras :
- Deux gros mots, papa.
- Désolé, camarade. Quelle est la punition ? demanda Draco ignorant le silence étonné d'Hermione, se tournant vers son fils qui avait toujours le visage caché de timidité et de malaise.
- Humm… deux minutes au coin à la maison, vint la réponse étouffée de Zane.
- C'est honnête, dit Draco et il embrassa les mèches blond foncées indisciplinées de son fils.
- Il te punit ? demanda Hermione, son cerveau et sa bouche menant une bataille épique pour parler avant de penser.
- Oui. S'il utilise des gros mots, eh bien je le puni. Je ne serais pas vraiment un bon exemple si je jetais des insultes à tout va sans réciprocité justifiée, expliqua Draco, s'ennuyant de la conversation. Donc c'est toi la maîtresse.
Hermione redressa les épaules alors qu'elle se penchait pour ramasser les papiers. Etonnamment, Draco se pencha pour l'aider. L'enfer avait-il gelé sur place ?
- Oui, je suis l'enseignante de la petite enfance et la propriétaire de cette école, dit Hermione fermement. Je ne savais pas que tu avais un fils.
- Eh bien maintenant tu sais, réplica Draco avec condescendance en se relevant, lui tendant la moitié des papiers.
Hermione le regarda, de vieux sentiments de haine et d'amertume traversant ses veines à la façon dont il se présentait.
Même après avoir prit l'issue du lâche pendant la guerre en restant neutre, il gardait la tête haute et faisait se sentir inférieure même la personne la plus fière. Si on ignorait l'intense regard gris qui le caractérisait et la forte structure osseuse qu'il avait développé et la façon dont ses cheveux brillants tombaient légèrement dans ses yeux au lieu d'être plaqués en arrière de l'ennuyante manière dont ils étaient quand ils étaient plus jeunes et la façon… euh… où en était elle ?... ah, oui ! C'était un trou du cul.
- Je peux l'inscrire ou tu vas juste me lorgner toute la journée ? La vois de Draco perça à travers sa rêverie.
Hermione fronça les sourcils et poussa la pile de papier devant lui, lui tendant une plume et un encrier de derrière la réception. Mais le petit garçon restait désespérément accroché à son père. Elle regarda, tant dis que Draco lui parlait doucement.
- Je peux te poser pour que je puisse écrire ? lui demanda Draco.
Sa tête blonde se secoua alors qu'il reniflait, raffermissant sa prise sur son père.
- Tu pleures ? demanda Draco.
Zane acquiesça et renifla encore. Les épaules de Draco s'affaissèrent, lourdes d'émotion, alors qu'il s'agenouillait pour poser son fils sur ses propres pieds. Draco se pencha, abaissant ses yeux au même niveau pour lui faire face.
- Tu m'as promis que tu ne pleurerais pas, dit Draco doucement.
Hermione regardait l'ex prince des Serpentards parler à son fils avec plus de tendresse et d'adoration qu'elle n'aurait jamais cru possible. Il était évident, de par cette scène, que Malfoy aimait son enfant.
Quand il eut posé son fils par terre, Hermione vit le visage du petit garçon. La ressemblance avec son père était remarquable pourtant, il y avait une douceur, une naïveté, une innocence à son jeune visage. Ses grands yeux gris étaient remplis de larmes qui traçaient silencieusement un chemin le long de ses joues rondes.
C'était un enfant adorable avec un soupçon de malice sous les iris ardoise. Dommage qu'il soit la progéniture d'Hadès.
- Ne me laisse pas, papa. J'ai peur, sanglotait-il doucement.
Draco pris ses mains pour essuyer les larmes de son fils. Il embrassa doucement chaque joue et passa ses doigts dans ses cheveux. Hermione se trouva complètement admirative face à ses actions, enracinée, regardant silencieusement.
- Qu'est ce qu'on à dit, Zane ? Qu'est ce que je te dis toujours ? demanda Draco, massant les épaules de Zane.
- Les grands garçons n'ont pas peur, récita Zane, ses lèvres tremblantes, sa poitrine montant de descendant avec l'urgence de sa respiration hachée par les pleurs.
- Et, est ce que tu es un grand garçon ?
Zane acquiesça avec véhémence et essuya ses yeux avec le dos de la main.
- Donc tu ne devrais pas avoir peur, dit Draco. Je serais parti seulement pour quelques heures et je serais là pour te récupérer exactement à cinq heures.
Draco remonta sa manche et montra son poignet à Zane.
- Montres moi sur ma montre où est cinq heures.
Zane pointa son petit doigt sur la montre et compta jusqu'au nombre cinq, s'arrêtant sur le bon chiffre et reniflant. Draco retira la montre qu'il avait reçue pour son dix-septième anniversaire et l'enroula autour du poignet de Zane. C'était ridiculement gros sur son petit bras mais ça n'avait pas d'importance. Draco ajusta la bande pour que ça lui aille parfaitement.
- Maintenant, tu sauras quand je viendrais te chercher, ok ? dit Draco en embrassant son fils encore une fois. Tu vas t'amuser, camarade. Je te le promets.
Zane acquiesça tristement, son attention toujours tournée vers la montre à son poignet. Il la caressa de manière protectrice et la tint contre son corps. Draco se releva et ses yeux rencontrèrent ceux d'Hermione. Elle le regardait bizarrement. Cela le déconcerta.
- Quoi ? demanda-t-il sournoisement.
Hermione secoua la tête et désigna les formalités administratives, indiquant qu'il devrait les finir. Elle sortit de derrière la réception et s'agenouilla devant Zane de la même manière que Malfoy l'avait fait.
- Bonjour, Zane. Je m'appelle Hermione, dit-elle gentiment. C'est moi qui vais être ta maitresse.
Zane la fixa, câlinant encore la montre contre sa poitrine. Il ne répondit pas.
- Zane, sois gentil, dit Draco distraitement au dessus d'eux pendant qu'il remplissait la superfluité des papiers. Dis bonjour.
- Bonjour, dit Zane doucement.
- Quel âge as-tu, mon cœur ? demanda Hermione.
Zane tendit quatre doigts.
- Puisque tu es en avance, voudrais-tu m'aider à préparer la classe pour aujourd'hui ?
Zane haussa les épaules sans dire un mot.
- Parles, Zane, dit Draco en chantonnant son prénom pour ce qui devait être la septième fois.
- Oui, dit Zane, regardant entre son père et la jolie dame devant lui.
- Eh bien, on va commencer par sortir les blocs de construction et ensuite on sortira les crayons pour l'instant art.
- C'est quoi l'instant art ? demanda Zane ses yeux écarquillés.
Hermione sourit.
- L'instant art c'est le moment ou tu peux soit dessiner, soit peindre ou faire des sculptures en argile. Est-ce que tu aimes ça ?
Zane acquiesça de la tête.
- Eh bien, c'est super ! Tu vas t'amuser aujourd'hui. Surtout quand tu vas rencontrer tes camarades de classe, dit Hermione avec un sourire.
Draco les regarda parler en finissant avec la partie bureaucratique du processus d'inscription. L'ennuyeuse bécasse semblait avoir la fibre avec les enfants, sa voix apaisante et douce. Elle parlait à Zane comme à un égal et pas comme à un bébé comme Pansy le faisait. Juste à la pensée de son ex-femme, Draco eu envie de revisité son petit-déjeuner. Les cheveux de la née-moldue étaient toujours un horrible foutoir. Pour l'amour de Dieu, n'avait-elle jamais entendu parler d'après shampoing ? Son ennuyeux caractère de je-sais-tout avait toujours masqué son physique, au point qu'il était foutrement irritant pour Draco de la voir en tant que personne, en tant que femme. Les doux traits de son visage et ses jolis yeux marron étaient concentrées uniquement sur Zane et ses lèvres en arc de cupidon souriaient et se relâchaient en toute plénitude.
Seigneur, il avait besoin de coucher avec quelqu'un.
Son dernier essai avait été avec Pansy dans le placard de la soirée de Blaise : la nuit ou Zane avait été conçut. Draco méritait une putain de médaille pour être resté abstinent tout au long de son mariage avec le putois. Quatre ans… il était un sacré moine. Il était tellement désespéré qu'il regardait Granger comme si elle était attirante…HA !
Hermione se releva et, il ne savait comment, elle tenait la main de Zane dans la sienne. La timidité de Zane semblait s'éloigner doucement tant dis qu'il regardait la sorcière avec curiosité.
- Il est très intelligent pour son âge, dit Hermione en regardant Draco droit dans les yeux. S'il ne te ressemblait pas tellement, je me poserais des questions sur ses origines.
Et voila le commentaire qui lui rappelait pourquoi elle était une stupide vieille sorcière.
- Tu me blesses, Granger. Vraiment. Maintenant je peux te payer et y aller ? c'est la maximum que je peux supporter de ta présence, répondit sèchement Draco.
- La mensualité est de 80 gallions. Tu peux payer à la fin du mois ou au début, répliqua Hermione.
- Je paierais maintenant, dit Draco, prenant un petit dossier de ses robes de travail. est ce que tu prends les notes de factures de Gringotts ?
Hermione acquiesça et regarda Draco signer l'équivalent d'un chèque moldu. Il écrivit la valeur de 200 gallions.
- Cela fera l'affaire pour deux mois, dit Draco, lui tendant la note de facture. Et un petit extra pour être sûr qu'il reçoive la meilleure éducation.
- Nous n'acceptons pas les pots de vin, répondit Hermione, fixant la note de facture dans sa main. Sainte vierge, 200 gallions !
- Prend ça comme une donation, rétorqua Draco. Il s'agenouilla devant son fils et embrassa son front. Je te verrais à cinq heures, Zane. Sois sage.
Zane acquiesça et enlaça son père avant de remettre sa main dans celle d'Hermione.
- Mlle Hermine…
- Hermione, corrigea Draco, le nom semblant étranger sur sa langue.
- Mlle Hermione a dit que je pouvais aider à préparer pour l'instant art. et je te ferais un dessin, papa, expliqua Zane.
Draco sourit et se releva.
- J'ai hâte de le voir, camarade, dit-il et il se retourna pour partir. Au revoir*
- Adieu*, papa, répondit Zane.
Hermione regarda le petit garçon qui pressait sa main pendant que son père quittait l'édifice.
- Tu parles français ?
Zane haussa les épaules. Il n'était pas encore en âge d'être conscient de connaitre une autre langue. Hermione ne pouvait pas s'empêcher d'être curieuse… intensément curieuse… à propos de ce petit garçon, à propos de son voyou de père. Où avait été Malfoy toutes ces années ? Avec qui avait-il eu un enfant et pourquoi était-il revenu en Angleterre ? Quand était-il devenu si aimant (même si ce n'était qu'envers le fruit de ses entrailles) ?
Et quand sur Terre avait-il dépassé ses préjugés pour laisser son fils chéri aux soins d'une née-moldue qu'il avait haï avec ferveur ?
- Le canon est parti ? demanda Donny, sortant de la pièce du fond et surprenant Hermione perdue dans ses pensées.
- C'est quoi un canon ? demanda Zane.
Hermione jeta un regard tranchant à Donny.
- Ce n'est rien, Zane. Aller, viens. Allons se préparer pour l'instant art et ensuite tu pourras rencontrer tes camarades de classe quand ils arriveront.
- Est-ce qu'il y a des filles ? demanda Zane avec ses sourcils légèrement froncés.
- Oui, il y a deux garçons et deux filles dans ta classe, expliqua Hermione.
- Beurk, répondit Zane. Les filles sont stupides.
- Hermione entendit Donny ronfler de rire derrière elle.
- Ce n'est pas gentil, mon cœur. Les deux filles qui sont dans ta classe sont très gentilles, dit Hermione. Les deux garçons aussi.
Zane haussa les épaules et la suivit dans la pièce. Sa main était si petite dans la sienne. Elle travaillait quotidiennement avec des petits enfants mais Zane semblait différent. Elle ressentait quelque chose pour l'enfant. Son père l'aimait immensément, c'était évident, mais le petit garçon avait encore un air d'insécurité. Comme si, peut-être, il avait été rejeté… En dépit de qui l'avait engendré, il semblait être un enfant si doux. Peut-être n'était-il pas celui de Malfoy. Qui aurait cru que le furet aurait pu produire une si innocente progéniture.
- Je suis désolé, dit Zane doucement, alors qu'elle lui montrait où était les crayons.
- Pour quoi ? demanda Hermione.
- J'ai dit que les filles étaient stupides, dit Zane, ses yeux grands ouvert par son habituel regard enfantin. C'était méchant et papa dit que je ne dois pas être méchant avec personne.
- Ton père t'as dit ça ? demanda Hermione surprise au-delà des mots.
Zane acquiesça.
- Tu es une fille et tu n'es pas stupide. Tu es gentille.
Hermione sourit et caressa sa main pendant qu'ils sortaient les feuilles et les parchemins.
- Je pense que tu es gentil, Zane.
Zane lui offrit un sourire rayonnant et frotta la montre attaché à son poignet. Il allait bien aimer cette Mlle Hermine. Elle était gentille et lui souriait si joliment. Son nom était dur à dire mais ça n'avait pas d'importance.
Peut-être que l'école ne serait pas si mal…
(*) en Français dans le texte
