Salut salut, me revoilà finalement avec un peu moins d'une semaine de retard : pas d'inspi, de motiv brefff ! Et en plus assez occupée ! ~ donc mes excuses ! Bon il est légèrement plus petit que les autres mais voilà ! :D

Sur ce chapitre, je vous conseille vraiment d'écouter les musiques que j'ai mises avec ! Cela renforcera les sentiments ;) Nous voici dans un chapitre important (le titre le dit ? ah bon). Est-ce que les deux vont enfin comprendre leurs sentiments mutuels ? :p

Je remercie NicKur03 pour son favo et follow c'est ça qui m'a donné un coup de pied au derrière : écris ! XD et aussi

LemonadeCandy93 : merci de ta review :D elle m'a fait écrire les deux mille mots en un jour XD ! Je suis contente que ça te plaise, voici le prochain chapitre ;)

Bonne lecture et essayez de ne pas m'étriper ! non je dec, ça va !


Chapitre 5 : Heartbreak

— Qu'est-ce que l'amour demanda simplement Decim avec cette même expression neutre et impassible sur le visage.

La collègue de ce dernier grinça des dents. Comment ne pouvait-il pas connaître cela ? Finalement, elle abandonnait son cas et elle souhaitait bien du courage à la jeune femme dont le blanc était visiblement amoureux. Pourquoi ne s'en rendait-il pas compte pas lui-même ? Elle soupira, elle ne voyait pas en plus pourquoi c'était à elle de lui dire cela ! Est-ce que cela voulait dire qu'il n'avait jamais eu de relations avec une femme ou une personne en général ?! Elle chassa ces pensées de sa tête et soupira.

— Eh bien je dirais que c'est très complexe. Mais pour faire simple c'est avoir de l'espoir que c'est réciproque. C'est quelque chose qui peut faire basculer bien des vies et est imprévisible. C'est ce qui fait le bon côté et le pire des humains.

Decim avait posé cette question sans savoir. Il ne pensait pas que ce serait aussi complexe. Est-ce qu'il ressentait ça pour la jeune patineuse ? Il ne savait pas. Cela faisait maintenant deux semaines et demie que cette dernière cherchait un appartement et se reposait. Et il lui semblait qu'à chaque fois qu'il la voyait son coeur s'envolait. Il cachait parfois son trouble à sa vue ou quand elle faisait un mouvement vers lui. L'effleurer même. Mais elle ne semblait pas éprouver la même chose pour lui.

Il ne savait pas ce qu'il devait faire en fait. Tout lui paraissait si compliqué maintenant qu'il se penchait vraiment dessus. Sa collègue semblait le prendre pour il ne savait quoi comme il ne connaissait rien à ce sentiment. Chiyuki lui avait bien dit que c'était l'un des sentiments les plus important pour l'Homme. Il ne pouvait pas expliquer à la blonde en face de lui qu'il venait d'un monde où les sentiments n'existaient pas.

Elle soupira une fois de plus, résignée. Elle ne s'habituait jamais à l'absence d'expression et à la froideur du Juge. Quelque chose coinçait chez lui. On dirait presque qu'il venait d'un autre monde. Elle frotta le bar tandis qu'elle lui demandait distraitement :

— Comment te sens-tu face à elle ? Décris-moi tout.

Le blanc bégaya que devait-il expliquer ? Que son coeur se pinçait en ne sachant pas ce qu'il y avait entre la jeune femme et son coach. Il se souvenait de son rire au téléphone en ignorant la réponse. Il avait juste su que c'était son entraîneur. Pourtant, il était fier que ce soit lui et lui seul qu'elle vienne retrouver en premier après ses passages en qualifications. Pas sa mère, pas son mentor. Lui. C'était lui aussi qu'elle avait regardé avant de démarrer. Elle s'était arrêtée, le bras fixé sur lui. Il ne pouvait pas se cacher les battements accélérés de son coeur alors.

Il raconta alors cela à sa partenaire de bar. Il lui expliqua qu'il voulait tout le temps rester à ses côtés, la voir sourire le faisait sourire. Cela sembla surprendre sa collègue : le voir sourire était rare, alors qu'elle le fasse ce n'était décidément pas anodin ! Elle eut un léger sourire en coin.

— Eh bien tu devrais lui dire ce que tu ressens, tout ce que tu m'as dit là, ce ne sont que des preuves que tu l'aimes. Je ne peux pas te dire mieux ! Tu devrais te confier à elle, lui dire ce que tu penses d'elle et voir. Si c'est réciproque, eh bien tu le sauras. Sinon… je serais là pour te réconforter.

La blonde avança ses lèvres vers le plus grand mais ce dernier fit un pas en arrière. Elle eut une grimace. C'est bon elle avait compris, elle arrêtait. Il lui fit cependant comprendre qu'il ne savait pas comment annoncer à la patineuse ce qu'il lui semblait ressentir. Comment lui avouer qu'il ressentait… de l'amour pour elle ? Devait-il lui dire franchement comme on demande ce qu'on mange le soir ?

Sa collègue Mélanie eut une expression désespérée et elle pensa à la pauvre brune. Elle espérait sincèrement pour elle qu'elle savait à quel point il était inexpressif ! Elle soupira longuement et se dit que c'était à elle de l'entraîner. Elle regarda sa montre. C'est bon, leur boulot se terminait dans plus de vingt minutes.

— Bon eh bien, ce qu'on va faire c'est que je vais t'entraîner. Pour cela, tu vas…

Elle lui expliqua alors le plan. Il hocha la tête, toujours impénétrable. Pour plus de réalité, elle lui demanda d'ajouter son prénom. Elle frappa dans ses mains et lui dit de commencer - ne se souciant pas des trois clients dans le fond de la boite.

Pendant ce temps Chiyuki était au supermarché. Elle avait fait quelques courses, profitant de son temps libre pour cuisiner de la bonne nourriture. Toutefois en faisant attention à ne pas trop prendre de poids pour que la reprise ne soit pas trop difficile. Cela faisait déjà un peu plus de deux semaines qu'elle s'était arrêtée, le genou continuellement dans son attelle qui l'immobilisait. Elle se sentait mieux. La douleur ne se faisait presque pas sentir, mais elle savait qu'elle devait y aller doucement. Petit à petit.

Sur les conseils du kiné - qui n'avait pas jugé utile les trois semaines de rééducation au vu de sa forme et de ses muscles -, elle avait commencé à enlever peu à peu l'attelle. Elle marchait maintenant une heure sans. Et en ce moment elle ne l'avait pas.

Elle sourit en repensant à la tête du blanc en la voyant marcher pour fermer des cartons dans l'appartement sans l'attelle. C'était la première fois qu'elle l'enlevait et elle boitait légèrement. Il avait cherché des yeux l'attelle en posant rapidement ses affaires au milieu de l'entrée, s'était jeté sur cette dernière et avait saisi la jeune femme par la main pour qu'elle la remette. Puis elle avait souri en lui expliquant que c'était sous les conseils du kiné. Son visage s'était alors détendu et il avait montré une expression surprise. Elle lui avait déposé un léger baiser sur la joue en le remerciant de son attention. Et ses joues avaient rougi d'une manière adorable.

Elle se saisit d'une bouteille en réfléchissant puis d'une autre. Elle ne s'y connaissait pas mais espérait surprendre le blanc. Elle comptait lui faire une surprise pour fêter leur nouvel emménagement dans un appartement plus grand. Ce dernier comportait deux chambres, une salle de bains et une cuisine plus grande ainsi qu'un salon plus confortable !

Pendant ces deux semaines, elle avait trouvé un appartement en une semaine à force de recherches continues. Elle avait signé rapidement un prêt avec la banque qui leur avait proposé un taux fort avantageux. De plus avec ses qualifications, son salaire avait augmenté, en même temps que celui du Juge. Elle avait donc signé le contrat d'achat, tandis qu'elle mettait le leur en vente.

Elle avait ensuite réussi à avoir celui qu'elle voulait, et avait commencé les cartons. Decim l'aidait quand il était là. Ils avaient fait appel aux déménageurs pour le plus gros et sinon pour les derniers cartons, elle faisait des allers-retours - comme ce n'était pas très loin. Et aujourd'hui elle venait de finir. Elle avait dû acheter du mobilier aussi, et ils étaient allés ensemble dans les magasins pas trop cher mais qui vendait de la bonne qualité.

Ils en avaient fait leur maison. Et en regardant leur ancien appartement désert, son coeur avait pincé légèrement. Tout ces moments qu'elle avait passé dedans. Puis elle avait posé ses dernières affaires dans le nouveau et avait admiré avec satisfaction. Ils s'y sentiraient bien ici, et auraient un peu plus d'intimité !

Pourtant elle aimait bien dormir à ses côtés, elle devait l'avouer. Cela lui ferait sans doute étrange de se retrouver de nouveau seule dans un lit. Elle avait pris l'habitude de sentir sa chaleur à ses côtés. Elle avait regardé la chambre qui lui était désormais destinée. Celle du blanc était juste en face. Entre eux le salon. Elle avait grimacé légèrement cette distance étroite mais trop. Et puis une petite voix s'était insinuée en elle : ressentirait-elle quelque chose pour son camarade ? Elle avait secoué la tête, non ! Et puis quoi encore !

Elle était ensuite allée au supermarché, où elle se trouvait désormais. Elle se dirigea vers la caisse, posa les quatre bouteilles originales d'alcool - tout en croisant les doigts pour que Decim ne les connaisse pas ou qu'elles soient un minimum originales et pas dégueulasses ! Bon de toute façon, il saurait faire quelque chose d'elles ! Elle imaginait son sourire sur les lèvres, légèrement surpris. Comme celui qu'il avait fait lorsqu'elle lui avait demandé un memento mori en face de ses juges.

Elle ne se soucia pas du regard jugeant de la caissière en faisant passer seulement des bouteilles d'alcool. Elle paya puis s'en alla, son sac dans la main. Elle boitait de moins en moins, nota-t-elle avec fierté ! Elle regarda sa montre et se décida d'aller tranquillement vers la boite de nuit. Elle devrait arriver pile au moment de sa sortie.

Elle marcha dix minutes, et elle remarqua qu'elle ne fatiguait encore pas tout à fait ! Elle reprendrait sans doute bientôt le patin dans ce cas ! Elle sourit. Elle aperçut ensuite l'endroit où travaillait son camarade. Son coeur accéléra subitement dans sa poitrine, manquant deux trois battements sans qu'elle en sache vraiment la raison. Elle jeta une fois de plus un coup d'oeil à sa montre. Il ne devait pas tarder à sortir.

Elle s'approcha alors qu'il lui semblait que cinq minutes s'étaient écoulées - il ne devait s'être passé qu'une minute. Elle ne savait pas pourquoi elle était si impatiente de le voir. Elle lança un petit coup d'oeil par l'entrée. Son corps se tendit légèrement.

Il était juste en face de Mélanie, leur corps séparé par moins d'un mètre. Il semblait dire quelque chose. Elle tendit l'oreille. Et tout son corps sembla disfonctionner.

— Je… t'aime… Mélanie.

{heartbreak, masamune-kun no revenge} Est-ce qu'il n'y avait qu'elle qui avait entendu ce bruit de verre qui se brisait au sol ? Comme un verre qu'on lâche et qui se brise? Etait-ce son coeur ? Pourquoi ce dernier loupait des battements. Pourquoi est-ce qu'elle avait aussi mal ? C'était quoi ce pincement qu'elle ressentait au plus profond d'elle-même ? Pourquoi les larmes s'accumulaient au bord de ses yeux ?! Elle devait pourtant être heureuse pour son ami : il avait enfin compris ce qu'il devait lui manquer : des sentiments.

Pourquoi alors ? Pourquoi est-ce qu'elle avait l'impression que tout son être se brisait avec ces paroles ?

Elle sentit une larme couler le long de sa joue. Elle avait mal. Terriblement mal. Elle n'était pas blessée pourtant… Sa main qui tenait le sac semblait alors sans force. Elle le lâcha. Les bouteilles tombèrent au sol. Elle ne les entendit à peine. Elle n'entendait que la voix du Juge qui répétait en boucle cette phrase. Je t'aime Mélanie.

Je t'aime Mélanie.

Je t'aime Mélanie.

En boucle.

Elle serra les lèvres. Le bruit avait attiré l'attention des deux collègues. Le blanc croisa ses yeux. Il sembla remarquer les larmes qui coulaient le long des joues de la jeune femme. Elle secoua la tête, tandis qu'un gout de sang emplissait sa bouche. Elle se retourna et partit en courant.

Elle se foutait de la voix qui l'appelait. Sa voix. Non. Elle ne voulait pas entendre ce qu'il pouvait lui expliquer. Elle en avait assez vu comme ça. Elle sauta dans la première station de métro. Ses pieds la portaient elle ne savait où.

Elle colla son visage à la porte. Serrée contre tout ces gens, elle avait mal. Elle se moquait pas mal du regard qu'on pouvait lui porter comme elle pleurait. Des gens devaient se demander si elle était folle… Peut-être… Elle devait être heureuse et elle était triste.

Alors… elle ressentait quelque chose pour lui ? Non. Elle ne devait pas se le demander. Elle devait oublier maintenant, tourner la page. Essayer de ne plus avoir mal.

La voix métallique annonça une station sans qu'elle puisse entendre le nom. Elle descendit. Ses jambes étaient automatisées. Elle n'avait pas de contrôle sur elle. Où était-elle ? Elle ne savait pas. Elle entendit son portable vibrer. Elle regarda le nom et raccrocha. Decim. Non… elle ne voulait pas l'entendre dire que ça faisait un moment, qu'il avait voulu lui dire.

Elle marcha et arriva devant la patinoire. Bien sûr, elle aurait dû s'en douter. Elle rentra, se moquant complètement des conseils qu'on pouvait bien lui donner. Reprendre doucement. Qu'elle s'en fichait maintenant, hein ? Celui pour qui elle avait arrêté était amoureux d'une autre. Qu'est-ce que ça lui ferait si elle foirait sa carrière, puis sa vie ? Elle avait tellement mal. Elle rentra dans l'établissement. Elle avait des affaires de rechange là-bas.

Elle se dirigea vers les vestiaires, se changea et se dirigea vers la glace, laçant ses patins. Son collier en argent ballotait doucement sur son cou.


~X~


{the death of inori, guilty crown} Elle ne se doutait même pas que le blanc faisait tout pour la chercher. Le sentiment de culpabilité l'envahissait. Il entendait le bruit des bouteilles en verre qui tombaient au sol. Certaines avaient dû exploser. Et puis, alerté par ce bruit, il avait stoppé son exercice et avait vu la jeune femme. Des larmes coulaient le long de ses joues. Doucement.

Comment expliquer ce qu'il avait ressenti en cet instant ? Son coeur s'était arrêté. Tout simplement avant de repartir. Ses larmes, c'était sa faute. Mélanie avait insisté pour qu'il rajoute son prénom à la fin pour que cela fasse plus vrai.

Il avait jeté rapidement un coup d'oeil au sac par terre et avait compris quel avait été le but de la jeune femme en venant jusqu'ici ! Elle voulait lui faire une surprise, fêter leur nouvel emménagement. Son coeur s'était encore plus serré.

Il courait donc mais il ne savait pas où il devait aller. Il se saisit alors de son téléphone. Il devait lui expliquer que tout cela n'était pas ce qu'elle pensait. Il n'aimait pas Mélanie, mais elle ! Tout n'était qu'un quiproquo ! Quand il entendit sa voix son coeur accéléra dans sa poitrine et il bégaya. Une douche froide lui tomba dessus quand il s'aperçut que ce n'était que le répondeur. Il ne sut que répondre…

— Je suis désolé… c'est un malentendu. Rappelle-moi. Je t'en prie.

Il raccrocha et recommença à courir. Il se dirigea vers leur nouvel appartement. Mais quand il ouvrit la porte, il était désert. Il se précipita vers leur ancien appartement. Rien. Il ne savait pas où elle avait pu aller. Il s'assit dans la pièce vide et propre. Où aller. Où la chercher ? Il ne savait pas !

Qu'est-ce qu'il savait au juste ?! Que ressentait-il pour elle ? Il ne le savait pas. Pourquoi avait-elle pleuré quand elle l'avait entendu dire cette phrase ? Il l'ignorait également. Cette expression de douleur pure… que signifiait-elle ? Il était perdu. Et celle qui le guidait normalement n'était pas là. Il s'énervait de lui-même.

Il lui avait fait du mal. Il l'avait blessée. Elle pleurait par sa faute. Il plia ses genoux contre sa poitrine. Est-ce que c'était ça, être vivant ? Est-ce que tout le monde vivait ça ? Cette douleur, ce poids ? Il serra les mâchoires et se leva. Il devait composer une boisson pour aller mieux. Il ne savait pas où aller sans elle.


~X~


Elle fit un tour sur la glace, toute seule. A 19h30, il n'y avait plus personne. Elle, avait les clefs. Elle alluma le poste qui se trouvait là, sur le rebord. Une musique douce et triste passait. La fin d'une musique qu'elle avait déjà entendue sans doute. Elle la remit du début. {tfpf1 thnunderbolt fantasy}. Son coeur saignait dessus. Elle se plaça au centre de la glace, prit son élan et tournoya sur elle-même, se baissant sur une jambe.

Elle ignorait complètement son genou. Elle ne voulait plus faire attention à sa présence. Avait-elle mal ? Elle ne savait pas. Elle démarra quand la musique prit son envol. Elle bondit, sauta, se réceptionna presque parfaitement. Elle avait mal psychologiquement. Elle l'exorcisait. Elle ne pleurait plus sur la glace. Elle s'exprimait différemment. Tout son être semblait crier sa douleur.

Cette musique était tellement belle. Ses différentes nuances. Puis soudainement elle s'arrêta sur une note unique, comme un courant d'air qui s'estompe et qui s'arrête. Un bref souvenir avant de s'estomper. Une peinture que l'on met sous l'eau. C'était ce que la patineuse ressentait en cet instant. Le souffle de cette dernière était court. Elle avait repris le patinage. Sans faire attention. Sans y aller doucement. Mais elle sortait sa douleur tellement intense.

Alors qu'elle pensait s'arrêter, réfléchir, une autre suivit. Décidément, ils avaient des musiques tristes ici. Avaient-ils deviné qu'elle en aurait besoin ? Ou est-ce que son coach cherchait le même répertoire que sur lequel elle avait patiné aux qualifs ?

Elle patina. Encore. Elle laissait la musique tellement nostalgique l'envelopper. {D Gray man- healing soul}. Elle ne faisait plus qu'un avec. Comment ne pas se laisser prendre par une telle beauté. Elle semblait avoir sur elle un manteau qui lui allait parfaitement. Ses cheveux détachés volaient légèrement derrière elle et le pendentif battait contre sa poitrine. Elle le regardait parfois. Pourquoi lui avait-il acheté ceci si c'était pour lui briser le coeur ? Elle avait tellement espéré… Elle s'était faite des illusions, sans doute…

Elle ne se rendit même pas compte que par les fenêtres en haut des gradins où se trouvaient les bureaux quelqu'un l'observait. Il regardait son coeur qui saignait, comprenant tout de suite vu comme elle s'exprimait. Il disparut vers la fin de la musique tandis que la jeune femme se laissa tomber sur la glace. Elle ne bougeait pas, prostrée, perdue dans ses pensées tandis qu'une autre musique commençait à sa place. Mais elle n'écoutait plus.

Elle remarqua alors qu'une main était apparue dans son champ de vision. Elle releva lentement la tête. Son coach. Elle sourit tristement.

— Ça va ma belle ?

Elle secoua la tête tandis que des larmes remontaient de nouveau à ses yeux. Non ça n'allait pas. Non son coeur saignait toujours malgré qu'elle ait essayé de le faire taire. Elle saisit alors la main de son ami et celui-ci la prit gentiment dans ses bras. Cette chaleur fit de nouveau couler ses larmes. La main de son coach frottait calmement son dos.

— Ecoute, tu vas te changer et on en parle dans un bar. Mieux vaut que tu ne forces pas sur ton genou, hein !

Elle hocha docilement la tête, séchant ses larmes. Cela faisait du bien de pleurer dans les bras de quelqu'un… d'un ami. S'il le disait, autant arrêter… Quelques minutes après, elle le rejoignit à la sortie. Ils fermèrent la patinoire puis se dirigèrent vers le bar à mi distance de leurs domiciles respectifs. Elle n'avait pas envie de rentrer. Pas envie de croiser le blanc. Ils s'assirent en face de l'autre devant un verre. La jeune femme ne buvait normalement pas, mais là, elle se lâcha. Son coach lui avait dit qu'il payait.

Elle lui expliqua ce qu'elle avait vu. Comment elle ignorait pourquoi elle avait aussi mal… Il l'écouta, sans dire un mot, attentif. Elle appréciait cela. Elle lui dit comment elle s'était sentie si bien avec le Juge. Comme elle tenait à lui. Elle aurait dû être heureuse, mais non… Elle avait mal. Elle leva sur lui ses yeux tristes et qui commençaient à devenir troubles par l'alcool.

Il hocha la tête.

— Tu devrais lui en parler calmement. Et s'il l'aime vraiment, eh bien tant mieux ! Je devrais te dire ça. Mais non. Si tu l'aimes tu devrais lui dire. Essaies de comprendre ce qu'elle a en plus. Pourquoi elle ? Ne pourris pas tout, je ne te dis pas cela. Je te dis de faire ton mieux. Essaie de savoir si c'est réciproque du côté de la fille. Et si non, tu as encore ta chance.

Elle hocha la tête, une petite flamme d'espoir renaissait doucement dans sa poitrine. Elle lui sourit discrètement. Il faisait toujours du mieux pour la réconforter. Toujours là pour la faire rire. Elle ferma les yeux un instant : tout tournait et était flou autour d'elle. Alors c'était ça, être ivre ? Elle tenta de se lever puis fut contente que son coach réagit rapidement en poussant sa chaise et la retint par le bras. Elle le remercia d'un baiser sur la joue en rigolant doucement. Personne ne faisait plus que ça attention à eux. Ils devaient les prendre pour un couple. Elle était vraiment soul car cela ne la fit même pas rougir. Il soupira en voyant son état puis lui annonça qu'il la raccompagnait chez elle. C'était plus prudent.

Elle ricana bêtement. Ils prirent le métro, elle collée à lui pour ne pas tomber. Une pensée lui vint : et si elle se vengeait de Decim en embrassant son ami ? Est-ce qu'il aurait aussi mal qu'elle ? Non, ce n'était pas une bonne idée, lui reprocha sa petite voix encore un tout petit peu lucide dans sa tête.

Elle arriva alors à l'appartement. Son coach la laissa et lui dit de dormir. Il posa un comprimé de Doliprane dans sa main. Ils reprendraient lundi comme ça allait mieux ! Pas de bêtises en attendant. Chancelante, elle ferma la porte et se dirigea vers la chambre de Decim. Elle voulait savoir pourquoi, alors elle attendrait qu'il revienne et lui demandrait. Elle ne dormirait pas en l'attendant.

Pourtant, sur ce lit confortable la brume du sommeil vint la chercher tandis qu'elle murmurait le nom de celui qu'elle aimait. Car l'alcool avait clarifié quelque chose : elle l'aimait…


Hé voila pour ce chap ! Bon je vous dis à la semaine prochaine sans faute pour l'avant dernier chapitre (déjà !?) eh oui dsl je n'avais pas prévu de faire une longue fic ;D

Laissez-moi une review svp pour me dire ce que vous en pensez ! ah et si les musiques servent ou pas !

Plus plus~~~