Le second et finale chapitre, je vous laisse le découvrir sans attendre ! On se retrouve plus bas et bonne lecture !


Chapitre 2 : Le Grand Finale

Les cris hystériques du publique raisonnaient dans la grande salle à chaque fois qu'une tête heurtait le sol. Les coups de poings fusaient, les os se brisaient, la sueur perlait.

Qu'est-ce qui différenciait les animaux des hommes à ce stade ?

Jacob Frye n'avait encore jamais perdu un seul combat depuis qu'il avait mit les pieds dans les clubs de combats clandestins de Londres. Personne n'était à la hauteur de l'assassin. Peut-importe le nombre de combattant qui entrait dans le ring, ils finissaient tous dans le même état : ensanglantés, défigurés, brisés, infirmes pour le restant de leurs jours, morts pour les plus chanceux.

Jacob était le roi incontesté du ring avec sa jumelle Evie Frye.

Poings fermés devant son visage, en position défensive, Jacob fit mine d'envoyer un baiser d'un mouvement de lèvres à son concurrent qui le prit naturellement comme une provocation. Un clin-d'œil s'ensuivit pour le distraire et le poing de Jacob vint se loger sous le menton de l'autre qui recula de quatre pas, sonné, une dent rebondissant sur le ring puis Jacob ne perdit pas une seconde pour attraper son adversaire par le bras et le tira en avant, cognant sa tête avec une force phénoménale contre la sienne. Emporté par le feu de l'action, le jeune homme se pencha sur le combattant évanouie au sol et aveuglément écouta son instinct, frappant l'autre au visage jusqu'à ce que ce dernier ne ressemble plus qu'à un tas de viande battue.

- Jacob ! Appela l'organisateur alors qu'il prenait conscience de son geste.

Du sang, de la matière grise tapissaient le sol du ring mais aussi ses mains, son visage, tacheté d'une petite pluie écarlate tout le long de ses joues. C'était de la barbarie, de la sauvagerie. Mais personnes n'agissaient contre Jacob. C'étaient les jeux.

- Il se pourrait bien que nous ayons encore notre champion ! N'y-a-t'il personne pour l'affronter pour la huitième et dernière manche ?

Alors que Frye reprenait son souffle au coin du ring, il demanda de quoi s'hydrater tandis que l'organisateur, Robert Topping faisait les paris. Il attrapa une serviette et essuya la sueur et le sang de son visage puis en se concentrant de nouveau sur ce qui l'entourait, il aperçu son prochain adversaire : une montagne de muscles. Un homme intéressant.

D'un coup de reins, il se décolla des filets et s'avança jusqu'au centre du ring, allant saluer ce dernier d'une poignée de main mais l'autre ne lui rendit pas son geste. Il toisait Jacob de toute sa hauteur et lorsque Topping donna le départ des hostilités, toute sa masse musculaire se mouva en avant pour frapper le leader des Rooks. Jacob para le premier coup en attrapant ses deux poings, un sourire accroché aux lèvres.

Enfin un adversaire digne de lui, pensa l'assassin. Son sang bouillait dans ses veines. Combien de temps avait-il attendu pour ne plus retenir ses coups contre une personne ?

Jacob s'approcha assez pour donner un coup de tête, un craque sonore fit reculer son opposant qui se tenait alors le nez en gémissant. Du sang s'écoulait entre ses doigts appuyés contre son nez.

Un sourire s'esquissa sur le visage du jeune assassin qui se remit en position. L'adrénaline le rendait fébrile, sauvage. Toutes ses frustrations, son stresse, ses angoisses diminuaient à chaque coups qu'il portait.

Alors que son adversaire revenait à la charge plus enragé que jamais un détail le fit regarder derrière la masse qui arrivait droit sur lui comme un boulet de canon. Cette silhouette, cette allure, ces couleurs sombres qui siéent parfaitement le diable de Londres qu'était Roth Maxwell.

Jacob se reçu un uppercut violent en pleine joue. Le leader des Rooks recula de quelques pas, sonné mais son instinct le poussa à rester en mouvement et il eut le temps d'esquiver de justesse un nouveau coup de massue sur le haut de son crâne en faisant une roulade-avant. Une fois qu'il fut de nouveau sur ses pieds, il prit une rapide goulée d'air et se précipita assez loin de son adversaire pour se laisser un court instant et frotter sa mâchoire endolorie. Bon sang, il frappe fort.

Cette petite distraction avait faillit causer la perte de l'assassin, Roth, espèce de canaille.

- Allé, j'ai pas toute la soirée pour te mettre au sol mon grand ! Provoqua Jacob, maintenant, il avait hâte d'en finir et courir après son amant qui avait disparut de la salle. Même avec sa vision d'aigle il ne pouvait capter les signes vitaux de ce dernier.

Le colosse le regarda droit dans les yeux, une haine vouable à l'égard du jeune Rook.

Fatigué par ses sept autres combats, Jacob était plus lent et sa force avait diminué mais l'idée de retrouver Roth était une motivation suffisante pour lui donner la force nécessaire pour gagner.

Cette fois, ce fut Frye qui chargea. L'autre tenta de riposter d'un coup de poing, mais hélas, trop lent pour l'assassin qui fléchit ses genoux, s'abaissant juste assez pour éviter le coup puis son bras, aussi vif qu'un serpent qui étendait son corps pour frapper vint se loger sous le menton de ce dernier.

La foule se tut subitement, comme si elle retenait son souffle.

Tout autour de Jacob se figea et pendant un instant, il ne comprit pas ce qui se passait. Son adversaire ne broncha pas jusqu'à ce que son corps se penche lentement en arrière puis emporté par son poids, s'écrasa lourdement au sol. Alors la foule se mit à hurler le nom du vainqueur, s'ensuivit ensuite de Topping qui souleva le bras de Jacob, déclarant d'une voix forte qui raisonna dans toute la salle.

- Ladies and gentleman, notre champion : Jacob Frye !

[...]

- Bienvenue Mr. Frye.

Le portier ouvrit la porte et Jacob lui fit un petit signe de remerciement, un sourire suivit d'un geste de son chapeau. Le froncement de nez n'échappa pas au jeune assassin qui devait bien avouer, il était d'une odeur repoussante ce soir.

Tel une ombre, le rook rejoint les appartements privés de Roth quelques étages plus hauts dans le théâtre. Il avait tellement hâte de retrouver cette canaille. Cet homme si désirable qui lui faisait perdre la raison à chaque fois qu'il le voyait. Jacob avait conscience que c'était un jeu dangereux mais c'était ce que recherchait le jeune assassin, un peu de piment dans sa vie.

Devant la porte du plus vieux, Jacob se sentit brusquement comme une jeune demoiselle. Sa main c'était arrêtée à quelques centimètres de la surface rigide de la porte. Pourquoi hésitait-il ? Roth est juste un homme après tout. Le diable déguisé en humain, certes mais ... ?

Il frappa deux fois.

Jacob entendit précisément le lit craquer sous le poids d'une personne puis il baissa les yeux lorsqu'il aperçu sous la porte une ombre bouger puis la porte s'ouvrit sur Roth, encore habillé élégamment. Jacob s'avança quand son amant lui adressa un sourire mais il recula aussitôt le nez froncé.

- Mon dieu Jacob, tu sens l'égout.
- Ah, je sais, j'ai fais un tour dans La Tamise, littéralement.
- La Tamise ? Demanda Roth le sourcil relevé en laissant passer Jacob.
- Drôle d'histoire, mais tes Blighters ont l'air plus acharnés que jamais. J'ai dut plonger dans la tamise pour les semer.

Avec dégoût, il ôta sa veste encore dégoulinante sur une chaise et vint ensuite se presser contre son amant, quémandant un baiser mais Roth ne fit que mettre les cheveux de Jacob en arrière avec ses mains et murmura.

- Prends donc un bain d'abord, darling. Je ne voudrais pas te vexer, mais l'odeur est vraiment repoussante.

Loin d'être vexé, Jacob se mit à rire et ajouta sur un ton qui se voulait innocent, mais le Blighter n'était pas dupe.

- Tâches de te faire pardonner pour m'avoir vexé une fois que je serais débarrassé de cette odeur, mh?
- Je n'y manquerais pas, promis Roth en se servant un verre de vin, un sourire aguicheur au visage.

[...]

Jacob mit tellement de temps à enlever précautionneusement l'odeur d'égout sur sa peau avec du savon et un chiffon que sa peau avait tourné au rouge. Il pensait sincèrement que Roth était parti se coucher, lassé d'attendre. Dans la chambre, il n'y avait aucun bruit.

L'eau trouble se vidait doucement et l'assassin se releva, enjambant la baignoire et se sécha ensuite avant d'enfiler juste un sous-vêtement et un pantalon de nuit au tissu souple que Roth avait gentiment laissé dans la salle de bain. Il fit attention à pendre correctement ses propres habits afin qu'ils sèchent. Ils iraient à la poubelle le lendemain dés lors qu'il aurait de quoi se changer une fois au train.

Jacob passa devant le miroir accroché au mur de la salle d'eau et y regarda son reflet avec attention. Quelques blessures enlaidissaient son visage, selon lui, comme une coupure encore boursouflée au niveau de son arcade, un léger ton de rouge et violet là où la brute avait frappé de son poing son visage. Jacob fit la moue, jouant avec ses joues, sa barbe qu'il jugeait correcte de ne pas raser. Il aimait tellement son allure sauvage et indomptable. Lorsqu'il vint au niveau de ses cheveux, il attrapa entre ses doigts une mèche avant de la ramener en arrière puis d'un coup, il ramena toute sa masse capillaire en arrière avec ses deux mains pour se coiffer convenablement, profitant de l'humidité de ses cheveux, mais quelques mèches rebelles revinrent en avant, au plus grand damne de l'assassin qui ne pouvait jamais se coiffer comme il le désirait. Il souffla sur cette mèche, vaincu et la laissa alors tel quel.

Fatigué par tant d'efforts en une seule journée et vidé de toutes ses forces par le bain chaud qu'il venait de prendre, Frye n'avait plus qu'une seule envie en tête: se coucher dans les draps de Roth.

En sortant de la salle de bain, Jacob ne s'attendait pas à voir Roth assis à son bureau, éclairé par la faible lueur d'une petite bougie. Le jeune assassin vint se glisser silencieusement derrière l'autre, observant par dessus son épaule ce qu'il pouvait bien écrire. Il dut plisser les yeux, Roth avait une écriture ... Très minutieuse, soignée. Si il voulait lire, il devait se rapprocher davantage pour apercevoir les petits caractères.

Mais la lecture, ce n'était pas le fort de Jacob Frye, oh non. Il se lassait déjà de savoir ce que Roth calligraphiait à l'encre noir sur sa feuille.

Il enlaça le cou de son amant et appuya doucement son menton sur son épaule, inclinant la tête légèrement sur le coté en faisant mine de s'intéresser. La respiration de Roth était comme une mélodie pour Jacob. Elle le berçait. L'assassin ferma les yeux en constatant qu'il ne dérangeait pas le moins du monde le plus âgé qui continuait d'écrire.

Puis vint un temps d'arrêt lorsque Roth finalisa sa phrase par un point. Jacob ouvrit les yeux lorsqu'il entendit la plume sur le bureau puis Roth qui s'était légèrement tourné vers lui. L'aîné déposa alors sa main sur la joue de son amant et doucement l'attira contre lui.

Les lèvres de Jacob rejoignirent celles de Roth une fois, chastement, avant qu'il ne brise le contacte et ne demande à mi-voix.

- Tu étais au club aujourd'hui, pourquoi ?

Roth eut un petit rire grave.

Le plus âgé se leva de sa chaise, Jacob ayant reculé de quelques pas au même moment pour lui laisser de l'espace mais l'autre vint entourer sa taille avec ses mains pour l'attirer contre son corps.

- Jacob, darling, commença ce dernier en remontant une main sur son torse nu, vagabondant sur son tatouage. Je voulais simplement savoir si tu étais à la hauteur de ta réputation. Tu sais, mes Blighters parlent beaucoup et j'ai encore une bonne audition pour mon âge.

Jacob se mit à rire. Il aurait voulut placer un ''Tu n'es pas si vieux que ça'' mais à la place, il était plus intéressé par l'opinion de Roth à son égard et il demanda sans réfléchir, les mots ayant glissés hors de sa bouche.

- Et tu en as pensé quoi ?
- Jacob, Jacob, Jacob ... Murmura Maxwell en tapotant sa joue trois fois avant de faire glisser cette même main jusqu'à sa nuque dont il agrippa doucement les cheveux courts. Je n'ai jamais eut autant envie d'une personne que toi. Sur ce ring, tu étais au sommet de ton art. Une bête sauvage tel que toi ... Ça me donne envie de la dompter.

Roth poussa Jacob brusquement en arrière, laissant le jeune assassin tomber lourdement sur le lit. Jacob n'eut pas le temps d'être surpris. Roth se plaça presque directement au dessus de lui, chevauchant ses hanches. Il prit un malin plaisir à exercer une pression au niveau du bassin du jeune homme alors qu'il était penché sur lui.

Jacob déposa ses mains sur la taille de son amant alors que Roth l'observait tel un prédateur jouant avec sa proie avant de la dévorer.

Roth s'empara des lèvres de Jacob en premier, dominant le baiser farouchement. Ce n'était pas un baiser tendre, les morsures pleuvaient jusqu'à ce que le plus âgé ait l'impression de l'emporter mais Jacob n'avait pas dit son dernier mot. D'un coup de hanches il délogea Roth et le plaqua férocement sur le dos, le clouant au matelas.

Ce qu'il vit dans les yeux de Roth embrasa toutes ses raisons les plus rationnels. Au diable les règles. Au diable sa réputation.

Roth Maxwell causerait sa perte.

- Maxwell, murmura Jacob en se penchant sur le cou de l'autre alors que l'autre répondit au creux de son oreille sur le même ton.
- Frye ?
- Ce soir ... Ce soir, laisse moi te montrer ... Que tu seras le seul à me voir dans cet état.

Et pour prouver ses dires, le plus jeune prit la main de Roth et la fit glisser lentement sur son entre-jambes. Son érection n'était pas imposante pour le moment, mais ce n'était qu'une question de temps et Roth en était bien conscient. Sa main se referma sur l'entre-jambes du garçon, arrachant à ce dernier un léger soupir inaudible.

Les lèvres de l'assassin tracèrent un sillon le long de sa gorge jusqu'à son oreille dans laquelle il souffla tout en mordant le cartilage.

- J'ai envie de toi Roth ...

Le noiraud soupira de nouveau lorsque les mains de Roth se glissèrent doucement de ses reins jusqu'à son pantalon de nuit. Ses mains n'entrèrent pas tout de suite sous le vêtement, elles restèrent au dessus, à taquiner ses fesses, massant parfois claquant sa chaire pour soutirer au plus jeune des bruits témoins de son excitation.

- Montres moi à quel point tu m'appartiens, darling.

Le défi sonnait clairement dans la voix grave de Maxwell. Jacob en eut une montée d'adrénaline. Il se redressa et déposa ses mains sur le torse de son homologue encore vêtu de ses habits et lentement, il fit onduler son bassin contre celui de son amant. Il sentait parfaitement la virilité éveillée de Roth contre lui. Il en ouvrit ses lèvres sur un sons muet avant de se lécher les lèvres, le regard droit dans celui de Maxwell. Tu aimes ça, Roth ?

Le corbeau passa à la vitesse supérieur et commença à débarrasser son amant de ses habits, déboutonnant sa veste noire en premier, puis il s'attaqua à sa cravate rouge qu'il fit lentement glisser avant d'ouvrir sa chemise blanche. L'assassin fixa le torse de Roth comme hypnotisé par la vue et ses mains bougèrent de leurs propres chefs, caressant doucement l'espace qui se trouvait sous ses paumes jusqu'à ce qu'elles s'arrêtent au niveau des tétons du plus âgé. Jacob serra les doigts, laissant des marques rouges sur la peau de ce dernier avant de se lécher les lèvres de façon à ce que Roth comprenne qu'il était encore jeune et que cette nuit, il serait sans pitié avec lui.

Roth le regardait en silence et Jacob était conscient qu'il le dévorait du regard.

Les habits glissèrent au sol et tout deux se retrouvèrent sans plus de cérémonie aussi nu l'un que l'autre. Jacob en profita pour se pencher sur son amant et déposa des baisers sur son torse, taquinant parfois Roth avec quelques morsures et sa langue qui vint ensuite rejoindre sa jumelle.

Lorsque le corbeau se redressa un peu, ses pupilles n'étaient plus qu'une masse noire noyée sous la luxure. Mon dieu, je suis damné. Il en avait tellement envie. Il avait besoin de Roth. Besoin de ressentir de nouveau cette sensation de liberté lorsqu'il ne touchait plus la terre ferme. Il était vulnérable face au leader des Blighters.

La main droite de Jacob rejoint sa propre bouche, léchant doucement le bout de son doigt afin de l'humidifier avant de le faire glisser lentement dans sa bouche, suivit lentement par un second. Sous le regard patient de son homologue, il suça bruyamment ses doigts, tantôt en soupirant, tantôt en utilisant le bruit humide et obscène de sa bouche. Il savait que Roth n'en était pas insensible. Il l'entendait respirer de plus en plus lourdement, parfois, il s'arrêtait même de respirer.

Comment résister à Jacob Frye ?

Ses doigts glissèrent hors de sa bouche et sans perdre une seconde, sa main rejoint son dos et lentement, Jacob prit appuie sur ses genoux, écartant un peu ses jambes afin de laisser le loisir au plus âgé de regarder. Le corbeau se pencha un peu sur Roth, ses lèvres à quelques centimètres de celles de son amant mais il n'en fit rien, à la place, il soupira légèrement alors qu'il caressait du bout du doigt son entrée, humidifiant cette partie sensible avant d'y faire glisser lentement son doigt.

Il attendit que son doigt soit entièrement en lui pour regarder Roth dans les yeux puis ses lèvres vinrent enfin toucher celles de Roth. La chaleur de son corps commença doucement à monter. Le baiser était lent, sensuel, son doigt suivait le rythme jusqu'à ce qu'il sente ses parois internes se détendre assez pour accepter un second doigt. Jacob soupira, Roth avalant le bruit de son amant alors que la main du plus vieux s'insinuait sous le garçon jusqu'à ce qu'il trouve ce qu'il désirait.

L'excitation grimpa en flèche brusquement, Jacob s'excusant avec une voix légèrement hachurée à l'oreille de Maxwell pour avoir mordu sa lèvre lorsque ce dernier avait caressé doucement son membre rigide. Un sourire naquit sur le visage de Roth qui vint embrasser son oiseau juste derrière son oreille en faisant bouger sa main avec lenteur le long de la verge de Jacob.

- Jacob, darling ... Je n'aurais jamais pensé ça de toi ... Murmura Roth qui taquinait ouvertement Jacob sur son comportement de dépravé.

Le principale concerné ne répondit pas tout de suite et se contenta de se redresser, prenant une position assise alors que sa main droite revenait en avant. Ses cheveux disposés sauvagement devant ses yeux ne faisaient qu'accentuer le fait que Jacob se fichait complètement de l'image qu'il pouvait bien donner à cet instant précis.

- Je pensais que tu serais capable de t'envoyer en l'air avec moi, mais, peut-être que tu es trop vieux pour ce genre de fantaisies, mh ? Roth se mit à rire et il se redressa un peu en s'appuyant sur ses coudes.
- C'est malheureusement plus qu'une fantaisie, toi et moi, très cher Frye ... Nous sommes faits l'un pour l'autre.

[...]

Jacob avait passé la nuit la plus torride de toute son existence. C'était un miracle qu'il se réveille aussi tôt. Mais pour éviter d'éveiller les soupçons chez sa cher et tendre sœur, il se devait de rentrer.

Roth n'était plus dans le lit depuis un heure au moins, Jacob le savait car en touchant l'espace vide à coté de lui, il ne senti aucune chaleur. Mais le leader des Bligthers avait prit soin de lui laisser un mot sur la table de nuit.

L'assassin s'éclipsa du Théâtre et rejoint le train dans lequel il s'arrêta pour se changer, récupérer de l'argent dans le coffre mais aussi pour ravitailler ses armes. En prenant place sur son fauteuil dans le second wagon du train, Jacob se remémora parfaitement cette nuit qu'il venait de passer en compagnie de Roth.

Jacob avait chevauché son amant avec une tel ardeur, gémit son nom jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus. Il sentait toujours contre lui le spectre des mains de Roth sur ses hanches qui étaient remontées lentement le long de ses flancs.

- Jacob ? Le Rook ouvrit les yeux et tomba nez à nez avec sa sœur jumelle.
- Mh ?
- J'ai une recherche à faire sur les pièces d'Eden. Je serais absente toute la journée, alors tâches de ne pas faire de bêtises en mon absence, sil te plait.
- Huh, tu veux dire que tu vas passer ta journée en charmante compagnie ? Evie tiqua et demanda sur la défensive.
- Pardon ? Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Ha bon, railla le corbeau qui lui adressa un sourire moqueur. Tu ne vas pas plutôt courir dans les rues de Londres avec ce charmant Greeny ?
- Non mais ... N'importe quoi !

L'aînée des Frye fulmina en quittant le wagon et Jacob n'avait pas manqué son léger teint rosé sur ses pommettes.

[...]

L'assassin rejoint Maxwell comme convenu mais avec un peu de retard. Roth avait l'air de l'attendre (ou était-ce par pur hasard) car à peine il eut déposé son pied sur l'escalier devant la porte de Roth que ce dernier l'ouvrit. Leur regard se croisèrent quelques secondes, tout deux surpris, avant que Roth ne l'invite à le suivre, animé par une farouche excitation.

- Ha ! Jacob, par ici mon cher ! Il l'attrapa par la manche en l'entraînant avec lui d'un pas pressé vers une voiture. J'ai quelque chose à te montrer !

Et bien sûr, le jeune assassin le suivit comme un petit chiot jusqu'au carrosse dont il prit les rennes.

- Où va-t-on ? Demanda le jeune Rook en laissant le temps au plus vieux de prendre place à ses cotés.
- Dans l'un des ateliers de Starrick ! C'est là où il fabrique des armes pour ses troupes.

Pas étonnant que Roth soit aussi excité, pensa Jacob. C'était le moment de taper fort.

- Quand le monde regorge de choses néfastes, il faut savoir s'en débarrasser, lui confia ensuite le plus vieux en lui donnant un léger coup de coude dans les cottes. Les gens comme Starrick ... Ils façonnent le monde comme ils le désirent afin que nous perdions notre capacité à rêver. Il nous faut donc ... Oh ! Nous y sommes ! Stop la voiture Jacob !

Roth tapota plusieurs fois l'épaule du plus jeune et Frye arrêta comme demandé le carrosse. Jacob emboîta ensuite le pas au plus vieux et le suivit dans une ruelle avant qu'ils ne grimpent sur le toit via une échelle.

Si la situation n'exigeait pas autant de sérieux, peut-être que Jacob attraperait Maxwell dans un coin protégé à l'abri des regards, le collerait au mur et lui donnerait un baiser jusqu'à en perdre haleine mais ... Roth était concentré. Jacob le fixa pensivement sans vraiment écouter ce qu'il pouvait bien lui dire. Mon dieu, arrêtes de parler. Embrasses moi Roth.

- Jacob, tu es distrait.

La voix de Roth eut l'air de faire effet cette fois puisque Jacob revint à lui. Bon sang, à quoi pouvait-il bien penser alors qu'il était en mission ? Il aurait d'autre occasion de passer d'autres nuits ensembles.

- Mh, pardon ... Tu disais ?
- Cet atelier appartient à Starrick, lui expliqua de nouveau calmement Roth en se rapprochant de lui tout en désignant de la main une grande bâtisse. Je veux que tu ailles placer de la dynamite aux quatre coins de cet atelier et réduisons le en cendres. Toi et moi.

Le cœur de l'assassin se mit à fondre dans sa poitrine.

Toi et moi.

C'était comme un mantra que le noiraud ne se lasserait jamais de se répéter et l'entendre dire de la part de son amant. Jacob s'approcha alors du plus vieux et attrapa son menton entre son indexe et son pouce et chuchota si près de ses lèvres qu'elles s'effleurèrent entres-elles.

- A tout de suite alors.

[...]

La pluie avait subtilement masqué sa présence. Dieu savait à quel point le plus jeune des Frye ne misait jamais sur la discrétion malgré sa profession d'assassin. Il était jeune et encore loin du rang de Maître.

Jacob ne mit pas plus de dix minutes pour éliminer les templiers qui gardaient et placer la dynamite avant de revenir auprès de Max qui l'attendait toujours sur le toit malgré la pluie.

- Tout est prêts, informa l'assassin avec une pointe d'excitation dans la voix.
- Parfait ! Il est temps de passer à l'action ! Roth s'éloigna un peu pour se pencher dans le vide et interpeller deux de ses sbires. Reculez !

Jacob n'avait plus qu'une hâte, que les flammes dévorent l'atelier, qu'ils en finissent pour aujourd'hui.

- Prêts ?
- Non attends ! Hurla le plus jeune.

Des enfants. Des enfants travaillaient dans cet atelier. Jacob avait passé un an avec sa soeur à libérer tout les enfants de Londres sous l'emprise de Starrick. Ils ne pouvaient tout simplement pas laisser Roth tuer ces gamins !

Mais Roth ... Roth se tourna vers lui avec exaspération.

- Mais pourquoi donc Jacob, il faut en finir !
- Il y a des enfants là-dedans !

Peut-être que Max n'était pas au courant de cela. Quand il se décala pour regarder derrière Jacob et y apercevoir les mômes, absolument rien ne changea la motivation du plus âgé.

- Jacob, mon ami. Starrick fait travailler des enfants dans ses manufactures. Notre devoir est de détruire ses moyens de productions.
- Mais pas comme ça, objecta Jacob en espérant faire changer d'avis son amant mais Roth ne lui donna pas cette chance.
- Pourquoi pas ? Je veux pouvoir faire tout ce qui me plait ! Bientôt, tu comprendras toi aussi ce que signifie être libre, libre comme moi.

C'était sans espoir. Non. Pas Roth. Il s'arrêterait si Jacob le lui demandait. Ils étaient faits l'un pour l'autre. Ils étaient les deux faces d'une pièce. Ils se comprenaient.

- Allumez les gars !

Roth ignora Jacob et fit signe à ses sbires de faire sauter les charges explosives. L'instinct de Jacob le poussa à désobéir à Roth. Il sorti son kukri et se jeta sur les Blighters lorsqu'ils passèrent en dessous de lui, égorgeant le premier sur lequel il s'était jeté.

- Mais qu'est-ce qui te prends, Jacob ? Hurla Roth dans son dos, de l'incompréhension mais également du mépris dan sa voix.

Non ... C'était trop. Ce n'était pas cette vision là qu'il avait de la 'liberté'. Maxwell Roth était le diable en personne. Jacob allait peut-être le regretter. Regretter son choix à un point inimaginable ... Mais la colère et la désillusion se déchiraient entres-elles, son cœur étant prit au milieu.

- Non ! Je refuse de jouer à ce petit jeu, Roth !

Sauver les enfants était une priorité. Il n'avait pas attendu d'entendre la réponse de Max qu'il se dirigeait déjà vers l'atelier en courant . La première explosion fit trembler le sol sous les pieds de Jacob et les premières flammes se soulevèrent, léchant tout ce qui était à leur porté.

Jacob put entrer dans l'atelier par la fenêtre du rez de chaussée. Les enfants y étaient là, apeurés. Certains pleuraient, hurlaient le noms de leurs mères à gorge déployées, leurs larmes coulant le long de leurs joues noircies de suie. Ils étaient si jeunes, trop jeunes.

Le ticket de sorti pour les enfants était la porte que Jacob ouvrit d'un grand coup de pied.

- Allé ! On sort ! On n'traine pas !

Hurla l'assassin à l'intention des enfants conscients malgré la chaleur étouffante et la fumée qui lui obstruait la vue. Ses yeux piquaient atrocement, mêmes cligner des yeux plusieurs fois s'avérait être douloureux. Il essayait également tant bien que mal de respirer le moins de fumée possible mais c'était presque impossible.

Quand aux enfants ayant perdu connaissance, Jacob ne perdit pas de temps pour en soulever un dans ses bras et se dépêcher à le mettre en sécurité, le confiant à des enfants assez forts pour l'emporter dans un endroit plus sûr.

Un pas lourd derrière lui le mit dans une rage noire. Il se défoula sur le Blighter qui était venu l'arrêter, échangeant quelques coups jusqu'à ce qu'il finisse au sol. Il n'avait pas le temps de se battre avec un sous-fifre, il restait un enfant en danger de mort dans cet bâtiment en feu !

Jacob fit à nouveau un aller dans la bâtisse en flammes et en ressorti aussitôt avec l'enfant dans les bras juste avant que les poutres ne s'effondrent et le bâtiment tout entier ne s'écroule. La fumée noire se souleva haut dans le ciel comme un mauvais présage mais Jacob n'y prêta aucune attention. Le petit corps chaud contre lui, lui rappela qu'il avait encore tant de chose à apprendre sur le monde mais également, sur lui-même.

Si il avait agi sur la volonté de Roth, ces enfants seraient morts. Peut-être morts pour une bonne cause, l'échec de Starrick Crawford. Mais ... Comment avait-il put faire cela ? Il espérait tant pouvoir parler avec lui, le raisonner. Il devait juste attendre que sa propre colère ne s'estompe. Il aimait tant Roth que ça en étant encore plus douloureux. Ce combat intérieur. Plus douloureux encore que les brûlures qu'il s'était infligé en bravant les flammes, elles étaient presque insignifiantes ...

Un orphelin vint récupérer l'enfant qu'il avait gardé contre lui et presque juste après, Lewis, le majordome de Roth s'approcha silencieusement de lui. C'était mauvais. Cet homme ne lui avait jamais inspiré confiance, pourquoi ça changerait. Il avait cet air inexpressif sur le visage. Comme un pantin agissant à la guise de son maître, Roth.

- Un cadeau, de Mr. Roth.

Furent les mots de Lewis alors qu'il tendait une petite boite en bois à l'assassin. Lewis ne lui accorda pas plus de temps et s'en alla, mais juste avant qu'il ne disparaisse, il lui confia quelque chose qui lui retourna l'estomac.

- Je dois vous dire Mr. Frye, que quand Roth en veut à quelqu'un, beaucoup de gens viennent à en souffrir.

Jacob le regarda partir avant que son cœur ne batte une fois douloureusement dans sa poitrine lorsque ses yeux se déposèrent sur la lettre que Lewis lui avait donné avec la boite. Il avait peur de lire ce que pouvait contenir cette lettre. Peur de voir ce que contenait la boite. Jamais il n'avait eut cette sensation douloureuse au niveau de son ventre, cette perception de peur qui envahissait son système nerveux comme un poison. Il n'eut besoin que du premier mot pour comprendre que c'était l'écriture de Max.

"Mon très cher Jacob, il semble que nos aventures appartiennent désormais au passé. Cette période à tes cotés fut brève, mais elle laissera une empreinte durable. Je te souhaite bonne chance dans tes futures entreprises. Bien à toi, Maxwell.

Post-scriptum : J'organise un spectacle ce soir. Tu trouveras ton invitation ci-joint."

Jacob laissa tomber la feuille au sol. Son pouls ne battait plus, ou trop faible pour le ressentir. Il ne voulait pas que ça se finisse ainsi. Bon sang Roth ! Il ne pouvait pas le laisser pour si peu. Il n'en avait pas le droit. Il aimait Roth. Il l'aimait tellement qu'il lui pardonnerait cet écart !

Mais Roth n'était pas de cet avis.

Jacob ouvrit la boite en bois.

L'oiseau que Roth avait gardé, chéri, était dans cette boite, mort. Surement le cou brisé.

C'était son invitation pour ce soir.

Mais c'était tellement plus que ça.

Jacob Frye était mort, aux yeux de Maxwell Roth.

Il n'y avait pas de retour possible.

Ce soir, ce serait Roth, ou lui.

[...]

Alhambra Music Hall.

Jacob n'était pas prêts à entrer de nouveau dans le Théâtre dont il était familier maintenant. Comme l'eut promis Roth, un spectacle allait être donné ce soir. Londres s'était donné rendez-vous pour assister à ce fameux spectacle. En d'autres circonstances, Jacob aurait été ravie de recevoir cette invitation. Mais ... Jacob s'était résolu.

Il devait éliminer Roth. C'était lui, ou Jacob.

Dans cet énorme farce qu'était la vie de Jacob Frye, il avait fallut qu'il tombe amoureux du Joker. Ce fou qui l'avait ensorcelé, ce fou qu'il devait enterrer avant qu'il ne le fasse en premier. Ils n'étaient plus amants, ni même amis.

Tout ça, c'était du passé.

Peut-être que c'était la pluie qui était la cause de l'humidité sur son visage, mais Frye ne devait pas trop tarder à se lancer. L'heure tournait malgré tout.

Il connaissait le secteur comme sa poche et n'eut aucun mal pour se rendre sur le toit. Deux gardes étaient postés à cet endroit pour protéger l'accès d'une échelle qui le conduirait à l'intérieur. Ce ne fut pas difficile pour l'assassin de se débarrasser d'eux. Il en étrangla un alors que l'autre connu une mort plus rapide, un coup de lame en dans la jugulaire.

Jacob s'infiltra enfin dans le Théâtre et pour une fois, usa de sa discrétion d'assassin pour ne pas attirer l'attention. Il resta en hauteur, tel un félin guettant sa proie et lorsque Roth se montra enfin, il attendit le bon moment avant de bondir sur le plus âgé, sa lame plongeant dans sa nuque et ressortant toute sanguinolente de sa gorge.

Il ne préféra ne pas y penser.

Il devait faire le vide.

Et pourtant ... Il venait de tuer la personne qu'il avait le plus aimait dans toute sa vie. Plus encore que sa cher sœur.

Le jeune assassin sortit un mouchoir pour l'en imprégner de sang de sa victime mais lorsqu'il retira le masque de Roth, il recula brusquement. Ce n'était qu'un ... Sosie ?

- Mesdames et Messieurs ! Ladies et Gentlemen !

Le cœur de Jacob fit un bond dans sa poitrine lorsque la voix de Roth s'éleva dans tout le Théâtre comme un écho dont il n'arrivait pas à localiser la source. Jacob aurait dut le savoir qu'il utiliserait des sosies ! Il n'allait pas mourir aussi facilement. Non. Pas dans les coulisses, Roth voulait le devant de la scène tel le grand artiste qu'il était.

- Bienvenu à l'Alhambra Music Hall ! Continua Roth alors que Jacob cachait le corps. Nous vous offrons ce soir uniquement, et uniquement ce soir, un représentation très spéciale de Corvus Le Filou !

Jacob fit de son mieux pour avancer sans se faire remarquer mais il était le seul à ne pas porter de masque. Il attirait l'attention de certains invités. Il devait s'en procurer un, et vite. Les sbires de Roth tournaient dans le Théâtre. Ce fut assez simple d'un assommer un et de lui dérober son masque.

- Si certains effets se révèlent assez perturbants, reprit Roth. Ne vous alarmez pas, cher public. Ne craignez rien ! Ce n'est que du spectacle.

Roth. Roth était juste à quelques mètres de lui. Il devait attendre qu'il passe près de lui et ... Sa lame glissa dans sa gorge comme du beurre. Mais la voix de Max retentit encore une fois.

- Le représentation de ce soir est dédiée à un jeune homme qui l'a inspirée, un ami très cher à mon cœur.

Rageusement, Jacob enleva sa lame de la gorge du défunt et lui ôta son masque dorée. Encore un sosie.

Ses mots le blessèrent. Peut-être que Roth souffrait autant que lui de cette trahison. Il cherchait à se venger de Jacob. Il lui envoyait clairement un message. Un message d'adieu dans le sang.

- C'est à lui qu'il faudra adresser vos réclamations !

Le rire mauvais de Roth déclencha une sueur froide dans le dos de Jacob.

- Jacob ! Mon cher, cette soirée est en ton honneur !

Ledit Jacob pressa son dos contre un mur pour se soutenir quelques secondes. Ça faisait trop mal. Il se sentait si faible, si pitoyable.

Il prit une rapide goulée d'air et rejoint un point d'observation au troisième étage qui donnait sur la scène. De sa position, il pouvait maintenant compter deux autres leurres, les faux Maxwell.

- Tu préfères la tragédie à la comédie, je savais que tu avais bon goût ...

Roth n'était qu'un fou. Ses tours, ce spectacle était bien plus que réel. Il tuait véritablement les personnes volontaires ! Il était d'une cruauté. Jacob ne savait pas si c'était pour montrer à Jacob qu'il le méprisait pour l'avoir trahit, ou parce qu'il se fichait complètement d'ôter la vie à des innocents.

Jacob se chargea de supprimer les faux Roth un à un et se retrouva dans les coulisses. Sors de ta cachette ! Il devait en finir, pour de bon.

Roth se montra enfin pour le grand finale après dix longues minutes à se cacher dans le Théâtre. Sur la scène, il enleva son masque et regarda son public, cherchant un visage familier parmi eux. Il ne vit pas Jacob et savait pertinemment qu'il arriverait au moment propice. Il a le sens du spectacle le gamin. Il rit et leva son verre, portant un toast.

- J'espère que vous avez apprécié cette soirée Mesdames et Messieurs, du moins, autant que moi.

Deux Bligthers avec des torches s'avancèrent de chaque cotés du maître des lieux.

- Avant notre finale, j'aimerais rendre honneur à tout ceux qui sont venu nous rejoindre ce soir pour célébrer la vie, mais aussi, la mort.

Ces pauvre gens applaudissaient, mais ils n'avaient aucune idée que bientôt leurs vies seraient en danger. Jacob ne pouvait pas foncer sur Roth, trop de Bligthers le bloqueraient et Roth aurait le temps de s'enfuir. Il leva les yeux et aperçu peut-être un moyen. Faites que son plan marche ...

- Allé, brûlez moi tout ça !

Roth donna l'ordre et ses deux sbires crachèrent de l'alcool sur leurs torches. Un jet de flammes vint alors semer le chaos lorsqu'un début d'incendie se déclencha dans la salle. Les personnes se mirent à courir vers la sortie en hurlant, mais ce n'était pas assez pour couvrir la voix de Roth. C'est à toi de jouer, Jacob, mon cher.

- Brûlez, brûlez, BRÛLEZ !

Jacob se dépêcha de monter le plus haut possible afin de rejoindre une passerelle sur laquelle était attachée une corde finit par un poids.

- Où que tu sois Jacob, montres-toi !

Il espérait que son plan fonctionne et que la demande de Roth soit par la même occasion, exaucée. Il sectionna le nœud de la corde et le poids tomba au sol. La corde en question s'enroula autour de la cheville de Roth, le soulevant en hauteur. Le plus âgé ne comprit pas tout de suite ce qu'il se passait, la tête en bas, les jambes remuant dans tout les sens. Mais lorsqu'ils se retourna, leurs yeux se croisèrent, Max put enfin voir le visage de son ancien ami. Il souffrait. Il le savait. Mais c'était comme ça que tout devait se terminer.

Jacob l'attrapa par le col de sa chemise et l'attira contre lui avant de le jeter au sol. Max étouffa un grognement furieux, il s'était coupé la lèvre à cause du choc. Le corbeau chevaucha une dernière fois ses hanches avant de lever son bras armé de sa lame secrète.

Il hésita.

Mais c'était la bonne décision. Roth était trop dangereux et Jacob, pas assez fort pour le changer.

- Mon ami ... Quelle soirée ! Elle restera gravée dans l'histoire, lui confia Roth comme si ils venaient de vivre la plus belle soirée de leurs vies.
- Pourquoi ... Pourquoi as-tu fais ça ... Pourquoi ... ? Demanda le corbeau en le suppliant, il voulait une réponse clair.

Jacob avait besoin de savoir. Mais Roth lui, voulait lui donner une dernière leçon.

- Quoi, briser le cou d'un jeune corbeau entre mon pouce et mon indexe ? Tailler en pièce des personnes que tu dis 'innocentes' ? Laisser au monde sa divine folie ? Roth fit une pause, une chance qu'il donna à Jacob pour répondre mais le jeune assassin resta sans voix alors il continua pour lui, plus agité. Parce que j'obéis toujours à la même devise !

Roth posa brusquement sa main sur la nuque de Jacob tel une serre et l'attira contre lui. Il l'embrassa furieusement. Il n'y avait aucune douceur. Ses dents s'étaient entrechoquées contre celles du plus jeune presque douloureusement. Mais Jacob ne le laissa pas faire. Il se dégagea de son étreinte, presque dégoutté à cause du sang qu'il avait goûté sur les lèvres de ce dernier, le repoussant par la même occasion.

Il n'avait pas le droit de lui faire ça. Il n'allait pas réussir à en finir. Mais Jacob était un homme. Il devait tenir sa parole. Tuer Roth.

- Pourquoi pas ? Chuchota Roth avec un dernier sourire.

Sa lame se logea dans sa gorge et il entendit Roth s'étouffer dans son propre sang puis son corps se raidir.

Il fallait à présent que Jacob quitte le Théâtre enflammé. Il se releva, les genoux tremblants et regarda plusieurs fois en arrière là où le corps de Roth était étendu.

Quelle soirée.

Quel spectacle.

Quelle vie.

Roth avait eut son heure de gloire grâce à Jacob.

Mais que restait-il à l'assassin ?

Il n'arrivait pas à pleurer, il avait un vide à la place du cœur, c'était peut-être à cause de ça.

Il espérait voir Roth de nouveau, dans une autre vie.

Mais pour l'instant, il devait se contenter de suivre la voie du credo, la voie des vivants.

[...]

- Tu es en retard.

Avec la nuit que Jacob venait de passer, Jacob n'était pas sûr de vouloir se mesurer à sa sœur. Il voulait réellement lui raconter ce qu'il vivait. Cette peine de cœur, ce ... Vide, ce dégoût envers lui même. Il n'avait pas de mot pour définir exactement ce qu'il ressentait.

- Starrick va passer à l'action. Le fragment d'Eden est quelque part caché à Buckingham Palace.
- Qu'il le prenne, répondit Jacob avec lassitude et un sourire fatigué qui en disait long.
- Je t'ai vu à l'oeuvre dans toute la ville. Tu devrais peut-être te fier à mon jugement.

Et là voilà partit pour le sermonner comme un gosse. Jacob n'avait pas besoin de ça. Pas maintenant. Un autre jour, peut-être, mais pas maintenant. Son sang commençait à bouillonner malgré qu'il veuille rester calme.

- J'ai tué tout les lieutenants de Starrick, et toi, tu as fait quoi ? Demandons à Henry, veux-tu ?

Si elle voulait le piquer, lui aussi le ferait.

- Je n'ai fait que réparer tes erreurs, rétorqua l'aîné. "A trop se hâter, on arrive plus tard."
- Arrêtes de citer notre père, menaça Jacob en s'approchant de sa jumelle qui sentait la goutte de trop arriver.
- C'est de Platon ! Et désolé si pour une fois, il n'est pas question de destruction. Père avait raison, il n'a jamais approuvé tes méthodes !
- Ça suffit, PÈRE EST MORT !

Jacob hurla plus fort, plus emporté qu'il l'aurait crut. Sa sœur le regarda comme une étrangère. Elle ne le reconnaissait plus. Ce n'était pas son Jacob.

Mais le plus jeune des deux ne pouvait pas expliquer à sa sœur ce qu'il avait sur la conscience. Elle ne comprendrait pas. Personne ne le pouvait.

- Assez ! Coupa Henry qui était derrière les jumeaux depuis deux bonnes minutes, temoins de leur querelle. Je viens d'avoir des nouvelles de mes espions, Starrick compte voler le fragment d'Eden ce soir, au bal.

Le noiraud se tourna vers Henry, puis Evie. Il n'avait pas oublié que leur mission première était de protéger Londres de Starrick. Il n'avait pas le droit de jouer les égoïstes et mettre la vie de milliers de personnes en danger pour une seule. Alors, il se tourna vers sa sœur, visiblement prêts à coopérer pour cette fois.

- Alors, on y va en souvenir du bon vieux temps ?
- Ce sera la dernière mission que nous ferons ensemble, Jacob.
- D'accord, alors on s'y prend comment ?


Voilà !
J'espère que cette fanfic vous aura plus !
En tout cas je me suis bien amusé à l'écrire.
Enfin, amusé, ah, ah ...
Il y aura une suite à cette fan fic, une sorte de fin alternative : Le nom sera "SEE YOU iN THE NEXT LiFE" et je ne vous en dis pas plus.
Ah, il se peut qu'il y ait des fautes, je corrigerais quand j'aurais le temps geh.

Merci d'avoir lu.

La bise, tendresse et fluff !