Bonjour ! Merci pour tous vos messages de soutient, je vous livre la suite de cette histoire et reste ouverte à vos questions ! Bonne lecture et à plus tard ! Jalanna

Chapitre 11 : Son obtention est un trésor.

Les bruits d'épée se succédaient avec ardeur. Au centre de la pièce dédié à cet art, deux hommes se ressemblant comme deux gouttes de potion s'affrontaient dans un combat terrible. Le plus jeune feinta à droite et désarma son adversaire.

« J'ai réussi. » S'exclama-t-il un air ravi plaqué sur le visage.

Lucius lui faucha les jambes et sortit comme par magie un couteau de la manche qui arriva sur la gorge délicate du plus jeune. Drago écarquilla les yeux et perdit son sourire.

« Un ennemi à terre n'est jamais vaincu tant qu'il n'a pas rendu son dernier souffle. »

L'ainé releva son fils et esquissa un fin sourire à son tour. Son premier enfant apprenait vite et semblait doué pour le combat. Cela ne pouvait que l'enchanter au vue de l'étrange jeu d'alliance qui se tramait depuis quelques temps dans le royaume. Manifestement, Draco tenait de lui pour ses aptitudes. Cette dernière pensée lui remit en mémoire son altercation avec son époux. Séverus était si têtu parfois allant jusqu'à mettre sa vie en péril pour autrui.

« Papa ne se sacrifierais jamais pour quelque chose qui n'en vaut pas la peine. Tu ne peux lui reprochait cela même si l'acte en lui-même t'as profondément blessé. » Énonça Draco d'une voix tendue.

Lucius lança un regard étrange à son fils et se mura dans le silence. Voilà que son enfant entendait ses pensées maintenant. Il tourna les talons et sortit rapidement, laissant le plus jeune perplexe.

« C'est pas gagné ! » Murmura Draco pour lui-même.

Hermione Gandi s'agenouilla devant un homme d'une grande stature. Bien que celui-ci arbore un teint maladif, son regard perçant défiait quiconque entrait dans l'immense salle du trône.

« J'ai envoyé un message à ton mentor pour que celui-ci intervienne auprès de mon fils. Il est rentré il y a peu de temps au sanctuaire et…il semblait affaiblit. » Dit-il d'un ton hésitant.

Il connaissait les relations qu'entretenait sa progéniture avec la guérisseuse. Le roi avait longuement hésité avant de faire appel à son talent. La jeune fille était brillante, peut-être trop d'ailleurs.

« Il y a une heure environ, il a perdu connaissance. Tu le trouveras dans ses appartements, notre guérisseur est déjà sur place, mais comme tu dois le savoir, il est impuissant face au mal qui ronge ma lignée. » Déclara le roi d'une voix neutre.

Hermione s'inclina révérencieusement et déposa un genou à terre.

« Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir Sire. »

Le roi des Ombres fit un signe de la main à l'un de ses gardes pour que celui-ci conduise la jeune guérisseuse jusqu'au appartement princier. Ce dernier obéit rapidement et enjoint la jeune fille à prendre un couloir situé dans le fond de la pièce. Après quelques minutes de marche, le garde s'arrêta devant une lourde porte en bois noir. Celle-ci était finement ouvragée et démontrait son ancienneté. Hésitante, elle se décida finalement à entrer dans le refuge de l'Ombre. Elle atterrit immédiatement dans une antichambre et entendit un bruit de verre brisé.

« Attachez-le ! » Fit une voix exaspérée.

Elle tendit l'oreille pour repérer l'origine du vacarme et se dirigea rapidement vers la source. La scène qui se déroulait devant elle la laissa pantoise. Trois apprentis retenaient un Théo déchainé. Ses yeux luisaient de fièvre et son corps était secoué de soubresaut incontrôlable. Un quatrième homme tenait des liens qu'il tentait d'imposer à son patient. Lorsqu'elle reprit le contrôle de ses émotions, Théo était emprisonné dans son lit et semblait plus calme, beaucoup trop même. Ses yeux étaient devenus vitreux et sa tête dodelinait sans raison. Une respiration sifflante vint troubler le silence qui s'était établit.

« Mais vous êtes complétement dingue ! » Ne put-elle s'empêcher de hurler.

Quatre paires d'yeux se tournèrent vers elle, interloqués. Le plus âgé, petit et l'air colérique s'approcha d'elle et lui dit d'un ton hautain.

« Et qui vous a permis d'entrer ici, jeune insolente ! »

Hermione fronça les sourcils et déclara sur un ton empli de menace.

« Le roi lui-même alors déguerpissez d'ici avant que je vous botte les fesses. »

Les Ombres parurent septique un instant mais l'air déterminé de la jeune fille les firent craindre un retour de flamme de la part de leur souverain. Ils quittèrent donc les appartements au pas de course. Cependant, un seul resta sur le pas de la porte. La jeune fille fit volteface et foudroya l'homme du regard.

« Pour votre sécurité miss, je vous conseille de le laisser entraver. A son arrivée, le jeune prince a envoyé la moitié de la garde rapprochée du roi directement dans notre office. Il semble qu'il alterne les périodes d'agitation extrême et celle d'une personne proche du coma. »

La jeune fille hocha la tête en signe de remerciement et l'homme détala dans les dédales de couloirs. Un gémissement la tira de ses pensées. Elle s'approcha du corps du malade et posa une main réconfortante sur le front trempé de sueur. L'Ombre ferma les yeux de soulagement, la main était fraîche et lui procurait un répit dans la douleur sourde qui semblait habiter son corps.

« Petite étoile… »

« Je suis là Théo, je vais essayer de te soulager. » Répondit-elle en caressant distraitement les cheveux ébouriffés.

« J'ai si mal ma douce, aide moi. » Gémit-il avant de tomber dans une bienfaisante inconscience.

Harry hésitait entre fuir loin de cette chambre et affronter son père. Tout courage avait déserté son organisme et sans s'en rendre compte, il commençait même à reculer.

« Lucius ? »

La voix de Séverus semblait incertaine et peu sûre. L'heure n'était plus à la couardise, il fallait qu'il entre.

« C'est Harry… »

Le petit brun avança prudemment vers la silhouette étendue sur le grand lit.

« N'ai pas peur, je ne suis pas en état de te manger… » Résonna la voix lasse.

« Je voulais vous demander pardon… »

Séverus releva la tête, surpris. Par Sithis, qu'est-ce que son fils avait encore inventé ? Il lui signifia d'avancer d'un geste de la main. Le jeune homme s'exécuta avec réticence. Il observa les yeux sombres mal à l'aise, les mains triturées convulsivement. Un éclair de tristesse apparut sur son visage bien vite remplacé par une grimace.

« Pourquoi ? Je n'ai fait que mon devoir. Je te protégerais toujours Harry, même au détriment de ma propre vie. Ai-je été si dur dans ton monde pour que tu me craignes de la sorte ? »

Harry fixa le sol et soupira.

« Disons que nos relations n'étaient pas au beau fixe. Mais, vous m'avez toujours protégé…même au détriment de votre propre vie. »

Séverus esquissa un sourire. Merlin que c'était étrange de voir son ancien professeur si austère agir ainsi. Harry s'approcha encore un peu plus.

« Au moins, une chose n'a pas changé n'est-ce pas ? Et je t'en prie tutoie moi ou cela me tuera j'en suis sûre ! »

Cette fois ci, Harry sourit franchement. Son père se donnait en spectacle et c'était hilarant. Apparemment l'effet était recherché puisque la tension de la pièce s'allégea.

« Tu t'es fâché avec Lucius ? » S'enquit le jeune en se rappelant la sortie de son autre père.

« Ton père est très contrarié mais ça lui passera. Avais-je un autre choix ? » Termina-t-il le regard dans le vide.

Devant la tristesse de son père, le petit brun décida qu'il était de son devoir de le réconforter. Il s'allongea à côté de son paternel et enfouit sa tête dans le creux de son cou. Il sentit deux bras l'enlacé et la peur s'effaça en quelques seconde. En agissant ainsi, il avait voulu communiquer un peu de force à son père mais il se rendit compte que l'échange était dans les deux sens. Il resta ainsi des heures, appréciant l'étreinte. Séverus, quant à lui, se dit qu'il avait franchi un grand pas avec son fils aujourd'hui.

Ronald Wealy remettait une plante aromatique dans son terreau originel quand il entendit un bruissement caractéristique. Il leva aussitôt la tête vers le ciel pour accueillir la nouvelle venue. Hermione était encore plus belle nimbé dans la lumière de l'aurore. En tant qu'elfe des bois, il avait été amené depuis sa prime jeunesse à rencontrer la jeune guérisseuse. En effet, leurs clans respectifs étaient étroitement liés et les échanges nombreux. Ils étaient donc devenus amis au fil du temps, bien qu'il nourrisse des espoirs un peu plus secrets envers elle.

« Que me vaut le plaisir de ta visité Hermy ? » Fit-il en se débarrassant de la terre sous ses mains.

La guérisseuse hésita un long moment, semblant choisir les mots les plus adéquats. Son regard se perdit au loin, dans les plaines verdoyantes. Ron s'approcha d'elle et posa sa main sur son bras. Celle-ci eut un sursaut et recula légèrement effrayée sur l'instant.

« Que se passe t-il ? » Dit-il soupçonneux.

« J'ai eu une nuit difficile…Il me faudrait certaines plantes que tu pourrais avoir en ta possession pour guérir l'un de mes patients. » Répondit-elle rapidement.

Ronald fronça les sourcils devant le ton précipité de la jeune fille. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait plus vue ainsi. A vrai dire, le seul à la mettre dans cet état n'était pas son ami loin de là.

« C'est pour lui que tu veux ça ? »

La jeune guérisseuse grimaça devant l'air contrarié de son interlocuteur. La rivalité entre les Ombres et les Elfes des bois étaient bien connues et notamment entre les deux princes héritiers des clans. Elle n'avait jamais vraiment compris le pourquoi du comment de cette affaire et elle s'en fichait un peu. Théodore Nolan remportera toujours la victoire sur son cœur comparé à l'elfe.

« Albus m'as envoyée les chercher. C'est une mission qu'il m'a confié et je compte bien ne pas le décevoir. »

« Très bien, que te faut-il ? » Avoua le jeune homme vaincu.

Il ne pourrait pas faire le poids si c'était le chef de clan qui l'avait décidé ainsi néanmoins, il ne se gênerait pas pour lui dire à l'occasion.

« Il me faudrait de la pousse d'amortensia et des feuilles d'adamantine. »

« Mais ce sont des produits très rares ! Je ne peux t'en donner plus qu'un échantillon pour le moment. » S'exclama t-il.

Hermione parut embêtée mais ne dit rien de plus. Elle se contenta de recueillir les éléments et déclina l'invitation à prendre le thé du roux. Ron la regarda s'envolée dans le ciel et se dit qu'une visite de dix minutes était vraiment trop courte pour discuter avec son amie.

Chapitre finit ! Après tout ce temps, je me demande s'il est encore nécessaire de terminer cette histoire ? A bientôt pour une nouvelle édition…