Bonjour, bonjour, Y a quelqu'un ? Je poste un nouveau chapitre pour ceux qui suivent encore ! Bonne lecture ! A bientôt !

Chapitre 13 : Nous sommes un

La forêt se parait de ses atours estivaux. C'était la saison préférée de l'elfe. Un sifflement retentit et il leva son regard vers le soleil, celui-ci était à son zénith inondant la terre de sa chaleur bienfaitrice. Hermione ne devrait pas tarder à arriver. Il fit demi-tour pour récupérer la théière et poussa un cri fort peu masculin. Un rire cristallin jaillit dans l'air créant un sourire niais sur le visage de l'elfe. Par le soleil et tous les astres, il la trouvait de jour en jour plus désirable. Elle avait surement dû suivre ses conseils car elle semblait avoir meilleure mine. Ses grands yeux noisette pétillaient d'une joie non dissimulée. Secouant la tête pour se reprendre, il la serra rapidement dans ses bras en guise de salutation. Trop vite à son goût d'ailleurs, la jeune fée observait les nouveaux croisements de plante sur lesquels il avait travaillé ces derniers temps.

En un instant, le thé fut servi dans de grandes tasses en terre cuite. Ron porta le liquide fumant à ses lèvres et apprécia le bouquet de saveur de cette nouvelle plante qu'il avait découvert il n'y a pas si longtemps.

« Alors comment vas-tu ? » S'enquit-il sur le ton de la conversation.

La jeune fille le complimenta longuement sur son travail, s'enthousiasmant déjà sur les possibles essais thérapeutiques que sa congrégation pourrait mener. Elle lui conta les derniers ragots du peuple fée, les lubies toutes plus excentriques les unes que les autres de son bien estimé mentor, les projets sur lesquels elle travaillait évitant soigneusement le sujet de l'Ombre qui faisait battre son cœur. Ron l'écouta attentivement, riant parfois. Leur entente semblait être comme au premier jour et il apprécia grandement ce moment.

Les fées et les elfes avaient toujours vécus en étroite collaboration. La plupart des couples étaient d'ailleurs composés d'un ressortissant de chaque communauté. Ainsi, depuis la plus tendre enfance, les adultes n'avaient eu de cesse de les mettre ensemble, espérant secrètement qu'une union en découlerait un jour. Mais Théodore avait bousculé les traditions et envoyer paitre le reste du monde. Les sentiments entre eux étaient si forts, si puissants. Ils l'étaient toujours d'ailleurs. Hermione ne se voilait pas la face non plus, elle ressentait au plus profond d'elle-même que son cœur battait uniquement pour l'Ombre.

« Je t'ai encore perdu Hermy, je vais finir par penser que ma conversation ne te sied guère. »

La jolie fée rougit, prise en flagrant délit et devant le mauvais public par-dessus le marché.

« Excuse moi, j'étais ailleurs. Tu disais ? »

« J'ai été hier matin dans un coin reculé de la forêt australe et je pense que ces trois plantes devraient t'intéressées. »

Il se leva prestement et revint avec trois coffrets. Le premier contenait des feuilles d'arbustes et des fleurs blanches. Ron lui apprit que c'était de l'Aubépine. Les elfes de lumière l'utilisaient pour diverses applications notamment pour ses vertus relaxantes, fortifiantes et même en cataplasme pour les plaies. Le second écrin renfermait de l'Agripaume, plante plutôt sédative mais également calmante et antispasmodique. Hermione fut surprise par ces petites feuilles vertes foncées et dentelées. Le dessous des feuilles semblait quant à lui grisâtre et velu au toucher. La dernière boîte contenait des petites fleurs mauves pâles.

« De la Passiflore ! » S'exclama-t-elle presque euphorique.

« Exactement ! » Renchérit Ron avec un petit air satisfait.

Cette plante n'était pas rare mais elle était jalousement gardée par les Hauts Elfes. Cette plante médicinale était très puissante et par conséquent farouchement protégée. La jeune fée ne savait plus quoi dire, ces échantillons étaient précieux et destinés en partie à Théo. Il semblerait que malgré l'animosité qui les liaient, Ron ait décidé de passer outre et de montrer un visage mature.

« Ronald… »

« Ne dis rien, je sais parfaitement que tu n'es pas une petite fée ingrate mais si tu continues, je crains de perdre le peu de retenue que j'ai et je ne suis pas sûr que cela te plairais. » Bafouilla-t-il rouge de gêne.

Hermione fronça les sourcils mais ne chercha pas à approfondir le sujet. Elle se retrouva bien vite étouffée dans une étreinte dont le jeune homme avait la spécialité et tenta d'oublier que ses mains vagabondaient audacieusement. Elle se recula gênée, et lui promis que la prochaine fois, elle l'inviterait plutôt à l'institut. Hermione s'envola, ne pouvant empêcher de se sentir soulagée de mettre de la distance entre le roux et sa personne. Se pourrait-il que l'elfe veuille quelque chose de plus ?

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« Draco ! »

Le blond accéléra l'allure espérant vainement que son poursuivant se lasserait.

« Draco ! »

Une flopée d'injures sortit de ses lèvres. Il ne pouvait pas être tranquille cinq minutes. L'agacement était clairement visible sur ses traits.

« Draco Lucius Carmina ! »

Le prince s'arrêta net, foutu éducation. Il se tourna vers la voix nasillarde avec son plus beau sourire hypocrite. Sa chère cousine, Pansy, s'avançait d'un pas décidé vers lui. Elle vint se coller à lui et un frisson de dégoût remonta le long de sa colonne vertébrale.

« Pans ! Je ne t'avais point entendu. » Dit-il d'une voix mielleuse.

« Ce n'est pas grave mon cher, heureusement que j'ai une bonne foulée ! » S'exclama-t-elle en collant sa bouche visqueuse contre sa joue.

La jeune vampire manqua le regard froid qu'il lui adressa en avisant la peinture qui lui servait de rouge à lèvres. Elle se colla un peu plus si c'était possible contre lui et il eut envie de la mordre. Non pas par plaisir ou par désir mais pour lui faire mal.

« Je voulais t'inviter à la réception que je donne demain soir. Avec tous ces préparatifs, je n'ai même pas pu t'en parler ! C'est au manoir pourpre à 20h ! Tache d'être à l'heure mon chéri ! »

Il n'avait absolument aucune envie d'y participer mais il ne pouvait décemment pas manquer à tous ses devoirs et elle était sa cousine.

« Nous viendrons. » Lâcha-t-il fermement

« Nous ? »

« Harry et moi. » Renchérit-il agacé.

« Ah…oui…c'est vrai. Je ne voudrais pas fatiguer ni ennuyer inutilement le jeune prince alors tu peux venir seul ne t'inquiètes pas. » Répondit-elle ennuyée.

Draco écarquilla les yeux devant tant de fausseté. Comme si il allait abandonner Harry pour aller chez cette….Stop Draco, respires se dit-il. Il hocha la tête péniblement, ne voulant pas repartir sur des sujets polémiques qui lui ferait perdre son temps. Pansy afficha un sourire qui se voulait charmant et tourna les talons aussi sec.

« A demain mon chou ! »

Il allait vertement répliqué quand une autre voix l'interpella.

« Quoi…ENCORE ! »

Il pâlit en avisant la personne qui se tenait devant lui. Séverus, drapé dans son indignation, se tenait droit, le regard polaire.

« Pourrais-je savoir, tendre enfant, la raison de ce comportement indigne de ton rang. » Susurra-t-il dangereusement.

« Papa, je suis désolé, la journée fut éprouvante. J'ai perdu le contrôle de mes émotions. »

Cette confession surprit l'aîné, ces paroles étaient rares dans la bouche de son fils. Aussi décida-t-il de passer l'éponge.

« Harry a fini sa leçon pour aujourd'hui, je suppose qu'il est rentré dans vos appartements. »

Draco voulu répliquer qu'il n'était pas après Harry mais la réalité était tout autre. Il n'avait guère eu le loisir de passer un moment d'intimité avec le brun. Celui-ci avait établi une petite routine quotidienne. Il se levait tôt et partait effectuer une séance sportive, il ne revenait alors que rarement avant midi, explorant avec avidité son nouvel environnement. Il déjeunait un encas avec Séverus car ce dernier lui donner cours jusqu' à la tombée de la nuit. Il rentrait alors fourbu et éreinté et c'est tout juste si il passait une heure ou deux ensemble à discuter et se câliner. Quelques jours que cela durait et il avait l'impression que c'était une éternité. L'odeur de son compagnon enivrait ses nuits et le sang l'appelait. Il devait reconnaître que le retour de son formateur en politique étrangère avait également bousculé son emploi du temps. Ses entraînements de combat s'étaient vus décuplés également.

« Merci » Se contenta-t-il de dire dans un fin sourire.

« En revanche, dis-lui que demain je ne serais disponible que dans le milieu de l'après-midi, ton père et moi avons un congrès des communautés. »

« Ce sera fait »

Le blond se hâta vers ses appartements, le besoin de son compagnon se faisant de plus en plus douloureux. Il entra brusquement dans le salon est constata que celui-ci était vide de toute présence humaine ou vampire. Ses sourcils se froncèrent un instant, ou pouvait bien être passé son petit frère. Un bruit d'eau lui parvint en sourdine et il se dirigea vers la salle d'eau avec un sourire carnassier. La porte s'entrouvrit silencieusement et il se glissa dans la pièce remplie de vapeurs chaudes. Il distingua nettement les courbes de son frère alangui dans la baignoire. Harry avait posé sa tête négligemment dans le coin de la pièce, ses paupières closes montraient clairement le plaisir que lui procurait son bain. Draco ne put qu'admirer encore une fois, la beauté sauvage du plus petit, une beauté diabolique. Il se devetit avec précaution et se glissa derrière son compagnon. Celui-ci glapit de manière peu élégante dans un sursaut.

« Dray ! Tu as failli me causer une crise cardiaque ! »

Le blond ne répondit rien et se contenta d'embrasser la peau fine du cou de son âme sœur. Il en rêvait depuis tant de lune. Harry gémit et renversa sa tête sur l'épaule de l'aîné. Une chaleur naquit directement dans son poignet, à l'exact endroit de sa morsure, et se diffusa dans son bas ventre.

« Tu me rends fou Harry. » Susurra-t-il d'une voix rauque.

Harry aurait voulu répondre qu'il était certain de perdre la tête lui aussi. Que le sport matinal qu'il s'infligeait à haute dose n'avait pour but que de supporter l'éloignement de son frère. Que sous ses caresses, il avait l'impression de mourir sur un bucher et que la simple pensée qui lui venait à présent était qu'il désirait être sien pour l'éternité.

« Dray… » Gémit-il lamentablement selon lui.

Ce son électrisa Draco qui fit pivoter le brun dans la baignoire. Harry se retrouva sur les cuisses du blond et plongea son regard dans le métal en fusion. Ses dents s'allongèrent de leurs propres initiatives. Surpris, il passa sa langue dessus comme pour en apprécier les contours.

« Tu seras ma damnation… » Murmura douloureusement Draco.

Harry fondit sur ses lèvres pour un baiser langoureux. Heureux des sensations que cela lui procurait mais triste par les derniers mots du blond. Dans son autre monde, il était responsable de la mort de Draco. Est-ce que l'histoire tendait à la répétition ? Ses questions s'évaporèrent quand les lèvres de Draco quittèrent sa bouche pour descendre emprisonner un téton entre ses dents. Le corps du petit brun se cambra sous les délicieuses sensations que cela faisait naitre en lui. Il aimait Draco, si fort, qu'il soit Malfoy, Carmina, ou je ne sais qui.

« Je t'aime Draco Carmina….et je t'appartiens comme tu m'appartiens. » Chuchota Harry.

Les larmes montèrent aux yeux de mercure, ses mots, il les avait tant attendus. Il relâcha le bourgeon de chair et sorti à son tour ses crocs. Harry écarquilla les yeux en sentant une piqure au niveau du cœur, il baissa son regard et admira son compagnon boire le liquide précieux à cet endroit particulier. Tout en lui, criait que cette créature était à lui et qu'il serait à jamais à l'autre. Sa tête lui tournait et le blond vint de nouveau l'embrasser, la bouche rougit de son sang, et cela le plongea dans une tempête de désir. Il rompit le baiser et se mit à onduler de plus en plus lascivement sur son compagnon qui, non en reste, calquait son rythme sur lui. L'eau frémissait autour d'eux. Draco le souleva et se dirigea vers le lit. Il enroula ses jambes autour des reins du blond et parsema de baiser son cou, ses épaules, ses clavicules. Il fut posé délicatement et le répit fut de courte durée car il sentit rapidement son frère, nu contre lui.

« Tu es à moi, ne l'oublie jamais. » Grogna férocement le blond à son encontre.

« Comment le pourrais-je ? Tu es toute ma vie ici. »

Les mots du brun eurent l'effet escompté car le blond se calma et la tendresse reprit le dessus. Mais Harry n'en pouvait déjà plus, il avait trop attendu pour avoir ce moment de plénitude. Il mordit son compagnon exactement ou l'autre l'avait mordu dans le bain, s'abreuvant avec une joie immense. Il ne se reconnaissait pas dans ses gestes et pourtant tout cela lui parut naturel. L'air devint électrique autour d'eux. Le corps d'Harry était littéralement en ébullition. Il sentit la bouche de Draco descendre dangereusement vers le sud. Il ferma les yeux alors qu'il sentit la langue râpeuse de son aîné sur son membre gorgé de sang. Le blond sentit la tension habiter le corps de son âme sœur et il en joua tant qu'il put. Sa langue tournoyait, disparaissait pour mieux revenir. Les mains d'Harry se crispaient convulsivement sur les draps. Les gémissements se faisaient de plus en plus forts. Le souffle du brun se fit erratique à mesure que la caresse prenait en intensité. Il ne sentit guère le premier doigt inquisiteur mais ressentit fermement le deuxième. Son corps actuel était vierge et donc pas habitué à ce genre d'ébat. Il se détendit au maximum et préféra se concentrer sur la caresse buccale. La douleur refluait à présent et des points noirs vinrent danser devant ses yeux. La jouissance fut fulgurante et lui coupa le souffle.

« Dray… »

La voix émue de son compagnon fit relever la tête à Draco qui ne put qu'être attendri par l'air totalement débauché mais aussi fragile de son compagnon.

« Qu'est ce qui se passe mon âme ? » Dit-il dans un sourire.

« J'ai besoin de toi…en moi…maintenant ! » Parvint-il à articuler.

Le blond allait refuser argumentant la douleur que cela lui occasionnerait mais le regard implorant et décidé de son âme sœur lui interdit. Il remonta alors vers le cou de son âme et mordit profondément tout en s'enfonçant d'une lente poussée. La douleur fut maitrisée par le bonheur de la morsure. Harry remua des hanches et le ballet des amants commença. Les mouvements lent et profond les faisaient monter dans un plaisir qu'ils n'avaient jamais éprouvé jusque-là.

« Je vais te prendre tellement fort que jamais tu ne pourras oublier notre étreinte. » Susurra le blond.

Harry inversa à vitesse vampirique leur position et se retrouva à chevaucher Draco. Le blond ne pouvait détacher ses yeux de son compagnon. Le brun était l'incarnation de l'innocence et de la luxure. Comment était-ce possible ? Harry Carmina était une contradiction à lui tout seul et lui appartenait corps et âme. Il se redressa alors en position semi assise et pris son âme sœur encore plus profondément si c'était possible. Harry gémit de plus belle, perdu dans une transe ou il répétait son prénom inlassablement comme une douce litanie qui résonnait aux oreilles du blond.

« Je t'aime tant Harry… » Murmura-t-il à l'oreille de son cadet.

« Serre moi fort mon amour »

Il n'en fallu guère plus au petit brun qui sentit l'orgasme le saisir entrainant avec lui son frère dans le plaisir. Ils s'effondrèrent, repus, enlacés l'un dans l'autre sans faire attention au tatouage sur leurs poignets qui venaient d'évoluer une dernière fois.

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Hermione replaça une mèche de cheveux derrière son oreille et soupira de lassitude. Cela faisait quatre heures qu'elle tentait de stabiliser sa mixture. En vain visiblement se dit-elle en avisant la bouillie informe devant elle. La jeune fée était pratiquement sûre que les composants seraient efficaces pour ralentir et même arrêter définitivement le mal qui rongeait Théo mais elle ne parvenait pas à les stabiliser ensemble.

« Parfois les solutions sont les plus élémentaires ma chère enfant. »

La jeune fille sursauta puis fronça les sourcils en avisant la silhouette de son mentor. Celui-ci avait l'air jovial, en apparence du moins.

« Je ne parviens pas à comprendre… » Répliqua-t-elle soucieuse.

Le doyen esquissa un sourire et prit place sur le fauteuil le plus proche.

« L'important n'est pas la compréhension du problème mais la raison pour laquelle il se pose. Hermione, tu es une fée très prometteuse, cela ne fait aucun doute. Tu sembles porter ce fardeau sur tes épaules comme si tu étais la seule a devoir le résoudre. Plus la difficulté est grande et plus nous devons allier nos forces afin d'y parvenir. Peut-être qu'un autre point de vue te serait profitable ? »

Hermione voyait très bien ou son mentor voulait en venir. Elle savait pertinemment qu'elle s'impliquait beaucoup trop dans ce cas mais comment pourrait-elle faire autrement ? Théo soulevait en elle tellement d'émotion.

« Auriez-vous quelques conseils à me donner ? »

« Peut-être qu'un partenariat avec les Ombres serait judicieux ? Après tout ils ont leur histoire et leur procédé. Les fées sont passées maîtresses dans l'art de la guérison mais nous ne connaissons pas toutes les techniques de soins. Une alliance est me semble-t-il intéressante.

La jeune fille acquiesça lentement. La première impression qu'elle avait eu des soignants du clan des Ombres n'était pas forcément la meilleure. Elle devrait surement faire un effort considérable pour s'entendre avec eux mais Théo méritait bien ça. Rapidement, elle stabilisa sa mixture et la transféra dans un récipient prévu à cet effet.

Albus regarda la jeune fée partir en trombe de l'atelier et se dit que la jeunesse était définitivement trop pressée pour lui.

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Théodore n'avait que de rare moment de conscience au cours de la journée mais cela le plongeait dans des abimes sans fonds. Il savait que la ravissante fée avait pris la direction de la prise en charge et s'il devait être honnête avec lui-même ça l'ennuyait profondément. Celle-ci avait surement mieux à faire que de s'occuper d'un cas désespéré comme lui.

Il sentit bien avant de la voir la jeune fille. Il ferma douloureusement les yeux. Il était fou amoureux d'elle. Son odeur, sa voix, son rire, ses pleurs, il se délectait de sa personne dans son entier. Le jour de leur rupture lui revint en mémoire plus surement qu'un boomerang. Il s'était comporter comme la pire des raclures mais ce mal avait été nécessaire. Il avait cru la protégé, bien faire et comme d'habitude il foirait tout.

« Théo ? »

Il aurait aimé avoir le courage de lui dire de sortir, qu'elle perdait son temps avec lui mais la main fraiche qui se posa sur son front le détourna de ses sombres pensées. Il s'appuya contre sa main et soupira d'aise. Il était trop faible en cet instant mais plus tard il se reprendrait. Oui, plus tard, pas aujourd'hui.

« Je dois rencontrer le guérisseur de ton peuple aujourd'hui. Je suis sur la bonne voie pour un traitement qui j'espère stabilisera ton état. »

L'Ombre posa son regard sur la jeune fille et admira les contours de son visage. Il la désirait tellement en cet instant. Comment était-ce possible ?

La fatigue s'abattit de nouveau sur lui comme une chape de plomb et il ferma les yeux dans un sourire.

« Hum Hum… Bonjour chère enfant ! »

La jeune fille se retourna pour trouver un homme d'une haute stature, cheveux noirs corbeaux et des yeux de glace.

« Je me présente, Antonin Dolohov, Guérisseur du clan des Ombres. Il me semble que vous avez besoin d'aide.» Renchérit la voix rocailleuse.

« Pour tout vous dire, je souhaiterais effectivement que vous m'apportiez vos lumières sur cette recette. »

L'homme contourna la jeune fille, évitant soigneusement de saisir le parchemin qu'elle lui tendait. Il porta un regard étrange sur le jeune homme inconscient puis passa lentement sa main dans les cheveux châtains.

« Mon prince est gravement malade. Je ne pense pas qu'un remède existe et encore moins qu'il sera trouvé par une fée. » Dit-il en lui jetant un regard noir.

Hermione sentit sa magie crépiter autour d'elle. Comment cet imbécile osait-il la rabaisser ainsi ? Cela faisait des semaines, des mois qu'elle travaillait la dessus et ce n'était pas pour baisser les bras maintenant.

« Monsieur Dolohov, avec tout le respect que j'ai pour vous, infime soit-il, je vous rappelle que les fées soignent ce monde depuis des décennies. Notre magie et cette terre ne font qu'une. Je me permets donc de vous donner un conseil. Ne contrariez jamais la Magie oû il pourrait vous en cuire. »

L'homme allait répliquer quand il vit les yeux noisettes de la jeune fille devenir noirs. Il décida alors de ravaler sa salive et de saisir, tremblant, la note.

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Voilà un nouveau chapitre ! Je ne sais pas si cela sert toujours de publier mais on verra ! Bonne journée a tous !