CHAPITRE 8
Tom avait repris sa tâche auprès de son père. Il avait eu beaucoup de mal à se concentrer le lendemain du sauvetage. Il ne cessait de penser à Candy et à celle qui lui avait sauvé la vie. Son père malgré l'âge avancé avait bien remarqué qu'il manquait quelque chose à son fils et se fut un matin alors que la température était fraiche qu'il comprit que Tom n'avait plus sa veste dont il se séparait jamais. Il assembla alors les éléments inhabituels qui duraient depuis au moins une semaine. Tom était toujours de bonne humeur, mais ces derniers jours il montrait un tempérament taciturne et préoccupé ce qui ne lui ressemblait pas son vêtement préféré avait disparu ... tout ça après cette fameuse nuit ou une réception avait eu lieu chez l'exploitant voisin, ce qui était très étrange.
- Dis-moi ...
- Oui 'pa ?
- Je peux savoir ce qui te préoccupe ?
- Euh ... rien 'pa, tu te fais des idées.
- Je ne suis pas idiot et me fais aucune idée. Que c'est-il passé il y a trois jours ? Tu n'as plus ta veste et tu sembles plongé dans tes pensées du matin au soir ...
- Il ne s'est rien passé.
- Je suis sûr que si.
Tom se leva et en profita pour être dans un angle de vu inaccessible à son père, pour lever les yeux au ciel.
- Bon ... et bien ... je suis aller faire un tour à la limite du domaine des Legrand.
Son père toussa, une gorgée du café qu'il buvait s'était trompée de chemin sous le coup de ce que son fils venait de dire. *Il sait pourtant que je refuse qu'il aille là-bas ! Manquerait plus que Legrand veuille nous faire des ennuis, nous n'avons pas besoin de ça ! et pourtant Dieu m'est témoin que je le lui ai déjà expliqué. *Il lâcha un soupir excédé.
- TOM !
- Je sais, je sais ... mais là je n'y étais pas pour braconner ! je ... je me baladais c'est tout !
- Et tu crois que je vais te croire ?
- 'pa !
- Bon admettons ... poursuis ... gronda t-il tout en portant sa tasse de café à sa bouche.
- Je me promenais et soudain j'ai entendu un appel, tu vois ... un appel mais faible ... alors je suis à nouveau rentré dans le domaine des Legrand. Il jeta un coup d'œil inquiet à son père mais malgré une légère couleur sur les joues en parties recouvertes d'une barbe blanche, il restait impassible. C'est là que j'ai vu quelqu'un accroché au ponton, en très mauvaise posture. Son père le fixait à présent.
- Et ... souffla t-il cachant son impatience de connaître la suite.
- C'était Élisa Legrand.
Son père fit une grimace. Cette fille n'était qu'une mijaurée, une petite peste imbue de sa personne et de son rang, une moins que rien.
- Si je n'était pas un bon chrétien j'aurais presque souhaité que tu l'y laisses ...
- 'Pa !
- Continue !
- Élisa donc, était accrochée au ponton mais elle tenait quelqu'un hors de l'eau.
- Humm ... Cette fille en sauveteuse ? Étrange, elle devait n'avoir rien trouvé d'autre pour se faire remarquer.
- 'pa, c'était Candy ... tu te souviens ? La fille qui était avec moi à la maison de Pony.
- Cette petite ... si j'avais pu je l'aurais bien adoptée aussi !
- C'était elle qu'Élisa tenait et du coup je me suis précipité et je les ai sorties de l'eau toutes les deux.
- Je pari qu'Élisa Legrand ne t'a même pas remercié ... Elle se considère au-dessus des autres tout comme le reste de sa famille d'ailleurs.
- Elle n'a pas eu trop le temps 'pa, elle a pris Stentor (son cheval) pour prévenir les secours, et pendant ce temps là moi je réanimais Candy.
- Cette petite s'en est sortie ?
- Je l'avais ramenée ... je compte prendre de ses nouvelles aujourd'hui.
- Humm. Bien, aujourd'hui il n'y a pas trop de travail, je te donne la journée !
- Bah quelques heures suffiront !
Tom avait retrouvé le sourire. Il sortit Stentor de son box et se dirigea vers le domaine des Legrand, sur la route principale.
Candy était remise. Niel était aux petits soins, comme tous les autres de la maison ou presque. Madame Legrand et Élisa évitaient d'y entrer. Lorsqu'elle s'était réveillée, il se tenait au-dessus d'elle, à la fois furieux et inquiet. Elle avait détourné le regard lorsque celui de Niel l'avait transpercé, tellement il était furieux. Il parvint à se contenir et lorsqu'elle le fixa, les yeux noisette avaient une douceur qu'elle n'avait jamais vu. Il prit une grande bouffée d'air.
- Candy, je suis ... furieux après toi et pourtant ... pourtant j'aimerai comprendre pourquoi tu as voulu faire ça !
Elle évita à nouveau de le regarder. À présent ce n'était pas lui qu'elle craignait, mais sa sœur et sa mère, sans compter la tante Elroy. Elle soupira et ferma les yeux.
- Niel ... je ne voulais pas que tu sois malheureux à cause de moi.
**J'ai du mal comprendre ... malheureux à cause de toi Candy ?! **
- Comment ça « malheureux à cause de toi ? ». C'est tout le contraire ! J'étais un crétin et encore pour ne pas dire pire ! je me sens bien comme je ne l'ai jamais été auparavant ! Je voudrais juste que tu me pardonnes, si tu le peux.
**Comme elle est magnifique ... **
- Niel, je ... je t'ai pardonné mais, sa voix faiblit, presque inaudible, ta famille me déteste ... si je ... je t'aime elles vont nous faire du mal, c'est certain ! un sanglot commençait à grimper dangereusement le long de sa gorge, et vint se nouer à ses cordes vocales. Son visage s'empourpra sous l'émotion. Une larme perla suivie par quelques autres.
Niel ferma les yeux tout en lâchant un soupir et Candy le regarda à nouveau. ***Qu'est-ce qu'il est beau ... comme ça, je l'aime vraiment et c'est une catastrophe.*** Candy se surprit à pouvoir le regarder penché au-dessus d'elle, indéfiniment. **Évidemment, comment aurait-elle pû penser autrement ? Sa mère et sa sœur ne perdait pas une occasion pour la rabaisser et la tante Elroy n'était pas mieux, couvrant Candy d'opprobre dès qu'elle s'approchait un peu trop près d'elle.** Il vit qu'elle le regardait, une légère lueur de désir dans ses yeux. Sa main passa alors dans les boucles blondes, qui faisaient comme une auréole sur l'oreiller.
- Je te promets que plus personne ne te nuira, plus personne tu entends ? Je ferais tout ce que je peux pour que tu sois heureuse et se faisant il lui caressait ses cheveux défaits. Son autre main saisit la sienne. Candy sentit une douce sensation de chaleur tandis que leurs doigts s'enlaçaient. Elle s'obligea à remettre de l'ordre dans ses pensées alors qu'une vague de désir inconnu commençait à la posséder.
- Niel ... elles vont nous détruire, nous serons sans cesse sur nos gardes, nous ne serons jamais sereins, toujours entrain de guetter une méchanceté de leurs parts ! Elles vont nous faire croire à des mensonges et elles finiront par gagner à l'usure.
Niel se détourna. **Évidemment que tu as raison ... mais mon père, l'Oncle William et le reste de la famille t'ont toujours apprécié, ils seront toujours de notre côté. Je dois mettre hors d'état de nuire ma mère et ma sœur.** Un sourire calculateur illumina son visage. **La grand-tante sous ses grands airs et bête comme ses pieds, d'une naïveté sans nom, elle ne sera plus pour très longtemps un problème.**
- Mon père et l'Oncle William savent que ce tu es. La meilleure personne de cette famille ! une fille honnête, droite et que tu n'as rien commis de ce que nous t'avions accusé, à présent tout ce dont nous t'avions accusé a été établi comme mensonge. J'ai tout avoué à mon père comme tu le sais ... Candy ferma les paupières. L'Oncle William sait la vérité aussi, il sait que tu es quelqu'un de fondamentalement gentil. Ses yeux noisette quittèrent son visage parsemé de ravissantes tâches de rousseur pour descendre un peu plus bas ... il revint au visage qu'il aimait tant. À présent Candy tu as, nous avons, des appuis et la clique de la grand-tante ne pourra rien contre nous.
- Cela ne suffira pas Niel ... elle ferma les paupières soudain envahie par la lassitude. J'ai bien perdu mon travail à l'hôpital à cause de ta mère et d'Élisa ! J'en ai assez de toujours m'adapter aux méchancetés de nos familles.
- Ça va s'arranger. Je te promets que ça va s'arranger mais pour cela il faut que tu me donnes ta confiance.
L'esprit de Candy fonctionna alors à toute vitesse. Elle déglutit avec difficultés devant la requête qu'il lui demandait. Elle repensa à son enfance durant laquelle Niel s'était comporté comme le pire des goujats, puis au collège Royal de St-Paul ... qui aurait pû dire qu'un jour ce garçon qui était l'être le plus détestable qu'elle eut rencontré lui demanderait de lui donner sa confiance ? son visage se ferma, en proie à une intense réflexion. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, Niel était toujours penché sur elle, un peu plus près sa bouche à quelques centimètres de la sienne.
- Candy ? Et bien j'attends ! Pourquoi hésites-tu ... encore ? Je t'aime ... tu le sais, je n'arrête pas de te le dire depuis des mois ! Je te fais la promesse, sur ma tête, sur ce que tu veux, que je ne te ferais plus jamais de mal bien au contraire !
- Je sais ... murmura alors Candy, je sais, mais c'est pas facile. Elle se mordit la lèvre inférieure, qui se fonça légèrement.
... Il la fixait, ses yeux amoureux la pressait vers l'acceptation de sa requête.
Candy décida alors de lui donner sa confiance en l'embrassant très furtivement sur la joue.
- Humm j'aurais souhaité que tu m'accordes ta confiance d'une façon plus ... marquée un peu comme ceci susurra t-il, malicieux. Il se pencha et leurs bouches se scellèrent, concluant ainsi le pacte. L'image de Terry et de la colline du collège la traversa comme un météore. Niel eue beaucoup de difficultés à contenir sa joie mais parvint à mettre les rennes à son ardeur. Le baiser était fougueux, impatient, terriblement bon, une chaleur inconnue et indécente se nicha dans le bas-ventre de Candy, ignorant qu'il en était de même chez le jeune homme.
Lorsqu'enfin ils se séparèrent Niel ne pût s'empêcher de la regarder d'un air satisfait et dominateur. Cependant un sentiment d'inquiétude, tenace, flottait quelque part en lui. Il connaissait par cœur son impulsivité et craignit un court instant qu'une gifle vint s'abattre sur ses joues rougies de désir. Prudemment durant leur premier baiser il avait serré un peu plus fort la main qu'il tenait, au cas où. Il ne la relâcha pas , ses doigts toujours noués aux siens. Niel n'avait jamais ressenti ce trouble, ce désir et pourtant il en avait tenu des filles dans ses bras, mais aucune n'arrivait à la cheville de Candy. Son trouble était délicieux, son désir décuplé, et il réclama ses lèvres à nouveau. Elle céda aussitôt, et le second fut encore plus torride que le premier.
C'était totalement différent de ce qu'elle avait connu avec Terrence Grandchester. Avec Terry s'était doux, mais plus tempéré, moins fougueux, mais agréable aussi. Il l'avait eu par surprise et lui avait mit aussitôt après une gifle mémorable. Avec Niel il y avait comme une impression de domination, mais exquise ... Candy se surprit à adorer son regard profond, dans lequel brillait un feu d'un désir inassouvi.
Tom sonna à son arrivée. Son cœur battait la chamade tant cet endroit lui fichait la chair de poule. Enfin une domestique se présenta. Tom fit de même et fut conduit dans le grand salon. Déjà intimidé son malaise augmenta devant les personnes qui s'y trouvaient. Son cœur manqua un arrêt cardiaque lorsqu'il vit que Monsieur Legrand était là aussi et qu'il devrait s'expliquer sur sa présence, sur les terres du domaine. ****'Pa ne m'en veux pas ... je vais faire tout mon possible pour qu'il ne soit pas trop furieux.****
- Bonjour jeune homme ! fit Monsieur Legrand d'une voix de stentor.
Peu de choses lui faisaient peur dans la vie, mais là de façon inexplicable il se mit à tourner son chapeau dans tous les sens et il se mit à regarder ses pieds.
- Heu ... bonjour M 'sieurs, dames ...
- Alors ainsi c'est vous le sauveteur de ma fille et de ma future belle-fille.
Le jeune homme au centre de l'attention générale piqua un fard et arbora un sourire des plus crispé.
- Oui monsieur, murmura t-il.
- Détendez-vous je vous sens sur vos gardes. Qu'on amène un verre à ce gentleman ! Aussitôt un serviteur s'éclipsa. Monsieur Legrand avait le regard malicieux et l'Oncle William avait détourné la tête, prit d'une soudaine envie de rire. Je sais que vous ne vous sentez pas à votre aise car ... il prit une meilleure position dans son fauteuil, car vous venez régulièrement sur mes terres. Le malaise de Tom s'en trouva accentué.
- Je ... je ne le nie pas ... balbutia t-il.
- Mais grâce à vos incursions non autorisées vous avez sauvé la vie de deux personnes ce qui me met dans une situation plus qu'embarrassante vous le comprenez bien ...
- Oui monsieur.
Soudain la porte s'ouvrit à la volée et Élisa entra, rouge et essoufflée.
- Et bien ma fille fit sa mère outrée, que t'arrive t-il ? Aurais-tu oublié les bonnes manières ?
Élisa se tourna vers le garçon, faisant fi de la remarque. Elle lui tendit son blouson, rouge comme une tomate.
- Merci mademoiselle ... ****Quel caractère volcanique ! ****
Toujours le visage tourné à l'opposé elle parvint à articuler, non sans l'arrogance qu'elle arborait en toutes circonstances, c'était un peu sa marque.
- Vous pouvez m'appeler Élisa ... et elle lui jeta un regard fier.
Le jeune homme eut d'autant plus l'impression de faire face à une lionne. Elle l'intimidait alors que le plus gros des taureau ni parvenait pas. Il baissa à nouveau les yeux et s'agaça d'être dominé.
- Merci ... Élisa.
- De rien répondit-elle fraichement.
Ils s'observèrent quelques secondes. Élisa consentit en son for intérieur qu'il était =très= mignon, et surtout il lui avait sauvé la vie et celle de Candy.
- Et bien Élisa cesse de le regarder comme ça ! tu vas finir par le gêner ! son père éclata de rire. Jeune homme vous faîtes des miracles sur ma fille que je pensais irrécupérable intervint le père sur un ton mordant. Vous resterez bien déjeuner avec nous !
- Euh ... c'est-à-dire ... il passa une main tremblante dans ses cheveux châtains, mon père va ... il va s'inquiéter !
- Ça m'étonnerai ! Les yeux de Monsieur Legrand brillaient d'excitation à présent, je connais bien votre père et à part une épidémie dans son troupeau je ne vois pas ce qui pourrait l'inquiéter ... je pense donc qu'il ne se fera aucun souci.
- Il va croire que j'ai des ennuis à cause que ... que je pénétrais illégalement dans vos terres.
- Je m'expliquerai avec lui. Allez à présent, fichez moi le camp vilains garnements ! nous vous attendons pour le déjeuner.
- Euh ... merci m'sieur, mes dâmes ...
Élisa muette, était sous le charme. Il n'était pas seulement « mignon » il était grand et avait des airs à Terry ... Il était le fils de Monsieur Stell, qui avait à ce qu'on disait une bonne fortune, critère qui lui était quasi indispensable pour accorder un peu d'attention aux autres. Elle lui prit le bras, autoritaire, et Tom encore sous l'effet de cette entrevue qu'il avait du mal à réaliser, se laissa conduire par Élisa.
Lorsqu'ils furent seuls Tom arrêta Élisa dans la cour.
- Encore merci euh ... Il ne savait pas trop quoi dire devant cette fille qui lui avait souvent jeté des regards dédaigneux par le passé. À présent Élisa semblait être différente même si son attitude hautaine faisait partie de sa génétique.
- De rien. /Sans lui je ne serais peut-être plus de ce monde ... c'est le premier qui me regarde sans à priori./ Elle décida alors de le tester. Vous connaissez sans doute cette ... elle se mordit la lèvre inférieures, enfin Candy et vous devez me trouvez sans doute moins « jolie » qu'elle, fit Élisa en accentuant avec ses doigts les guillemets ...
Contre toute attente Tom éclata de rire.
- À propos de Candy je ne sais pas si vous le savez, mais je viens du même orphelinat. ****Là c'est sûr elle va me regarder avec dédain.**** Élisa lui sourit. C'est certain son tempérament est très différent du vôtre mais ... j'ai toujours eu un penchant pour les filles de caractère et vous n'en n'êtes pas dépourvue. Élisa rougit car Tom avait dit ça sur un ton appréciable. De plus j'aime beaucoup la couleur de vos cheveux. Elle ressembla pour le coup à une lampion flamboyant mais Tom s'en fichait. ****Elle est magnifique ! Elle me rappelle Stentor, quelle fougue dans ce regard ...**** il se raidit car il savait ce que cela voulait dire. Je voudrais dire aussi que Candy est certes, jolie et tout mais je la considère comme ma sœur, en aucun cas comme une petite amie potentielle ... ****Alors que je ne dirais pas la même chose de vous.****
Élisa parvint à se dépêtrer du regard étrange qui l'enveloppait. Sans s'en rendre compte elle abandonnait peu à peu son air de supériorité. Tom était le seul garçon qui paraissait la regarder =vraiment=. C'était le seul aussi qui comprit au fur et à mesure qu'ils se parlaient, que ce n'était qu'un masque chez Élisa pour dissimuler une profonde peur. ****Elle a peur de ne pas être à la hauteur de ce que sa mère espère pour elle, elle passe son temps à se comparer aux autres pour ensuite les accuser de touts les maux.**** Ils ne se quittèrent pas d'une semelle, même après le déjeuner. Candy à présent remise et pleine forme y assista en compagnie d'un Niel aux anges et fut stupéfaite de voir que son ennemie de toujours était aussi à l'aise avec Tom. Aucunes réflexions désagréables lui furent adressées. Élisa se concentrait au seul garçon qui paraissait la comprendre. Lorsqu'ils se quittèrent alors que le soleil partait se coucher, il ne put s'empêcher de lui dire ce qu'il pensait et l'embrassa furtivement sur la bouche.
Tom reprit le chemin de la ferme, le cœur léger et surtout occupé par une fille que jamais il n'aurait imaginé apprécier. ****Élisa tu es comme un cheval à qui on a fait subir une quelconque maltraitance ... tu étais méchante parce qu'au fond de toi tu as peur, tu as peur qu'on te blesse, alors tu attaques !**** Il leva les yeux vers la cime des arbres qui entouraient son domaine et se fit la promesse de guérir cette fille qui l'avait envoûtée. Il était impatient de la revoir à nouveau.
Élisa de son côté changeait de comportement graduellement. Les domestiques n'étaient plus traités avec mépris, bien au contraire, Élisa se mit sans en prendre réellement conscience à leur faciliter la tâche. Une seule personne désormais occupait son esprit, c'était Tom Steel.
