Non vous ne rêvez pas, c'est bien moi en chaire et en os !
J'ai promis de continuer cette fiction jusqu'au bout, même si j'ai mit un temps fou à écrire ce chapitre, il est là et prêt à être lu !
Je ne pourrais jamais assez m'excusez pour tout mon retard et mes promesses que je compte tenir, bien évidemment, mais avec beaucoup de temps. Comme je le dis souvent, c'est ma toute première fiction, celle qui m'a permise de me lancer à publier et à écrire d'autre fictions car oui, à part celle-ci, mon dossier compte en tout 12 fictions sur le fandom Naruto... Et encore, je n'ai pas dis sur les autres fandom sur lesquels j'écris. Pourquoi ne pas les publier ? La cause est toute simple, je veux bien avancer cette fiction et en voir enfin la fin. J'ai déjà planifier 8 chapitres (mais il y en aura plus!) en tout, je sais aussi comment va se terminer cette fiction ce qui est déjà un bon début... Non ?
Je remercie du fond du cœur ma petite Misa qui s'est cassée ses petites fesses pour me corriger mon chapitre ! I love you darling !
Pour tous ceux qui m'ont commentée la réécriture de mon prologue, je vous remercie ! Même si je pense que vous ne reviendrez sûrement pas voir le chapitre. Je n'ai pas pu vous répondre par message car je ne me souvenais tout simplement de qui j'en avait envoyée ou pas.
Pour ceux qui ont déjà lu ma première version ''The Vampire and Me'' la première chose que vous remarquerez... est que les chapitres seront BEAUCOUP plus long ! Oui, au lieu des 5 petites pages par chapitre qu'avait l'ancienne version, ce premier chapitre en contient 16 ! Pour ceux qui n'ont pas connu ma première version... bah j'espère que vous apprécierez tout autant la lecture !
J'aimerez aussi dire, pour ceux qui sont nouveaux, que les 190 reviews sont le résultat de plusieurs chapitres effacé et non parce cette histoire est super bien écrite ou quoique ce soit d'autre... malheureusement pour moi ! Je suis profondément désolé si vous vous attendez à mieux !
Disclaimer : Les personnages de Naruto ne m'appartiennent pas ! Ils sont la propriété exclusive de Masashi Kishimoto, seule l'histoire m'appartient.
Rating : T, qui va probablement changer en M
Note : La fiction se passe dans un monde Alternatif qui ressemble à Londres à l'époque Victorienne avec ses différents manoirs et autres titres comme les Comtes, les Ducs et autres individus aussi riche. Mais cela inclus aussi les bas quartiers avec la pauvreté et la misère que peu endurer les enfants et adultes.
Je vous souhaites à tous une très bonne lecture !
Forgetting
Chapitre 1 : Une journée...Comme les autres ?
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Il ouvrit lentement les yeux tout en essayant de rassembler des pensées cohérentes, chose qu'il arrivait difficilement à faire maintenant. Une pression horrible lui martelait le crâne avec acharnement. Grimaçant de douleur, il essaya de se redresser de son lit avec précaution. Au fur et à mesure, ses souvenirs de la veille refaisaient surface. Il se revit en train de discuter tranquillement avec Kiba tout en le félicitant pour ses fiançailles. Soudain, son cœur s'affola et il écarquilla les yeux avec terreurs. Le sang, la jeune femme, l'attaque... Tout lui revint comme une claque en pleine figure. Il se plaqua contre le mur derrière lui le souffle court. Il mit une bonne dizaine de minutes avant de se rendre compte qu'il était chez lui, dans son lit et... En vie. Sa respiration devint plus lente, jusqu'à redevenir normal et posée. Avait-il tout simplement rêvé ?
Pour se rassurer, il se leva d'un geste rapide et précis tout en se dirigeant vers un petit miroir accroché au mur de son petit habitat trois pièces. Avec appréhension, il pencha sa tête sur le côté, dévoilant ainsi un coup halé et absent d'une quelconque morsure abominable. Il soupira de soulagement, il ne s'agissait que d'un cauchemar et rien d'autre, il n'avait jamais vu de cadavre et ne s'était pas fait agresser par une sorte de monstre assoiffé de sang... C'était déjà ça.
_N'importe quoi...
Il s'empressa de se diriger vers une petite réserve d'eau potable avec un gobelet en bois. Il le remplit avant de le boire en quelques gorgées seulement. Les bruits des habitants voisins se faisaient de plus en plus entendre et il se demanda avec horreur quelle heure il pouvait bien être. Il s'empressa de s'habiller et sortir de chez lui. Le soleil était déjà bien au-dessus de sa tête et il se maudit d'avoir dormis aussi longtemps. Il avait pourtant prévu de se rendre à l'orphelinat qui se trouvait à la sortie de la ville, ce qui n'était pas totalement proche du lieu où il logeait bien sûr.
_Mais quel imbécile !
Jurant quelques petits noms d'oiseaux entre ses dents, il se mit à courir à travers les ruelles. Il n'avait pas assez pour se procurer un tour de calèche et ne connaissait qu'une seule personne pouvant lui prêter un cheval à un petit prix. Sans s'en rendre compte, il entra dans la ruelle où son cauchemar avait eu lieu. S'arrêtant dans sa course pour l'observer attentivement, il put constater qu'il n'y avait aucune trace de sang ni aucune trace de quoique ce soit d'ailleurs. Malgré qu'il savait que cela n'était qu'un rêve, son cœur se détendit et il put reprendre sa course avec soulagement. En quelques minutes, il arriva dans une allée remplie de petits commerçants en tous genres. Du cordonnier au vendeur de fleurs, c'étaient de petits vendeurs indépendants essayant au mieux de développer leur marché dans cette ville impitoyable envers eux. Les différentes taxes qu'ils devaient payer étaient faramineuses face à leurs maigres moyens, mais ils restaient tout de même ici, ce battant pour vivre... Comme lui. C'étaient peut-être ce genre de personne qu'il respectait le plus en ville.
D'un pas rapide, il passa devant une petite vitrine remplit de livres en tous genre, passant par des faits historiques et pièces de théâtres dramatiques, un homme s'intéressant un tant soit peu à la lecture se devaient d'entrer dans ce petit magasin. Il ouvrit d'un coup la porte, faisant teinter une petite clochette en la refermant.
_Jiraya ?
Le silence lui répondit. Il grommela et avança vers les rangées surélevés de livres. Comment avait fait cet homme pour en avoir autant ? Le blond était sûr qu'il mourrait avant d'avoir pu finir la moitié des bouquins entreposés ici. Il regarda derrière le comptoir, mais il ne vit aucune trace du dis Jiraya. Il se gratta légèrement le crâne en soupirant d'agacement. Soit il n'était pas présent, chose impossible, car sa boutique était ouverte, soit il avait trop picolé la veille et devait dormir dans un coin. Ses perles azurs cherchèrent une quelconque trace d'un corps évanoui au sol, mais toujours rien.
_Oh le pervers t'es là ?
Dans un geste de pur réflexe, quand il entendit le projectile venir droit dans sa direction, il posa ses deux mains sur sa tête et se baissa rapidement. Le cœur battant la chamade, il se releva d'un bond, son agacement était palpable et il attrapa le premier livre qui passait par là pour le relancer dans la direction inverse.
_Non mais ça va pas ?! Tu veux me tuer ou quoi ?!
_Et toi gamin, respecte un peu tes aînés si tu veux avoir quelque chose d'eux.
Là, en face de lui, une ombre s'approcha à pas lent et épuisé. Celle-ci apparut au grand jour avec un bâillement digne d'un lion ayant fini une sieste. D'ailleurs, l'homme en face de lui ressemblait trait pour trait à ce félin. Un vrai paresseux avec une crinière blanche lui tombant le tout le long du dos. C'était un grand gaillard, musclé et imposant. Naruto n'avait jamais réussi à lui donner un âge, car il paraissait à la fois jeune... Et vieux. Peut-être qu'à force de boire de l'alcool à tout bout de champ l'avait rendu insensible à son effet dévastateur... Où était-ce le fait qu'il aimait exercer quelques efforts physiques avec les prostitués du coin qui le rendait si jeune ? Le mystère restera à jamais entre les lèvres de cet homme. Naruto l'avait rencontré alors qu'il avait douze ans. C'était une connaissance d'Iruka qui amenait plusieurs livres pour la culture générale des orphelins comme lui. Malgré les apparences, il adorait lire et avait dévoré la moitié des livres que l'homme avait emmenés. Au fil et à mesure du temps qui s'était écoulé, il s'était instauré une relation de confiance entre lui et Jiraya, jusqu'à devenir bons amis quand il était venu vivre en ville. L'homme lui rendait souvent service, soit pour trouver un travail, soit pour lui laisser son cheval pour se rendre à l'orphelinat.
_Donc, tu veux quoi gamin ?
Le jeune garçon soupira et regarda son ami.
_Tu ne pourrais pas me louer Élisabeth pour la journée ? Je dois me rendre à l'orphelinat.
Le grand gaillard bailla pour une énième fois en se grattant le crâne d'une manière totalement décontracté. Naruto ne pouvait pas croire qu'il fut un temps où il avait été un écrivain connu et admiré. Malgré le bon nombre de livres érotique qu'il avait écrit le long de sa carrière, il avait réussi à trouver un petit roman que l'homme avait écrit il y a plus de trente ans. C'était peut-être lui qui l'avait le plus marqué depuis qu'il savait lire.
_Ça tombe bien, j'avais juste une livraison à faire aujourd'hui.
Il se tourna et attrapa un sac où il avait mis plusieurs livres pour enfants à l'intérieur. Il le jeta à Naruto qui l'attrapa non sans difficulté. Voilà aussi la différence de force qui frustrait le blond. Alors que Jiraya lui avait jeté le sac d'une main, sans pour autant montrer une quelconque difficulté, lui, était obligé de le tenir de deux mains sous le poids imposant des livres. Il se le jura, un jour, il le battrait au bras de fer !
_T'en as mit combien ?!
_Bof, quelques-uns qui se trouvaient dans la réserve.
_Ouai mais quand même...
_C'est pas avec cette musculature de crevette que tu vas réussir quelque chose gamin.
Jiraya ricana sous le nez du blond qui grommela. Non, il n'était pas faible, il l'avait déjà prouvé d'ailleurs. L'homme qui se trouvait en face de lui n'était qu'un muscle sur patte, c'était là la seule raison qu'il voyait face à ce dilemme. Il mit le sac sur son dos. Il préféra ignorer les moqueries de son ami avec beaucoup de difficultés, certes, mais il y arrivait... Quelques fois.
_Je te dois combien pour la location ?
_Rien, tu vas me payer en me faisant la livraison, ça m'arrange.
Suivit d'un sourire, il se leva et ébouriffa la chevelure blonde de Naruto. Ce geste affectif lui rendait toujours le sourire et le mettait de bonne humeur. Il lui répondit d'un de ces larges sourires dont il avait le secret et se dirigea vers l'arrière-boutique. En regardant la façade, il était impossible de deviner qu'à l'arrière se trouver un jardin d'une taille convenable et une petite écurie qui hébergeait une jument du nom d'Élisabeth. Il sortit de la boutique et remarqua que Jiraya avait réussi à se planter un petit potager, événement qui relevait du miracle pour cet homme qui ne pensait qu'à boire, dormir et soulager sa libido. Il se dirigea vers l'écurie où la jeune jument aperçue Naruto. Un hennissement de joie se fit entendre de sa part tandis que le blond arrivait à pas rapide. Élisabeth secoua la tête de haut en bas tout en raclant son sabot au sol. Ses deux oreilles étaient relevées et son regard directement dirigé vers Naruto. Ave rapidité, il se retrouva aux côtés de la jument qui cogna sa tête légèrement contre le blond.
_Alors ma belle, je ne t'ai pas trop manquée hein ?
Élisabeth était un mustang qu'un fermier avait donné à Jiraya quand elle était encore un tout petit poulain. Elle était d'un noir d'ébène, n'ayant qu'un fin pelage blanc au niveau des sabots. Une vraie merveille de la nature selon Naruto. Elle soupira d'aise quand sa main se posa sur son encolure pour la caresser doucement. Il ouvrit doucement l'enclos, n'ayant en aucun cas besoin de maîtriser la bête qui ne bougea pas d'un poil. Jiraya se demandait toujours pourquoi elle obéissait au blond plutôt qu'à lui qui devait être son maître à l'origine. Naruto avait gentiment plaisanté sur le fait qu'il n'était pas son type et qu'il était beaucoup trop vieux pour charmer une jument aussi belle. Elle faisait bien cinq fois la corpulence du blond et le surplombait d'une ou deux têtes. Il lui caressa le dos et fini doucement par croupe qu'il tapota gentiment. Rangée à quelques mètres, il agrippa les tapis et la selle pour les mettre sur la jeune jument.
_On a une livraison à faire aujourd'hui. Des livres à donner à l'orphelinat.
Le cheval tourna la tête vers le jeune garçon pour la regarder avec désapprobation tandis que ses oreilles s'abaissaient en arrière. Il ne savait pas comment il le savait, mais l'idée de retourner à l'orphelinat n'enchantait pas l'animal, bien au contraire. Il pouffa légèrement tout en plaçant la selle sur le dos de la belle.
_Tu en veux toujours à Konohamaru pour la dernière fois ? Il n'est pas méchant, il est juste... Hyperactif ?
Ses oreilles remontèrent sur sa tête et elle secoua celle-ci de chaque côtés. Décidément, elle était bien ronchonne aujourd'hui. Il se rappellera toujours de la dernière fois où il était allé à l'orphelinat. C'était il y a un bon mois, il était venu pour faire une livraison, Jiraya ayant une énorme gueule de bois et ne pouvant pas se lever l'avait supplié de s'y rendre à sa place. Il faut dire qu'il ne pourrait jamais vraiment refuser de rendre service à cet homme. Enfin, il était arrivé sur place et était rentré dans la vielle bâtisse pour ranger les livres avec Iruka. Grave erreur, il n'aurait jamais dû laisser la jument seul avec des enfants. Il avait entendu celle-ci hennir de terreur et s'était précipité dehors. Quel n'avait pas était sa surprise quand il avait reconnu le jeune Konohamaru, essayant de pratiquer une sorte de rodéo sur le dos de la pauvre jument. Tout ce que le petit garçon avait gagné était une fracture au bras et un mal de crâne affreux après une bonne chute. Depuis, elle ne voulait plus voir le petit diablotin, ni l'apercevoir.
_Aller, je te promet une belle balade pour te récompenser.
Aucune réaction ne se fit ressentir chez elle, ni un regard. Il soupira et gonfla ses joues, il ne montrait ce comportement qu'à elle et jamais aux autres. Son côté enfantin et jovial était peut-être ça qui avait mis en confiance le mustang.
_Et je te donnerais deux sucres...
Elle tourna alors furtivement la tête vers le blond, les oreilles aux aguets. Il ria face à une telle réaction tout en s'accrochant à la selle déjà attachée. Cette bête adorait les petits morceaux de sucre et il était impossible pour elle de résister à la tentation d'en manger. Il lui caressa la tête et attrapa la bride pour la tirer légèrement à l'extérieur de l'enclos. Avec la vitesse d'Elisabeth, il arriverait là-bas dans une heure ou deux. Il agrippa la selle et se hissa d'un geste souple sur le dos de l'animal. Réajustant ses pieds dans les étriers, il jeta un dernier regard sur la porte arrière de la boutique où se trouvait Jiraya adossant, fumant tranquillement un cigare. Avait-il oublié d'émettre le fait que celui-ci était un grand amateur de ces tétines de nicotines ?
Il lui fit un sourire et ordonna à la jument d'y aller, ce qu'elle fit en débutant un trot. Il se dirigea vers une petite ruelle qui traversa en quelques secondes pour réapparaître au centre-ville, là où la population semblait dans un environnement plus aisé et vivable. C'est fou comme un paysage pouvait changer du tout au tout en quelques mètres. Il se fraya un passage pour rejoindre la route, laissant passer quelques calèches transportant des nobles et autres personnes ayant de l'argent. Naruto ne s'en soucia pas et accéléra la cadence d'Élisabeth qui se faisait admirer par bon nombre de passants. Il ne se rendait pas compte que l'apparence et de l'aura qu'il dégageait ressemblait à un prince tout droit sortit des contes de fées pour enfants. Ses cheveux blonds comme le blé dansaient au gré du vent tandis que son regard bleu océan se dirigeait de chaque côté de la rue. Sa peau d'un teint halé lui donnait quelque chose d'exotique et de pétillant. Il ne se rendait même pas compte de son attraction redoutable, quelle pauvre petite créature. La jument, elle, comprenait parfaitement les intentions des passants qui le regardaient de trop près et ne se gênait pas de les menacer du regard. Elle partit au galop quand la voie fut libre, surprenant Naruto qui agrippa plus fermement les reines pour la guider. Elle doubla dangereusement les calèches devant elle, ne rassurant pas tout à fait le blond qui se pencha difficilement à son oreille.
_Oh tout doux ma belle, il n'y pas le feu !
Face à la légère panique du jeune garçon, la jument ralentit légèrement sa vitesse pour continuer dans une cadence rapide, mais plus confortable pour Naruto qui soupira. Elle pouvait être magnifique, mais la jument était très possessive au sujet de Naruto. D'une telle sorte qu'elle autorisait non sans grommeler une petite tape amicale de la part de Kiba ou de quelqu'un que le blond appréciait. Il lui tapota l'encolure de la bête qui continua sa route.
Se calant conte le mur d'une ruelle voisine, cachée de tout regard indiscret, une ombre contempla le jeune blond d'un œil intéressé et calculateur. Elle ne s'attendait pas à le retrouver ici, dans cette ville précise où le drame s'était produit. Elle aurait pourtant jurée qu'il avait disparu de ce pays après les événements passés. Un sourire malsain apparut au coin de ses lèvres. Il avait grandi, beaucoup grandi d'ailleurs et ressemblait trait pour trait à ses géniteurs. D'un geste rapide, elle rajusta sa cape sur sa tête et recouvra ensuite son corps. Le soleil tapait violemment pour un jour d'hiver et elle commença à s'éloigner quand elle vit le cheval du blond partir au galop. Elle se demanda comment avait-il fait pour survivre tant de temps sans qu'aucun de ses semblables ne le trouve et ne le vide complètement de son sang. Non... Bien sur que sûr non, c'était à elle de le faire et à personne d'autre. La moindre créature qui posera une main sur lui se verra châtier d'un supplice abominable.
Sa vengeance lui ordonnait d'agir et ce sentiment bouillait dans ses veines mortes. L'ombre quémandait le sang de cette être encore innocent et faible, elle n'attendait que ça. Ce sentiment la rongeait de part en part de son corps, s'attaquant à sa raison et à sa soif de sang et de massacre. Combien de temps s'était écoulé alors qu'elle le pensait mort et enterait avec les siens ?
Balivernes, elle aurait dû s'en occuper quand il était encore temps au lieu de refiler ce boulot à des incapables et des sous-fifres sans valeurs qu'elle pouvait écraser d'un claquement de doigt. Avant qu'elle ne s'en rende compte, la présence derrière elle se fit plus palpable et dangereuse. Un frisson lui parcourut l'échine déjà froide et elle se tourna avec surprise. Une grande main lui attrapa la gorge et avec une force surhumaine la plaqua contre le mur. Aucun son ne sortit de sa bouche si ce n'est que des plaintes et des gémissements, si inaudible qu'aucun humain ne pourrait entendre. Elle essaya de dégager cette poigne avec le peu de force que ne voulait pas encore l'abandonner, mais rien. Elle tendit les mains avec détresse pour attraper la cape de son assaillant et prochain assassin. Elle était condamnée, elle le savait, mais elle voulait savoir le visage qui allait la tuer, pour le graver à jamais dans sa mémoire et le maudire de tous son être jusqu'à son dernier souffle, avant que son corps déjà mort disparaisse dans un amas de poussières noir et dégoûtante comme toutes les créatures de son espèce.
La pression se fit plus forte et ses os ne tardèrent pas à craquer légèrement sous la pression. Un filet de bave coula le long de sa bouche disgracieuse. Avec un dernier effort, elle attrapa mollement la cape du tueur et réussis à lui arracher son vêtement. Ses yeux s'écarquillèrent de surprise et de peur. Elle était morte, plus personne ne pourrait venir la sauver. Quand cette réalité la frappa avec force en plein visage, elle essaya encore de se libérer et de crier à l'aide pour que des renforts se trouvant dans les parages viennent l'aider. Mais le tueur ne lui en laissa pas le temps. D'une poigne ferme, il resserra son emprise et le corps de l'ombre se transforma en poussières, ne laissant rien derrière elle. Comme si l'ombre n'avait jamais existé, il ne restait ni chaire, ni os, ni trace de la créature. Tel était le destin funeste de ces êtres. Ils vivaient en étant qu'un mythe et mourrait en tant qu'inconnu, ne laissant rien dans leur sillage que des particules de poussières désagréables et laides, comme leur propre existence. L'assassin s'essuya la main contre son manteau noir et regarda les restes de l'ombre qui avait perdu le droit chemin.
Sans un regard en arrière, il disparut comme s'il n'était jamais venu, comme si cet incident n'était jamais survenu. Une légère brise transporta les particules de poussières à l'extérieur de la ruelle. Transportaient par le vent, elles se dirigèrent lentement vers une destination inconnue de tous, se dispersant sans regret à travers la civilisation humaine et ignorante.
La seule preuve de l'existence de l'ombre s'évapora dans l'air quand une calèche la pourfendit de sa vitesse. Ils n'étaient qu'un mythe, des inconnus aux yeux des humains. Ils vivaient dans l'ombre tandis qu'eux vivaient dans la lumière. Ils représentaient la haine et le vice de Lucifer tandis que l'humain représentait la paix et l'amour du créateur. Deux créatures si proches et pourtant si différentes... Dont l'une est vouée à disparaître.
_Naruto !
_C'est Naruto ! Il est revenu !
_Vite allons-y !
Un groupe de plusieurs enfants sortirent de la vielle bâtisse de campagne en riant. Au loin, ils virent un jeune blond qu'ils connaissaient bien, arriver au trot en secouant la main vers eux. Tous sautèrent et crièrent à tu tête son prénom jusqu'à qu'ils arrivent à leur hauteur. Naruto rassura la jument d'une caresse et sauta au sol. Tout le groupe se précipita vers lui pour l'encercler de leur emprise. Il leur fit un énorme sourire et montra le sac à dos d'un regard malicieux. La plupart des enfants de l'orphelinat raffolaient de la lecture tout comme lui, celle-ci étant le seul moyen de s'échapper d'une réalité funeste et bien loin d'être toute rose. Il arriva à la hauteur d'une petite fille qui n'avait pas plus de trois ans. Elle était arrivée à l'orphelinat il y a un an, Iruka l'avait retrouvé seule et égaré dans la ville. Elle avait été abandonnée au coin d'une ruelle comme un vulgaire déchet, ne lui laissant qu'une vilaine trace de brûlure à son oeil droit privé de lumière. Il la prit naturellement dans ses bras et la porta jusqu'à son ancienne demeure. D'après ce qu'Iruka lui avait dit, cette vielle bâtisse était un héritage qu'il tenait de ses parents, morts alors qu'il n'avait que quatorze ans. Il avait réussi à se débrouiller et à garder d'une main de faire son héritage, le convertissant ainsi en lieu de refuge pour les orphelins comme lui. C'était un bâtiment entièrement construit de pierres et de tuiles qui possédait deux étages. Le terrain était immense et se trouvait à la lisière d'une forêt qui menait on ne sait où, elle était tellement gigantesque que Kiba et lui faisait en sorte de ne pas trop s'éloigner de l'orphelinat quand ils s'y aventuraient par ennui. La porte de bois déjà grande ouverte, il rentra et appela le seul père qu'il n'ait jamais eu.
_Iruka ?
Au son de sa voix, une tête brune âgée d'une trentaine d'années fit son apparition au bout du couloir qui menait à la réserve de nourriture et à la cave. Le visage de l'homme s'illumina quand il reconnut Naruto. Il se dirigea rapidement vers lui toujours le sourire aux lèvres.
_Naruto ! Je ne pensais pas que tu viendrais aujourd'hui !
Iruka le prit dans ses bras d'une manière paternelle et chaleureuse. Naruto apprécia se contacte jusqu'à la séparation de l'homme qui lui tapota gentiment le dos.
_Si tu savais combien de fois les enfants te réclamaient !
Naruto rit face à tant d'hospitalité et de bonne humeur. Iruka était un homme d'une gentillesse dans borne, s'il pouvait rendre service à quelqu'un, il le ferait sans hésiter une seconde. Une peau plus bronzée que la sienne et un regard chocolat à faire tomber... Le blond se demandait pourquoi il ne s'était pas encore déniché une femme digne de ce nom !
La seule chose qui pouvait peut-être et il disait bien peut être, était la cicatrice qui lui barrait le visage au niveau du nez, quoique bizarrement, celle-ci lui allait à ravir pour lui. D'après les dires de Kiba, il se l'aurait faite un jour alors qu'il aidait une pauvre jeune fille à s'enfuir d'un ivrogne qui désirait follement soulager sa libido. Après tout, il était près à le croire, connaissant le caractère de l'homme qu'il considérait comme sa famille. Ils discutèrent pendant un moment tout en déposant les livres dans la petite bibliothèque qui se trouvait dans une pièce adjointe à la cuisine. Tout ce qui se trouvait dans le sac était des vieux contes de fées pour enfants. Le petit chaperon Rouge, Cendrillons... Toutes des œuvres qu'Iruka lui avait lus étant petit. Toutes des œuvres qu'Iruka lui avait lus étant petit. Il les rangea avec précaution sur les étagères et regarda tout autour de lui. Cette pièce servait de ''salle de jeu'' quand il pleuvait. Enfin, c'était l'ancienne chambre des parents du brun qu'il avait vidé. Il plaçait au sommet le rôle de l'instruction chez les enfants, il les apprenait à lire, à compter, à aider à son maximum les orphelins à s'intégrer dans leur société future. C'était le meilleur professeur que l'on pouvait espérer, d'après Naruto.
_Comment ça se passe avec les gamins ?
_Ça va, ils ne me donnent pas de fils à retordre si c'est ça qui t'inquiète ! Ria-t-il
_Judith s'adapte bien ? Et son oeil ?
Judith était le nom de la petite fille qui l'avait accueilli à son arrivée. Les seules personnes pouvant l'approcher sans qu'elle ne tremble ou ne fasse une crise de panique était lui et Iruka. Pour Iruka, il comprenait pourquoi elle l'acceptait, mais il ne comprendra jamais l'affection qu'elle lui portait à lui. Celle-ci était tout à fait réciproque et le blond adorait prendre la petite fille dans ses bras. Elle était si petite et fragile, qu'il ne pouvait pas s'empêcher de la surprotéger.
_Elle y arrive petit à petit, je ne veux pas trop la bousculer. Elle a déjà commencé à jouer avec Moegi, tu sais.
_Moegi ? Un sourire traversa ses lèvres et il continua. C'est une brave petite, elle fera tout pour qu'elle se sente bien.
Naruto regarda la couverture d'un livre et enleva la poussière.
_Pour son oeil, le médecin à dit que s'était un véritable miracle qu'il n'y ait aucune infection. Par contre, elle ne verra plus jamais de l'oeil droit.
La voix d'Iruka laissa transparaître sa tristesse pour la pauvre petite. Elle n'était pas la seule à avoir été abandonné de cette manière. Il y avait Jack, âgé de neuf ans, chassé par ses parents à coups de fouet, il y avait aussi Udon, un petit bout d'homme qui avait été laissé à l'entrée d'un bar dans une ville inconnue et sordide. Toutes ces raisons le faisaient un peu plus haïr chaque jour la vie ici. Il voulait s'enfuir et vivre sa vie tel un nomade, voyageant de ville en ville au gré du vent, mais rien de tout cela n'était possible.
Soudain, une petite main agrippa son pantalon. Il baissa la tête pour contempler le seul oeil encore bleu nuit de Judith. Ses belles boucles d'or lui arrivant au bas du coup, elle tenait dans sa main la vielle peluche en forme de grenouille verte de Naruto. Il n'y avait que lui pour réussir à dormir avec elle... Maintenant, celle-ci avait trouvé une nouvelle propriétaire.
_Na-Na... !
N'arrivant pas à dire le prénom du blond, elle avait décidé de l'appeler avec la première syllabe de celui-ci. Elle tirait vainement sur les pans de son pantalon en essayant de l'entraîner avec lui. Ne comprenant pas le comportement de Judith, il s'accroupit à sa hauteur en souriant.
_Tu veux que je te lise une histoire ?
Elle secoua vivement la tête de façon négative et continua à tirer sur le tissu déjà usé de Naruto. Il mit ses mains sous les aisselles de la petite fille et la porta dans les airs pour la coller à son torse, la faisant s'asseoir sur son avant-bras. La blonde gigota légèrement sous le contact. Le jeune garçon allé ouvrir la bouche quand un cri retentit à l'extérieur de la maison. Iruka se précipita dehors, Naruto juste derrière lui. Judith toujours dans ses bras, il arriva à l'extérieur en la gardant collé à lui sans s'en rendre compte. À quelques mètres d'eux, Moegi se tenait debout, ses mains collées contre sa bouche et le regard remplis de peur sur leur droite. Iruka essaya de réduire la distance entre lui et la petite fille quand Naruto remarqua Elizabeth arriver au galop vers eux. Avec une grimace, il remarqua que sur le dos de la jument se trouvait un être qu'il connaissait que trop bien. La jument coupa le devant du pauvre Iruka qui tomba à la renverse. Les autres enfants étaient partis se réfugier à l'intérieure tandis que Moegi et Udon hurlaient à leur ami d'arrêter ses bêtises. Naruto sentit l'énervement monter en lui quand il aperçu le visage concentré de son petit frère de coeur, essayant de guider l'animal farouche qu'était Élisabeth.
_Konohamaru espèce d'idiot !
Il avait hurlé ces paroles à pleins poumons, faisant lever la tête au petit garçon. La jument était toujours hors de contrôle et essayait de faire tomber l'intrus qui avait osé poser ses fesses sur son dos majestueux. Il aurait dû prévoir les actions de ce petit bonhomme depuis longtemps. Iruka disait qu'il lui ressemblait beaucoup au temps où il était gamin, ce qu'il doutait un peu à vrai dire. Il n'avait jamais été aussi idiot et casse-cou que ça...non ?
_Et ta jambe, tu y as pensé au moins ?!
Le ton d'Iruka était devenu inquiet et craintif pour Konohamaru. Naruto posa Judith au sol et se mit à courir vers la jument. Le mustang cabra plusieurs fois en arrière en le voyant arriver. Il leva les bras en l'air et pria à l'animal de se calmer, lui disant que tout aller bien se passer et qu'il ne s'agissait que d'un gosse stupide qui avait grimpé sur elle et rien de plus. Élisabeth ne l'entendit pas de cette oreille et cabra une énième fois. Ce fut à ce moment que le petit garçon perdit l'équilibre pour basculer en arrière en criant. Il tomba lourdement au sol tandis que la jument, toujours affolée, ne pouvait s'empêcher de bouger dans tous les sens. Naruto vit avec effrois que chaque pas de l'animal se rapprochait un peu plus du garçon inconscient au sol. Dans un dernier espoir de la calmer, il réussit à agripper les reines pour la tirer vers lui. Elle résista quelques secondes avant de le suivre en hennissant. Il entendit les pas précipités de son père de coeur arriver dans leur direction. Il tomba presque au sol en arrivant à la hauteur de Konohamaru qui était toujours au sol, n'ayant esquissé aucun geste. Le blond caressa la tête de la jument tout en lui susurrant quelques mots doux de réconfort pour la calmer définitivement. Pendant ce temps, Iruka prit le petit garçon dans ses bras et le secoua légèrement.
_Konohamaru ?! Tu m'entends ?!
Une légère plainte sortit d'entre les lèvres de l'inconscient, ce qui rassura grandement l'homme à la cicatrice. Naruto s'approcha d'eux d'un pas ferme et décider. La colère avait dépassé le stade de l'inquiétude et la panique. Il n'en pouvait plus, là s'en était trop pour lui. Comment avait-il put résister à l'envie de lui envoyer une gifle à cause de son inconscience ?!
Le regard menaçant braqué sur l'enfant qui se réveillait peu à peu, il savait qu'il allait le blesser plus qu'autre chose. Il savait que ce petit être ne recherchait que son attention et celle d'Iruka. De tous, il était peu être le seul à connaître ses vrais parents, car ils ont étés assassiné devant ses propres yeux il y a quatre ans. À l'époque, il était âgé de six ans et était encore un enfant de bonne famille. Ses parents géraient une petite entreprise d'exportation de tissus venant directement d'Inde. La concurrence et la jalousie de leur succès avaient engendré leur assassinat. Le grand-père de Konohamaru, Sarutobi Hiruzen avait réussis à le sortir du manoir familial pour le cacher ici avant sa mort. Personne ne savait cette histoire à part lui, Kiba et Iruka qui avait été présent lors de son entré à l'orphelinat. Il sortit de sa rêverie par le rire enfantin de Konohamaru qui résonna amèrement au creux de ses oreilles.
_T'as vu ça Iruka ! J'ai tenu vingt secondes de plus.
_Espèce d'inconscient !
La voix inhabituellement froide du blond résonna autour d'eux. Konohamaru tourna la tête vers lui pour contempler deux perles azures qui ne reflétaient que de la colère. Il n'avait pas l'habitude de voir Naruto en colère comme ça et ne l'avait pas prévu non plus.
_Tu sais très bien qu'Elisabeth n'aime pas t'avoir sur son dos ! Tu aurais pu te blesser, tu t'en rends compte ?!
Le petit bout d'homme se leva et gonfla son torse pour se donner du courage.
_Mais je m'ennuyais tout seul ! On ne peut rien faire dans ce trou à rat !
_Ce ''trou à rats'' comme tu dis est ta maison ! Une maison qui a bien voulu t'accueillir !
_Et ben, je n'ai jamais rien demandé d'abords !
Naruto serra ses poings à tel point que ses jointures devinrent blanches. Il en avait marre de son caractère de parfait imbécile. Il prenait trop de risques alors qu'il devrait rester assis dans un coin et se préserver. Il n'était pas un enfant comme les autres qui pouvaient courir et bouger ou bon lui semble et à n'importe quel moment. Avec énervement, il agrippa son bras pour se mettre à sa hauteur. Il attrapa ensuite ses deux épaules et le secoua violemment.
_Non tu n'avais rien demandé, mais ton vieux si ! Son regard traversa les perles brunes tétanisées en face de lui. Tu sais très bien que tu ne peux PAS faire de l'équitation ! Tu ne peux même pas courir complètement avec une jambe pareille ! Pourquoi tu ne veux pas comprendre !
_Mais arrête de me rabâcher ça à chaque fois que tu me vois ! Je suis parfaitement normal et je peux faire tout ce que les autres font la preuve !
Il montra du doigt la jument qui avait commencé à brouter l'herbe sous ses pieds en l'ignorant complètement.
_La ''preuve'' comme tu dis, c'est que tu t'es retrouvé au sol avec une méchante bosse à la tête ! Il resserra son emprise et continua. Imagine que tu aurais eu moins de chance aujourd'hui ? Tu tombes tête première contre une pierre hop ! Le tour est joué et tu te retrouves six pieds sous terre !
_Mais-
_Il n'y a pas de ''mais'' qui tienne Konohamaru ! Tu as déjà une jambe foutue, tu n'aimerais pas de bousiller une autre partie du corps ?!
_Naruto !
Cette fois, c'était la voix d'Iruka qui le ramena à la réalité. Avec surprise, ses yeux rencontrèrent ceux larmoyant de Konohamaru qui n'avait plus parlé depuis un bon moment. Un regret immense l'envahit immédiatement. Il avait traversé une limite à ne pas franchir avec le jeune garçon. Lui qui rêvait d'être comme tous les autres enfants de son âge, à courir, à se battre, à vivre... Mais il ne le pouvait pas. Naruto baissa la tête vers la jambe amorphe de Konohamaru. Elle était beaucoup plus maigre et on voyait qu'il ne pouvait pas marcher correctement avec. Un silence de plomb s'abattit sur eux. Un vent frais fit bouger d'une manière macabre les branches des arbres de la forêt. Malgré les apparences, Konohamaru était atteint d'une grave maladie incurable depuis sa naissance. Avec leurs moyens, ses parents avaient réussi à payer un nombre incalculable de remèdes pour diminuer les effets de la maladie. Mais avec ce qui s'était passé, Iruka n'avait pu offrir les soins nécessaires pour continuer le traitement... Et la maladie avait pris le dessus. De jours en jour, il perdait l'usage de sa jambe droite. Le médecin avait clairement dit qu'il n'en avait plus que pur quelques années, qu'il n'atteindrait sûrement pas l'âge adulte. C'était avec cette pensée qu'avait grandit le petit brun. Malgré ça, il gardait le sourire et évitait de penser au sort funeste qui l'attendait. Il faisait toutes les bêtises qu'il pouvait et débordait d'imagination pour chacune. Naruto savait qu'il ne s'agissait que d'un appel à l'aide et rien d'autre. Il voulait juste vivre et rien d'autre.
_Kono-
Il fut coupé par les petits bras du brun le poussant en arrière avec force. Il tomba à la renverse et ne pût attraper le petit garçon qui partit en courant vers la forêt, du moins, il essaya. Trébuchant au bout de quelques pas, il fut aidé par Moegi et Udon qui avait assisté à la scène de loin. Il les repoussa avec rage et continua sa course. Naruto se leva immédiatement pour le rattraper quand la main d'Iruka lui attrapa l'épaule. Il se retourna vers lui pour voir son regard remplit de reproche. Le blond baissa la tête face à l'adulte devant lui, il savait qu'il avait été beaucoup trop loin dans ses propos et était près à en subir les conséquences.
_Laisse le pour l'instant. Tu n'y es vraiment pas allé avec le dos de la cuillère hein.
_Désolé...
_Ce n'est pas à moi que tu dois t'excuser Naruto. Il soupira. Vous n'êtes que des gamins tous les deux. Écoutes, je sais que tu tiens beaucoup à Konohamaru et à quel point tu es inquiet pour lui, mais-
Il fut coupé par la jeune Judith qui s'était réfugiée dans ses bras tout tremblotants. Naruto réalisa qu'il n'avait jamais encore fait une crise de nerfs comme celle-ci devant elle. Essayant de reprendre son calme, il se mit une main contre son visage, l'air dépassé. Il était venu pour profiter de la présence de ses petits frères et soeurs... Il n'était pas venu pour leur faire peur. Il n'était qu'un imbécile... Un sombre crétin doublé d'un imbécile. Il parlait comme un adulte alors qu'il était lui-même un pauvre gamin des rues qui n'avait pas connu le malheur de Konohamaru.
Élisabeth s'avança vers le blond pour lui donner quelques coups de museau contre le visage inquiet. Il lui caressa en retour le crâne et soupira.
_Je suis désolé... je crois... que je devrais partir pour aujourd'hui.
_Naruto, attend au moins le retour de Konohamaru, il ne sait pas quand tu pourras revenir encore...
_Non je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
Il monta sur le dos de la jument en toute souplesse, sans que celle-ci ne bronche ou ne fasse qu'un geste. Il tourna la tête vers Moegi et Udon pour leur faire un sourire crispé.
_Dîtes à tout le monde que je suis désolé et que je reviens bientôt.
Il partit précipitamment en passant devant Iruka. Il n'était resté qu'une heure à l'orphelinat alors qu'il avait prévu de passer l'après-midi entière. Le blond se demanda si Iruka n'avait pas raison en lui disant de rester jusqu'au retour de Konohamaru, mais il ne sentait pas d'affronter son regard et ni de voir l'état de sa jambe qui s'était aggravé. Il ferma douloureusement tandis que l'animal galopait loin de son lieu d'enfance.
De loin, il remarqua le jeune garçon entrer dans la forêt, cachant vainement ses yeux remplient de larmes. Il le regarda du coin de l'œil avant de se désintéresser de lui, ce n'était pas lui qui comptait. Fixant le regard inquiet du blond, il se demanda pourquoi tant tenir à un petit imbécile qui ne se souciait même pas de sa propre santé. Les humains étaient incompréhensibles par moment.
Restant dans l'ombre des arbres à la lisière de la forêt, il regarda l'orphelinat comme à son habitude. Il constata que Naruto avait beaucoup grandit et étaient devenus beaucoup plus attirant. Il fronça les sourcils en reconnaissant l'odeur qui s'approchait à grande vitesse vers là. Ils étaient de plus en plus nombreux depuis quelques années et leurs attaques de plus en plus violentes et meurtrières. Avec rage, il se retourna, dos à l'orphelinat, il entendit un grognement menaçant au loin. Ils étaient à moins de trois kilomètres d'ici et un humain, qui plus est un enfant, se baladait comme un ignorant dans la forêt.
Il réajusta son manteau noir et autour de ses épaules et commença à avancer, le regard méfiant et concentré sur chaque mouvement autour de lui. Son sang commença à bouillir dans ses veines à mesure qu'il ressentait la présence ennemie de plus en plus proche. Son souffle s'apaisa et il analysa avec une vitesse surhumaine les alentours et les possibilités qui s'offraient à lui. Le gamin était parti dans la direction opposée de ses ennemis, ce qui l'arrangeait grandement.
Les grognements se rapprochèrent et un sourire bestial apparue sur son visage. Il ne les laissera jamais l'approchait, il ne laissera personne lui prendre ce qui lui appartenait. Il le regardait depuis des années, le surveillait et le protégeait de tout sans qu'il ne se rende compte de son existence. Il avait attendu dans l'ombre pendant des années et des années, enfouissant au plus profond de lui même ses désirs et ses envies. Il n'allait sûrement pas les laisser les prendre à sa place, il ne le tolérerait pas.
_Approchez, je sais que vous êtes là...
Sa voix avait grondé entre les arbres, son aura meurtrière fit trembler l'air autour de lui. Trois paires d'yeux rouges sang firent leur apparition dans l'ombre. Les grognements résonnèrent à l'unisson pour le menacer de ne pas bouger. Ils étaient fort et il le savait... mais il ne connaissait pas encore sa force à lui. Ses os craquèrent sous sa force, tout en serrant les points, il continua son avancé vers les bêtes qui lui servaient d'ennemis.
_Recule et nous ne te feront rien...
C'était une voix rauque et cassé, elle n'était pas plus humaine qu'il ne l'était lui. Il ria d'une manière ironique face aux dire ce cet imbécile. Ils pensaient vraiment pouvoir le vaincre lui ?
Sa mâchoire se serra et il ne répondit rien, les fixant d'un regard mauvais et calculateur. Aucune des deux espèces n'esquissa un geste envers l'autre. Ils n'étaient pas venu pour lui et il le savait. Soudain, les pas rapide du cheval de son protégé raisonna derrière. D'un seul regard il contempla celui-ci quitter l'orphelinat à grand galop. L'une des bêtes se jeta en avant , mais d'une main il lui attrapa le cou pour la propulser contre un tronc d'arbre avec force. Sous l'impacte, l'écorce se brisa en mille morceau pour laisser la bête inconsciente au sol. Les deux autres se jetèrent avec hargne et rage sur lui. Ce fut un jeu d'enfant de les esquiver et les faire reculer de l'orphelinat. Il attrapa une dague en argent qui se trouvait à sa ceinture et se jeta sur l'une des bêtes pour lui planter la lame dans la gorge. Elle émit une plainte étouffée avant de succomber face à l'hémorragie du coup donné. Les mains ensanglantées et le regard fou, il se jeta sur la dernière bête qui avait commencé à fuir, se rendant compte de la différence de force.
Il le rattrapa sans difficulté apparente pour la plaquer à terre. Elle se débattait et le menaçait en lui montrant sa mâchoires munit de crocs luisant et ensanglanté. Elle lui mordit l'avant bras sans qu'il n'est aucune réaction fasse à la douleur. Ses yeux remplis de colère se posèrent sur son ennemi condamné sous lui. Il leva la dague d'un geste lent, appréciant le regard d'agonie de sa victime qui piaillait et gémissait de douleur face à la pression qu'il exerçait sur elle. D'un geste sec, il enfonça la dague dans le corps de la bête qui hurla de douleur, avant de mourir dans un silence morbide. Un sourire illumina ses lèvres face à la vue du sang. Il passa sa langue sur ses lèvres humides de sang chaud. Un rire malsain résonna alors dans la forêt.
Il soupira tout en sentant la brise légère contre son visage. Il s'était isolé dans un champ à quelques minutes de l'orphelinat, ne se sentant pas de retrouver l'air oppressant de la ville. Élisabeth brouter tranquillement à côté de lui, tout en la regardant, il repensa à la chute de Konohamaru et de ses propos, chose qui l'attrista bien plus qu'autre chose. Il leva alors la tête au ciel pour contempler le ciel anormalement gris et nuageux. Il grimaça en se rendant compte qu'il n'avait aucunement fait attention au temps changeant. Il se leva précipitamment et siffla la jument. Les oreilles de celle-ci se levèrent et elle se dirigea immédiatement vers le blond en trottant. Il monta sur son dos et la dirigea en direction de la ville. La jument commença à galoper quand il l'arrêta subitement dans sa course.
_Et merde !
Il fit demie-tour et galopa à grande vitesse vers l'orphelinat. Il avait oublié le sac qui contenait les livres de Jiraya, mais aussi ses maigres économies qu'il avait mises à l'intérieur, s'il n'avait rien, il pourrait dire au revoir au dîner. Il arriva en une dizaine de minutes à l'orphelinat, le pincement au coeur qu'il essayait de contenir revint à la charge. Konohamaru devait sûrement être à l'intérieur vu l'heure qu'il est. Il descendit du dos de la jument et se dirigea d'un pas rapide vers l'entrée. À son arrivée, la porte s'ouvrit violemment pour laisser passer Iruka. Surpris, il sursauta face à l'apparition du brun qui le regarda d'une manière incrédule et paniqué. Naruto fronça les sourcils.
_Iruka ?! Mais qu'est-ce que-
_Naruto ? Tu es... Commença-t-il. Peu importe ! Tu n'as pas vu Konohamaru par hasard ?
_Mais, je pensais qu'il était ici non ?
Iruka regarda par-dessus l'épaule du brun en ne pouvant s'empêcher de tortiller ses doigts entre eux. Le blond percevait l'inquiétude de son père de coeur et ne put contrôler la sueur froide lui couler tout le long du dos. Il n'allait pas aimer ce qu'il allait entendre. Le brun prit une grande inspiration et regarda Naruto dans les yeux.
_Il... Konohamaru n'est pas réapparu depuis la dispute...
Les yeux de Naruto s'écarquillèrent et il ne se passa pas plus d'une seconde avant qu'il prenne ses jambes à son cou vers la jument. Il ignora les appelles d'Iruka et grimpa habilement sur le dos de l'animal avant de la faire galoper vers la forêt.
_Naruto ?! Attend, je viens avec toi !
_Toi tu t'occupes des gamins ! Cria-t-il, ils ont plus besoin de toi maintenant !
Comme si la situation n'était pas plus critique, une éclaire pourfendit le ciel pour laisser place à la pluie. Il rentra dans la forêt à grand galop, disparaissant à travers les arbres. Iruka regarda une bonne minute avant de sentir la main de Judith attraper la sienne. Il baissa la tête pour contempler les yeux inquiets de la petite fille. Il lui fit un large sourire avant de la prendre dans ses bras pour la bercer.
_Ne t'inquiète pas ma puce, Naruto va le retrouver...
Du moins, c'est ce que le brun espérait.
Naruto galopait sous la pluie maintenant battante. Le regard humidifié, il ne voyait que très peu le paysage devant lui. Il savait qu'il devait ralentir la cadence, mais l'inquiétude de savoir Konohamaru dehors était plus forte que tout.
_Konohamaru ?! Konohamaru ?! Tu m'entends ?!
Il cria encore et encore le prénom de son ami et frère, mais rien ne lui répondit. La panique s'empara de son être tout entier tandis que les minutes et les heures défilaient. Élisabeth commençait à être exténuée. Les éclaires et les tonnerres grondaient au-dessus de lui. Il regarda de droit à gauche, toujours rien. Il s'imagina les pires scénario possibles pour le petit garçon. Il se vit lui, retrouvant un petit corps complètement mouillé et froid sous un arbre et sans vie. Il cria une nouvelle fois et attendit une réponse. La pluie couvrait presque tous les sons et autre sensation qu'il pouvait percevoir maintenant, il ne pouvait pas l'abandonner, jamais il ne se le pardonnerait. Il se concentra tout en faisant avancer au pas la jument. Il avait froid et son corps ne pouvait pas arrêter de trembler. Tout à coup, un son se fit entendre plus loin vers la droite. Il plissa les yeux, entre les arbres et les racines, les gouttes de pluie et le vent, il pouvait apercevoir une petite forme littéralement recroqueviller contre un tronc d'arbre. Son cœur rata un battement et il galopa immédiatement dans cette direction. La jument se sauta les obstacles que représentaient les racines et arrivèrent en un rien de temps face au corps fragile et tremblotant de Konohamaru.
_Oh mon dieu Konohamaru !
Quand le petit garçon entendit Naruto, il releva la tête pour planter son regard remplit de larmes dans celui du blond.
_Naruto...
Son gémissement brisa le coeur de Naruto qui s'empressa de le rejoindre pour le prendre avec force dans ses bras tremblant. La crainte s'évaporant peu à peu, il garda Konohamaru près de son cœur. Quand il sentit les petits bras de celui-ci l'entourait, un soupira de soulagement traversa ses lèvres.
_Idiot... Murmura-t-il.
Le brun ne répondit rien et commença à pleurer contre Naruto. Tandis que la pluie tomber toujours aussi violemment, il souleva Konohamaru et grimpa sur la jument. Toujours accroché contre le torse de son ami, Naruto en profita pour le mettre devant lui. Il attrapa les reines et dirigea l'animal en direction de l'orphelinat. La jument cabra légèrement avant de partir au galop. Évitant avec précision les racines et les troncs d'arbre, le cœur de Naruto se sentait de plus en plus rassuré en approchant de la demeure. Mais sans qu'il ne sache pourquoi, un sentiment d'oppression et de peur le tiraillait de l'intérieur. Tandis que l'animal allait toujours à la même vitesse, il s'autorisa à jeter un coup d'œil en arrière. La pluie et la nuit noire qui étaient tombées n'arrangeait en rien sa vision. Il soupira et essaya de calmer cette impression de malaise.
Il sentit les bras de Konohamaru se resserrait autour de son torse, il le regarda une seconde, chose qu'il n'aurait pas du tout dû faire en une telle situation. D'un seul coup, Élisabeth cabra en arrière. Ne s'attendant pas à ça, il entendit Konohamaru crier contre lui. Le seul réflexe qu'il eut fut de resserrer l'emprise qu'il exerçait sur le petit garçon pour amortir sa chute. Quelques secondes plus tard, il sentit un violent et douloureux choc, le traversant du bas du dos jusqu'au crâne. Son souffle se coupa et sa vision se troubla immédiatement. Il vu du coin de l'œil Élisabeth s'affolait devant une forme inconnue devant elle. Il entendait la voix suppliante de Konohamaru le priant de se lever et de ne pas perdre connaissance. Il entendait la jument hennir d'une manière déchirante face à son impuissance. Sa vue se troubla pour devenir noir et vide de lumière. La seule chose qu'il sentit fut des bras le soulevant avec force.
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Follow this story an another bloody night...
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Lyssia : Enfin...
Sasu/Naru : …
Lyssia *se tournant vers eux* : Alors... ?
Naruto : Ben ça pour du changement...
Sasuke : C'est du changement...
Lyssia : J'avais prévenue que ça allez être différent... et encore c'est pas fini !
Naruto *Chuchotant à l'oreille de Sasuke* : Oh putain, elle est toute heureuse qu'est-ce qu'on fait ?!
Sasuke : Ferme là elle va t'entendre !
Naruto : Mais ça fait je ne sais pas combien de temps qu'elle promet ce premier chapitre ! Y'a plus de lecteurs maintenant c'est fini ! Mort, nada ! Il n'y a-
Sasuke *grognant* : Mais ta gueule ! Il ne faut pas qu'elle s'en rende compte sinon elle ne va pas se motiver pour finir le chapitre deux !
Lyssia *sur un petit nuage* : Le bonheur d'avoir d'avoir terminée quelque chose...
Sasuke : On en reparlera quand tu aura fini l'histoire... pas un chapitre.
Lyssia : T'es vraiment pas motivant toi...
Naruto : Et c'est toi qui me disais de la motiver, t'es contradictoire enfoiré !
Sasuke : J'ai jamais dis que j'allais l'encourager moi.
Naruto : … Enflure.
Sasuke : Moi aussi je t'aime.
Lyssia *se sentant totalement exclus* : Je me sent aimée c'est un truc de fou...
Gaara : Aller viens, laissons les dans leur querelle de couple à deux... chuchote on va s'amuser ailleurs.
Lyssya : Oh bordel... je ne sais pas d'où tu sort mais je te suis !
Naruto *les ignorant et offusqué* : Qu'est-ce que tu ferais pas pour une partie de jambe en l'air !
Sasuke *avec un sourire séducteur* : Une partie de jambe en l'aire avec toi, nuance...
Naruto *les joues rougies* : Toi... Enfoiré.
Sasuke: Hn...
Se fut ainsi que l'auteur s'éclipsa avec un certain Gaara on ne sait où et que sa chambre fut saccagé par un brun en manque de son blondinet. Ils avaient intérêt à ranger leur dégâts, sinon ils ne donneraient pas chère de leur peau au retour de la brune !
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