Bonjour (ou bonsoir) tout le monde ! Désolée pour le manque de chapitre de la semaine dernière, j'ai de plus en plus de mal à respecter les délais on dirait ! Ne vous inquiétez pas, pas un manque d'inspiration mais plutôt de temps (révisions pour le bac, d'autres trucs à faire, vous connaissez le refrain).

Enfin bref, je vais faire de mon mieux pour poster à temps, mais le rythme risque de devenir moins régulier, genre un week-end sur deux, voire sur trois, je m'en excuse d'avance; toutefois je posterai toujours le dimanche, parce que j'aime bien les dimanches et que surtout ça fait un "jours repère", tant pour vous que pour moi.

Assez parlé, je vous laisse lire. Bonne lecture et à un prochain dimanche !


Le voyage souterrain jusqu'à Charbourg m'avait épuisé. L'avantage : Syrius était à présent un superbe charkos et j'avais un nouveau compagnon dans l'équipe : Trillian, petite kranidos femelle de nature plutôt calme. Pas moyen de mettre la main sur un autre type de fossile, et le nombre de pokémon étant limité à quatre pour le moment, j'avais donné les deux autres dinosaures potentiels que j'avais trouvé au musée. J'avais par la même occasion croisé Pierrick.

« Sacré bestiole ! S'était-il exclamé. Au fait, tu as eu des nouvelles d'Aline ?

- Non, ça fait un moment.

- Je pensais qu'elle t'enverrai un message. Elle m'a battu il y a deux jours.

- Sérieux ?

- Oui. Avec Houdini. Si tu la voyais, tu ne la reconnaîtrais pas ! Elle du s'entraîner énormément, mais ça valait le coup : elle maîtrise les attaques de type psy vraiment bien. »

Je souriais comme une andouille, vraiment contente pour la jeune dresseuse. Je finirai sûrement par la croiser un jour ou l'autre. En attendant, j'avais rendez-vous à Voilaroc.

Le chemin du retour fut extrêmement rapide : j'étais grimpée sur le dos de Syrius et il avait sprinté sur l'intégralité du trajet. Riker avait râlé parce que j'avais dû le rappeler.

En nous remettant en route vers la ville abritant le QG de la Team Galaxie, je fus obligée de laisser mon dinosaure évolué dans sa capsule à cause de sa taille. Trillian marchait sur mes pas, mais l'ambiance n'était pas aux taquineries habituelles entre mes deux premiers équipiers. Au contraire, si Riker n'avait rien contre la petite reptile, il semblait plutôt…dépité.

« Qu'est-ce qu'il y a vieux ? »

Il se tourna vers moi (il marchait toujours un pas devant) et sembla réfléchir. Il se stoppa et sembla se concentrer, en me faisant signe de poser mes mains sur sa tête. Je ne compris pas tout de suite, mais m'exécutai.

Au début, il ne se passa rien. Je fermai les yeux et inspirai profondément, réitérant inconsciemment l'exercice de Sara.

Les bruits s'estompèrent, les sensations se firent plus fortes. Je sentais les frottements de mon jean contre ma peau, le tissu de ma chemise sur mon cou, l'air qui s'infiltrait par les trous au niveau des mes genoux et de mes chevilles.

Inspiration. Expiration.

Le vide se fit petit à petit. Noir. Silencieux. Total. Et la, je commençai à capter les énergies. Étrangement, ça marchait mieux que d'habitude. Plus rapide, plus fort. Ma propre énergie d'abord, qui semblait m'envelopper comme une couverture, puis, se mélangeant à la mienne au bout de mes doigts, celle de Riker.

Elle me fit l'effet d'une bourrasque de vent chargée d'embruns, manquant de briser la connexion. Je pris profondément mon souffle et formulai ma phrase dans ma tête.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

Les mots tournoyèrent un instant dans le vide de mon esprit, puis :

« J'ai un peu peur de devoir rester dans ma pokéball, si j'évolue. »

Je manquai de m'étouffer. Sa voix. Sa voix ! J'entendais sa voix dans ma tête ! Calmant ma respiration qui faisait des siennes, je rouvris les yeux. De toute façon la connexion ne tenait plus à cause de mon excitation.

Quand les sensations extérieures revinrent, je sentis tout d'abord une chaleur contre ma cuisse.

Je glissai la main dans ma poche, pour en sortir la plaque psy. Elle luisait légèrement, pulsant sur un rythme que j'identifiais immédiatement comme étant celui de mon cœur.

« Elles ont des effets en combat…et en dehors. » avait dit Peter.

Je comprenais mieux. Les ondes qu'elle émettait devaient entrer en résonance avec celles de mon esprit et les améliorer. Mes doigts tremblaient. J'inspirai, puis reportai mon attention sur Riker, lui grattant la tête juste entre les cornes.

« Ce sera peut être une nécessité. Mais ça veut pas dire que je t'aimerai moins, ou que je penserai jamais à toi. Tu sais, ça fait bizarre de plus avoir Syrius à côté, mais je sais qu'il est là, je le sens. Tu comprends ? »

Il hésita, puis repris aussitôt l'air imbu de lui-même qui le caractérisait. Il bomba le torse puis poussa un couinement grave, avant de se retourner et de reprendre sa route. Je fus étonnée de son changement radical d'attitude. Je me relevai en frottant mon jean et le suivit, un petit sourire aux lèvres.

Je crois que c'était de la fierté qui me réchauffait le cœur à cet instant-là.

Sur la route, une averse nous prit par surprise. Je me réfugiai très vite sous un arbre et sortis la capsule de miniaturisation qui contenait ma valise. J'en sortis une parka jaune, avant de tout ranger et de rappeler Trillian. Comme Syrius, elle n'appréciait pas vraiment la pluie.

Beth sautait de flaque en flaque, tout en prenant garde à ne pas laisser tomber le pokématos du Maître de Kanto. Riker avançait comme si les trombes d'eau l'indifféraient – ce qui, à y repenser, devait être le cas.

La route fût longue. Étant partis vers midi, nous étions à peine à mi-chemin quand la nuit tomba. Par chance, la pluie s'était arrêtée, mais le sol était boueux.

« On cherche un endroit pour s'installer, ok ?

- Prinp !

- Ptiiiravii ! »

Nous avons avancé un bon quart d'heure avant d'apercevoir une lueur ressemblant à celle d'un feu de camp. Nous nous sommes approchés à pas de loup (assez compliqué, avec mes chaussures, foutues, qui faisaient des flocs dans la boue). J'ai presque aussitôt reconnu Victor, dont le visage pâle était creusé de cernes, rendant ses yeux encore plus sombres.

« Heu, bonsoir !

- Salut. (Il plissa les yeux.) Aurore ?

- Juste. Ça va ? Ça te déranges pas que je pose ma tente à côté de la tienne ?

- Pas du tout. Je t'autorises même, dans ma grande bonté, à venir t'asseoir près de mon feu de camp.

- Trop aimable.

- Je sais. »

Il ricana pendant que je posai mon sac. Le sol, pierreux, était idéal. Je sortis la capsule cubique et mauve qui contenait ma tente et entrepris de monter cette dernière. Le dresseur me donna un coup de main bienvenu, tout en discutant.

« Alors, t'as eu le second badge ? M'enquis-je.

- Oui. Galère, heureusement que j'avais Karma, c'était le seul qui avait l'avantage du type. Et toi, t'en es où ?

- J'ai battu Flo.

- Avec ton prinplouf ?

- Et mon kranidos. Autant te dire qu'on a eu le même problème : un avantage sur la première arène et un sacré handicap sur la seconde. »

Il rit.

« T'es pas au bout de tes peines, surtout avec le ptiravi. Voilaroc a une arène de type combat et le champion de Verchamp ne jure que par le type eau. »

Je grimaçai. En effet, je ne pourrai réellement compter que sur mon starter. Demander à Beth de disputer un combat d'arène à ce moment-là aurait été aussi stupide que cruel.

Nous avons fini d'installer ma tente, et j'ai déroulé mon duvet. J'ai ensuite sorti de la nourriture et nous avons mangé en silence. J'écoutais le crépitement du feu, mon ptiravi assis à côté de moi et mâchonnant un des derniers poffins de la boîte. Plus loin, Syrius, allongé, servait de coussin à Riker et Trillian. Mon pingouin s'amusait à embêter les deux pokémons roche, qui répondaient avec flegme.

De son côté, Vicky observait avec attention l'aile d'un nosférapti.

« C'est celui de la commandante ?

- Ouais. Elle se remet bien, mais tu l'as pas raté.

- Ahah, désolée, fis-je, gênée. Il sourit.

- Je pense que tout le monde aurait fait pareil. Dans ce genre de combat, c'est difficile de ne pas blesser l'adversaire. Surtout que cette femme aurait certainement pas hésité à faire pire aux tiens. En fait, ce qui m'énerve, c'est la manière dont elle traitait Echo. Si l'aile a cédé, c'est pas qu'à cause de ton coup. »

La lueur qui éclaira ses yeux noirs violacés était de la colère pure, aussi fugace que violente. Je restai silencieuse.

« Tu sais, si jamais je la recroise, je crois que je l'affronterai. De toutes mes forces. Avec Echo. »

La petite chauve-souris mauve émit une stridulation satisfaite et frottant sa tête contre le torse de son dresseur. Celui-ci lui gratta l'arrière de l'oreille, qu'elle agita doucement.

« Ce sera un superbe nostenfer. »

Il arbora un air qui disait « évidemment ! » puis reporta son attention vers son cornèbre et son nosféralto, leur demandant de se poser. Méditikka, quand à lui, dormait déjà près du foyer. Pendant qu'il se préparait à aller dormir, je pris le morceau de plaque et cherchai dans mon sac. Après un long moment de recherches – il fallait dire que je récupérais et gardais tout et n'importe quoi – je finis par mettre la main sur un bout de tissu noir (qui provenait de ma robe déchirée et irrécupérable) et un ruban appartenant à la robe de concours que m'avait offert ma mère. Je formai une pochette dans laquelle je glissai le morceau de pierre rosée et l'attachai autour de mon cou.

« Les objets, c'est pas pour les pokémons, normalement ? Railla Victor en baillant.

- Celui-là est spécial.

- Si tu le dis ! Bon, je vais dormir, oublies pas d'éteindre le feu. Bonne nuit.

- Bonne nuit. »

Il fit rentrer ses équipier dans leur capsule et se glissa dans sa tente, bloquant le rideau avec ses chaussures. Je demandai à Riker d'asperger les flammes, puis fit de même.

Le lendemain, je manquai de faire une crise cardiaque en voyant l'immense tête cornue de Syrius. Il avait dormi à moitié en dehors de la tente, et le peu à l'intérieur prenait pratiquement toute la place. Riker somnolait en étoile de mer sur son cou, mon duvet étant pris d'assaut par les deux femelles de l'équipe.

« Comment je fais pour sortir, moi ? »

Cette interrogation se trouva être le problème le plus insoluble sur lequel je tombai depuis mon départ. Mon sac était coincé sous mon reptile rocheux – le grand, pas le petit, ç'aurait été trop facile sinon – et les piquets trop bien plantés par Beth m'interdisaient tout repli par soulèvement de la toile.

« Victor ? » Tentai-je.

Silence. Il devait dormir. Il ne restait qu'une solution.

« KOWABUNGA ! »

Je me jetai tête la première en hurlant le cri de guerre des tortanks ninja pour me motiver, tentant de passer dans l'interstice entre le dos de Syrius et le sommet de la tente.

J'eus l'impression de percuter un mur et m'accrochai comme je pouvais à sa peau lisse, avant de me tortiller dans tous les sens pour me glisser dehors. À mi-chemin, mon support se mit à trembler tandis qu'un étrange concerts de couinements et de grognements inégaux s'élevait dans mon dos.

« Vous étiez réveillés ? Bande de sales traîtres ! »

Et les rires de redoubler.

Et là, ceriz sur le pompon, Vicky sort de sa tente.

Il me voit.

Cligne des yeux.

…Et éclate de rire.

« Actuellement, j'ai envie de mourir. » marmonnai-je avant de claquer ma tête contre le dos de mon pokémon.

En fin de compte, il me fallut quelques secondes pour sortir, et une quantité infinie de temps pour que l'autre dresseur se calme. Les yeux rouges (il en avait littéralement pleuré de rire) et le sourire tordu de celui qui se retient, il manquait de se remettre à ricaner toute les deux minutes.

Nous nous mîmes en route.

Pour ma part, je marchai devant, les mains dans les poches, sans décrocher une seul mot autre qu'à Beth et Trillian.

Par ailleurs, je profitai du trajet pour entraîner cette dernière. Elle frappait moins fort que Syrius, mais encaissait mieux les coups. Il me semblait également qu'elle était plus féroce.

Ma ptiravi suivait gaillardement, refusant de se faire porter. Comme elle semblait vouloir combattre elle aussi, je lui fit combattre les pokémons sauvages les plus faibles que nous croisions. Vicky s'occupait des plus forts avec Karma, qu'il avait clairement hâte de voir évoluer, et Odjek (son nosféralto). Il gardait Corvus, son cornèbre et Echo pour les combats, que nous menions en double.

Cette organisation marcha un temps, jusqu'à ce nous atteignions une partie beaucoup plus sauvage du chemin. Il était difficile de gérer plusieurs combats en même temps, alors Riker prit l'initiative de s'occuper de Beth : l'entraînant un peu plus en avant, il affaiblissait les adversaires et lui laisser le soin de porter les derniers coups.

« Sacré esprit d'équipe, commenta le dresseur blond. Je pensais que les prinploufs étaient des solitaires.

- Oh, il l'est sûrement. Il lui a fallu un temps pour accepter des coéquipiers, tu sais. Mais là c'est différent, c'était limite s'il couvait pas l'œuf. »

Victor pinça les lèvres et prit un air sérieux comme s'il essayait de se figurer la scène. Il pouffa.

« Ne te moques pas de lui ou il va se fâcher. La dernière fois il a failli arracher un doigt à un combattant. »

Triste histoire arrivée sur la route de Bonville, le karatéka avait osé dire qu'il semblait faible et ne servait à rien. C'était la provocation la plus basique qu'il soit, mais Riker avait mordu à l'hameçon, ou plutôt à la main de l'homme.

Sans Barry pour m'aider à le décrocher, j'y serais sûrement encore.

Nous n'avions pas reparlé de l'incident, mais il ne faisait aucun doute qu'il ressortirait entre d' autres anecdotes ridicules un jour où l'autre – sûrement celui ce mon mariage, connaissant mon ami.

« Q-quoi ? Glapit mon compagnon de route.

- Non, rien. Oublie. »

Il me jeta un regard étrange, avec un grand sourire figé. Je crois bien que je lui avait fait peur.

Toutefois, sa supposée frayeur ne dura pas bien longtemps, car au bout d'une trentaine de secondes nous nous mettions à plaisanter comme si de rien n'était.

Je crois que c'était à propos d'une histoire de kangourex qui traversait la route, mais je ne souviens plus vraiment de la chute.

Enfin bref.

Le dernier combat avant d'arriver à Voilaroc nous opposa à un duo de topdresseurs dont un d'entre eux possédait un léviator.

« Comment on fait, là ? Souffla Victor.

- J'en sais rien. Déjà envoie ton pokémon le plus fort. On…on tape dessus le plus fort possible et on évite de se prendre des coups ?

- Heu, ça me semble faisable. Corvus ! »

L'oiseau ébène s'envola sur le terrain tandis que Riker se mettait en position d'attaque. Les premiers tours furent complètement chaotiques, et mon starter se prit un mauvais coup dans le dos. Il se releva assez vite, et le cornèbre piqua pour stopper une attaque qui visait le même endroit, avant de retourner voleter autour du dragon de mer.

« Essaie de l'occuper, je te couvre !

- Ok ! Provoc ! »

Enragé par nature, la provocation ne fit que rendre plus confus encore l'immense pokémon bleu qui s'acharna alors sur l'oiseau. Ce dernier faisait exprès de rester tout juste hors d'atteinte, attaquant dès que possible pour l'épuiser petit à petit. Pendant ce temps, mon oiseau polaire bloquait les attaques du second pokémon et l'écartait peu à peu de la mêlée.

Séparer le combat fut ce qu'il y avait de mieux, car il ne fallut alors que quelques mouvements à mon combattant pour mettre KO son adversaire, avant d'aller prêter main-forte à notre allié pour battre le monstrueux léviator.

Il était rapide, le bougre !

Plus que Riker, en tout cas, qui se prit un coup de queue en plein dans le bec. Sonné, il se remit debout en secouant la tête et je préférai l'exclure du terrain.

À la place, j'envoyai Trillian. Mon premier pokémon me lança une œillade curieuse.

« C'est le moment de savoir ce qu'elle vaut. Allez, Tril ' ! coud'boule ! »

Je ne me battais pas en terrain inconnu. La seule chose qui me déstabilisais un peu, c'était le caractère de la petite femelle : plutôt que de bondir largement loin des attaques, elle esquivait souplement tout en restant très proche de l'adversaire. Ce n'était pas plus mal.

« Coud'boule ! »

Longeant le jet d'eau du serpent de mer, elle prit assez de vitesse pour frapper celui-ci dans la partie centrale de son corps. Il reporta son attention sur elle, ce qui permit au cornèbre de lui coller un coup sur la tête. Le léviator se retourna donc vers l'oiseau qui tournoyait élégamment au coin de son champ de vision, permettant à mon dinosaure de remettre son attaque.

Le même schéma se reproduisit, et nous continuâmes jusqu'à ce que le monstre s'écroule, épuisé.

« Elle était sacrément moche, cette victoire. » commenta Victor.

Je ne pus qu'approuver. Malgré tout, je devais admettre que j'étais assez fière de ma nouvelle recrue, qui rugissait de joie en sautillant autour de mon charkos. Beth quant à elle avait forcé mon prinplouf à s'asseoir et tenait son bec entre ses pattes, l'air concentré.

Riker se laissait faire, même si ses yeux azur arboraient une lueur curieuse. Je le rejoins et me penchai vers lui.

« Ah, mince !

- Quoi ? Fit Victor. Qu'est-ce qu'il passe ?

- Rien de bien grave. Son bec s'est juste fendillé à nouveau. »

Le topdresseur qui possédait le léviator s'approcha et s'agenouilla à côté de moi.

« Tu l'as fait combattre alors qu'il était blessé ? S'indigna-t-il.

- Non, c'est une vieille cicatirce, normalement elle était censée être aussi solide que le reste du bec.

- Priiinp ! Approuva Riker.

- Est-ce que tu utilises souvent picpic ? Peut-être que son bec est abîmé, et la partie fragilisée n'a pas pu bien se consolider, proposa la seconde topdresseuse.

- Tu devrais le laisser aux soins de Beth, intervint Vicky. Et peut être faire attention jusqu'à ce qu'il évolue. »

Je me tournai vers lui, fronçant les sourcils. Il s'expliqua.

« Le processus d'évolution renforce les cellules, et répare celles qui sont abîmées. Par exemple, pour qu'Echo soit parfaitement remise, il faudra attendre qu'elle évolue. La modification de la structure osseuse de l'aile provoque une réparation des os quasi-instantanée. »

Je hochai la tête, un peu embêtée. Riker semblait en colère.

« Désolée, vieux, je crois qu'il va te falloir quelques jours de congés. »

C'était sur cette conclusion que je sortis ce qu'il me restait de pommade de la dernière fois pour l'appliquer sur l'appendice osseux avant de poser une compresse par dessus. Tout le long, Beth observa mes gestes, et posa même ses pattes sur mes mains au moment de mettre la compresse, comme pour me guider. Cela m'amusa un peu, et sembla faire le même effet à mon équipe. La petite boule rose ne remarqua rien, concentrée qu'elle était sur son travail.

« Bon, on peut se remettre en route ?

- Ouaip ! De toute façon on n'est plus très loin de la ville.

- Je crois que je vais continuer jusqu'à Verchamp pour aller faire un tour au Grand Marais d'abord, annonça Vicky. Tu fais quoi ?

- On s'est donné rendez-vous ici, avec deux amis. Intéressé par un pokémon en particulier ?

- J'aime bien les vortentes. »

L'entrée de la ville donnait sur des entrepôts. Tout en collines, Voilaroc était dominé par un immense bâtiment bleu hérissé de piques et de toutes sortes d'antennes, situé un peu plus loin que le centre commercial. Nous nous sommes dirigés dans sa direction le centre était pratiquement à côté.

Nous avons fait soigner nos équipes (ma petite boule rose s'amusait à suivre le leveinard de l'infirmière) et Victor est reparti.

Je suis ensuite sortie. La présence du QG ne me disait rien qui vaille, aussi je me dépêchai d'appeler mon meilleur ami tout en me dirigeant vers l'endroit où il était le plus susceptible de se trouver : l'arène.