Prompt : Tes expressions sont foireuses.
3. Ta pute de luxe.
Bellamy se passa la tête sous l'eau froide au moins cinq minutes. Jonathan avait essayé de le tuer, ébouillanté au centième degré, bordel ce café était BRULANT. Bon. D'accord. Il l'avait bien cherché, mais il avait eu envie de l'emmerder. Vexé que Jonathan refuse sa proposition tout à fait honorable, préférant aller jouer les putes des ruelles. Quand il sortit des toilettes, il aperçu Jonathan entrain de se faire engueuler par le barman, sans doute son patron. Bien fait pour lui. Bellamy prit un certain plaisir à le voir se faire crier dessus. Le Barman vint ensuite à sa rencontre pour s'excuser, lui offrit un autre café, gratuit, cadeau de la maison, nous sommes vraiment désolé pour cet accident. Ça n'arrivera plus.
- Bien, fit Bellamy. Merci pour le café.
Il aperçut du coin de l'œil, Jonathan en train de quitter le bar.
- Votre serveur s'en va, dit-il au Barman.
- Je viens de le virer, répondit celui-ci.
Bellamy culpabilisa. Ce n'était pas ce qu'il voulait.
Mais le résultat fut plutôt positif pour Bellamy. Jonathan vint lui parler à la fac.
- Je signe où ?
- Pardon ?
- Pour être ta pute de luxe, murmura Jonathan.
- Tu veux travailler pour moi maintenant ?
- J'ai perdu mon travail à cause de toi, j'ai besoin de travailler…
- Tu te prostitues, ça ne te suffit pas ?
- Ta gueule, s'énerva Jonathan, laisse tomber, je vais me démerder.
Bellamy secoua la tête :
- Non attends. Je vais te faire signer le contrat. Viens chez moi après les cours. Je vais te donner l'adresse.
Bellamy l'écrivit sur un bout de papier et le tendit à Jonathan. Celui-ci froissa le papier et l'enfonça dans sa poche, l'air renfrogné. Bellamy se demanda s'il allait vraiment venir.
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Murphy tergiversa pendant des plombes. Jasper lui dit d'y aller.
- T'as perdu ton taff et… Et Murphy, tu ne seras plus obligé de te prostituer si tu travailles pour ce type.
- Travailler pour ce type c'est de la prostitution, s'énerva Murphy.
- Alors dis toi qu'au moins, il est beau.
Murphy abandonna le combat, Jasper avait sûrement raison. Il prit le bus pour se rendre à l'adresse indiqué. Il ne s'attendait pas à tomber sur… Un château ? D'accord ce type était riche, mais il était obligé de vivre derrière des grilles de six mètres de haut ?
Murphy sonna à l'interphone avec une certaine appréhension.
- Bonjour, je suis Murphy, je viens voir Bellamy Blake, il m'attend, je crois.
Un bip et la grille s'ouvrit. Murphy avança. Pourquoi le jardin était-il grand comme ça ? Quel besoin ?
Murphy leva les yeux vers la maison et oui c'était forcément un château. Il déglutit, il ne se sentait pas à l'aise, pas à sa place, il fit un pas en arrière. Finalement il trouverait autre chose. Il allait faire demi-tour, quand il vit Bellamy arriver. Sur un vélo.
- Euh…
- Viens, monte ! Lui dit Bellamy.
Murphy secoua la tête, il avait déjà vécu cette scène, avec une voiture.
- Monte, insista Bellamy.
Murphy regarda derrière lui, la grille venait de se refermer. Il se sentit pris au piège.
- Je vais rentrer finalement.
- Monte, soupira Bellamy, je ne vais pas te sauter dessus.
Murphy leva un sourcil :
- Ce n'est pas ce qui m'inquiète.
- Alors quoi ?
Murphy ne répondit pas et posa finalement ses fesses sur le porte bagage du vélo. « Monte », quelle expression foireuse.
Il laissa Bellamy pédaler pour l'emmener jusqu'à son château, s'accrochant tant bien que mal au porte bagage, refusant de poser ses mains sur l'autre. Est-ce qu'il allait être dévoré vivant ? Il comprenait ce qu'avait dû ressentir le petit poucet dans la maison de l'ogre. Murphy maudit Jasper, cette idée était merdique. La plus merdique du monde. Il préférait se faire monter par un type moche plutôt que d'être ici.
Ce n'était pas tout à fait vrai, ceci dit, parce que rien n'était pire que de se faire monter pour de l'argent. Surtout par un type moche.
Bellamy n'était pas mal, au moins. Murphy se concentra sur lui plutôt que sur le château. Son dos était musclé, et on voyait saillir ses omoplates sous son polo. Il était plutôt carré, et ses cheveux étaient tous en broussaille et en bouclette sur sa tête, cachant presque sa nuque. Le genre de cheveux qui donne envie de perdre ses doigts dedans, pour savoir s'ils sont doux. Murphy aimait bien toucher ceux de Jasper, il se demandait s'il aimerait toucher ceux de Bellamy.
Finalement le vélo s'arrêta et Murphy sauta sur ses pieds. À nouveau la demeure imposante lui donna l'impression de l'écraser. Pourtant il suivit Bellamy à l'intérieur. Murphy regarda le moins possible autour de lui, rien que les tapis sous ses pieds semblaient sortis tous droits du trou du cul d'un aristocrate. Putain putain putain. Mais qu'est ce qu'il foutait là ?
Bellamy était entrain de lui parler mais Murphy n'écoutait rien du tout.
- Et donc tu en penses quoi ?
- Quoi ? Demanda Murphy.
- Tu n'as rien écouté n'est ce pas ?
Murphy avoua.
- Trop absorbé par toutes les richesses étalées ici.
- Oh. C'est pas grand-chose, fit Bellamy.
- Pas grand-chose ? Demanda Murphy. Donc si je casse ce vase…
Murphy commença à pousser un vase qui servait de décoration
- Ce n'est pas si grave.
- A dire vrai, ce vase coûte soixante millions, alors tu perdrais pas mal de jour de salaire, commenta Bellamy.
Murphy s'étrangla et s'accrocha au vase comme si sa vie en dépendait. Même sans la menace de perdre des sous, il ne pouvait pas casser quelque chose qui coûtait aussi cher.
Bellamy rit.
- Quoi ?
- Je t'ai eu, ce vase n'est pas aussi cher, voyons, personne n'achète des vases aussi chers sauf les collectionneurs.
- Ah d'accord, dis Murphy en remettant tout de même le vase à sa place.
- Celui-ci ne coûte que cinq milles dollars.
Murphy secoua la tête. Comment ça « QUE » ? Cet homme était complètement fou. Bellamy l'emmena jusqu'à une pièce à peu près normale, en tout cas moins opulente que le reste de la maison et Murphy se détendit un peu. Les murs étaient décoré avec un papier peints crème, assez banale, et quelques décorations qui paraissaient un brin déplacé dans cette maison. Comme ce poster immense représentant des dieux mythologiques.
Il y avait un bureau contre le mur, un lit au milieu de la pièce. Une immense chaîne hifi et une bibliothèque plus grande encore. Le sol était en parquet d'un bleu très pâle et reposant.
- Ma chambre, présenta Bellamy, je t'ai emmené ici parce que c'est là que tu vas travailler la plupart du temps.
Pendant qu'il parlait Murphy alla droit sur le lit et s'y allongea, roulant sur le dos. Ce matelas était trop confortable, sans doute crée par les dieux eux-mêmes tellement il était à la fois moelleux sans être complètement mou, juste ce qu'il fallait.
- Tu fais quoi là ?
- Je teste le matériel, dit Murphy.
- Je t'ai dit qu'on ne baiserait pas. Je ne t'embauche pas pour que tu sois ma pute. Combien de fois je dois te le répéter ? S'agaça Bellamy.
Murphy se releva sans écouter et s'approcha du bureau. Il s'assit dessus. Ce bureau était assez grand pour qu'on baise dessus également. Murphy eut un petit sourire en coin :
- Combien de fille as-tu monté sur ce bureau ?
- Aucune ! Descends de là.
- Menteur, y en a bien une ou deux que t'as voulu prendre ici non ?
- Non. Aucune. Pas dans ma chambre.
Murphy pencha la tête.
- Pas dans ta chambre ? Jamais ?
- Non.
- Alors pourquoi as-tu un lit béni des dieux ? Quel gâchis.
- Pour dormir dessus. Bon maintenant si tu veux bien m'écouter.
Murphy descendit du bureau.
- Je m'attendais à trouver un home cinéma dans ta chambre, je suis presque déçu.
- En fait, il y en a un, dans la pièce à côté. Ainsi qu'une salle de bain attenante.
Murphy grimaça et sourit en même temps.
- Je vais vraiment devenir une pute de luxe.
- Jonathan.
- Tu vois, tu emploies mon nom de pute.
- Murphy… Se reprit Bellamy.
- Non c'est bon, ici, tu peux m'appeler Jonathan, sourit Murphy.
- J'ai vraiment du mal à te comprendre, s'agaça Bellamy.
- C'est réciproque.
Bellamy ouvrit un tiroir et sortit des papiers :
- J'ai déjà préparé un contrat, c'était au cas où tu acceptes et…
- Un contrat ? Comme dans cinquante nuances de masochismes ? On va faire des trucs avec des fouets et je devrai crier « oh vas-y Bellamy met moi une fessée » ? Pas mon truc.
Bellamy gronda :
- Je t'ai déjà dit que…
- Ça va, ça va, j'ai compris, fit Murphy. Je suis une pute de luxe mais pas pour que tu me baises, juste pour que je ramasse tes affaires et lave tes caleçons sales.
- Tu ne seras pas une…
- Appelle ça comme tu veux, Bellamy.
Celui-ci leva les yeux au ciel. Commençant sans doute à se dire qu'embaucher ce gars était une mauvaise idée. Pourtant Murphy prit le stylo qu'il lui tendait et lut le contrat.
- Ça m'a l'air honnête, dit-il en regardant la paye, mais là cette clause, ça dit que je dors chez toi.
- Oui. On t'a préparé une chambre. Tu dois rester sur place, si j'ai besoin de toi.
- Pour un petit plaisir nocturne ?
Il vit le poing de Bellamy s'écraser sur le bureau et comprit pourquoi celui-ci était en bois massif.
- Laisser tomber Jonathan, je vais trouver quelqu'un d'autre.
Bellamy avait employé son surnom intentionnellement, presque en le crachant avec mépris, Murphy, plutôt que de l'étrangler, signa le contrat. Bien que se retrouver enchaîné dans cette maison ne le réjouissait pas, il voulait faire ravaler ses mots à Bellamy. Qu'un jour il le supplie en prononçant ce nom. Jonathan.
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- Au moins, tu n'auras pu à payer ton appartement, essaya de le rassurer Jasper alors que Murphy était venu les voir lui et Monty dans leur appartement.
Tous les trois mangeaient des chips en causant, assis sur le canapé.
- Il a fait envoyé un camion de déménagement, un camion immense alors que je n'avais que deux cartons. Je me suis senti humilié, marmonna Murphy.
Il avait tout raconté à Jasper et Monty.
Après avoir signé le contrat, Bellamy lui avait montré la chambre dans laquelle il dormirait. Une petite chambre, si on comparait au reste de la maison, mais encore plus grande que celle de son appartement, au final. Il y avait aussi une salle de bain attenante. Il lui avait montré la cuisine réservée aux quelques « serviteurs » qui restaient dans la demeure, où Murphy pourrait se préparer son repas. Il lui avait expliqué, qu'évidemment, il était libre d'aller à la fac, mais devait être là tous les soirs à partir de dix-huit heures, ainsi que certains week-end dans le cas où Bellamy avait besoin de lui.
- Et il t'est interdit de te prostituer tant que tu travailles sous mon toit, on est bien clair ? Avait-il conclue.
- J'ai bien compris, avais dit Murphy. Je t'appartiens désormais.
Et ce n'était pas de gaieté de cœur.
- Je commence demain et j'ai l'impression de m'être vendu. Soupira Murphy.
Monty vint lui donner une petite tape :
- C'était déjà ce que tu faisais. Lui rappela-t-il.
- Je vendais mon cul, là j'ai vendu mon âme.
- Et ton cul restera sauf, sourit Jasper.
Murphy rit.
- On pourra venir te voir ? Interrogea Monty.
- Oui, il a dit que j'aurais du temps libre et que je pouvais recevoir des invités.
- Tant mieux alors, ça m'aurait fait bizarre de ne plus venir t'embêter chez toi.
- Je ne serai plus chez moi.
- Essaie de faire en sorte que si, lui dit Monty.
Murphy eut un sourire en coin.
- J'essaierai.
- Et s'il t'emmerde, dis-le-nous, ajouta Jasper, on ira l'émasculé.
- Et lui enfoncer un truc bizarre dans les fesses, ajouta Monty.
L'amusement de Murphy se peignit sur son visage, il croqua une nouvelle chips et se dit que peut-être ce tournant de sa vie n'était pas si mal.
Murphy changea d'avis quand Bellamy lui présenta la tenue de travail qu'il devait, soi-disant, mettre.
- Tu te fous de ma gueule ?
C'était une tenue simple, mais qui faisait très domestique, pantalon noir, chemise, veston et même tablier. Et Murphy n'avait aucune envie de porter ça. Il se sentirait mieux en jean tee-shirt.
- Non, ils portent tous ça.
- T'as pas la version avec une jupe ? Je crois que je préférerais.
Bellamy grimaça :
- Tu crois que…
- Je plaisante ! Fit Murphy. Je ne porterai jamais ça. Je préfère encore me foutre à poil.
Bellamy abandonna.
- Comme tu veux.
Murphy enleva son tee-shirt.
- Qu'est ce que tu fous ? S'exclama Bellamy.
- Je me fous à poil.
Bellamy secoua la tête, ramassa le tee-shirt et lui relança :
- Je disais que tu pouvais garder tes vêtements !
Murphy sourit en coin.
- J'avais compris.
Bellamy leva les yeux au ciel. Plus il restait avec ce type et plus il regrettait d'avoir insisté pour l'embaucher. Il aurait mieux fait de le laisser sur le trottoir. Jonathan était trop insolent, sûr de lui, moqueur. Il ne paraissait rien prendre au sérieux, mais se fâchait pour une question d'ego. Bellamy ne le comprenait pas du tout et il avait l'impression que ce type allait le rendre dingue.
- Bien, chéri, que dois-je faire ?
- Ne pas m'appeler chéri, pour commencer.
- Quel nom te ferait plaisir alors ? Mon cœur ? Mon louveteau peut-être ?
- Bellamy, ce sera très bien.
Murphy s'approcha de lui et posa un doigt sous son menton.
- Comme tu préfères, Bellamy.
Il susurra son prénom et Bellamy frissonna, malgré lui. La voix suave de Jonathan avait résonné très sensuellement à ses oreilles, et cette façon de prononcer son prénom avait remué quelque chose dans son estomac. Bellamy se recula et se secoua. Ce type n'était qu'un prostitué, habitué à exciter ses clients. Mais Bellamy était hétéro, ça ne fonctionnerait pas. Murphy ne fut pas ravis du tout quand Bellamy lui présenta les produits d'entretiens et lui expliqua qu'il devait nettoyer sa chambre, changer ses draps une fois par semaine, s'arranger pour que ses vitres soient toujours propres, s'occuper de son linge sale, etc etc etc.
- Tu me prends pour Cendrillon ? Ronchonna-t-il.
- Non. Elle avait un cœur, elle, rétorqua Bellamy.
Murphy sortit un petit bout de langue, l'air amusé. Et Bellamy détourna les yeux.
- Et je dois t'habiller aussi ? Te déshabiller ? Te frotter le dos dans le bain ?
- Rien de tout ça.
- Je croyais que c'était les serviteurs qui s'occupaient aussi de ces tâches chez les riches.
- Tu t'es trompé. Je sais m'habiller et me déshabiller tout seul.
Murphy retrouva son éternel sourire en coin et Bellamy sut qu'il pensait à la nuit où il l'avait déshabillé.
- Ça n'arrivera plus, ce qu'il s'est passé l'autre nuit, assura-t-il.
- D'accord. Fit Murphy.
Bellamy soupira :
- Tu pourras te débrouiller ?
- Aucun problème. J'ai l'habitude de faire le ménage.
La surprise se lu sur le visage de Bellamy et Murphy souffla :
- Et oui, je n'ai pas fait que m'user les genoux sur des carrelages miteux dans des hôtels, j'ai aussi appris à m'user le dos en faisant le ménage. Je devais le faire chez moi et après mon service, dans le café où je me suis fais virer à cause de toi. D'ailleurs…
- D'ailleurs ?
- Ça mérite bien une avance ça non ?
Bellamy pesa le pour et le contre puis acquiesça.
- D'accord, je te payerai un mois de salaire pour te dédommager. Maintenant, au boulot.
Murphy fit la gueule, mais Bellamy ne l'écouta pas se plaindre et s'éloigna.
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C'est comme ça qu'entre la fac et ses meilleurs amis (ses seuls amis), Murphy se retrouva à jouer la bonniche de luxe de Bellamy. Il haïssait ce type, il détestait ses sous-vêtements, ne supportait pas ses draps toujours trop propres, crachait sur ses vitres pour les nettoyer et s'amusait parfois à aller cacher la poussière sous un des tapis de cette grande baraque. « Ce n'est pas un château » lui avait assuré Bellamy.
Cela faisait deux semaines qu'il vivait là et travaillait, et il avait dû apercevoir son « maître » une ou deux fois, à tout casser. Et pourtant Murphy continuait de le détester, parce que ce type avait foutu le bordel dans une vie un peu nulle mais où il avait ses habitudes. Maintenant il avait l'impression d'être un chien avec un aspirateur. Mais même les chiens reçoivent des caresses de temps en temps.
Il était en train de s'amuser à déranger les livres de Bellamy pour écrire des mots obscènes avec la première lettre du titre, quand une blonde entra dans la pièce. Murphy se tourna pour la regarder. La jeune fille avait l'air aussi jeune que lui, plus que Bellamy donc. Son regard était franc et ses yeux bleus presque gris le scrutaient avec une certaine curiosité. La ligne de sa bouche hésitait entre un sourire ou un air mécontent. Au vu de comment elle était habillée, elle était sûrement aussi riche que Bellamy.
- Il n'est pas là, dit Murphy.
- Et vous êtes ? Demanda-t-elle.
Murphy hésita dans sa réponse. Il ne sut pas pourquoi la seule réponse qu'il trouva fut :
- Jonathan, je travaille pour lui.
Sa pute de luxe, son petit chien.
- Ah, il ne m'en a pas parlé.
- Je rangeais sa bibliothèque, dit Murphy.
- Je vois. S'il n'est pas dans sa chambre, il doit être dans le jardin.
- Je l'ignore, dit Murphy. Mais vous êtes qui ?
La blonde s'approcha et lui tendit la main. Murphy regarda la main tendue un moment.
- Clarke Griffin, se présenta-t-elle.
- Hm hm, fit Murphy.
Il finit par serrer sa main.
- Il m'a dit qu'il n'emmenait jamais de fille dans sa chambre.
Elle sourit :
- Je suis une exception.
- Parce que vous êtes sa cousine ou un truc comme ça ?
- Je suis sa fiancée.
Murphy relâcha la main. Un drôle de rire lui gratta la gorge et il fit un bruit bizarre en essayant de le retenir. Cette fille savait-elle que Bellamy couchait avec tout ce qui avait un vagin ? Sûrement pas.
- Sa fiancée.
- Vous êtes troublé, constata Clarke.
- Je ne savais pas qu'il était fiancé.
- Parce qu'il n'est pas du genre à en parler ?
- Parce qu'il est du genre à amasser les filles.
- Aussi, sourit Clarke.
Murphy pencha la tête :
- Vous êtes au courant.
- Bien entendu. Nous sommes dans une relation libre. Enfin au moins jusqu'à notre mariage. On veut profiter le plus possible, pour ne pas avoir de regret.
- Je vois, dit Murphy.
Ils étaient en pleine discussion quand Bellamy arriva.
- Clarke ? Qu'est ce que tu fais là ?
- J'étais venu te voir. J'ai découvert que tu avais engagé quelqu'un. Dit-elle en regardant en direction de Murphy.
Bellamy n'eut pas l'air franchement heureux de découvrir que Clarke et Murphy s'étaient parlé, ce qui fit plaisir à Murphy.
- Clarke et moi avons parlé de vos fiançailles, dit-il.
- Ce ne sont pas tes affaires.
- Bien sûr, Bellamy, je ne dois m'occuper que de vos caleçons sales, pas de vos histoires de famille.
- Jonathan !
Murphy haussa les épaules. Bellamy entraîna Clarke à l'extérieur de la chambre. Celle-ci jeta un dernier regard intrigué à Murphy puis quitta la pièce avec son fiancé. Murphy resta planté là un instant, puis écrivit avec les livres « sale con refoulé ». Et il se sentit bêtement mieux.
À suivre.
L'autatrice : voilà, Cendrillon est entrée en scène ;)
