Disclamer : Tout l'univers et les personnages appartiennent Echiiro Oda.
Point de départ : la bataille de Marineford avec une suite alternative. Yaoi.
Chapitre 5
- Eh ! cria Luffy en tendant les bras en croix, savourant le souffle de l'air sur lui. C'est génial comme truc !
Marco sourit sans répondre, ravi qu'il ait perdu son air boudeur.
Ils firent le tour de l'île, puis le Phoenix se posa sur la plage, un peu essoufflé. C'est qu'il n'avait pas vraiment l'habitude de porter un passager.
- Alors, ça va mieux ?
- Ouais… maintenant j'ai faim ! On va manger ?
Ce qui fit éclater de rire son nakama.
- Toi et ton estomac ! le railla-t-il en le suivant néanmoins.
- Tu la reverras pas hein ? demanda soudain Luffy alors qu'il parvenait au abord la ville en stoppant son avancée.
- Non ! promit Marco en le regardant dans les yeux.
- Je veux te garder pour moi tout seul ! sourit le capitaine, satisfait en reprenant sa route.
Se rendait-il seulement compte de ce qu'il avait dit ? songea Marco, attendri.
- Alors garde-moi, murmura quand même Marco.
- Hoï ! Tu viens ? cria Luffy qui s'était déjà un peu éloigné.
- J'arrive !
Les deux hommes se retrouvèrent dans une taverne. Assis à une table, une grosse armoire à glace faisait son numéro.
- Celui qui arrive à me battre avec la bouffe c'est moi qui paye. Dans le cas contraire, c'est vous qui payez ma note et vous me donnez en plus et en liquide la moitié, criait le malabar.
Les autres clients, terrifiés, s'étaient tassés sur leurs chaises.
- Je relève le défi ! Mais si je gagne je veux aussi la moitié de la note en Berry...
- Pouah, rit le malabar en le voyant. Tu crois pouvoir me battre microbe ?
- Oh que oui !
- Marché conclu ! Aubergiste ! Apporte-nous de quoi nous restaurer.
Le concours commença sous l'œil ahuri des autres personnes.
- Je prends les paris! fit malicieusement Marco qui avait repérer des joueurs.
Tout le monde paria sur le malabar un peu forcés par les compagnons du dit malabar. Marco lui, sourit dans sa barbe, sa journée allait être fructueuse...
Ooo000ooO
Sur le Sunny un épéiste montait la garde. Pourtant une paire d'yeux couleur or, n'arrêtait pas de le hanter. Quand allaient-ils faire demi-tour ? Et retourner là-bas ? Un énième soupir passa les lèvres de Zoro.
Luffy avait bien mangé. Et bien entendu gagner son pari. Tout souriant Marco ramassait les gains en surveillant bien que personne n'échappe à sa vigilance.
Sirotant un verre de lait, Luffy l'observait tranquillement. Le jeune homme n'était pas idiot, ou du moins, beaucoup moins qu'il aimait le laisser paraitre. Il savait parfaitement que ce qu'il ressentait en présence de son nouveau nakama était tout autre chose que ce qu'il réservait à ses autres amis. Son cœur ne s'était jamais emballé au contact de Zoro ou Sanji. Et il adorait Nami et Robin comme ses sœurs. Usop, Franky, Chopper et Brook étaient des amis fidèles. Pour chacun d'entre eux, il était prêt à mettre sa vie en jeu. Mais Marco c'était différent… Quelque chose le poussait à vouloir toujours plus avec lui.
Il en était là de ses réflexions quand Sanji arriva essoufflé dans la taverne :
- Enfin je te trouve ! cria-t-il. Viens vite, ya du grabuge au bateau !
- Quoi ?
Ils filèrent tous trois en courant jusqu'au Sunny que Zoro gardait. Juste devant, ils y trouvèrent un énorme attroupement :
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Luffy en se frayant un passage à travers la foule pour se retrouver en face d'un homme vêtu d'un uniforme et qui invectivait son nakama, debout juste en face de lui :
- Je vous ordonne de me remettre ce bateau ! répéta l'homme. Tous les bateaux sont consignés au port jusqu'à nouvel ordre !
Tous les autres bateaux présents étaient déjà occupés par la police de l'île apparemment, dont l'homme en uniforme semblait être le chef.
- Moi vivant, personne ne touchera à ce bateau, répondit Zoro prêt à attaquer.
- Pourquoi cette mesure ? interrogea calmement Marco. On ne vous a rien fait de mal !
- Qui êtes-vous ? le Capitaine de ce navire ? s'enquit l'autre.
- Non, c'est lui le capitaine, répondit Marco en désignant Luffy.
L'homme se dirigea droit vers le chapeau de paille et se planta devant lui :
- Soyez gentil de ne pas faire d'histoire. Tout ça est déjà bien embarrassant !
- Qu'est-ce qui vous arrive ? demanda Luffy.
- Le trésor de l'île a été dérobé et nous devons enquêter.
Luffy jeta un œil contrarié à sa navigatrice :
- Je n'y suis pour rien ! se justifia-t-elle immédiatement. J'ignorais qu'il possédait un trésor !
- Je confirme ! Nami ne m'a pas quitté depuis qu'on a débarqué, fit Sanji. Tout comme Robin.
- C'est quoi ce trésor ? demanda Nami, l'air de rien.
- Ce n'est pas un trésor au sens propre du terme, expliqua l'homme qui s'était présenté comme le chef de la police. C'est un souvenir auquel les habitants de cette île sont très attaché, mais qui n'a aucune valeur marchande. Nous avons fait appel à un homme pour nous aider. Jusqu'à son arrivée, je ne tolérerais aucun désordre et aucun départ.
- Chef ! Des habitants de la cité du Nord se sont réfugiés dans la montagne quand nous avons voulu fouillé le quartier ! C'est une révolte !
- Quoi ?! fit l'homme abasourdi. C'est quelqu'un de chez nous qui aurait pris les reliques sacrées ?
- Je ne sais pas, mais ils ont refusés de coopérer !
- Vous, vous restez à quai ! ordonna le chef en suivant son homme qui courait déjà vers le quartier rebelle.
- Quelle histoire ! fit Robin, une fois que la majorité du groupe se fut dissipé. On fait quoi capitaine ?
- Ben rien. Restons là jusqu'à l'arrivée du fameux homme, c'est tout. Comme ça, il verront qu'on y est pour rien et on pourra partir. Mais personne à part nous sur le Sunny !
- Je me demande bien qui peut être cet homme… fit Marco.
- On s'en fout ! répondit Zoro en remontant à bord. Tant qu'il ne nous empêche pas de repartir !
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Sur l'île où Shanks avait élu domicile.
Ace se réveilla de bonne humeur. Il avait fait un magnifique rêve, il embrassait Shanks et ce dernier lui demandait de dormir avec lui. Le jeune homme se retourna dans le lit pour voir que l'objet de ses songes dormait encore. Ce n'était donc pas un rêve, il était bien rentré la veille au soir.
Doucement il s'approcha et donna un baiser furtif sur les lèvres du capitaine. Puis il voulut quitter le lit afin d'aller faire ses tâches et sa rééducation. Mais son compagnon fut plus rapide que lui et le retint contre son torse.
- Où crois-tu t'en aller comme ça ? demanda-t-il les yeux fermés.
- Je vais me soigner et aider un peu. Repose-toi encore, tu n'as pas dormis beaucoup...
Akagami marmonna quelque chose d'incompréhensible avant de retrouver le monde des songes. Ace pouffa un peu, donna un baiser sur la joue de son homme et partit à sa séance, le cœur léger et rempli de bonheur.
Quand Shanks s'éveilla un peu plus tard en s'étirant, il n'était pas vraiment reposé. Certes sa nuit avait été courte, mais plus que tout, il était resté longtemps éveillé en se demandant s'il n'avait pas été trop vite avec Ace. Ce dernier avait l'air calme ce matin, mais il pouvait à tout moment décider de reprendre la route vers son objectif premier. Que ferait-il s'il décidait demain de repartir en vendetta ?
Chassant pour l'instant ses questions sans réponses, il se leva et après une bonne douche rejoint la table du petit déjeuner :
- Bon retour Capitaine ! le saluèrent ses hommes.
- Rien de spécial à signaler ? les interrogea-t-il tout en s'installant.
- Non, rien Cap'taine, répondit son second. Sauf peut-être que notre malade semble en pleine forme ce matin, ajouta-t-il en jetant un coup d'œil un peu plus loin où Ace suait à grosses gouttes en faisant des exercices sous la direction vigilante du médecin de l'équipage.
Shanks suivit son regard et sourit sans répondre. Mihawk vint s'installer à ses côtés :
- Alors ? lui demanda-t-il, un peu anxieux.
- Impatient ? s'amusa son ami.
- On peut dire ça comme ça, maugréa ce dernier.
- Ça ne devrait pas tarder à venir, le rassura le Roux. Et qui sait, tu auras peut-être une surprise en te rendant là-bas, finit-il mystérieusement.
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Dans la matinée, un faucon se posa doucement sur le poignet de Mihawk. Ce dernier lut rapidement le message et mit sa petite embarcation à l'eau.
- Eh ! Tu vas où ? s'écria Perona alors qu'il s'éloignait déjà.
- Bosser ! Je reviens dans quelques jours. Sois sage !
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Quand il arriva à destination, une petite île pas très lointaine, il était attendu. Mihawk arriva sur sa petite barque, une haie d'honneur lui ouvrit le passage. On le conduisit dans le plus luxueux des hôtels de la ville et on l'installa dans la plus belle suite de l'établissement.
- Merci d'être venu si vite, c'est une affaire de la plus haute importance, commença le maire en lui faisant un topo de la situation.
Œil de faucon écoutait d'une oreille distraite tout en dégustant un verre de vin, ces petites frappes, il aurait vite dais de leur régler leur compte. Mais plus important, il avait affaire et qui plus est, une affaire toute personnelle...
- Bien, je vais enquêter et récolter de plus amples informations afin de terminer au plus vite cette affaire, fit Mihawk après qu'eut fini de parler le maire.
- Vous nous sauvez ! Merci Monsieur le Corsaire. Je vous laisse à vos affaires.
Une fois que l'homme parti, Œil de faucon prit un long bain chaud, il se prépara et partit enquêter comme promis. Il passa d'abord par le port, histoire de repérer d'éventuels voleurs. Quelle ne fut pas sa surprise de voir le Sunny mouiller l'ancre... L'homme eut un sourire et se faufila parmi les ombres qui envahissaient peu à peu le bateau.
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- Ah c'est pas juste ! Pourquoi maintenant ? râla Luffy, qui voulait retourner voir son frère le plus vite possible.
- Calme-toi, te mettre dans des états pareil n'arrangera pas les choses.
- Mais pourquoi ? continua le capitaine en se roulant à terre vite suivit par Usop et Chopper trouvant là un nouveau jeu amusant.
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- Sanji... firent Robin et Nami d'une voix sensuelle.
Le cuistot se retourna pour voir les deux femmes en robe de soirée, le blond se mit à saigner du nez.
- Nami-swan, Robin-chan...
- On s'est dit qu'une soirée rien que tous les trois te ferai plaisir... avança Robin.
- Et j'ai fermé toutes les portes à double tours, continua Nami en mettant les clefs dans son décoté.
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Pendant ce temps, sur l'île de Shanks
Ace avait fini ses exercices, il était fatigué mais il avait hâte de retrouver Shanks. Il trouva d'ailleurs ce dernier sur la plage adossé à un cocotier en train de faire une petite sieste. Ace prit place près de lui sans le réveiller, il voulait pour une fois veiller sur le sommeil de son dragon.
Shanks, instinctivement dans son sommeil, attira le jeune homme contre lui. Ace tenta bien de résister pour le laisser dormir en paix mais le Roux soupira si bien d'aise en le calant contre lui qu'il s'installa un peu plus confortablement et finit par s'endormir à son tour.
C'est ainsi que les découvrit le médecin partit à la recherche de son patient pour vérifier qu'il se reposait bien après ses exercices. C'est qu'il y avait mis particulièrement de cœur aujourd'hui le jeune homme.
Il sourit et se contenta de vérifier qu'un homme surveillait bien cette zone, et repartit rassuré finir sa partie de go.
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Perona errait comme une âme en peine dans la forêt de l'île. Même chasser avait perdu tout son attrait pour le jeune femme, qui se sentait brusquement abandonnée.
Mais l'équipage de Shanks avait décidé de ne pas laisser la jolie demoiselle broyer du noir toute seule. Et sous les conseils avisés du médecin de bord, quelques-uns se joignirent à sa chasse, illuminant un peu le ciel trop sombre de la jeune femme.
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Sur le Sunny
Zoro, après la décision de son capitaine, avait réintégré sa vigie et soupira une nouvelle fois après ce nouveau contretemps. Il se figea soudain, se sentant brusquement observé.
- Qui est là ? demanda-t-il en dégainant un de ses sabres.
- Que voilà de joli réflexes, fit une voix qu'il connaissait bien alors qu'Œil de Faucon sortait de l'ombre.
- Toi ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- On a fait appel à moi pour résoudre les soucis de cette révolte… Ça te dit de te joindre à moi ?
Un sourire illumina le visage du bretteur qui confia le bateau à Franky pour suivre Mihawk.
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Marco regardait son capitaine, qui avait fini par s'installer à l'arrière du bateau et qui regardait le large avec regret et résignation. La dernière recrue de l'équipage cherchait un moyen pour occuper le jeune homme et faire quitter à son visage, cet air mélancolique qui ne lui plaisait pas du tout. D'ailleurs cela ne lui allait pas du tout cet air triste… mais alors pas du tout.
- Dis Luffy, tu ne veux pas venir te promener un peu avec moi ? demanda-t-il en venant s'accouder à ses côtés. Je vois bien que tu t'ennuies là, à ressasser le moment de partir.
- Je ne veux pas créer d'ennuis aux gens de l'île, répliqua le jeune capitaine. Et si je vais m'en mêler, ça va encore se terminer en bagarre parce que je ne supporte pas les injustices.
- Et qu'est-ce que tu dirais d'une bonne glace ? J'ai repéré une petite boutique, un peu plus en dehors de la ville en te cherchant.
- Tu m'y emmènes en volant ?
- Si tu veux…
- Alors ok ! fit-il en retrouvant son sourire, ce qui fit chavirer le cœur du Phoenix qui s'empressa de le prendre dans ses bras pour prendre son envol. Au moins de cette façon, il pouvait sentir les battements réguliers de son cœur et il devinait le sourire ravi sur son visage.
- C'est succulent ! dit Luffy en goutant une boule de glace saveur moka dix minutes plus tard, attablé avec Marco chez le glacier.
- Je savais que ça te plairait ! répondit ce dernier heureux de voir son capitaine de nouveau de bonne humeur.
- Y a autre chose qui me plairait...
- Et qu'est-ce donc ?
- C'est un secret ! répondit malicieusement Luffy.
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Pendant ce temps, Mihawk et Zoro se dirigeaient vers le nord de l'île où s'étaient réfugié les fauteurs de troubles. Il ne leur faudrait pas longtemps à eux deux pour en venir à bout. Mais le corsaire se demandait bien où cet idiot de Shanks avait bien pu planquer les fameuses reliques…
Ils ne mirent pas longtemps pour trouver les rebelles et aussitôt un combat s'engagea.
- Où sont les reliques ? demanda Zorro en bloquant une attaque qui s'abattait en traître sur Mihawk.
- J'n'en sais rien ! Mais tant mieux si ces foutues vieilleries ont disparues, répliqua le brigand
- Te fous pas de moi ! T'es à la tête de cette rébellion ! continua Zoro.
- Mouais… J'ai juste profité de l'occasion ! Si tu les veux, t'as qu'a les trouver toi même.
Passablement énervé par ces petites frappes, les deux épéistes les mirent KO, les ligaturèrent avant de les faire sortir de leur cachette.
- Je te rejoins dès que j'ai fini avec eux, dit Mihawk à l'adresse de Zoro après l'avoir reconduit non loin du Sunny.
C'était plus prudent quand on connaissait le sens de l'orientation du jeune homme.
- Comme tu veux, répondit l'épéiste non sans un petit sourire en coin avant de regagner le Sunny.
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Sur l'île de Shanks
Le soir après le dîner tout le monde se réunit prés du grand feu pour un moment de détente. Ils buvaient un peu, chantaient gentiment, certains jouaient un peu de leur instrument.
- Yassop !
- Oui capitaine !
- Raconte-nous une histoire, une histoire toute mignonne pour notre Perona !
La jeune fille rougit. Depuis qu'elle était entrée dans la piraterie, elle en avait entendu des histoires, mais aucune d'entres elles n'étaient mignonnes.
Les hommes d'Akagami firent silence, se rapprochant. Eux aussi voulaient écouter l'histoire.
- Moi aussi j'aimerais écouter l'histoire murmura Ace, si bas que seuls Benn et Lucky l'entendirent.
Les deux pirates comprenaient un peu le jeune homme. Lui qui était toujours très vif, devoir rester en place et se fatiguer aussi vite devait lui peser. Pourtant, il n'y avait que quand leur capitaine était là qu'il semblait beaucoup plus calme.
Lucky attrapa Ace par les épaules et l'entraina prés du feu.
- Tu vas voir, Yassop est un merveilleux conteur !
L'homme fit assoir Ace à coté de Shanks qui lui mit une couverture sur les épaules et il s'installa de l'autre côté. Une fois que tout le monde eut trouvé sa place et que le silence se fit la voix de Yassop s'éleva.
« - Dans les temps lointain, de gentils dragons majestueux vivaient dans notre monde en parfaite harmonie avec les humains.
Parmi les dragons il y avait l'empereur. Le dragon des dragons qui était le plus puissant, le plus fort, le plus beau, le plus gentil et le plus droit. Tous sans exception l'admiraient et le respectaient.
Un jour il prit son envol pour survoler les pays bien plus lointain où nul d'entre eux n'avaient encore jamais été. Les paysages verdoyants firent place aux paysages désertiques, ensuite vint les pays des glaces et au-delà encore arrivèrent les terres lugubres. Tout y était noir, semblant sans vie, abrupte, et pourtant, il se fit attaquer. Il évita de nombreux projectiles enflammés dont le feu lui-même était noir. De plus en plus nombreux, il ne put tous les esquiver. Un toucha son aile, lui faisant perdre son équilibre. Il s'écrasa sur le flanc d'une montagne. Blessé et son aile inutilisable l'empereur Dragon se hissa pour trouve une cachette le temps de guérir pour repartir au plus vite.
Pendant la nuit, un bruit le réveilla. Il essaya de se cacher parmi les rochers, mais c'était sans compter sur la témérité de l'arrivant.
- Trouvé ! fit la personne qui était une femme. La plus jolie que l'empereur n'ait jamais vu. Chut ! Il ne faut pas faire trop de bruit, ils sont à votre recherche et je ne donne pas cher de votre peau s'ils vous trouvent. Je m'appelle Yuya et je ne vous veux aucun mal, laissez moi voir les dégâts que ces abrutis ont pu faire.
L'empereur Dragon impressionne par la franchise de la jeune femme, décida de lui faire confiance, de toute façon son odeur lui indiquait qu'elle ne lui voulait aucun mal.
Les jours passaient et Yuya revenait soigner l'empereur dragon, le nourrissait un peu et lui donnait à boire, plus le temps passait moins l'empereur avait envie de la quitter. Un jour elle arriva en pleurs, maudissant les coutumes de son village.
- Je ne veux pas l'épouser cette brute ! Il t'a fait mal, alors que tu ne nous as même pas attaqués. Mais il n'y a pas que ça, la seule chose qui compte pour lui, c'est la terreur. Il opprime ses villageois, et mon père pour éviter un conflit, veut me marier avec.
Ils entendirent un son de corps.
- Oh non, ils ont remarqué mon absence ! fit Yuya. Je reviendrai dès que je peux ! Reste caché.
Mais l'empereur ne l'entendit pas de cette oreille, il attrapa avec ses dents un bout de tissus des vêtements de la jeune femme et la mit sur son dos. Puis il sortit de sa cachette et prit son envol.
- Pas par là, tu vas te faire tuer ! Par là, il n'y a personne ! lui indiqua la fille. »
Yassop fit une pause dans son récit.
- Et il se passe quoi ? demanda Perona serrant contre elle sa peluche. Alors que tous les hommes hochaient la tête de façon positive, totalement d'accord avec la jeune femme.
« Ils s'enfuirent vers les terres connues du dragon, reprit le matelot. Sur une île déserte comme celle-ci, pour être sûr que Yuya soit en sécurité et tellement loin de chez elle, que personne ne pourrait la retrouver. L'empereur lui, retourna voir ses semblables pour les rassurer, et il prit l'habitude de faire beaucoup d'aller-retour pour que Yuya ne se sente pas seule et sans pour autant bâcler son travail.
Un jour, Yuya tomba gravement malade. La fièvre était forte, et l'empereur dragon fit quelque chose que normalement il n'aurait dû faire qu'avec une dragonne. Il lui donna son souffle de vie. C'était un rituel qui unissait deux cœurs et deux vies. Si l'un était malade, l'autre pouvait le guérir, s'ils étaient loin l'un de l'autre, ils pouvaient savoir comment l'autre allait. Ils savaient ce que leur âme sœur ressentait. Yuya, grâce à don, guérit très vite. Et le temps s'écoula, ils étaient tous les deux heureux et Yuya ne s'inquiétait plus trop quand son dragon la quittait car elle savait de tout son cœur qu'il allait bien. Mais un jour une mauvaise surprise attendit Yuya alors que l'empereur était très loin, son passé la rattrapa. Devant elle se tenait l'homme que son père avait choisi pour elle. Elle essaya de dire que son cœur appartenait déjà à quelqu'un mais l'autre n'en avait que faire, il voulait juste son corps, son titre et sa fortune. Yuya se défendit autant qu'elle le pouvait mais ne trouvant plus d'échappatoire possible, elle prit un couteau et se l'enfonça en plein cœur. L'homme fou de rage, mit feu à sa maison avant de partir, non sans avoir tabassé un membre de son escorte juste avant.
L'empereur dragon qui avait ressenti la peur de son aimée fit machine arrière et retrouva Yuya au milieu des flammes, il réussit à la sortir de sa prison de feu.
-Je t'aime, murmura-t-elle dans son dernier souffle tout en regardant son dragon.
Le dragon hurla sa peine alertant ses confrères qui arrivèrent les uns après les autres. La tristesse de l'empereur était tellement grande que personne n'osa dire quoi que ce soit. Quand l'empereur finit de crier car ses cordes vocales s'étaient éraillées, les autres dragons de leur feu offrirent à Yuya un enterrement de la même manière que pour eux.
Quand le feu s'éteignit de lui même et que le vent dispersa les cendres de Yuya les dragons virent un œuf aussi pur que le Cristal qui se craquela. Un enfant en sortit. L'enfant ne pleura pas, il poussa un cri comme les dragonneaux. L'empereur le prit directement sous son aile, sachant que c'était son enfant, et tous les autres dragons reconnurent en l'enfant un des leurs. C'est de cet amour impossible que naquit le premier humain D. »
-Yassop c'est trop triste ! dit Rockstar se mouchant bruyamment le nez.
- Mais non au contraire, c'est très joli ! fit Perona en faisant disparaitre une larme. Elle aimait tellement son dragon qu'elle lui a laissé une partie d'elle...
- C'est une très belle histoire, dit Ace qui lui avait retenu une toute autre information de l'histoire.
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Sur l'île des reliques disparues
Il leur fallut trois bons jours pour mettre la main sur les reliques sacrées du village. Trois jours où aucun bateau ne fut autorisé à quitter le port. Bien sûr, retenir l'équipage du chapeau de paille, entre autres, si ce dernier décidait de partir tout de même n'aurait rien empêché. Mais le maire de la ville, un vieux monsieur au demeurant charmant, avait décidé de faire appel à un de ses vieux amis qui résidait maintenant non loin d'ici. Et dès le lendemain du décret, on avait vu fleurir à l'horizon de la petite île plusieurs voiles de la marine. Bien que d'après Usop, le dessin ne fut pas tout à fait le même.
Luffy aurait pu choisir de foncer dans le tas, il en avait la puissance mais il préférait éviter d'attirer l'attention sur ses faits et gestes tant qu'il n'avait pas revu son frère. Par contre il se lamentait de ce nouveau contretemps et pressait Mihawk et Zoro de vite retrouver les fameuses reliques pour qu'ils puissent prendre enfin le large.
Œil de Faucon commençait aussi à en avoir marre de cette chasse au trésor fantoches, sachant pertinemment que c'était Akagami qui avait planqué et bien planqué les fameuses reliques. Le seul avantage était qu'il passait quasiment tout son temps avec l'équipage de Mugirawa et Zoro en particulier. Car tous s'étaient lancés, en partie pour occuper leurs journées, à la recherche du trésor de l'île.
Sanji faisait équipe avec les filles, Zoro avec Mihawk, Luffy avec Marco, Franky avec Brook, et Usop avec Chopper. Une des équipes se relayant pour garder le bateau.
Ce jour-là, c'était le tour d'Usop et de Chopper :
- La marine ! cria soudain Chopper. Ils bougent !
Usop sortit ses lunettes spéciales pour voir ce qui se passait au loin. Et il vit enfin ce qui le tracassait tant dans les insignes de la marine, telles qu'il les connaissait. Une petite inscription était rajoutée disant, école de la marine.
- Comment ça école ? demanda Chopper.
- Ce ne sont que des nouvelles recrues ! Il faut bien qu'ils soient formés aussi. Il ne doit y avoir que quelques vrais officiers.
- Alors on aurait pu partir ?
- Je n'sais pas… c'est pour ça que je la trouvais pas pareille cette insigne !
- Et pourquoi ils bougent maintenant ?
- On dirait qu'un grand bateau, surement le commandant, vient d'arriver et se dirige par ici ! Il faut le dire aux autres !
- J'y vais ! cria Chopper en partant en courant.
Pendant ce temps, Mihawk assis dans une taverne avec Zoro, réfléchissait intensément. Son équipier en profitait lui, pour boire tout son saoul. D'où il était, il avait une vue splendide sur le village, l'établissement se trouvant un peu au-dessus du reste du bourg. Il regardait les différents bâtiments publics, marie, marché et l'ensemble du village quand il remarqua un petit temple à moitié caché par le tout nouveau bâtiment de la mairie. Et soudain, il sut.
- Mais bien sûr ! s'écria-t-il.
- Quoi ? fit Zoro en le regardant étonné.
- Suis-moi ! Je sais où elles sont ces saloperies de reliques !
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Sur l'île de Shanks
Perona commençait à s'inquiéter et elle n'était pas la seule. Ace se perdait de plus en plus souvent dans la contemplation de l'horizon qui avait englouti le bateau de son cadet. Shanks le retrouvait alors sur la plage, avec un petit air de mélancolie mêlé à une inquiétude qu'il avait du mal à dissimuler sous un sourire. Le capitaine aussi commençait à s'inquiéter, il n'arrivait pas à croire que la petite bande de rebelles qu'il avait inciter à mettre un peu de cirque sur l'île soit assez forte pour tenir tête à Mihawk d'une part, et à Luffy et son équipage d'autre part.
Du coup, par précaution, il avait fait poster plus de guetteurs et vu avec Ben pour évacuer vite si un danger se présentait. Comme toujours ses hommes avaient aussitôt pris les dispositions nécessaires pour fuir au plus vite au cas où.
Il s'installa en cette fin de journée aux côtés d'Ace :
- Fais-lui confiance, dit-il en l'entourant de son bras.
Son compagnon se laissa aller contre lui :
- J'espérais quand même le voir avant de plier bagage…
- Qui a dit qu'on partait ?
- Je ne suis pas aveugle tu sais.
- C'est juste au cas où ! précisa néanmoins le capitaine.
- Je sais, mais il faudra bien qu'on quitte cette île à un moment.
- On verra, éluda Shanks qui y avait déjà songé pour plus de prudence, mais préférait ne pas encore discuter de cela avec lui.
Cet évènement avait pour l'instant pris le dessus sur tout le reste et ils n'avaient pas encore parlé plus de ce qui s'était passé entre eux, même s'ils passaient désormais leurs nuits dans le même lit.
A suivre…
