Voilà la suite;)

Je tiens à remercier les gens qui ont prit la peine de lire ma fanfic et surtout à mon premier Suiveur (euse).
Un review est toujours le bienvenu Alors BONNE LECTURE!


A la lisière d'une forêt, un amas d'ombres se réunit. La lune pleine lune éclairait la vallée avec les pâles rayon de lumière qu'elle émettait. Aucun bruit ne brisait le silence nocturne à l'exception du hululement d'un chouette qui résonna dans toute la forêt. La voix de cet oiseau nocturne se perdit dans la nuit, comme pour présager qu'une menace approchait. Une des ombre s'avança vers une grande propriété et scruta l'intérieur. Il s'agissait d'un grand manoir qui surplombait largement les arbres en hauteur.

- Elle est ici... Je la sens dormir paisiblement...

- Donc elle a survécu, murmura une deuxième ombre qui s'était détachée du groupe. Que fait-on maintenant que tu connait la nouvelle ?

- Rien, du moins pour l'instant. Nous allons nous contenter d'observer dans l'ombre et le moment venu...


Quand je me reveillai, je me trouvais dans une chambre très spacieuse ; couchée sur un grand lit moelleux. J'étais un peu surélevée par un gros coussin. Ma tête tournait à une allure folle et tout mon corps me meurtrissait. J'étais beaucoup trop faible pour me relever et mes jambes ne répondaient plus. Je tendis ma main devant moi pour m'assurer que j'étais bien en vie. Je fus rassurée en sentant mes doigts se plier. J'avais un sentiment étrange que je n'arrivais pas m'expliquer, une sorte de crainte mélée à la sensation que quelqu'un que je connaissais était tout proche. Qui ? Je ne savais pas, ma mémoire me faisait défaut jusqu'à oublier mon propre nom. Ne pas se souvenir de quelque chose d'aussi important me laissait un sentiment de vide au fond de moi. Plein de choses que je savais importante avaient littéralement disparu de ma tête.

La porte de la chambre s'ouvrit, chassant au passage toute mes craintes, pour laisser entrer une jeune fille un peu plus âgée que moi. Elle était très belle avec ses cheveux courts aux grandes boucles qui lui recouvraient les oreilles. Elle n'était pas très grande et sans formes ; mais avec une jolie taille fine. Son visage d'ange s'éclaira quand elle s'aperçut que j'était réveillée.

- Reiji, viens ! La fille a enfin ouvert les yeux !, cria-t-elle presque.

Elle s'agenouilla à côté de mon lit pour poser un chiffon mouillé sur mon front. Peu après, un homme entra dans la chambre. Il était grand, avec des cheveux marron foncés. Son visage était très froid, surtout à cause de ses lunettes rectangulaires qui lui donnaient un air stricte. Il m'observa quelques instants avec ses yeux rouges plissés derrière ses verres. Il tenait ce qui pourrait ressembler à un carnet médical dans sa main. Reiji, car je supposais que c'était lui, pris mon pouls au poignet qu'il nota sur son cahier, avant de me regarder.

- Comment t'appelles-tu ?

- Je ne sais pas, soufflai-je.

- Sais-tu au moins d'où tu viens ?

Je secouai la tête, gênée. Il lâcha un soupir agacé, tout en prenant note.

- Et pourquoi étais-tu dehors, sous la neige, quand on t'a trouvé ?

Je pâlis en me souvenant du froid et... de cet océan de ténèbres qui m'avait engloutit. Des tremblements me secouèrent. Tout était brouillon dans ma tête. Je fut de nouveau prise de panique et mon cœur s'affola. J'avais chaud et froid en même temps et ma respiration s'accéléra. Vif comme l'éclair, Reiji ouvrit un flacon au liquide violet et il fit couler la boisson dans ma gorge en collant sa bouche sur mes lèvres. Cette fois, la substance ne m'endormit pas mais elle me calma.

- Repose-toi. Je repasserai plus tard ; dit-il avant de sortir, avec moi derrière, rouge de honte après ce qu'on pourrait appeler un baiser qui m'avais prise au dépourvu.

Je fixa quelques instant la porte où Reiji était passé. J'essayais de savoir pour quelle raison, rien qu'en évoquant cette nuit où j'était dans la neige, j'avait une peur déraisonnée qui s'emparait de moi. Je ne me souvenais pas de ce qui c'était passé ; juste de cet endroit sombre et terrifiant dans lequel je me suis sentie si bien. La jeune fille qui était restée depuis le début s'assit à côté de moi. Elle finit par briser le silence pesant qui s'était installé.

- Tu sais, la nuit où les garçons t'ont trouvé, tu était sur le point de mourir de froid... D'ailleurs tu es morte dans les bras de Subaru...

- Quoi ? -Je n'en croyais pas mes oreilles, pourtant j'étais alongée sur le lit et bien vivante ; néanmoins, quelque chose me disait qu'elle ne mentait pas.

- Heureusement, Reiji a réussit à te réanimer avec Subaru. Tu sais, j'ai eu très peur quand ils sont rentrés, un cadavre dans les bras. -Elle ria.- Au début, j'ai même cru que c'était eux qui t'avaient tué et... heu oublie ce que je viens de dire, je délire trop. Au fait, moi c'est Yui, Yui Komori. Enchantée !


Quelques jours passèrent depuis la première visite de Yui et je me remis vite en forme. Le seul problème était mes jambes : je n'arrivais plus à les bouger ; comme si elle ne répondaient plus aux ordre de mon cerveau. Alors, pendant ces longues journées, j'étais clouée au lit avec pour seule compagnie la jeune Komori (Yui) qui me parlait beaucoup des six frères Sakamaki qui habitaient ici. D'ailleurs, durant cette nuit, deux d'entre eux m'avaient sauvé la vie. Elle me parla aussi de son père qui l'avait envoyé dans cette famille, de sa vie dans le manoir, toujours en restant assez vague. J'avais un drôle de sentiment quand elle m'en parlait, comme si elle me cachait quelque chose.

Je dois me faire des idées.

Puis vînt la visite quotidienne de Reiji. Il m'ausculta comme tout les jours en notant les informations dans son cahier. Je m'étais habituée à le voir venir pour me soigner. Il devait être un docteur très compétant pour que je me rétablisse si bien, mais je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de parler avec lui ni de lui poser des question tellement il était distant avec moi. Quand il eut finit, il ferma bruyamment son cahier qu'il posa sur mon lit. Et, d'un coup, il retira la couette qui me recouvrais le corps. Je ne pus réprimer un frisson en sentant l'air froid s'infiltrer dans ma robe de nuit.

- Qu'est-ce que...

- Arrives-tu à bouger tes jambes ?, me demanda-t-il froidement sans me regarder.

- Non, lui répondis-je timidement.

- Ferme tes yeux. Je vais te faire des piqûres dans tes jambes pour t'injecter un produit. Il te permettra de marcher comme avant. Ça ne doit pas être bien grave mais je préfère te traiter le plus tôt possible. Surtout, n'ouvre les yeux sous aucun prétexte, ordonna-t-il.

- D'a...D'accord...

Je fermai docilement les yeux. Il valait sûrement mieux que je ne regarde pas l'aiguille rentrer dans ma peau. Je sentis quelque chose de pointu s'enfoncer dans ma cuisse et aspirer du sang ; puis ressortir de ma peau. Il recommença plusieurs fois en descendant un peu plus bas sur ma jambe à chaque fois. La douleur que me procurait cette série de piqûre était des plus désagréable, surtout au niveau de la cuisse.

- C'est bon. Essaye de les bouger maintenant, me demanda-t-il dès qu'il eut finit.

Sans trop y croire, j'essayai de plier ma jambe droite qui bougea comme par magie. Puis la gauche aussi, comme si mon sang s'était remis à circuler comme avant. Je le regardai plein de gratitude mais l'autre préféra m'ignorer avec dédain. Je ne prêtai pas attention à son attitude et je lui adressai enfin la parole, intimidée par sa sévérité.

- Heu... Merci pour tout, articulai-je. De m'avoir sauvé et pour mes jambes.

Pour toutes réponses, il lâcha « Comment un être aussi faible que toi a pu survivre ?» et il sortit sans même me lancer un regard.

C'est quoi son problème ? Je l'ai remercié pourtant !

Comme je n'avais plus envie de dormir et que je m'ennuyais, je me leva avec précaution et je marchai tant bien que mal à l'armoire au fond de la chambre pour enfiler un joli haut avec un jean. Je savais que ce n'était pas très malin d'utiliser mes jambes qui venaient tout juste d'être soignées mais je ne pouvais pas rester un instant de plus dans un lit. J'y étais beaucoup trop resté à mon goût.

J'arpentais les longs couloirs de ce manoir en quête de la cuisine pour combler mon ventre qui criait famine. J'avais du mal à tenir sur mes jambes. Elles tremblaient, tant elles avaient perdu l'habitude de supporter mon poids. Elles n'avaient presque plus de force mais j'arrivais encore à les utiliser. Je longeai de grands couloirs luxueux. De magnifiques tapisseries recouvraient les murs, mettant ainsi en valeur les meubles aux finitions dorées qui s'appuyaient contre. Sur certains, était posés des vases qui me paraissaient très chers et sur d'autres reposaient des livres dont les pages avaient été cousues minutieusement avec un fil d'or. J'avais l'impression de visiter un musée tant il y avait d'objets de toute sorte, surtout très beaux. Le plus étonnant était qu'aucun cadre et pas une seule photo n'était accrochés sur les murs ou ne traînait quelque part. Je n'avais donc aucune information pour me faire une idée de la famille Sakamaki.
A force de marcher, j'aperçus Yui au fond d'un couloir, plaquée contre le mur par un jeune homme aux cheveux rouge. Il avait son visage contre le cou de Yui, et celle-ci ne semblait pas détester ça. Comme ils devaient être en train de flirter, j'essaya de m'éclipser en silence, mais je fus bloquée par un garçon lui aussi aux cheveux rouges, mais mi-long et couverts par un chapeau noir. Il plongea ses beaux yeux verts dans les miens. Il était très beau avec son visage aux trait parfait et son teint pâle qui lui donnait l'air d'avoir d'une extrême pureté d'esprit. Une lueur étrange passa dans son regard et, comme quoi les apparences sont trompeuses, me fit tomber brusquement puis il m'immobilisa en plaquant son corps sur mon ventre. Il avait été malin car il avait bloqué mes poignets au-dessus de ma tête à l'aide d'une de ses mains. De cette façon, il pouvait être sûr de ne pas recevoir un coup de poing égaré.

- Bah alors, que vois-je ? Une petite brebis égarée !

Ses lèvres s'étirèrent pour faire un sourire malicieux et ses joues rosirent légèrement. Il huma délicatement le parfum de mon cou et il y glissa sa langue. J'avais beau me débattre pour me débarrasser de ce pervers, je n'avais pas assez de force pour le repousser.

- Arrête...

C'était un gémissement désespéré qui sortit de ma bouche. Je ne saisissais pas pourquoi il réagissait ainsi avec moi car, même s'il m'avait confondu avec quelqu'un d'autre, il aurait du comprendre que je ne le connaissait pas puisque je me débattais.
Comme si j'avais été entendue, Reiji arriva par derrière ; il attrapa l'homme sur moi et le jeta un peu plus loin.

- Ne la touche pas, Laito, alors qu'elle est encore faible, grogna Reiji en foudroyant son frère du regard.

- C'est pas du tout ce que tu crois !, répliqua le dénommé Laito. Elle était perdue et je lui indiquait le chemin de sa chambre !

- En te mettant sur elle ?

-Hé bien... Hé Hé !

Laito lâcha un rire gêné sous le regard glacial de son frère. Reiji m'attrapa brusquement le poignet et me tira jusqu'à ma chambre, où il me jeta sur le lit. Il avait l'air très énervé. D'ailleurs je fus surprise de voir quelqu'un d'habitude si calme s'énerver autant sur quelqu'un.

- Pourquoi est-tu sortie ?!, me demanda-t-il comme s'il voulait me tuer.

- Je cherchais la cuisine car...

- Es-tu stupide où le fais-tu exprès ? Tu ne bouge pas de ta chambre sans ma permission !

- Mais j'avais faim et...

- J'ai dit non ! Ton repas te serra apporté dans ta chambre ! D'ici là, tu n'as pas intérêt à bouger d' ici !

Je sentis la colère monter. Oui je lui étais vraiment très reconnaissante de m'avoir sauvé la vie mais je ne supportais pas qu'on me donne des ordres. Et moi qui voulais le remercier ! J'aurais mieux faire d'avoir la migraine que d'y avoir pensé.

- Pour qui tu te prends ?, criai-je presque. Tu pense que je suis ton chien pour t'obéir au doigt et à l'œil ? Jamais tu ne me donneras des ordres, c'est comprit ?! Si je veux sortir, je sortirais !

Ma colère disparut d'un coup quand le regard de Reiji changea. Il était hors de lui à un tel point que je tremblai en le regardant. J'avais raison d'avoir peur car il se jeta sur moi tel une bête enragée, sa main autour de mon cou. J'étais si terrifié que je ne pouvait même pas me débattre alors que sa main m'empêchait de respirer correctement.

- Comment oses-tu me parler ainsi ?! Sais-tu au moins qui je suis ?! -Il serra mon cou un peu plus fort- Si jamais tu t'avise te me désobéir, je ne me gênerais pas pour te tuer ! Après tout, sans moi tu ne serais plus parmi nous. Et puis si tu veux être un chien, je te considérerais comme tel.

Il me lança violemment par terre. J'avais la peur au ventre. Je n'arrivais plus à parler ni à le quitter des yeux. A ce moment là, je regretta pour la première fois ce que je venais de dire.

- Tu as du cran pour répondre bêtement mais quand tu doit assumer tes dires et faire face à moi tu ne parle plus ?

Je ne pus retenir mes larmes plus longtemps et je m'effondra en pleurs devant lui. Cependant, celui-ci ne sembla pas touché ; au contraire, ce spectacle avait plutôt l'air de l'agacer.

- Arrête de pleurer, femme. Assume au lieu de faire ta victime, cria-t-il d'une voix perçante.

Je tressaillis quand il fit un pas vers moi. Malgré moi, une bribe de souvenir me traversa l'esprit pendant quelques secondes. Mais alors qu'il allait encore me crier dessus, une main lui attrapa son épaule pour le calmer.

- Arrête Reiji. Tu ne dois pas lever la voix sur une femme...


Voilà fin du chapitre, n'hésitez pas à me laisser une review car ça fait toujours plaisir. Bonne soirée ! :)