Bonjour tout le monde ! J'ai le plaisir de vous annoncer que l'intrigue de l'histoire va être lancée et que les "choses sérieuses" vont commencer au prochain chapitre je pense! :3

N'hésitez pas à me suivre et à m'envoyer vos avis/questions et à mettre des review ! Sur ce, BONNE LECTURE !


- Où étais-tu passée ?

Je me figeai sur place... C'était Reiji... Je me tournai lentement vers lui, tremblante.

-Où étais-tu passée ?, répéta-t-il. Tu es encore sortit sans ma permission ! Quand vas-tu enfin obéir ?

Il me balança le plateau où se trouvait mon repas dessus et partit, plus énervé que jamais. Je me le prit de plein fouet dans le ventre mais je ne broncha pas. Quelque instants plus tard, je sortis de ma torpeur, les larmes aux yeux. Je fis alors couler un bain chaud dans l'espoir de me calmer. Je restai appuyée sur le rebord de la baignoire tandis que l'eau coulait. Ce doux son d'eau qui se déversait avait vraiment le don de m'apaiser. Mais alors que je coupais l'eau, quelqu'un me tira à l'intérieur de la baignoire qui était encore vide quelques secondes plus tôt. Je tombai lourdement dans l'eau en éclaboussant toute la salle de bain. Quand je releva la tête, je ne pus m'empêcher de m'exclamer :

- Shu ? Que fais-tu ici ?

Je me sentis rougir quand je me rendis compte que je le gênais alors qu'il prenait son bain ; même s'il était habillé. L'eau s'infiltra dans mes vêtements qui s'alourdirent un peu. Ceux-ci me collaient à la peau, me donnant une sensation désagréable. J'essayai de me sortir de la situation délicate dans laquelle je me trouvais ; même si je ne savais pas pourquoi il était dans ma baignoire, ni pourquoi il m'avait précipité dedans.

- Je suis désolée de te déranger, je vais partir et...

- Déshabille-moi.

- Pardon ?!, m'exclamai-je les joues brûlantes.

- Si tu es là c'est pour me voir nu, non ?

- Pas du tout, le contredis-je. J'ai fait couler ce bain pour me détendre parce que...

- Parce que tu as eu peur ?, me demanda-t-il sans ouvrir les yeux.

- Non, je... Enfin si...

Ma vue se brouilla de larmes alors que je repensais à Reiji qui m'avait envoyé le plateau dessus. Même après ce que m'avait dit Yui, je ne pouvais m'empêcher d'être terrifiée par lui. Pourquoi fallait-il qu'il se soit encore énervé contre moi ? J'avais mal au cœur. Très mal, comme s'il se faisait écraser par un énorme poids. Je ne pouvais pas arrêter mes larmes de couler. Pour la première fois, Shu ouvrit les yeux pour me dévisager. Il avait de très beaux yeux bleu ciel et un regard tendre.

-Pourquoi pleures-tu ?, me demanda-t-il. Est-ce de ma faute ?

- Ho Shu ! Tu n'y es pour rien...

Je me jetai dans ses bras en pleurs. Même si la situation était étrange et que n'importe quelle personne qui nous verrait ainsi dans la baignoire pourrait se faire des idées, je le serra fort contre moi. Geste inattendu : Shu me rendit mon étreinte jusqu'à ce que je me calme. Une fois mes larmes séchées, il me repoussa pour regarder mon visage. Il essuya une larme qui perlait au coin de mon œil et il me fit un tendre sourire.

- Ça va mieux ?, s'assura-t-il.

- Oui, merci beaucoup, lui répondis-je en essayant d'afficher un sourire joyeux.

Il me regarda quelques instants avec un air nouveau pour moi. On aurait dit de la pitié mêlée à de la compassion. Il se redressa en passant sa main derrière ma tête afin de la rapprocher de son visage. Il colla ses lèvres contre les miennes avec une extrême douceur. Je fus d'abord surprise puis gênée ; mais ces sentiments s'estompèrent vite pour laisser place à un sentiment nouveau. Une chaleur étrange se répandit dans tout mon corps et mon cœur accéléra. L'espace d'un instant, je fus comme transporté dans les nuages. Je voulais que le temps s'arrête pour figer ce baiser à jamais. Encore un peu... Juste quelques secondes de plus...

Mais, quand je revins à la réalité, Shu avait disparut ; comme pour me faire croire que ce que je venais de vivre n'était qu'un rêve. Je passa mes doigts sur ma bouche en repensant à la sensation de ses lèvres contre les miennes.

Je sortis de la salle de bain après m'être lavée puis séchée et j'enfila un joli pyjama en chantonnant. Je me sentais si légère à présent ! Et tout ça grâce à Shu ! Je me glissa sous les draps et je m'endormis, le sourire aux lèvres. Jamais je n'oublierais cet instant.


J'étais seule dans la pénombre. Le bruit des villageois effrayés résonnait dans toutes les rues. Une odeur insupportable me faisait tourner la tête : l'odeur du sang... frais. Des cris de gens en colère et désespérés. Puis l'image de mon père, un couteau à la main qui s'avançait vers moi.

- ...Monstre...Tu n'es qu'un montre !...

Ma mère qui s'interpose et qui se fait poignarder par son mari dans une rage folle. Et ce regard... Un regard de bête enragée qui ne pense qu'à tuer et qui est prêt à tout pour parvenir à ses fins. Il se jeta sur moi avec la pointe du couteau dans ma direction dans un hurlement sourd.

- Meurs ! Monstre !...


Je poussa un cri de terreur en ouvrant les yeux. Mon sang battait fort contre mes tempes. Je mis quelques minute pour me calmer.

Ce n'était qu'un rêve, me répétai-je.

Un horrible rêve dont je ne voulais plus jamais me souvenir. Il semblait si... réel. Comme si je me souvenais d'un moment vécu. Pour moi, cette scène demeurait encore un mystère. Plongée dans mes pensées, je ne fit pas attention que quelqu'un m'observait dans l'ombre. Au fond de ma chambre, une planche grinça. Je sursauta quand j'aperçus une ombre se détacher des murs, juste à côté de mon armoire. Je ne la voyait pas très bien. Cette chose, ou plutôt cette personne avait vraiment l'air d'un fantôme ; ce qui n'arrangeait pas mon stress.

- Qui... Qui es là ?

L'ombre s'avança jusqu'à ce qu'elle baigne dans un pâle rayon de lune qui s'infiltrait entre les volets clos de ma chambre. Je pus alors distinguer vaguement un enfant aux cheveux violets. Il avait un air sombre qui faisait froid dans le dos. Le nouveau venu pencha la tête sur le côté. Ses yeux violets, soulignés par des cernes noires, luisaient dans la pénombre comme ceux d'un chat. Il tenait un ours en peluche entre ses mains; ce qui le rendait glauque.

-Tu...es...?

- Regarde Teddy, le jolie humaine nous a parlé !

Il parlait à son ours en peluche comme si celui-ci était vivant. Il lui avait même donné un nom ! J'avala ma salive en me disant que s'était le spectre d'un enfant qui hantait cette demeure. La personne qui s'apparentait à une entité décida de prendre la parole pour se présenter.

- Je suis Kanato et lui - il tendis son doudou- il s'appelle Teddy. C'est mon seul ami.

- C'est... une peluche, répliquai-je mal à l'aise.

- Comment oses-tu manquer de respect à Teddy ?, vociféra-t-il avec un regard des plus noirs.

- Dé...Désolée... Je ne voulais pas blesser... Heu, "Teddy", me rattrapai-je tant bien que mal.

-C'est bon, annonça-t-il, Teddy te pardonne cette fois-ci. Mais il a dit que si tu recommençais, il t'arriverait malheur. (Ha d'accord ; c'est bon de savoir qu'une peluche va sûrement venir me tuer)

- Et... Tu...habite ici ? (Ou plutôt hante-tu cet endroit)

- Bien sûr ! Je vis ici avec mes frères !

C'est bon. Je soupira. Cet enfant était bien vivant et il devait être le dernier frère Sakamaki. Je les avais tous rencontré à présent : Reiji, Laito, Subaru, Ayato, Shu et Kanato. Six au total. Six mystérieux frères à vivre sous le même toit.

- Enchantée !, m'exclamai-je rassurée. Je m'appelle... Je m'appelle... Je.. ne m'en souviens plus. (J'avais oublié ce détail ; quelle idiote je fais!)

- Je sais, se contenta de répondre Kanato.

- Et, pourquoi es-tu dans ma chambre au beau milieu de la nuit ? Tu m'a fichu une sacrée frousse tu sais ! J'ai cru que tu étais un fantôme !

- Tu as crié dans ton sommeil.

-Ha oui ? - ça devait être pendant mon rêve.

- Oui. J'ai cru qu'on te tuais et je suis venu. Ce n'est pas le cas il me semble. Donc je pars.

-Attends !

J'avais eu beau l'appeler, il venait de disparaître. Comment avait-il pu s'éclipser sans ouvrir la porte ? Traversait-il les murs comme un fantôme ?

Impossible. Je dois encore être endormie.


Je fus réveillée par les dernières lueurs de l'aube. La maison semblait calme. Les seuls oiseaux n'ayant pas migré piaillaient au rebord de ma fenêtre.

Tiens, quelqu'un a ouvert mes volets.

Alors que je m'habillais, un petit objet tomba au sol avec un bruit métallique. Je me penchai pour voir de quoi il s'agissait. Une clé et une belle croix retenues par une chaîne en or. J'attrapai le pendentif pour le faire jouer entre mes doigts. Il me disait quelque chose. Machinalement, je posa ma main autour de mon cou comme s'il me manquait quelque chose. Oui; j'avais la certitude qu'il m'appartenais. Je l'accrochai autour de ma nuque puis je le glissai sous mes vêtements. A quoi pouvait bien servir cette clé ?

Une image me traversa l'esprit : Un petit carnet fermé par un cadenas. C'était donc lui que ma clé pouvait ouvrir. Mais où le trouver ? Il fallait pour sûr que je retourne dans mon village natal afin de redécouvrir mon passé. Néanmoins, se souvenir de l'endroit où il se situait serait bien! Ce carnet; plutôt ce journal intime, je savais au fond de moi qu'il contenait quelque chose de très important.

Je me dirigeai le long des couloirs en suivant la bonne odeur qui devait se dégageait de la cuisine. C'était Yui qui préparait le repas. Quand elle m'aperçut, elle me salua gaiement.

-Salut!

- Bonjour. - Je m'approcha d'elle pour voir ce qu'elle préparait : un repas à l'anglaise. - Ouah ! Je ne savais pas que savais cuisiner ce genre de chose !, m'exclamai-je.

- C'est mon père qui m'a apprit; dit-elle, une pointe de nostalgie dans la voix. Mais vu que j'étais la seule fille ici, savoir cuisiner m'a bien servit !

-Je comprends. Au fait, où sont les garçons ?

- Normalement à cette heure il doivent dormir mais ils vont faire l'effort de partager le petit-déjeuner avec nous.

- Je vois. -Je remarqua alors les cernes sous ses yeux.- Tu as l'air fatiguée, est-ce que tout va bien ?

- Oui, oui, affirma-t-elle. Je dormirais après. Je n'ai pas encore l'habitude d'aller en cour la nuit.

- La nuit ?!, m'exclamai-je choquée. Tu veux dire que chaque nuit, au lieu de dormir, tu travailles ?

- Oui. Tout comme les garçons.

- Tu m'étonne que la maison était aussi calme !

-Le repas arrive ?, fit une voix dans la salle à manger.

- J'ai faim !, s'exclama une autre.

- Dépêchez, je veux dormir, marmonna une troisième.

- J'arrive, annonça Yui. Je viens de finir ! Viens, aide-moi.

Je l'aidai à porter les plats sur la table. Visiblement, tous les frères avaient prit place. Je m'assis entre Yui et Laito puisque s'était la seule place de libre. Tout avait l'air si bon ! Le repas se passa en silence. Je me sentais mal à l'aise en sentant tous les regards posés sur moi. De plus, je ne savais pas quels couverts utiliser tellement il y en avait. A la fin du repas, Yui se leva et débarrassa la table mais quand je voulus l'aider, Laito m'attrapa le bras pour que je reste assise. Avec un regard de Reiji en direction de Yui, la blondinette comprit qu'elle devait s'éclipser de la pièce. Ce fut Reiji qui prit la parole :

- Très bien commençons. Jeune fille, que prévois-tu de faire dans les jours à venir ?, m'interrogea l'ainé sous les yeux brûlants des autres garçons.

- Dans les jours à venir... Je pense que je vais visiter les jardins et...

- Je me suis mal fait comprendre, me coupa-t-il. Que vas-tu faire quand tu devra quitter cet endroit ?

Des murmures réprobateurs accompagnèrent cette question, qui d'ailleurs m'avait prise de court. J'avais déjà réfléchit à ce que je ferais après mais avec mes souvenirs aussi flous, je ne pouvais pas faire grand chose.

- Pour être franche, je ne sais pas, avouai-je la tête basse. J'ai déjà pensé à trouver du travail dans une ville ainsi qu'un logement modeste; cependant, je n'ai aucun papier et je risque d'avoir beaucoup de difficultés à vivre dehors. Donc le meilleur choix que j'ai c'est...

- De rester vivre ici, compléta Reiji qui avait entrecroisé ses doigts devant sa bouche.

- Oui... Enfin je ne veux pas m'incruster ! Si je vous gêne, dites le moi et je partirai.

- C'est d'accord. Tu peux rester vivre ici.

- C'est vrai ? Super !

- Cependant, tu peux concevoir que rester ici ne sera pas gratuit, ajouta-t-il.

- Bien sûr.

- Avant tout, je vais poser les conditions pour lesquelles nous nous sommes mis d'accord. (Quoi? Ils avaient déjà discuté de ça avant même que je donne ma réponse!) Durant six jour, tu devras obéir à chacun de nous une journée entière ; et ce, chaque mois.

-Très bien, acquiesçai-je après y avoir un peu réfléchit. Seulement, je veux que vous m'assuriez que vous ne ferez rien de déplacé durant ces journées. - Mes pensées étaient adressées à Laito qui sourit innocemment devant mon regard foudroyant. Au fond leur obéir jusqu'à ce que mes souvenir me reviennent me semblais être le meilleur choix, alors je n'avais pas à me plaindre

- Il en va de soit, conclut l'aîné. Tu commencera le mois prochain.


Alors que je me promenais dans le jardin pour admirer les fleurs, j'aperçus un homme qui m'épiait au loin. Mon cœur s'emballa juste en croisant son regard. Je ne le voyais pas distinctement mais il me sembla qu'il me regardait avec tristesse. Mais quand je l'appelai, il disparut dans l'ombre d'un arbre pour ne plus réapparaître. Peu de temps après, Les six frères accoururent.

- Où est passé l'intrus ?, me demanda Subaru, visiblement inquiet.

- Hein ? Ha... Je ne sais pas. Vous ne me croirez pas mais il vient de disparaître.

Je lâchai un petit rire mal à l'aise quand les Sakamaki me dévisagèrent. Il fallait vraiment que j'arrête de dire ce genre de chose sinon ils allaient me prendre pour une folle. J'avais du rêver en voyant cet homme ou bien... Quelque chose clochait et puis, comment tout les six avaient su qu'il y avait quelqu'un ? Je les regarda rentrer au manoir, se murmurant des choses entre eux. Que se passait-il ? Et qui était cet homme qui les inquiétait ?
Je jetai un coup d'œil à l'endroit où cet homme mystérieux avait disparut. Au fond de moi, je sentais que les ennuis allaient très vite arriver et que cet homme allait en être la cause.

Qui peut-il être ?


Voilà voilà. Un review n'est jamais de trop :)