Hello :D
Je n'ai pas eu trop le temps d'écrire dernièrement (j'ai failli perdre mon chaton donc j'étais pas mal chamboulée) mais je me rattrape!
Kira : merci pour ta review :D effectivement tu as bien mérité un indice mais je ne préfère pas te le dévoiler maintenant donc envoie moi un message privé ou un mail à cette adresse : kyo-marie :p
Chapitre 6 : L'après tournoi
Toshinori avait la tête qui tournait, méchamment et cela le rendait incapable de la moindre pensée cohérente. Il regardait, les yeux mi-clos autour de lui sans comprendre. L'odeur de brûlé atteignait ses narines sans que cela le travaille plus que de mesure. Il attendait, il ne savait pas vraiment quoi mais cela ne faisait pas une énorme différence. Pourtant, s'il était ici, allongé sur le sol dur et froid, c'était bien pour une raison... Non ?
« Toshi ! Lèves toi ! Ou c'est moi qui vais venir lui régler son compte à l'autre enflammé ! Hurla une voix. »
A ce moment là, le jeune garçon se rendit compte du brouhahas qui l'entourait, comme si une foule entière criait des choses indistinctes. Pourtant, cette voix-là, il l'avait parfaitement entendue. Mais, de quoi parlait-elle ? Il était bien, allongé ici, loin de toute cette agitation étrange et déroutante.
« Toshi ! Allez je crois en toi ! »
Ces quelques mots l'électrisèrent d'un coup, comme si quelque chose venait de percuter son esprit. On croyait en lui, il devait être celui en qui reposes tout les espoirs, il voulait apporter la paix et le sourire aux gens. Et ce n'était pas en restant couché que cela allait arriver ! Toshinori se redressa brusquement.
« Terminé ! Match ex-æquo ! Annonça l'arbitre. »
Toshinori retomba derechef en entendant l'annonce. Quelle déception ! Enji ne voulait pas le lâcher, ce type était pire qu'une teigne qui s'accrochait désespéramment à la victoire. Finalement, il se leva à nouveau avec un profond soupire puis retrouva son sourire habituel, après tout, ce n'était que partie remise. Il aurait une nouvelle chance l'année prochaine, et celle d'encore après.
On lui demanda de serrer la main d'Enji, ce qu'il fit sans arrières pensées et sans quitter son air heureux, malgré le regard assassin de son adversaire qui semblait vouloir le brûler rien qu'en le regardant.
« Mesdames, messieurs, au vu du résultat nous allons faire une nouvelle manche pour départager les deux vainqueurs ! La question se réglera avec un bras de fer ! »
Toshinori tomba des nues : encore une chance de gagner ! Ce coup-ci, il ne la laisserait pas passer ! L'arbitre installa une table au milieu du terrain et les deux opposants s'installèrent de chaque côté. Ils se mirent en position et attendirent le top départ. Qui fut donné. Instantanément, les deux se mirent à forcer sur le bras de leur adversaire sans hésiter une seule seconde. Toshinori gonfla les muscles de son bras sans vergogne et son adversaire se retrouva désavantagée durant quelques secondes qu'il mit à profit pour prendre l'avantage.
De là où elle était, Umiko, ne pouvait pas voir grand chose du duel de muscles qu'opposait Toshinori et Enji. Par contre, ce qu'elle devinait sans peine c'était tout l'effort et la peine qu'ils se donnaient pour remporter ce tournoi qui, de son avis, n'était qu'une grande mascarade. Pourtant, elle était déterminée à encourager son ami et à le voir gagner. Ce paradoxe, loin de l'étonner, ne l'effleura même pas. Elle hurlait à s'en arracher les cordes vocales, accompagnée par Raiko qui semblait comme possédée par une fièvre démoniaque. Elle trouvait des adjectifs de plus en plus imagés pour décrire Enji et les oreilles chastes d'Umiko finirent par rougir devant autant d'imagination.
Soudain, il y eut de l'agitation en contre-bas, Enji se leva et se mit à crier, sans qu'ils puissent entendre de quoi il en retournait. L'arbitre s'interposa entre eux, même si Toshinori n'avait pas bougé d'un pouce, et un nouvel ex-æquo fut déclaré. Umiko dégoûtée décida d'aller voir leur ami avec Raiko. Arrivées en-bas, on leur apprit qu'il avait été emmené à l'infirmerie, légèrement intriguées et un peu inquiètes, elles en prirent le chemin.
Quelle ne fut pas leur surprise quand elles entrèrent et virent l'infirmière entrain de s'activer autour de Toshinori, à moitié allongé sur le lit et l'air passablement gêné. Pourquoi Umiko ne l'avait pas remarqué dès la première fois ? Mais, l'infirmière était la même que lors de leur épreuve d'admission, et aussi elle était très jolie et bien faite, des mensurations avantageuses à chaque étage qui firent rougir l'élève pourtant difficilement impressionnable. Elle décréta que Toshinori n'était pas à plaindre malgré son regard qui lançait des s.o.s à ses deux amies qui le regardaient avec un air dégoûté.
« Profiteur, déclara Raiko en s'approchant malgré son air déçu.
-Ce n'est pas ce que vous croyez, s'empressa de se justifier Toshinori. Mais l'arbitre a jugé mes brûlures trop sérieuses pour être ignorées et m'a envoyé directement ici.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé tout à l'heure ? Demanda Umiko en décidant de le croire sur paroles. »
Toshinori soupira comme s'il hésitait à dénoncer quelqu'un, puis, lentement, il ouvrit sa main, jusqu'alors fermée en un poing. La paume en était complètement brûlée, des cloques étaient apparues donnant un spectacle qui saisit Umiko à la gorge. La colère grimpa en flèche en elle et elle sentit ses flammes se mettre à bouillir.
« Ce sale enfoiré, ragea t-elle.
-Umiko, calmes toi, des flammes sortent de ta bouche, lui fit remarquer Raiko d'un ton trop détaché pour être naturel.
-Comment veux-tu que je reste calme ? S'emporta la jeune fille aux perruques.
-T'énerver ne changera rien, mais je n'ai pas dis qu'on laissera ça passer. On se vengera, en temps et en heure. En attendant, Toshi expliques nous tout en détails, s'il te plaît.
-Il n'y a pas grand chose à dire. On a tout les deux utiliser nos quirks, le feu d'Enji brûlait ma main mais je refusais d'abandonner donc l'arbitre a préféré déclarer un match nul plutôt que tenter le diable j'imagine.
-ça fous les boules, soupira Raiko en s'adossant à un mur. En tout cas, beau boulot Toshi.
-Oui, tu as été super, ajouta Umiko qui espérait lui faire oublier cette mésaventure.
-Merci les filles.
-J'ai une idée, s'écria soudainement Raiko en tendant une main à Toshi et l'autre à Umiko, serrons nous la main pour nous féliciter de nos résultats !
-Hm, fit son amie d'un air sceptique.
-Pourquoi pas, accepta le garçon. »
Umiko soupira puis sortit un gant noir en cuir de son sac, pendant ce temps Raiko avait déjà attrapé la main valide de Toshinori et tendait impatiemment la deuxième à son amie.
« Attends, fis celle-ci en enfilant son gant.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Tu ne veux pas toucher les cloques de Toshi ? Se moqua Raiko d'un air goguenard.
-Très drôle mademoiselle, répliqua Umi. Je prends des précautions, comme tu devrais le savoir, je ne régule pas ma température donc si Toshi me touche il va se brûler encore plus. Et j'aimerais éviter ça. C'est bon, pose ta main sur la mienne, la paume vers le ciel. »
Toshi s'exécuta malgré l'étrangeté de ce qu'elle lui demandait, mais il ne chercha pas non plus à comprendre. Umiko plaça son autre main au-dessus de celle blessée de son ami et inspira profondément, elle fit comme si elle pinçait quelque chose du bout des doigts puis se mit à sourire.
« Et voilà ! S'exclama t-elle fièrement.
-Qu'est-ce que tu as fais ? Demanda Raiko curieuse.
-J'ai pris le « feu » qu'il y avait dans sa brûlure, expliqua Umi.
-C'est vrai, ça ne brûle plus, s'étonna Toshi. Merci !
-Ce n'est qu'une solution temporaire, ça ira mieux quand l'infirmière t'aura guérit, avoua la jeune fille.
-Mais ça ne te brûles pas toi ? Demanda t-il inquiet.
-Comment le feu pourrait me brûler alors que je suis le feu ? Plaisanta Umiko en riant.
-Effectivement...
-Allez serrons-nous la main ! Les encouragea Raiko. Félicitions pour vos efforts !
-Merci à vous surtout les filles !
-Et l'année prochain on pète la gueule à Enji !
-Ouai !
-Je suis là vous savez, déclara le jeune homme allongé sur un autre lit mais séparé par un rideau qu'il venait de tirer.
-...
-Au moins tu es prévenu ! Répliqua Raiko en lui faisant un doigt d'honneur. »
L'étudiant se contenta d'hausser un sourcil fasse à autant de vulgarité puis il retira le rideau sans rien dire.
« Et ! Mais ne me mets pas un vent comme ça ! S'indigna Raiko. »
Qu'allait-elle devenir ? La situation ne partait pas du tout comme prévue. Mais... Pourquoi ressentait-elle de la joie alors ? Pourquoi avait-elle envie de pleurer alors qu'elle n'aurait rien du ressentir ? Elle avait perdu. C'était un échec et mat pour elle. Pourtant, elle n'avait pas le droit de baisser les bras. Pas encore.
Raiko enfonça ses mains dans ses poches en maugréant contre le temps qui s'était beaucoup trop refroidis à son goût. L'hiver leur faisait signe du bout de ses doigts gelés et maintenant la température chutait en flèche. Elle s'était pourtant emmitouflée dans un sweat épais en sortant de chez elle mais cela ne semblait pas suffire. Sauf qu'elle devait encore attendre que l'autre nigaud se dépêche d'arriver. Avant qu'elle meurt de froid de préférence. Toute cette histoire commençait à devenir trop préoccupante, surtout si elle devait se lever aux horaires un samedi et se cailler dehors. Raiko décida de marcher pour tenter de se réchauffer, avec plus ou moins de succès.
Alors qu'elle commençait à sérieusement envisager de se rouler en boule sur un banc pour essayer de conserver le peu de chaleur qu'il lui restait, elle sentit deux puissantes mains se plaquer soudainement sur ses bras. Elle hurla, tenta de frapper son agresseur qui esquiva sans peine. Raiko se retourna, reconnu le type, et hurla de nouveau.
« Enji ! Mais qu'est-ce que tu fous ?! »
Son camarade de classe ne répondit rien et se contenta de la fixer sans la lâcher et toujours sans rien dire, mais quasiment instantanément elle sentit un vague de chaleur déferler dans tout son corps et le froid s'éloigna définitivement d'elle. Raiko ferma les yeux, foncièrement soulagée d'avoir retrouvée une température corporelle normale. Quand elle les rouvrit Enji était déjà parti, elle ne le voyait même plus dans la rue. Est-ce qu'il est parti en courant ? S'interrogea la jeune fille en se retenant de pouffer de rire. Se type est définitivement malsain. Mais... C'était sympa de sa part. Mais il s'y prend vraiment mal !
« oï Raiko ! How are you ? S'exclama une voix qu'elle reconnaissait sans problèmes surtout avec sa manie de caler discrètement des phrases en anglais.
-Toshi ! Tu ne devineras jamais ce qu'il vient de m'arriver ! Ah mais c'est qui se type ? Demanda t-elle en avisant que son ami n'était pas venu seul.
-C'est Naomasa, présenta Toshinori, je t'en ai déjà parlé, c'est pour ça que je t'ai demandé de venir, précisa t-il légèrement blasé par la mémoire inefficace de son amie.
-Enchanté, fit le nouveau en s'inclinant légèrement devant Raiko.
-Enchanté aussi, répondit-elle du tac au tac mais elle fut ravie de rencontrer une personne aussi polie. »
Le jeune homme ne semblait pas plus vieux qu'eux, peut-être même avait-il le même âge. En tout cas, avec ses cheveux courts et noirs, son air sérieux, il donnait l'impression d'être l'exacte opposé de Toshinori plus blond que l'orge et toujours souriant.
« C'est mon ami depuis quoi... La maternelle ? En tout cas tu peux lui faire entièrement confiance, expliqua Toshinori.
-D'accord, accepta Raiko en haussant les épaules mais en songeant qu'elle préférait se faire son propre avis sur la question.
-Si on dois discuter, autant aller dans un café non ? Proposa Naomasa.
-Vendu ! S'écria la rousse. »
Ils marchèrent rapidement jusqu'au premier café et la jeune fille profita que son sweat était maintenant imprégné d'une chaleur qui semblait ne plus vouloir partir. Ils s'installèrent à l'écart pour pouvoir discuter sans être entendu puis commandèrent des boissons.
« Donc, Naomasa, t'es en école de flics c'est ça ? Demanda Raiko.
-Exactement, je souhaite devenir flic, pour protéger les innocents à ma façon, expliqua t-il avec un clin d'œil.
-Je vois, fit-elle en songeant qu'elle sous-estimé souvent ces personnes qui pourtant souhaitaient la même chose que les héros. Et en quoi il va nous aider ?
-En tant qu'apprenti policier, Naomasa a accès à des fichiers que nous n'avons pas, expliqua Toshinori avant que son ami ne réponde.
-Quels genre de fichiers ?
-Ceux qui recensent les groupes de vilains par exemple, déclara Naomasa.
-Effectivement, tu m'intéresses là.
-Comme vous ne m'avez pas trop donné d'infos pour l'instant, j'ai juste apporté tout ce que j'ai trouvé, expliqua t-il en sortant une masse de papiers de son sac à dos. Vous cherchez quoi exactement ?
-Un gang qui sévirait dans le quartier d'une amie, apparemment elle a souvent à faire avec eux et on voudrait l'aider, malheureusement elle ne nous laisse pas faire, expliqua Toshinori visiblement inquiet sur la question.
-C'est un peu vague, soupira son ami. Mais avec un peu de méthode on devrait finir par tomber dessus. Vous savez de quel quartier elle vient au moins ? »
Toshinori et Raiko se regardèrent avec un air gêné, aucun des deux n'avait même pensé à poser la question à la principale concernée.
« Ok, ça s'annonce de plus en plus difficile chaque minute qui passe, soupira Naomasa. Prenez chacun un dossier et regardez si ça concorde avec ce que vous a dis votre amie. »
Ils s'exécutèrent et passèrent le reste de la matinée à éplucher chaque dossier avec une minutie à toutes épreuves. La serveuse en les voyant travailler, et pensant que c'était des devoirs d'écoles, leur fournit du café en illimité ce dont ils la remercièrent chaleureusement. Vers midi, Raiko explosa.
« Mais c'est infernal, s'écria t-elle en jetant les papiers en l'air où ils restèrent en flottant. Il y a tellement de vilains comment savoir lequel est le bon ?!
-Avec de la patience ? Proposa doctement Naomasa qui se tût rapidement en voyant le regard meurtrier qu'elle lui lança.
-Dis toi qu'on fait ça pour Umi, tenta de la motiver Toshi.
-Justement, si elle nous disait ce qui ne va pas ça irait cent fois plus vite !
-C'est vrai... Mais tu sais qu'elle ne nous demandera jamais de l'aide, répliqua son ami.
-Tch. Sale gosse.
-T'as rien trouvé d'intéressant ? Demanda l'apprenti flic.
-Le dernier truc sur lequel je suis tombée parle d'une nana aux cheveux de feu qui se transforme en renard, ragea Raiko.
-Une fille aux cheveux de feu ? S'exclama Toshi. On dirait la fille que j'ai rencontré la dernière fois !
-Celle que tu as pris pour Umiko ? Fit-elle d'un ton moqueur.
-Hm, tout le monde fait des erreurs, se justifia t-il. Mais elle avait des cheveux de feu justement.
-C'est la renarde de feu, non ?
-Oui quelque chose comme ça, approuva Raiko en cherchant la feuille qui en parlait. Apparemment elle fait parti d'un gang.
-Nana m'en a parlé, leur apprit Toshi.
-Nana ? S'étonna Raiko. Nana Shimura ?
-Oui pourquoi ?
-C'est grâce à elle que j'ai voulu devenir un héro ! Se réjouit Raiko. Tu la connais personnellement ?
-C'est... Mon entraîneur perso, avoua Toshi visiblement gêné.
-T'as de la chance... »
Raiko soupira en songeant qu'elle aurait bien aimé pouvoir l'avoir comme entraîneur rien que pour elle aussi. Mais, elle n'était pas chanceuse, elle le savait depuis qu'elle était petite. La seule fois où elle avait eu un tout petit coup de pouce du destin, c'était justement quand elle avait rencontré Nana.
« Allez, on se remet au travail ? Proposa Naomasa. »
Petit chapitre de transition ! Les choses vont pas mal bouger mais j'ai décidé de me laisser aller plus dans mon style donc attention la suite risque d'être bien tordue xD
Sinon qu'est-ce que vous en avez pensé? Dites moi tout :D
