Hello tout le monde ! C'est mon anniversaire aujourd'hui j'ai 21 ans ! *trop fière* pour fêter ça voici un chapitre :D

EvilFaul : je suis contente que ça t'ai plus, et ça m'a fait encore plus plaisir que tu prennes le temps de commenter, merci beaucoup :3

j'espère que la suite te plaira tout autant :3

Kira-chan : Désolée que tu n'aime pas ça u_u promis il n'y en aura qu'un autre car j'aime bien 'célébrer' ainsi les mises en couples :p Donc ça veut dire qu'il y aura un autre couple huhuhuhu :p Une idée? ;) De toute façon les lemons ne restent qu'un bonus facilement sautable, d'où les indications que je mets, c'est à dire qu'ils ne sont pas vitales à l'histoire mais un bonus pour moi qui aime en écrire et ceux qui aiment en lire :) j'espère ne pas te perdre une lectrice aussi fidèle que toi :s

Bonne lecture ! :D


Chapitre 10 : Stage


Umiko se dirigea vers le lieu de son stage avec un manque de motivation flagrant. Une fois les épreuves du tournois finies et le calme revenu dans leur académie, Gran Torino leur avait appris le fonctionnement des stages. Plusieurs agences de pro héros, ou même des héros en free-lance pouvaient faire la demande de prendre un des étudiants dans son entreprise pour une durée de quelques jours. Généralement, c'étaient ceux qui avaient atterri sur le podium qui recevaient le plus de demandes. Les autres devaient se contenter d'une liste de lieu de seconde zone dont l'accès était moins demandé. Pendant que leur professeur leur expliquait cela, Umiko s'était contentée de regarder par la fenêtre en songeant qu'elle prendrait sûrement l'agence la moins côté, une dans un coin perdu du pays de préférence. Peut-être même une dans le vieux japon, cela lui plairait bien d'avoir une excuse pour s'éloigner de cette ville pourrie jusqu'à la moelle. Un sourire ironique se dessina sur ses lèvres en y songeant mais soudainement elle revit pendant une fraction de seconde des cheveux verts, des yeux jaunes et un air attendrissant. Ses poings se serrèrent violemment sous le coup de l'émotion. Non, elle n'avait pas le droit de désirer quoi que ce soit pour elle.

Gran Torino avait ensuite pris une feuille sur son bureau, puis il avait dicté les participants du tournoi qui avaient fait le plus impression. Qu'elle ne fut pas sa surprise quand le premier nom en haut de la liste fut le sien. Umiko ne comprit pas tout de suite puis quand elle réalisa à quel point elle avait marqué les esprits durant son combat, elle grimaça. Elle ne ressentait aucune fierté, seulement un embarras grandissant et un ennui profond. Raté pour la discrétion, soupira t-elle intérieurement. Toshinori la félicita vivement ce qui la surpris tout autant, ce n'était pas lui qui voulait être premier ? Visiblement cela ne l'empêchait pas d'être heureux pour son amie. Son attention sincère la toucha et elle se mit à songer que ce n'était peut-être pas plus mal d'avoir attiré l'attention sur elle. Raiko fut tout de même contente de voir qu'une agence l'avait remarquée, ses pouvoirs étaient très pratiques pour secourir les civils lors de catastrophes. Au final le classement se composait, dans l'ordre, de : Umiko, Toshinori, Enji, Shota et Raiko. Les autres étudiants avaient seulement reçu une ou deux propositions.

Umiko avait passé de longues minutes à regarder la liste qu'elle avait dans les mains en se demandant que choisir. Visiblement, une agence dans le vieux japon n'était pas possible, pourquoi personne n'y avait pensé ? Après tout, il devait bien y avoir des vilains là-bas aussi non ? Finalement, ce fut Raiko qui trouva la meilleur solution après avoir zieuté par dessus son épaule.

« Tu as eu une proposition dans la même agence que moi ! S'exclama t-elle ravie. Ça serait sympa qu'on y aille toutes les deux !

-Oh, pourquoi pas, répondit Umiko qui n'y avait même pas pensé.

-Et toi Toshinori ? Tu as une idée d'où tu veux aller ? Demanda la rousse à leur camarade masculin.

-Pas vraiment, avoua t-il en passant une main dans ses cheveux blonds d'un air maladroit.

-Viens avec nous alors ! Ça serait géniale de rester ensemble pendant le stage !

-Great ! C'est vraiment une bonne idée, répondit Toshinori visiblement conquis par sa proposition. Reste plus qu'à demander à Gran Torino.

-J'y vais ! Déclara Raiko en fonçant vers leurs professeur principal. »

Leur enseignant ne semblait pas excessivement ravie de voir la rousse perturbatrice tenter de corrompre le stage de deux autres étudiants, surtout Toshinori qui lui avait été confié par Nana. Mais, finalement, après plusieurs longues minutes de chantages et de techniques pour le faire céder, il accepta qu'ils partent tout les trois ensemble. Ils durent lui promettre d'être sage et de ne pas faire de bêtises ce qu'ils acceptèrent sans sourciller, ils avaient l'air tellement innocent que Gran Torino y crût presque pendant quelques secondes. Quand il les laissa partir, il se demanda à quel point il allait le regretter.

Pour en revenir à sa situation actuelle, Umiko attendait le métro en baillant négligemment. Il faisait froid mais elle ne le ressentait pas, elle le comprenait uniquement en observant la neige recouvrir la ville d'un blanc presque immaculé. Grâce à sa quirk, elle pouvait contrôler plutôt facilement la température de son corps. Enfin, ce n'était pas totalement juste, elle pouvait ne pas ressentir les degrés négatifs si elle voulait mais ce qui concernait la chaleur était plus délicat. Elle-même, elle avait l'impression d'être à l'aise mais si quelqu'un la touchait, il se faisait instantanément brûler par sa peau brûlante. Elle ne pouvait rien y faire, pourtant elle avait essayé d'apprendre à se contrôler mais cela n'avait rien changé. Son corps était une arme.

Finalement, la trame du métro arriva dans un bruit de frein amortis par la neige qui était tombée sur les rails. Beaucoup de personnes étaient déjà assises, se dirigeant vers leur travail, Umiko prit une place près d'eux. En les observant distinctement, elle se demanda si c'était là ce qui attendait les élèves qui désiraient devenir de pro-héro ? Se contenter d'une vie monotone : métro, boulot, dodo ? Cela la fit frissonner, d'appréhension. Elle ne voulait pas finir comme ça.

Umiko descendit à sa station puis se dirigea tranquillement vers l'adresse que lui avait donnée son professeur. Ils avaient convenu avec Raiko et Toshinori de se retrouver tous ensemble devant, bien entendu elle fut la première arrivée. Elle aimait toujours autant être sur les lieux en première pour pouvoir s'imprégner de l'atmosphère avant que la vie reprenne son cours. La rousse fut la première à la rejoindre, seulement quelques minutes après.

« Yo ! Umiko ! Ça va ? Il fait super froid ! S'exclama t-elle.

-ça va, je trouve qu'il fait plutôt bon, répliqua Umiko en haussant les épaules.

-On a pas tous la chance d'avoir une quirk de feu, lâcha la rousse légèrement jalouse de ces capacités.

-Je te promets ça a aussi des inconvénients, la rassura son amie.

-Je veux bien te croire ! Ah, on dirait que c'est Toshinori qui arrive, remarqua t-elle. »

Effectivement, le blond avançait à leur encontre. Umiko se sentit heureuse de le voir, étrangement, sa vue la rendait toujours légèrement plus positive et joyeuse. Ce garçon avait une bonne influence sur elle. Mais ce n'était pas forcement une bonne chose. Elle devait se montrer prudente et veiller à ne pas trop se laisser aller. Peut-être avait-elle fait une mauvaise erreur de calcul. Pourtant... Elle voulait tellement y croire.

Leur maître de stage, un pro héro relativement connu, les accueillis dans son agence avec un enthousiasme non dissimulé. Visiblement, avoir trois jeunes chez lui, allait lui donner une meilleur visibilité et donc plus de travails. Comme quoi tout tourne autour de l'argent, songea tristement Umiko. Mais, elle préféra fermer les yeux sur ces détails, après tout, cette agence était dédiée aux secours de civils en cas de catastrophes naturels ou non. Et c'était un des aspects du métier de héro qu'elle admirait le plus. Andy, comme s'appelait leur maître, leur expliqua comment se déroulait le travail d'un pro héro. Il y avait deux types de scénarios : la police, ou une autre forme d'autorité, faisait appel à eux, et en parallèle ils effectuaient quotidiennement des rondes dans leur quartier de la ville.

Une fois cela expliqué, il leur proposa donc de faire le tour de la ville. Raiko était enjouée au possible. Elle s'était vraiment mise dans la peau d'une pro héro et posait tout un tas de questions à Andy. Toshinori se montrait lui aussi plutôt content d'être ici, même s'il aurait sûrement préféré plus d'actions. Seule Umiko traînait légèrement derrière.

« ça va Umiko ? Demanda Toshi en finissant par remarquer sa mauvaise volonté grandissante.

-Ah ? Oui, oui, ne t'inquiètes pas, le rassura t-elle peu désireuse de s'étendre sur ce qui la troublait actuellement.

-Tu peux m'en parler tu sais, on est ami, lui rappela t-il avec son sourire si particulier.

-Merci Toshi, je pense juste que c'est un peu de blues après le tournoi, tout ça, se justifia t-elle vaguement.

-Je vois, fit-il en fronçant légèrement les sourcils comme s'il était peu convaincu par son argument. Essayons de profiter de ne pas être à l'école alors !

-Je vais essayer, promis Umiko. »

Effectivement, elle fit de commensurables efforts tout le reste de la journée pour participer aux conversations et faire mine de s'intéresser à tout les aspects du travail de pro héro. Finalement, il fut l'heure de manger et Andy les invita dans un fast food. Ravie, Raiko explosa littéralement d'un bonheur qui toucha Umiko. Celle-ci se mit à sourire à son tour et rire aux blagues de la rousse qui faisait, discrètement, de son mieux pour la tirer de son blues.

Pendant le repas, Andy leur raconta tout un tas d'anecdotes sur les divers sauvetages qu'il avait effectués durant sa carrière. Elles apprirent avec étonnement qu'au début, ils étaient surtout appelés pour secourir des chats coincés dans des arbres. Heureusement, avec sa quirk qui lui permettait de contrôler les arbres, cela lui était très facile mais peu gratifiant. Une autre fois, durant un tremblement de terre, il avait trouvé une mémé qui avait sauté du quinzième étage et s'était accroché à la cime d'un sapin haut de plus de trois mètres !

« Vous l'auriez vu s'agripper avec un calme à tout épreuve, c'était sidérant ! Racontait-il en riant entre deux bouchées. Quand je suis arrivé, elle n'avait même pas une égratignure !

-C'est impressionnant, approuva Raiko qui partageait son hilarité. Il me tarde tellement de pouvoir me rendre utile moi aussi.

-Tu verras, une fois que tu y seras, tu trouveras ça ennuyant d'attendre au bureau sans rien faire, la vie de héro est rarement trépidante.

-Mais quand elle l'est, cela doit valoir le coup, insista Raiko.

-Les civils ont besoin de nous, l'accompagna Toshinori dont le sujet le touchait de près. Les héros permettent aux civils de vivre sans avoir besoin de s'inquiéter.

-C'est vrai, avoua Andy visiblement surpris d'avoir à faire à des étudiants avec une telle motivation. D'ici trois ans on sera peut-être collègues !

-Il me tarde ! Pouvoir faire le travail de mes rêves, soupira Raiko en sirotant son coca. »

Soudainement, Umiko se leva brusquement faisant crisser les pieds de sa chaise puis elle se précipita en courant dans les toilettes. Elle s'enferma dans un des cabinets inoccupés et se laisser aller contre le panneau en bois. C'était, elle, était ridicule. Elle savait qu'elle n'aurait pas dû venir avec eux, elle aurait dû faire son stage loin d'ici. Très loin. La jeune fille sentit l'émotion la submerger et des larmes commencèrent à couler sur ses joues. Elle les essuya rageusement, rappant ses pommettes à causes du tissu rugueux de ses manches. La frustration la prenait aux tripes et la faisait littéralement pleurer de rage et de désespoir. Pourquoi devait-elle subir ça ? Une voix lui susurra que c'était de sa faute, c'était elle qui avait pris ce chemin là et qui maintenant la faisait encore plus souffrir. Elle aurait pu se couper aux émotions, refuser de se mêler aux autres étudiants. Mais... Elle n'avait pas pu.

« Oï Umiko, t'es là ? Demanda la voix de Raiko. Ça va ? Demanda t-elle en voyant qu'elle ne répondait pas. »

La jeune fille hésita quelques secondes à ne rien dire et rester là jusqu'à ce que tout le monde parte mais cela n'aurait pas été très mâture. Elle prit son courage à deux mains et sortit. Au même moment, il y eut une énorme explosion et elle fut littéralement soufflé contre le mur du fond. Umiko s'évanouit instantanément.

Ce qui la réveilla en premier se fut le bruit. C'était comme un cauchemars : des murmures qui s'intensifiaient avant de devenir des râles d'agonies. Elle entendait tellement de voix de personnes qui souffraient et appelaient à l'aide autour d'elle qu'elle pensa devenir folle. Mais, rapidement, elle eut autre chose à penser : la poussière qui s'engouffrait dans sa gorge la faisait tousser et lui donnait l'impression d'avoir la gorge en feu. Umiko tenta de sortir de cet endroit, sauf qu'elle comprit rapidement que c'était mission impossible : elle se trouvait ensevelie sous de grosses pierres et ne voyait le bout de ses pieds qu'avec difficultés. Si elle n'était pas en si mauvaise position, elle aurait apprécié l'ironie du sort qui la remmenait mentalement au jour de son épreuve pour intégrer l'UA. Sauf qu'aujourd'hui, elle était toute seule et bien incapable de sortir de là.

Umiko se força à réfléchir calmement. Elle n'avait que très peu d'options pour espérer ne pas mourir asphyxiée : attendre les secours, mais vu le nombre de personnes présentes lors du repas il était peu probable qu'ils la sauvent avant qu'elle ne décède, l'option suivante consistait à tenter le tout pour le tout. Mais cela réduisait à néant tout les efforts qu'elle avait fait depuis qu'elle avait intégré l'UA. Et cette idée lui brisait le cœur. La jeune fille ferma lentement les yeux. Était-elle prête à prendre ce risque uniquement parce qu'elle s'entendait bien avec les élèves de sa classe ? Cela en valait-il vraiment le coup ? Elle revit le sourire à toutes épreuves de Toshinori, l'engouement sans bornes de Raiko, le flegme de Shota, les encouragements de ses enseignants. Oui, cela en valait largement le coup. Elle réduisit sa respiration au minimum pour ne pas engouffrer trop de fumée et se mit à attendre. De l'extérieur, on n'aurait pu croire qu'elle était morte.

« Ooooh on dirait la belle au bois dormant, plaisanta une voix bien connue.

-Raiko ? S'étonna Umiko en voyant la tête de son amie flotter au dessus d'elle.

-En chair et en os ! Enfin plus ou moins, ajouta t-elle avec un clin d'œil. Tu veux continuer ta sieste où je te sors de là ?

-Je veux bien sortir, avoua Umiko. Mais tu compte t'y prendre comment ? Lui demanda t-elle en sous-entendant son incapacité à rendre immatérielles deux personnes à la fois.

-Magie ! »

La main de Raiko apparut à côté de sa tête, traversant les débris, et elle attrapa celle de son amie qu'elle tendait vers elle.

« Allez sortons d'ici, déclara la rousse en la tirant vers elle. »

Étonnement, Umiko ne chercha même pas à comprendre comment son amie comptait réaliser ce miracle. Elle voulait à tout prix sortir d'ici et retourner à l'air libre, et Raiko lui offrait cette chance. Elles traversèrent la roche sans problèmes, Umiko eut l'impression de passer sous un jet d'eau froide à la seule différence qu'elle resta complètement sèche. Mais, au moins, elle ne sentait plus la fumée ni la douleur. Le trajet sembla durée une fraction de seconde puis elles se retrouvèrent à l'air libre. Enfin, plus exactement, elles furent violemment rejetées par la matière et s'écrasèrent lamentablement sur le sol.

« Qu'est-ce qu'il vient de se passer ? S'étonna Umiko en frottant son arrière train maltraité.

-Je crois que j'ai un peu abusé de mon pouvoir, avoua Raiko en faisant une mine contrite.

-Raiko ! Ta main ! S'écria son amie avec horreur.

-Oh putain Umiko ta jambe ! »

Les deux amies se regardèrent avec effarement : Raiko avec sa main d'une couleur translucide, on pouvait même voir sa tête étonnée au travers, sûrement un contre coup de sa quirk. De son côté, Umiko avait son pied gauche qui était tourné dans le mauvais sens. Elle ne l'avait même pas remarqué jusque là.

« ça fait mal ? Se demandèrent-elles d'une même voix.

-Non, j'ai juste l'impression que ma main est super légère, fit Raiko.

-Et moi je crois que l'adrénaline m'enlève la douleur, avoua Umiko. »

Au même moment, la réalité se rappela à elles dans un concert de hurlements plus terrifiants les un que les autres. Elles se retournèrent et découvrirent ce qui restait du fast-food : un amoncelas de gravas jetés pêle-mêle au milieu de flammes dévorantes qui grondaient dans un vacarme assourdissants mais couverts par les cris d'agonie des victimes encore piégées dedans.

« Oh mon dieu mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? Fit Raiko au bords de l'évanouissement. »

Umiko se mit à regarder frénétiquement de tout les côtés : elle ne voyait pas Toshinori, ce pouvait-il qu'il soit resté coincé dans ce brasier ? Elle frissonna.

« Raiko... Où est Toshi ? Demanda t-elle d'une voix hésitante.

-Oh merde... »

Les deux amies se regardèrent avec dans le regard la même peur.

« Tout va bien ! Parce que je suis là ! Haha ! »

Umiko se redressa d'un bond et courut vers cette voix en oubliant instantanément l'état de sa jambe. Elle retrouva Toshinori prêt des pompiers qui tentaient d'éteindre l'incendie. Elle le vit de loin poser des blessés inconscients qu'il avait transporté hors des flemmes en les portant sur son dos. Son uniforme de héro avait complètement brûlé et il était lui-même mal en point. Mais, elle était tellement heureuse de le revoir en un seul morceau qu'elle se jeta dans ses bras.

« Toshi ! Je suis tellement contente de te voir !

-T'es trop coriace comme type, se moqua Raiko qui avait suivi son amie en courant.

-Les filles ! Vous êtes en un seul morceau, that's great, je suis soulagé ! »

Avec horreur, Umiko le vit basculer en arrière et ils se retrouvèrent tout les deux au sol, la jeune fille affalée sur son torse. Elle vit sa masse musculaire diminuer drastiquement, preuve de la désactivation de sa quirk. Elle comprit alors qu'il avait perdu connaissance.

« Merde, qu'est-ce qu'on va faire, s'inquiéta Raiko en comprenant qu'elles ne pouvaient plus compter sur Toshi. »

Umiko regarda autour d'elle : c'était le chaos. Les pompiers tentaient vainement d'éteindre l'incendie mais les flammes semblaient mener leur propre vie. Rien ne les éteignait et elles continuaient de flamber de plus belle. Les pro héros, incapables de franchir cette barrière restait inactif, seul Toshinori avait osé sa peau dans ce brasier infernal.

« On ne peut pas les laisser mourir, geignit Raiko secoué par les cris d'agonies qui retentissaient toujours plus fort. »

La jeune fille était maintenant totalement transparente, son amie pouvait littéralement voir les flammes au travers de son corps. Elle ne savait pas à quel point cela était grave mais en aucun cas Umiko ne comptait prendre le risque de voir ce qu'il se passait si elle activait à nouveau sa quirk. Finalement, elle allait devoir se débrouiller seule. La jeune fille aux perruques, celle qu'elle portait actuellement, de longs cheveux roses, avaient à moitié brûlé, seules quelques mèches volaient, elle se leva, en tenant difficilement debout à cause de sa jambe.

« A mon tour de jouer, déclara t-elle d'une voix calme. »


Rien ne va plus ! A votre avis que va t-il se passer? Est-ce qu'Umiko va réussir à éteindre ce feu? Dites moi tout :D