Bonjour !
Dur dur semaine à l'école mais je suis toujours là! J'espère que vous passez une bonne semaine :p
Kira-chan : C'est normale que je t'appelle comme ça ma fidèle lectrice puisque que tu me suis sans faillir depuis le début ! :p (là j'écris deux fics sur boku mais sinon sur tout ce qui m'intéresse ;) Batman j'ai jamais fais ! :o ) Est-ce qu'elles sont la même personnes? :p à ton avis? ;)
Evilfaul : Un peu oui xD mais je voulais vraiment montrer l'évolution de la société et ce qui pouvait l'avoir emmenée à progresser jusqu'à ce qu'elle est dans le manga :p
Sur ce, bonne lecture ! :D
Chapitre 17 : Condamnation
Umiko regarda avec circonspection la cellule dans laquelle elle se trouvait. C'était petit, sale, sombre et l'humidité rendait la chose encore plus désagréable. Mais, au moins, elle était seule. Un point positif dans une marrée de négatif. Les adultes étaient vraiment contradictoires. Ils l'arrêtaient, alors qu'elle était inconsciente, la traitant comme moins que rien mais par égard à son âge ils la privilégiaient. Essayaient-ils de se donner bonne conscience ? Elle les haïssait. C'était extrême mais au vu des derniers événements elle avait perdu le peu de foi qu'elle avait encore en eux. Elle n'en connaissait aucun qui n'agisse pas pour ses propres intérêts au détriment des autres et surtout sans réfléchir.
C'est la merde. Mais non, ils ne vont pas nous condamner à mort. Enfin j'espère. Ça existe encore au Japon ? Aucune idée... De toute façon, dès qu'on en a la moindre occasion on file d'ici. On changera de noms et de pays et à nous la liberté.
Natsume resta silencieuse et Umiko n'eut pas besoin de lui demander à quoi elle pensait. Si elles partaient... Elles abandonnaient leurs amis. Et surtout, elles avaient chacune quelqu'un qui occupait constamment leurs pensées. Par ailleurs, on leur avait fait savoir qu'Elfe était en vie. Elles n'avaient pas eu le droit à plus de détails mais elles imaginaient que c'était déjà suffisant de la savoir sortie d'affaire. Umiko songea avec difficulté que tout ce qu'elle avait rêvé tombait à l'eau, elle qui désirait tellement devenir une héro, elle pouvait faire une croix dessus car maintenant elle était marquée de la marque des criminelles. Elle devait maintenant assumer des actes qu'on lui avait forcé à faire et qu'elle n'avait jamais demandé. Comme quoi la justice n'était pas encore quelque chose de très au point dans leur pays. Umiko se força à rire. Après tout, elle y était préparée depuis longtemps, elle n'avait qu'à se dire que la courte période à UA n'avait était qu'un doux rêve et qu'il était maintenant temps de se réveiller dans sa dure réalité.
Cette nuit-là, entravée par ses menottes ignifugées, entourées de murs tout aussi ininflammables, elle dormit mal. Elle était roulée en boule dans un coin, pas de lit dans cette cellule seulement une toilette pour ses besoins. Le strict minimum. Elle en était malade, même avec père elle avait eu le droit à plus de conforts. Umiko se tordit dans son sommeil, elle gémissait de douleurs et de peurs tandis que des larmes amères coulaient sur ses joues.
Les jours suivants furent encore plus difficiles pour Umiko. Elle avait oublié ce que c'était que de se retrouver seule. Même si Natsume était là pour la soutenir, elle avait pris goût à l'UA, à pouvoir passer des journées entières entourées de ses amis, et passer ses nuits dans les bras de son amant. Désormais, elle passait ses journées entourées d'individus plus malsains les uns que les autres et ses nuits sur un sol froid et dur. Le plus difficile restait les moments où elle devait fréquenter les autres prisonniers. Et le bonus était que la prison était mixte. Ils vivaient dans une merveilleuse société égalitaire où les hommes comme les femmes vivaient ensemble sur un pied d'égalité, même dans les geôles. Heureusement, ils étaient ensemble uniquement pour les repas, les parties communes et l'extérieure. Mais, il ne fallait pas s'inquiéter, les femmes étaient déjà suffisamment vicieuses les une entre les autres sans savoir besoin d'ajouter leurs homologues masculins. La plus part du temps on la bousculait dans les couloirs, volait son repas, et même le peu de choses qu'elle recevait de ses amis (surtout des sucreries, merci Raiko), finissait par se volatiliser étrangement. Umiko se demandait de plus en plus si les gardiens n'étaient pas de mèches aussi. Pourquoi faisaient-ils tout ça à une gamine de seize ans qui aurait dû attirer leur pitié et leur bienveillance ? Car, on lui reprochait à peu près tout les agissements du groupe de père alors qu'elle n'avait sûrement était actrice que dans seulement un quart de ses sales coups. Mais, elle était un peu comme la figure de proue sur laquelle les médias avaient rejeté toutes les fautes et maintenant tout le monde pensait réellement qu'elle était le cerveau derrière toute cette organisation. Alors, qu'à l'origine elle en avait été elle aussi une victime.
Au finale, elle attendait en échafaudant son plan d'évasion. Et en lisant les lettres loufoques de Raiko. Celle-ci l'en inondait à l'extrême. Ils n'avaient pas le droit de la visiter, jugés trop jeunes pour se confronter à la réalité d'une prise (mais pas elle visiblement), donc son amie s'était rabattue sur un autre moyen de communication. Mais, c'était la seule dont elle avait des nouvelles. Elle comprenait que Toshinori devait conserver une certaine image, après tout il comptait devenir un modèle alors que dirait la presse si on le voyait avec quelqu'un comme elle. Non... Ce qui la blessait le plus c'était l'absence et le silence d'Enji. Elle avait espéré au début qu'il finirait par prendre contact avec elle mais au bout d'une semaine elle s'était résignée. Elle avait bêtement crû être plus qu'une passade pour lui mais elle s'était complètement trompée. Le goût de cette déception là était la plus amer.
Dans quelques jours, son procès aurait lieu. Une comédie sûrement amusante à laquelle tout le monde se rendrait avec joie et bonne humeur. La renarde allait enfin payer pour ses abominables crimes ! Quelle ironie... Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de se demander si Enji allait venir y assister. Elle avait maintenant accepté qu'il ne ferait plus parti de sa vie mais... Elle aurait tout donné pour le revoir une dernière fois. Elle ne demandait pas grand chose, ni lui parler, ni qu'il la regarde, seulement apercevoir son visage une nouvelle fois pour pouvoir en graver les moindres traits dans son esprit. Ce serait comme son précieux et surtout dernier souvenir qu'elle emporterait dans sa tombe.
C'était pour demain. Les autres prisonniers lui avait bien fait comprendre leur joie face à cet événement. Lors de la douche commune elle avait été violemment bousculée. Son visage avait heurté durement le carrelage. Avec un détachement morbide, Umiko avait regardé le sang s'échapper de sa lèvre blessée pour se confondre avec l'eau qui coulait autour d'elle. Alors qu'elle pensait que les autres s'en tiendraient là, mais ce ne fut pas le cas.
« Tu vas enfin recevoir ce que tu mérites, cracha l'une des prisonnières.
-Demain tu seras jugée, assassin ! »
Les coups avaient commencé à pleuvoir. Umiko ne les sentait presque pas. Après tout, elle y avait été habituée depuis sa plus tendre enfance. Mais, Natsume grondait en elle. La jeune femme refusait de se laisser faire impunément. Elles avaient laissé ça derrière elle à l'instant où elles avaient réduis en cendres leurs tortionnaires. Et, il était hors de question qu'elle laisse Umiko replonger dans cet enfer. Sa sœur ferma les yeux et laissa sa jumelle s'occuper du cas des autres prisonnières.
L'humidité ambiante ne fit qu'accentuer les flammes qui se mirent à craquer avec un bruit terrifiant. Muent par un instinct de survie leurs adversaires reculèrent agilement pour éviter de se faire toucher. Mais, elles regrettèrent instantanément d'avoir été aussi loin. Là, le monstre qui se tenait devant eux n'avait plus rien d'humain. Un rire la secouait étrangement tandis que son feu la recouvrait intégralement, seuls deux yeux froids et cruels les fixaient avec une avidité inquiétante. Elles se mirent à crier à l'aider et tambourinèrent violemment contre les portes pour que les gardes les sortent de là. Natsume n'essaya même pas de les blesser, elle les avait éloignées d'Umiko c'était tout ce qui comptait pour elle.
Les gardes pénétrèrent dans les douches au pas de course. Ils ne cherchèrent pas à comprendre et l'arrosèrent avec des extincteurs. L'adolescente se retrouva instantanément recouverte de mousse et sous le coups de la pression elle trébucha et se retrouva à nouveau à terre. Ils ne lui laissèrent pas le temps de se relever. En un instant, ils s'étaient saisis d'elle et la traînèrent sans ménagement. Incapable d'allumer ses flammes à cause de la mousse qui imprégnait maintenant la moindre parcelle de son corps elle n'eut d'autre choix que de se laisser faire. Ils la tirèrent ainsi sur plusieurs mètres, puis étages, avant de la jeter violemment dans une cellule. C'était celle d'isolement. Ni lumière, ni aucun aménagement, le désespoir le plus total réduit en une seule pièce. Umiko sentit son cœur chuter dans sa poitrine mais elle se montra brave, il était hors de question qu'elle leur fasse le plaisir de se laisser abattre.
Elle passa le reste de la journée ainsi que la nuit dans l'obscurité la plus absolue sans la moindre lumière, incapable d'en produire elle-même. Pour la toute première fois de sa vie elle se retrouvait complètement démunie sans sa quirk. Ce fut affreux, mais le pire restait encore à venir.
Ils vinrent la chercher le lendemain matin. La lumière du couloir lui brûla les yeux et elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Mais, elle les refoula au plus profond d'elle-même. Ils lui intimèrent de revêtir les vêtements qu'ils lui avaient apportés. Une simple chemise blanche et un pantalon gris. Ensuite, ils l'entravèrent à l'aide de chaînes passées autour de ses poignets, de ses jambes puis à son cou, le tout relié ensemble. Umiko pouvait toujours se déplacer mais seulement avec de courtes enjambées maladroites qui la mirent mal à l'aise à cause de la honte et de l'humiliation qu'elle subissait en devant traverser toute la prison dans cet appareil.
Les autres prisonniers se mirent à crier sur son passage, ils frappaient frénétiquement sur les portes et les barreaux en hurlant son nom. On aurait dit que les démons de l'enfer en était sortit pour l'acclamer. Sauf que ce qu'ils désiraient c'était de la voir brûler sur le bûcher de la justice. Umiko les ignora avec le peu de superbe qu'il lui restait. Elle regarda droit devant elle, ne leur accordant aucun regard. Finalement, ils arrivèrent devant la sortie. La jeune fille hésita au moment de franchir le seuil. Réussirait-elle à surmonter cette épreuve ? Elle pouvait affronter des prisonniers enchaînés, mais une foule déchaînée le pouvait-elle vraiment ?
Le soleil lui fit encore plus mal aux yeux que la lumière artificielle de l'intérieur. Mais, on ne lui laissa pas le temps de s'y habituer, avec une brutalité gratuite ils la poussèrent dans le fourgon de la prison. Ses chaînes furent accrochées à des pics prévues à cet effet puis le véhicule démarra en direction de la cour où la justice serait rendue. Pendant la durée du trajet, Umiko se força à repenser à l'UA. Elle se remémora tout ce qu'elle y avait vécu et pris un plaisir certain à en raviver les moindres minutes qu'elle y avait passé. Trop vite, la voiture se mit à ralentir puis s'arrêta complètement. Les gardes la firent sortir sans ménagement et elle dût affronter la foule. Avec stupeur, Umiko se rendit compte que presque une centaine de personnes se tenait entre elle et le bâtiment où elle devait se rende. Ses gardiens la tirèrent avec difficulté à travers eux mais les curieux n'arrêtaient pas de crier, la bousculaient, certains allaient même jusqu'à tirer sur sa chaîne la faisant trébucher à plusieurs reprises. Leurs insultes, leurs accusations étaient incessantes et cruelles, la frappant plus durement que des coups. Ses gardes firent rapidement mine de ne rien voir même quand elle se reçut une pierre en plein visage qui rata son œil à peu de chose. Elle sentit la douleur l'étourdir quelques secondes et une autre personne en profita pour la faire tomber. Sur le coup de la peur, Umiko crût un instant qu'elle allait mourir ici. Lynchée par la foule devenue hystérique. Mais, au même moment, un bruit semblable à un coup de feu retentit derrière l'attroupement. Tout le monde se retourna et elle en profita pour se relever et franchir les derniers mètres qui la séparaient encore de la justice. Elle n'eut pas le temps de se retourner voir ce qui venait de lui sauver la vie, elle ne pu que remercier intérieurement le coup du destin qui venait de l'aider.
On lui indiqua où s'asseoir. Des crochets y étaient aussi prévus pour ses chaînes et elle dût faire face aux jurés dans cet position avilissante. Elle n'espérait rien de ce qui allait se passer dans cette salle, son défenseur, un type qu'elle n'avait encore jamais vu de sa vie, n'était là que pour le décorum. Qui voudrait défendre un vilain comme elle ? Non, ce n'était pas un jugement mais un spectacle qui se jouait ici dans le seul but de divertir la foule et surtout lui faire croire que le gouvernement avait les choses en mains. Sauf que c'était complètement faux. Tout ceci n'était que pour faire illusions tandis qu'ils se contentaient de tuer des jeunes filles innocentes.
Plusieurs témoins passèrent à la barre, expliquant comment elle les avait maltraités ou attaqués ou tués un de leurs proches, etc... Elle en reconnu quelques un mais beaucoup de visages lui restèrent complètement inconnus. Après tout, c'était vrai. Sous les ordres de père, elle avait attaqué, maltraité plusieurs personnes. Mais, jamais, jamais elle n'avais tué de personnes innocentes. Elle s'était toujours débrouillée pour ne jamais franchir cette ligne qui aurait marqué la fin de sa propre humanité à laquelle elle n'était pas prête de renoncer même si tout le monde semblait l'avoir fait pour elle.
Umiko les écouta mentir, embellir sans même chercher à protester. Son défenseur se contenta de reprendre les chefs d'accusation en demandant la peine la plus importante. La jeune fille fut secouée d'une rire noire. Puis, les jurés se retirèrent pour débattre. L'attente fut lente, une véritable torture. Dans l'assistance, lassées d'attendre, certaines personnes se permirent de l'interpeller mais elle les ignora sans problème. Étrangement, elle avait retrouvé une certaine maîtrise d'elle-même. Elle se sentait calme et apaisée. Après tout, quand tout serait rapidement terminé, elle n'aurait plus besoin de se forcer, de se mentir ni de jouer la comédie. Tout serait bientôt beaucoup plus simple. La jeune fille se mit à regarder par les fenêtres avec un doux sourire sur le visage ce qui effraya ses voisins les plus proches.
Finalement, elle se rendit compte que les jurés étaient revenus quand un murmure parcourut toute la salle. En tournant son regard vers eux, Umiko aperçu des cheveux presque aussi flamboyants que les siens. Son cœur s'emballa lentement et sûrement tandis qu'elle dévisageait ce visage pourtant si familier. Ce regard noir comme la braise, ces traits durs et carrés mais qui ne manquaient pas de charme ni de charisme. Enji. Elle n'entendit pas le discours que les jurés prononcèrent. Elle se noyait littéralement dans son regard y puisant les forces dont elle aurait besoin pour aller jusqu'au bout. Elle entendit seulement les derniers mots comme à travers un épais brouillard qui engluait tout ce qui n'était pas Enji.
« Condamnation : peine capitale. »
Elle ne fut même pas surprise. Elle tressaillit à peine mais ne quitta pas Enji des yeux. Celui-ci soutient son regard sans sourciller, il ne montra aucunes réactions à l'entente de la sentence se contentant d'attendre patiemment. Mais, Umiko était heureuse, c'était tout ce qu'elle avait demandé, pouvoir le revoir avant la fin. Maintenant, sa décision était prise : elle allait s'enfuir de sa prison ou mourir en tentant de le faire.
Les gardes la forcèrent à se lever et avec une souffrance presque physique elle perdit Enji des yeux. Elle ne chercha pas à le retrouver, elle savait qu'elle ne le pourrait pas car il serait déjà perdu. Il était venu lui faire ses adieux et elle lui en était reconnaissante. Au moins, aurait-elle compté dans le cœur de quelqu'un, ne serait-ce qu'un peu.
Le retour fut plus calme que l'allée. La foule à l'extérieur la hua avec violence mais c'était comme si la certitude de sa mort avait en partie assouvie leur besoin malsain d'atrocité. Sauf qu'elle savait pertinemment que ce n'était que partie remise.
Dans la prison, les autres prisonniers l'accueillirent avec des cries de joies. Visiblement, la nouvelle avait fait rapidement son chemin jusqu'ici. Umiko regarda droit devant elle, ignorant la mort qui rôdait tout autour d'elle et qui était même acclamée par ceux qui étaient pourtant comme elle, voir pire.
Umiko se retrouva à nouveau enfermée dans sa cellule. Elle ne savait pas exactement quand ils allaient revenir pour l'emmener vers sa dernière destination. Mais, elle n'allait pas se laisser faire, il en était hors de question.
S'enfuir ou mourir en essayant. Compte sur moi, je ne te laisserais pas tomber, comme avant qu'on naissance et même maintenant. Merci petite sœur. Je suis contente qu'on ait été deux, je ne sais pas si j'aurais pu tenir aussi longtemps toute seule. A qui le dis-tu ! On a vécu des choses difficiles mais on les a rencontrés aussi. Oui... Si jamais on s'échappe, tu crois que nous pourrions les revoir ? Je suis désolée mais se serait trop risqué, toi même tu sais que pour Toshinori il serait mieux que nous sortions de sa vie. Je vois. S'enfuir ou mourir en essayant. Exactement.
Le lendemain, Umiko se renseigna de mieux qu'elle pu sur comment et surtout quand allait être exécutée sa condamnation. Mais, personne ne désirait l'aider ni la renseigner, elle n'eut que des brides d'informations. Certains parlaient d'une mise à mort par injection, d'autres par drogues dans sa nourriture. Bref, que des suppositions et rien de précis sur le jour en lui-même. Elle rassembla ce qu'elle avait amassé pour sa fuite : trois bouchées de pains. Elle comptait partir en brûlant la serrure de sa porte. Cette partie là n'était pas ignifugée et elle pourrait la faire fondre avec beaucoup de patience et de discrétion. Elle passerait à l'action dans la matinée, au moment où les gardes changeaient de faction. Les siens mettaient toujours du temps à revenir et elle allait en profiter pour passer à l'action.
La nuit fut longue et difficile. Le sommeil de la jeune fille était agitée et elle rêva de flammes ardentes qui réussissaient à la brûler. Elle se voyait alors mourir brûlée vive dans d'atroces souffrances. Umiko se réveilla en sursaut et se rendit compte que ce qu'elle avait pris pour des bruits dans son rêve était en réalité la porte de sa cellule qu'on était entrain de déverrouiller. Avec horreur elle pensa soudainement que les gardes étaient venus la chercher pour la conduire à la mort.
S'enfuir ou mourir en essayant ! Je suis avec toi !
Umiko se leva d'un bond, prête à déchaîner tout ce qu'elle retenait en elle. Pour une fois, elle allait se battre pour elle et uniquement pour sa propre liberté. La jeune fille se rapprocha silencieusement de la porte pour être prête à porter le premier coup dès que la porte s'ouvrirait. Le battant de celui-ci ne tarda pas à s'entrouvrir et quelqu'un s'avança dans l'obscurité. La personne évoluait en silence comme si elle espérait la surprendre. Peut-être voulait-il la tuer ici et maintenant dans sa cellule ?! La colère s'empara d'elle et une lame de feu apparut dans sa main qu'elle approcha discrètement de son agresseur. Alors qu'elle se tenait seulement à quelques centimètres elle se rendit compte que son adversaire n'était pas très grand et elle remarqua aussi que ses flammes éclairaient des cheveux roux.
« Raiko ? S'étonna Umiko en s'étranglant à moitié.
-Umiko ? Putain tu m'as foutu la frousse de ma vie ! Chuchotant celle-ci nerveusement.
-Mais qu'est-ce que tu fous ici ? L'interrogea Umiko complètement perdu face aux intentions de son amie.
-Bah te sortir de là pardi ! Tu pensais quoi ? Que je venais passer mes vacances en prison ? Se moqua t-elle.
-De quoi ?!
-Chut ! Suis-moi en silence. »
Umiko voulut répliquer quelque chose mais elle songea que ce n'était ni le lieu ni le moment d'avoir des explications avec son amie. Elle se contenta donc de la suivre silencieusement, elles sortirent de la cellule et Umiko découvrit ses deux gardes inconscients devant l'entrée. Puis, Raiko les rendit immatérielles avant des les faire tranquillement graviter à travers les murs comme si elle avait fait ça toute sa vie. La prisonnière se demanda depuis quand son amie était capable de telles prouesses mais elle décida d'ajouter sa à la longue liste de questions qui ne faisait que s'agrandir de minutes en minutes.
Avec une stupeur qui avait quelque chose de blasée, Umiko se vit traverser le mur de la prison et flotter dans le ciel nocturne comme si de rien n'était. Visiblement, ce n'était pas si dur que ça de s'enfuir. Raiko les manœuvra aisément jusqu'à une rue adjacente dans laquelle les attendait quelqu'un.
« Le renard est dans mon filet, annonça Raiko d'une voix de conspiratrice.
-Le navet est, pourquoi on doit dire ça putain ? S'énerva une voix inattendue.
-Roh Shota faut jouer le jeu, râle son amie en les faisant atterrir en douceur sur le sol. »
Umiko se réceptionna sans difficultés mais Raiko eut plus de problèmes. A peine eut-elle posé un pieds par terre qu'elle vacilla dangereusement et se fut leur camarade de classe qui la rattrapa agilement.
« Je pense que tu en as assez fait pour ce soir, déclara Shota. Maintenant suivez-moi. »
Umiko ne chercha même pas à protester. Pour elle, elle nageait en plein rêve éveillé. Rien n'avait de réel, ni la tiédeur de la nuit, ni l'odeur de l'humidité qui flottait dans l'air, ni la douce lumière des étoiles qui les éclairent doucement ni les visages familiers et rassurants de ses amis. Enfaîte, elle était très certainement morte en tentant de s'enfuir et le monde lui offrait un dernier cadeau en lui permettant de revoir ses amies avant de mourir totalement.
Pourtant, elle dû marcher quelques minutes. Raiko s'appuyait à moitié sur Shota, elle semblait littéralement vidée de ses forces, incapable de parler ni de balancer ses blagues idiotes. C'est ce dernier points qui interloqua Umiko. Elle se mit à ressentir progressivement la froideur de la nuit, l'inquiétude de l'obscurité, l'aspect blafard de la lune et la nervosité sur les traits familiers de ses amis. Une angoisse sourde monta dans sa poitrine jusqu'à atteindre sa tête la forçant à respirer par à coup tandis que ses mains devenaient moites. Il lui tardait qu'ils arrivent, peu importe où mais que cette situation irréelle se termine d'une façon ou d'une autre.
Finalement, ils arrivèrent devant la gare. Shota sortit un sweat dans son sac et le tandis à Umiko. Comprenant où il voulait en venir elle le revêtit et passa la capuche sur sa tête tandis qu'il faisait de même avant d'aider Raiko avec le sien. Puis, il composta trois billets avant de les faire monter dans l'un des wagons. Le jeune homme ferma la porte avant de tirer tout les rideaux puis aida son amie exténuée à s'étendre sur une des couchettes. Sans attendre, elle s'endormit en posant la tête sur l'oreiller. Umiko s'assit à côté d'elle et Shota en face. Ils se regardèrent un long moment en silence.
« Merci. »
Aloooors? Qu'est-ce que vous en avez pensé? Dites moi tout :D
