Hello!

Vous avez beaucoup de chance car grâce à CupKesCultII je passe à une publication bien hebdomadaire : deux chapitres par semaine ! Un le lundi et un le jeudi normalement ;) L'explication est simple sa fic et mon autre fic (Pride and Prejudice) vont finir par spoiler celle-ci et je ne le souhaite pas!

FlamiraSplitz : Tu vas enfin comprendre ce qu'il y a entre les deux soeurs dans ce chapitre ;) Pour la suite je ne peux que te conseiller de lire ! :P

Evilfaul : Ouiii c'est trop cool ! Méchant All Might :p

Kira-chan : Ma fidèle lectrice ! :D Cette question a une réponde dans ce chapitre (18 chapitres après le début quand même xD) Évidement ! Dis moi dès que tu as posté :D

Bonne lecture !


Chapitre 18 : C'est l'histoire de...


Umiko rêva de la foule. Un amas de gens sans visages mais qui hurlaient sans cesse dans ses oreilles, lui répétant inlassablement qu'elle était un monstre et qu'elle méritait de mourir. Elle avait beau essayer de se soustraire, d'étouffer les cris en mettant ses mains elle les entendait toujours. Ils la bousculaient et se mire à lui lancer des pierres. Elle se crût revenue le jour de son procès. Ils la condamnaient à la lapidation. Elle se débattait en hurlant mais ils étaient trop nombreux et elle désespéramment seule. Alors qu'elle s'enfonçait dans les méandres de son rêve elle fut réveillée par Shota qui lui annonça qu'ils étaient arrivés.

La jeune femme eut du mal à reprendre conscience de la réalité qui l'entourait. Il lui semblait avoir rêvé aussi ce qui lui était arrivé la veille mais elle se trouvait toujours dans un wagon de train. Et avec elle deux de ses camarades de l'UA. Cela ressemblait vraiment à un rêve éveillé, songea t-elle en observant Shota réveiller délicatement Raiko. La rousse émergea doucement et observa son environnement avec autant d'étonnement qu'Umiko.

« On a réussit, réalisa t-elle visiblement soulagée.

-Il faut encore qu'on aille jusqu'à la maison, la reprit Shota. Mais, oui on a réussi.

-Vous êtes surs que personnes ne va nous retrouver ici ? S'étonna Umiko.

-On a bien surveillé nos arrières, Naomasa nous couvre, c'est lui qui nous a aidé à te faire sortir de prison, mais les explications viendrons plus tard, expliqua rapidement son camarade. On doit y aller. »

Umiko ne se fit pas prier. Elle rabattit à nouveau sa capuche en prenant bien soin de dissimuler les longues mèches de flammes à l'intérieur. Ils sortirent du wagon sans croiser âmes qui vivent. Visiblement, ils étaient arrivés dans un coin reculé du Japon, elle qui n'était jamais sortie de sa ville cela lui donnait presque l'impression de changer littéralement de monde. Ils descendirent dans la gare puis traversèrent le quai sans marquer la moindre hésitation. Heureusement, ils semblaient vraiment être dans un tout petit village car Umiko n'aperçut aucune caméra de surveillance ni de policiers comme elle avait pu en croiser dans son ancienne ville. Une fois à la sortit, ils furent interpellés par un jeune homme qu'elle mit quelques secondes à reconnaître. Il avait les cheveux blonds coupés très court mais sa façon de sourire et son regard pétillant le trahirent instantanément.

« Toshinori ! S'exclama Umiko bouche bée.

-Hello ! Fit-il plein d'entrain et visiblement ravi de revoir son amie. Je suis venu vous chercher, les autres nous attendent à la maison.

-Les autres ? Interrogea la jeune fille surprise, mais vous êtes combien ?

-Tu verras bien, ce sera une surprise, déclara t-il avec un sourire amusé. »

La renarde était maintenant complètement perdue. Elle qui avait crû pendant ces dernières semaines avoir été complètement abandonnées par ses amis, elle se retrouvait maintenant sauvée par eux. Elle se demandait à quel point elle s'était trompée sur son compte et s'en voulait de les avoir à ce point sous estimé.

Ils marchèrent dans les rues de ce qui semblait être un village typiquement japonais. Les maisons étaient construites en bois avec un respect des traditions et un goût exquis. Umiko songea que cela ne lui déplairait pas de vivre ici, tout semblait plus calme et serein qu'à la ville. Ils croisèrent qu'une ou deux personnes d'un certain âge qui saluèrent Toshinori comme si elles le connaissaient depuis quelque temps déjà. Ce qui permit à Umiko de réaliser que ses amis semblaient avoir prévu leur coup depuis plus longtemps que ce qu'elle avait soupçonnait. Finalement, ils s'arrêtèrent devant une maison de taille respectable, aussi construite en bois, qui se trouvait légèrement à l'écart des autres constructions. Toshinori l'invita à entrer et Umiko pénétra à l'intérieur la gorge nouée. Qui allait-elle trouver ici ? Avant qu'elle n'ait vraiment eu le temps d'y réfléchir, quelqu'un lui sauta dans les bras avec un enthousiasme débordant.

« Grande sœur !

-Elfe ? S'écria Umiko bouleversée. Oh merci mon dieu tu vas bien ! »

Elle serra sa sœur dans ses bras avec l'impression qu'elle allait fondre en larmes tellement elle était soulagée de la voir en bonne santé. La jeune fille semblait rayonnante, elle souriait de toutes ses dents et la regardait avec un air espiègle dans le regard. Ses cheveux verts ordinairement coupés très courts sur ordre de père avait commencé à repousser dans tout les sens maintenant libérés de sa dictature. Umiko ne pouvait plus se résoudre à lâcher sa petite sœur, elle avait tellement peur qu'elle disparaisse à nouveau si elle la laissait partir ne serait-ce qu'une seconde. Un petit raclement de gorge discret de Raiko la força à réagir et elle se redressa en tentant de conserver le peu de maîtrise d'elle-même qu'il lui restait. Et qu'elle perdit instantanément en croisant le regard de la personne qui se trouvait derrière Elfe.

Pas une seule seconde elle avait pensé le voir ici. C'était idiot mais elle s'était persuadée elle-même qu'elle ne le reverrait plus jamais. Pourtant elle réalisa à cet instant là à quel point elle avait besoin de lui. Le simple fait de le rencontrer ici sapa ses dernières forces et elle fondit littéralement en larmes. Enji, qui d'abords avait conservé un air froid et fermé vit sa volonté fléchir en la voyant ainsi se mettre à pleurer. Quant aux autres étudiants de l'UA, ils ne savaient plus où se mettre. Finalement, Enji attrapa Umiko par la main et l'attira vers lui dans une étreinte aussi passionnelle que libératrice. Il fallut de longues minutes pour que la jeune femme se calme. Après tout, elle avait refoulé en elle la peur et le désespoir pendant des longues journées emplit de solitude mais maintenant que c'était fini, le soulagement la rendait tellement heureuse qu'elle ne pouvait plus conserver son sang froid.

Au bout de quelques minutes Umiko se rendit compte qu'il n'y avait plus qu'eux deux dans le couloir, visiblement les autres avaient trouvé de quoi s'occuper et ils avaient emmené Elfe avec eux. Enji la regardait maintenant avec ce regard qu'elle lui connaissait bien et qu'il dédiait qu'à elle, ce qui la rassura instantanément. Elle avait réellement crû pendant un instant qu'il avait fait une croix sur elle et leur relation.

« ça va aller ? Demanda t-il de sa voix bourrue qui lui avait tellement manqué.

-Oui, désolée, s'excusa t-elle en reniflant pitoyablement.

-C'est bon, je ne pense pas que beaucoup aurait tenu aussi longtemps que toi avant de craquer, la justifia t-il en haussant les épaules. Les autres sont partis préparer le repas, on ferait mieux d'y aller. »

La salive monta instantanément à la bouche d'Umiko. Depuis quand n'avait-elle pas eu un vrai repas ? Enfaîte elle ne savait même pas vraiment combien de temps elle était restée emprisonnée. Mais, il y avait une dernière chose qu'elle voulait s'assurer avant de rejoindre ses amis.

« Enji, est-ce que... On est toujours ensemble ? Demanda t-elle en ne pouvant se résoudre à employer d'autres mots plus concrets. »

Enji leva les yeux puis soudainement il attrapa son visage dans ses mains et l'embrassa passionnément.

« J'espère que ça te suffira comme réponse, répliqua t-il d'un air goguenard. »

Umiko hocha vivement la tête, soulagée de ne pas pouvoir rougir. Ils partirent, main dans la main, rejoindre leurs camarades. Ceux-ci avaient installé la table et commençaient à emmener le repas préparé par Raiko qui leur dévoila des talents de cuisinière bien cachés jusqu'à présent. Ils discutèrent de tout et de rien, évitant soigneusement les sujets sensibles et récents pour parler que de choses versatiles et amusantes. Finalement, à la fin du repas, Umiko ressentit le besoin de remercier proprement ses amis. Après tout le mal qu'ils s'étaient donnés pour la secourir, elle leur devait au moins la vérité à son sujet.

« Tout d'abords, merci pour tout, sans vous je ne sais pas comment j'aurais fais, avoua Umiko, je vais vous raconter qui je suis vraiment.

-Tu n'es pas obligée si tu ne le veux pas, la rassura Raiko.

-Si, je vous dois bien ça. C'est l'histoire de deux personnes normales, sans quirks, qui s'aimaient. La femme tomba enceinte de deux jumelles. Malheureusement, pendant la grossesse, elle perdit l'une des deux. Elle tomba en dépression mais la dernière s'accrocha à la vie. Viens le moment de l'accouchement et contre toute attente, ce n'est pas une fille mais deux qui vinrent au monde ce jour là. Les médecins ne pouvaient se l'expliquer mais la mère et le père furent heureux de voir leurs deux enfants saines et sauves. Jusqu'à ce qu'ils remarquent quelque chose d'étrange. Ce n'était d'abords qu'un soupçon mais au fur et à mesure que les jours passaient ils se rendirent compte que l'une d'elles disparaissait mystérieusement de temps en temps avant de réapparaître tout aussi étrangement. Finalement, l'atroce vérité éclata. Il n'y avait qu'une jumelle, l'autre était une projection. Les médecins expliquèrent que la jumelle morte avant de naître avait une quirk qui lui avait permis de survivre dans sa sœur qui, elle, avait survécu. Au final, les parents ne purent supporter une telle aberration. Ils avaient l'impression d'élever un monstre. La goûte d'eau fut quand ils découvrirent que leur unique fille pouvait contrôler le feu, ses cheveux se transformèrent en véritables flammes et ses yeux ne furent plus que des braises rougeoyantes. Ils étaient trop normales pour accepter cela et bien incapables de gérer un tel enfant. Ils firent la pire chose que puissent faire des parents : ils se débarrassèrent de leur fille. Les vilains font leur commerce de ces enfants étranges et non-désirés et les parents n'eurent aucun mal à trouver quelqu'un d'intéressé par elle. L'enfant avait six ans et elle se retrouva plongée dans un monde où la noirceur était sans égale. Toute son enfance ses parents l'avait traitée comme un monstre mais elle se retrouva alors noyée dans un monde de cauchemars où les monstres étaient partout autour d'elle. Mais, sa sœur fantôme qui existait autant qu'elle à ses yeux, l'aida. Entre elles, elles se serrèrent les coudes. Rapidement elles comprirent que si elles obéissaient aux ordres les coups se faisaient plus rares, elles apprirent aussi à se défendre contre les hommes et leurs appétits malsains. Une autre fille arriva parmi eux, plus jeune et innocente, elles firent le serment de la protéger quoi qu'il en coûte. Elle ne devait pas subir ce qu'elles avaient dû traverser. Et, finalement, à 16 ans elles avaient enfermé leur cœur dans un coin refoulé de leurs êtres. La renarde était née. A ce moment là, le chef décida de recruter parmi les étudiants des universités et qui mieux pour faire ça qu'une adolescente ? La fille fut envoyée à l'université où elle se rendit compte que son monde n'avait rien à voir avec celui de la réalité. Mais, elle devait mener à bien sa mission si elle voulait pouvoir continuer à survivre. Sauf qu'elle rencontra des personnes qui devinrent ses amis et elle eut de plus en plus de mal à obéir aux ordres. Pourtant, elle devait protéger sa petite sœur à tout prix. Et finalement... Me voici, expliqua t-elle avec une voix douce. Grâce à vous j'ai pu traverser tout les obstacles, sans vous je serais toujours coincée dans ce monde de cauchemars. Et bien entendu Natsume est là aussi. »

Umiko fit un vague geste de la main et sa sœur apparut debout à ses côtés.

« Yo la compagnie ! »

L'assistance, à part Enji et Elfe, eut un petit mouvement de recule en voyant Natsume littéralement sorti de nul part. Évidemment, tout le monde s'était demandée où elle était passée après avoir mystérieusement disparue durant l'assaut contre les vilains mais personnes n'avaient osé poser la question à Umiko. Au moins maintenant ils savaient, enfin... Ils essayaient toujours de comprendre la portée des révélations qu'ils venaient d'avoir.

« Donc si j'ai bien compris, repris lentement Raiko. Natsume et toi êtes deux personnes complètement différentes sauf que Natsume fais partie de toi. Et si jamais tu venais à disparaître ? Natsume disparaîtrait aussi ?

-Je suppose, fit Umiko songeuse tandis que sa sœur jumelle faisait la grimace à cette idée. Mais ça ne vous pose pas de problèmes ?

-Pourquoi ça nous en poserait ? Répliqua Shota visiblement ennuyé. Tout le monde a des quirks ici.

-ça me fait penser, renchérit Raiko. Mais Elfe a aussi une quirk ?

-Oui, leur apprit Natsu, elle peut parler aux animaux et ils l'aident.

-Aux animaux ? S'étonna Toshinori en se remémorant le soir de l'affrontement des héros contre la renarde. »

Le jeune garçon croisa le regarde de la jeune fille mais elle se contenta de le fixer avec son regard jaune indéchiffrable, un léger sourire flottant sur ses maigres lèvres. L'étudiant songea que cette enfant était vraiment étrange, elle parlait rarement mais elle semblait toujours réfléchir plus loin que les autres. Et bien souvent, elle semblait comprendre avant eux ce qui se passait.

« Ouaip, chats, chiens, je l'ai même vu recouverte d'oiseaux une fois, raconta Natsume en retenant un fou rire à l'évocation de ce souvenir.

-C'était mémorable, avoua Umiko tout aussi amusée.

-Nouvelle version de Cendrillon, plaisanta Raiko.

-Hm et si vous m'oubliez ? Proposa Elfe qui était soudainement devenue légèrement rouge.

-Désolée petite sœur, s'excusa la renarde. Pour revenir sur un autre sujet comment vous vous y êtes pris pour me faire sortir ?

-On a demandé de l'aide à Naomasa, expliqua Toshinori. Il a des contacts un peu partout dans la ville donc il n'a eu aucun mal à savoir dans quelle prison tu étais, ensuite il nous a donné toutes les infos qu'il pouvait rassembler. Le problème c'est qu'on ne savait pas quand intervenir.

-Surtout que ça dépendait de ma capacité de te faire traverser les murs en même temps que moi, expliqua Raiko.

-Pendant ce temps il fallait aussi prévoir la suite, ajouta Shota. Parce que maintenant nous sommes tous des criminelles recherchaient je vous rappelle.

-Arrêtes de faire ton rabats-joie, c'est très bien d'être hors la loi, répliqua la rousse. Au moins, personnes pour nous faire la moral ou essayer de tuer notre amie.

-Un point pour la rousse, donna Enji sans se départir de son air sérieux même si Umiko était presque sur d'avoir vu ses lèvres bouger d'un millimètre.

-Tu vois même Enji est d'accord avec moi ! S'exclama t-elle devant cet argument de choc. Bon, en bref, j'ai dû m'entraîner comme une damnée pour réussir à passer à travers les murs avec quelqu'un. »

Au vu de la tête dépitée de Shota cela avait dû être lui le cobaye.

« Et après avoir passé plusieurs jours à moitié invisible j'ai fini par y arriver sans me mettre à jouer la vitre, finit-elle plutôt contente d'elle-même.

-Et on est en sécurité ici ? Demanda Natsume légèrement méfiante après avoir fini en prison. Comment allons-nous faire pour l'argent ?

-Ici personne ne viendra nous y chercher, on va tous prendre des noms différents et essayer de changer nos coupes de cheveux ou des trucs comme ça. Presque que personnes n'a la télé et la police la plus proche est dans une ville à 150 kilomètres donc avant qu'ils n'entendent parler de nous on a le temps. Pour l'argent, pour l'instant j'ai pris celui de mon père, après tout vaut mieux qu'il nous serve à survivre plutôt que de finir dans des machines à sous. Ensuite, il faudra trouver du boulot, y a une petite supérette pas loin.

-Elle va être contente la vendeuse avec sept nouveaux salariés, se moqua Shota.

-Elfe ne travaille pas, c'est une enfant, répliqua Umiko en levant les yeux au ciel.

-Six si tu veux, fit-il en haussant les épaules.

-Vous les mecs vous irez voir les bûcherons du coin, na, déclara Raiko en tirant la langue à son camarade grognon.

-Si tu veux, la consola Toshinori.

-En attendant il va falloir tous vous installer, qui veut une visite personnalisée ? Proposa Raiko. »

Natsume et Umiko acceptèrent volontiers et finalement toute la maisonnée emboîta joyeusement le pas à la rousse. Enfin, sauf Shota qui décréta que dormir sur le canapé était tout aussi intéressant.

La maison était construite de plein pieds et plutôt spacieuse. Mais, ils étaient tout de même sept et cela restait un véritable défis de tous les faire rentrer. Ils partirent de l'entrée et Raiko leur indiqua la salle de bain sur leur droite, elle était constituée d'un large bain qui pouvait contenir facilement une dizaine de personne et la porte du fond pouvait s'ouvrir pour faire entrer l'air frais. Ensuite, en continuant le couloir, ils tombaient sur une salle à manger très spacieuse dans laquelle avait était installé une large table et quelques meubles, dont le canapé, mais la décoration restait très spartiate comme si personne n'avait vécu ici depuis longtemps. Elle leur indiqua au fond un chambre que partagerait Umiko et Enji, puis celle jumelle qu'allait occuper Natsume et Toshinori. Il n'y avait pas de lit, seulement des futons rangés dans les placards. Le reste de la décoration se résumé dans les tatamis dont était recouvert le sol. Au moins, Enji n'était pas dépaysé contrairement à la plus part des autres étudiants. Il ne restait ensuite qu'une chambre, la plus grande. Raiko décréta qu'elle la partagerait avec Elfe et que Shota qui n'avait pas voulu les suivre devrait se contenter de son canapé chéri.

Tout le monde se sépara pour s'installer et prendre paisiblement ses marques dans leur nouvelle résidence qui risquait d'être la leur pour un temps indéterminé. Umiko avait un peu honte pour ses amis qui avait une vie et une famille ailleurs, mais, au fond d'elle, elle souhaitait qu'ils puissent rester ainsi éternellement. Au final, elle se retrouva un peu perdue dans cette grande chambre inconnue. Elle regarda Enji installer le futon et sortir son sac de voyage en silence. Le jeune homme ne disait rien non plus. Les révélations auxquelles il venait d'avoir le droit le laissait perplexe. Même si Umiko avait insisté sur le fait qu'elles étaient différentes, il se sentait gêné par le fait qu'elle et Natsume puissent être la même personne. Et que l'une soit amoureuse de son plus grande Némésis n'arrangeait pas les choses. Il ne souhaitait pas inclure Toshinori dans sa vie amoureuse mais il ne pouvait pas non plus s'empêcher de faire des rapprochements dans son esprit. Il ne se l'avouait pas mais il avait peur d'être seulement un deuxième choix, comme toujours. Le deuxième plus fort, le deuxième dans le cœur d'Umiko... A cette pensée, il serra son poing de toutes ses forces et le shampoing qu'il tenait dans la main émit un drôle de bruit qui fit sursauter sa compagne.

« ça va Enji ? Osa t-elle demander en mettant fin à ce silence qui commençait à devenir pesant.

-Je vais toujours bien, répliqua t-il en fourrant le maudit savon dans son sac. »

Umiko qui n'était pas folle, voyait bien que quelque chose l'énervait. Elle-même elle était plutôt perdue. Les seules personnes qui avaient jamais été au courant pour sa sœur et elle l'avait soit abandonnée soit l'avait utilisée à des fins très discutables. De plus, elle venait tout juste de sortir de la prison, qui avait été un véritable enfer, pour se retrouver dans une grande maison où elle pourrait vivre avec les personnes qu'elle aimait. Tout ces changements aussi soudains et paradoxaux lui donnaient le vertige. Elle avait terriblement besoin du soutien d'Enji en cet instant là mais celui-ci ne semblait pas près à lui ouvrir à nouveau son cœur comme il avait pu le faire auparavant. La jeune fille tenta de dominer ses émotions et elle s'avança vers lui. Puis, une fois à sa hauteur, elle toucha doucement sa main. Enji sursauta et ficha son regard renfrogné dans le sien. Mais, Umiko ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit, elle l'embrassa délicatement en priant pour qu'il n'ait pas changé d'avis depuis le matin. Enji sembla hésiter, quelques secondes qui parurent une éternité, puis il répondit à son baiser.

« Tu sais que tu peux tout me demander, fit-elle d'une voix douce en devinant justement que s'il était dans cet état c'était à cause de ses révélations.

-Est-ce que... Est-ce que tu ressens les même chose que Natsume ? Demanda t-il.

-C'est compliqué... Je peux ressentir des sentiments extrêmes, si elle est menacée, ou si elle souffre. Si elle est heureuse parfois, mais ce ne sont que des cas vraiment particuliers. Tu as une idée précise que je puisse te répondre plus précisément ? »

Enji se renfrogna visiblement peu enclin à partager ses doutes. Mais, il n'avait pas fais tout ce chemin pour renoncer maintenant. Il maîtrisa du mieux qu'il pu la colère qui bouillait en lui pour lui poser la question qui l'inquiétait tant.

« Est-ce que tu ressens ses sentiments pour Toshinori ?

-Oh, fit Umiko surprise, oh. »

Elle le regarda un instant ébahis et complètement surprise. Puis, elle pouffa, ce qui l'agaça grandement.

« Tu es tellement jaloux, s'amusa t-elle.

-Je te fais rire ? S'énerva t-il.

-Désolée, c'est juste que... Toshinori est vraiment un ami précieux pour moi mais imaginer que je puisse l'aimer c'est très drôle, avoua t-elle en riant. Je peux parfois ressentir les émotions de Natsume, mais cela ne veut pas dire les partager, expliqua t-elle en essayant de choisir les mots justes. Et pour Toshi, tu n'as pas à t'inquiéter.

-Bon, ça va alors. Tu es à moi, ajouta t-il en l'attirant dans ses bras dans une étreinte jalouse et possessive mais qui rassura Umiko.

-Je suis à toi pour toujours... »

Natsume se retrouvait dans une situation similaire à celle de sa sœur jumelle. A la différence que Toshinori était d'un nature plus calme et sereine. Mais, elle se tenait tout de même légèrement en retrait, perdue dans cette grande chambre. Elle n'avait aucunes affaires, tout comme Umiko, elle songea distraitement qu'elles devraient sûrement s'en acheter. Ce serait la première fois qu'elles achèteraient quelque chose. Mais, ce qui l'inquiétait actuellement c'était le mutisme de Toshinori. Il avait fini de déplier le futon et il s'occupait maintenant de sortir ses affaires de son sac tout en conservant un silence étrange. Elle n'était pas habituée à le voir si peu loquace et elle avait peur que ce soit sa véritable nature qui le rende soudainement si distant avec elle. La peur la pris à la gorge et des larmes montèrent à ses yeux. Elle n'avait pas choisis d'être comme ça ! Mais elle aussi elle voulait vivre ! Elle en avait autant le droit que sa sœur !

Toshinori fut interloqué par des petits bruits et quand il se retourna il découvrit Natsume qui pleurait en silence.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? S'inquiéta t-il en la prenant dans ses bras.

-Je veux vivre moi aussi, déclara t-elle d'une voix déchirante.

-Mais tu vis, s'étonna Toshinori. Tu n'es pas heureuse avec moi ?

-Si ! Mais, tu ne parlais pas, j'ai peur que tu ne veuilles plus de moi maintenant que tu sais la vérité, hoqueta t-elle dramatiquement.

-N'importe quoi, je t'aimais quand tu étais encore considérée par tous comme une criminelle notoire, maintenant que je sais que tu es innocente pourquoi je ne t'aimerais plus ?

-Baka, soupira t-elle en tentant d'essuyer ses larmes. Tu sais que ce n'est pas de ça que je parle. Je parle du fait que je ne sois pas vraiment vivante...

-Tu l'es, déclara t-il d'un ton qui ne souffrait aucunes plaintes. Tu l'es autant que n'importe qui. Le fait que tu ne sois pas née comme les autres personnes ne changent rien. Tu as une quirk particulière comme la plus part d'entre nous, voilà tout.

-ça ne t'effraie pas ?

-Pas le moins du monde, la rassura t-il.

-Toshinori, soupira t-elle en enfouissant son visage dans le creux de son cou. »

Natsume s'enivra de son odeur qu'elle n'avait jamais oublié. Elle se sentait maintenant en sécurité comme si le cauchemars était enfin terminé. Pourtant, elle savait au fond d'elle qu'ils devraient un jour ou l'autre affronter la justice.


Et voilà ! Long chapitre de 8 pages quand même ! Qu'est-ce que vous en avez pensé? De la vérité sur les deux sœurs?

Dites moi tout :D