Bonjour tout le monde !
J'espère que vous allez bien ! Perso je suis malade " Mais je continue d'écrire :P
Bref je suis censée poster deux chapitres par semaine mais comme vous voyez la date ne sera jamais trop précise mais c'est le problème avec un emploi du temps de master qui n'est pas fixe, gomen ^^"
Merci à ceux qui me lisent et surtout à ceux qui prennent la peine de commenter !
Evilfaul : Mais nooooon qu'est-ce qui te fais dire ça voyons x'D
Kira-chan : Ce n'est pas grave pour la dernière fois mais j'avou que je me suis inquiétée je me suis demandée si ce que j'écrivais était soudainement devenu nul xD
Bonne lecture !
Chapitre 20 : Nouvelle vie
Umiko tenait la caisse sans même chercher à dissimuler l'ennui profond dans lequel elle se trouvait actuellement. Son regard errait mornement d'un rayon à l'autre jusqu'à ce qu'elle aperçoive sa sœur jumelle. Natsume était entrain de ranger les nouveaux arrivages avec une bonne humeur à toute épreuve. L'ancienne étudiante de l'UA était ravie de la voir ainsi rayonner mais d'un autre côté, elles n'avaient jamais été autant différentes. C'était assez étrange mais après avoir passé seize ans de sa vie dans une relation quasiment fusionnelle avec sa sœur, elle avait dû mal à s'adapter. Déjà, elles n'avaient plus fusionné depuis qu'elles étaient arrivées dans le petit village, ce qui faisait maintenant presque une semaine. Mais, elles continuaient toujours à discuter mentalement. Umiko songea que tant qu'elles continuaient ainsi, elle ne s'inquiéterait pas sérieusement. Et puis, elle ne voulait pas paraître jalouse ou intrusive, après tout, sa sœur avait absolument le droit de mener sa propre vie comme elle l'entendait.
Arrête de bailler comme ça, plaisanta la voix de Natsume dans sa tête. Je n'y peux rien si je m'ennuie. Occupe toi alors. Comment ? On a qu'à discuter. De quoi ? Je ne sais pas moi... ça se passe comment avec Enji ?
Umiko s'empourpra et espéra que sa sœur n'avait pas perçu sa gêne soudaine mais, au vu de son sourire malicieux qu'elle lui adressa en se retournant discrètement, elle comprit qu'elle avait fait ça sciemment.
Tu n'as qu'à me dire comment ça se passe avec Toshinori en première, répliqua t-elle pour tenter d'éviter la question. Ça se passe très bien si tu veux tout savoir. C'est juste que... Tu sais, son but était de devenir le symbole de la paix, je me sens mal de le voir gâcher son talent en restant ici. Je te comprends parfaitement... J'ai peur pour Enji aussi. Même si son but n'est pas aussi noble que celui de Toshi je n'ai pas envie qu'ils se sacrifient pour nous. Ni l'un ni l'autre. Tu crois qu'ils pourraient retourner à l'école ? Nous on vivrait ici et ils viendraient nous voir de temps en temps ? C'est une idée plaisante. Mais qui comporte des risques. On devrait en discuter avec les autres ce soir. Ok.
Au même instant une cliente entra dans la boutique. C'était une de leurs voisines, après tout seuls les personnes du village venaient ici, et Umiko s'empressa de venir l'aider pour tenter d'échapper à l'ennui qui la guettait.
Enji marchait d'un pas tranquille. Il était retourné à la maison chercher des outils qu'il avait oublié. Heureusement, Elfe les avait déjà repéré et dès qu'elle l'avait vu arriver, elle les lui avait donné avec un sourire amusé. Cette petite était vraiment très attentive et efficace, Enji en venait presque à la considérer comme sa propre petite sœur. Après tout, il n'en avait jamais eu alors pourquoi pas Elfe ? L'ambiance qui régnait dans leur nouvelle maison était plus conviviale et plus familiale que ce qu'il avait jamais connu en seize ans dans sa propre demeure. Il se sentait maintenant responsable de la jeune fille ainsi que des autres demoiselles qui vivaient sous leur toit. C'était une sensation nouvelle mais non déplaisante.
Alors qu'il marchait rapidement le long de la rue, il se surpris à songer distraitement au lycée. Il se demanda si les professeurs avaient remarqué leur absence et surtout comment ils allaient réagir. Mais, tout cela lui semblait bien lointain. Il avait l'impression que le lycéen obnubilé par la puissance et la reconnaissance était une personne différente de celle qu'il était aujourd'hui.
Même ce village était complètement différent de la ville où il avait toujours vécu. Ils étaient loin de l'agitation fébrile des possesseurs de quirks et de la crainte permanente des vilains qui semblaient œuvrer dans le plus grand secret. Ici, certaines personnes possédaient des pouvoirs, mais rien de bien grandiose. Personne ne les utilisait autrement que pour soulager leurs tâches quotidiennes. Au fond, Enji se sentait plus calme depuis qu'il vivait ici.
Mais, alors qu'il continuait son chemin, sans vraiment accorder une grande importance à ce qui se passait autour de lui, il fut soudainement bousculé par un type qui courrait comme s'il avait le diable aux fesses.
« Au voleur ! S'écria une femme derrière Enji. »
Le sang de celui-ci ne fit qu'un tour. Avant même qu'il n'ait pris le temps d'y réfléchir une seule seconde, sa quirk s'activa d'elle-même et un mur de feu apparut devant le voleur. Celui-ci s'arrêta net face au brasier et parut hésiter un instant. Sûr de sa réussite, Enji avança en marchant jusqu'à lui. Sauf que son adversaire fit soudainement surgir un cercle de glace qui éteignit facilement son feu. Le jeune homme se sentit encore plus énervé et il se précipita sur l'escroc en courant. En quelques enjambées il l'eut rattrapé, car même s'il avait une quirk utile, sa condition physique n'avait rien à voir avec celle d'Enji. Il le plaqua durement au sol et lui arracha des mains le sac qu'il avait dérobé. Quelques instants plus tard, une femme d'âge mûr arriva à sa hauteur à bout de souffle.
« Merci beaucoup, vous êtes mon héro, déclara t-elle en souriant doucement.
-Ce n'est rien. »
Enji se sentit littéralement enflammé quand elle l'appela « héro ». Cela fit remonter des sentiments qu'il avait enfoui en lui en arrivant ici. Il fit distraitement la morale au voleur qui se révéla être le fils d'un quelconque voisin. Après qu'il ait promis de ne plus recommencer, et que l'agressée ait remercié une nouvelle fois Enji, le jeune homme reprit son chemin. Mais, au bout de quelques mètres il dût s'arrêter. Il sentait toujours son cœur battre la chamade tandis que son sang bouillonnait toujours dans ses veines. Il s'était senti emporté par l'adrénaline et maintenant il n'arrivait plus à se calmer. Il voulait retrouver cette sensation d'accomplir la justice et d'agir plutôt que de rester passivement à attendre. Mais, en même temps il se sentait honteux de ce genre de sentiments. Et c'est dans cet état d'esprit qu'il arriva à son travail.
Toshinori ne lui posa pas de questions. Les deux garçon s'entendaient mieux depuis qu'ils étaient forcés de quo-habiter. Mais, ils ne s'épanchaient pas non plus dans une grande amitié virile. Au final, Enji se força à s'absorber dans son travail pour oublier ce qui s'était passé sur le chemin. Il y parvient jusqu'au soir.
Ils étaient tous attablés autour d'un succulent repas. Tout le monde raconta un peu ce qu'ils avaient fait de leur journée mais ce qu'ils attendaient tous impatiemment c'était le récit de Shota. Car, celui-ci était retourné à la ville pour voir où en était la situation. Cela faisait deux jours qu'il était parti et il était enfin revenu.
« Alors, qu'est-ce que tu as appris ? Le pressa Umiko.
-Naomasa m'a informé sur la situation dans la police, commença t-il de sa voix tranquille et légèrement traînante. Apparemment, ils n'ont aucune idée de là où vous pouvez être. Enfaîte, ils ne savent même pas que vous êtes deux.
-C'est une bonne nouvelle, apprécia Raiko.
-Sauf qu'il se doute bien qu'Elfe est avec elles, ajouta t-il.
-Ce n'est pas étonnant en même temps, répliqua Enji. Cela tombe sous le sens.
-Sauf que celle qui est allée la chercher c'est Raiko et ils ont des images d'elle sur les caméras de l'hôpital, expliqua Shota.
-Merde, fit Raiko. Bon après tant qu'ils ne savent pas où on est ce n'est pas très grave. Est-ce que tu as été suivis ? Où est-ce que tu as été interrogé par la police ?
-Personne ne m'a suivis. Apparemment des policiers sont venus voir ma mère quand je n'étais pas là, mais les questions semblaient plus orientés sur le fait que j'ai été dans la même classe qu'Umiko. Ils ne semblaient pas se douter que d'autres élèves aient pu l'aider à s'enfuir.
-C'est une bonne chose, apprécia la rousse avec un sourire entendu. Visiblement on va pouvoir rester ici tranquillement.
-On a une proposition à faire, déclara soudainement Umiko en regardant sa sœur qui hocha discrètement la tête dans sa direction. Enji et Toshinori pourraient retourner à l'école. Après tout, nous sommes en sécurité ici donc il n'y a aucune raison que seul Shota puisse retourner chez lui.
-Je ne vais pas vous laisser tomber maintenant, s'écria Toshinori visiblement choqué que ses amies ne veuillent plus de lui.
-Tohsi, nous savons très bien que tu es engagé au près de Nana, tu comptes disparaître comme ça sans rien lui dire ? Fit Natsume d'un air entendu.
-Si le monde que Nana veut en est un où on condamne les innocents alors je ne veux pas l'aider à le construire ! S'emporta t-il soudainement en repoussant sa chaise.
-Toshi attends, le repris Natsu en le voyant partir. »
La jeune femme se leva à son tour et le rejoignit en courant. Ceux qui restaient étaient plongés dans un silence légèrement tendus. Umiko n'osait pas regarder Enji qui n'avait rien dit depuis le début. Soit il était d'accord avec son idée, ce qui était une bonne chose, soit il pensait comme Toshinori mais avait plus de self-contrôle que son ami. Finalement, il se leva à son tour. Il resta silencieux encore quelques secondes puis sortit à son tour. Il ne restait plus que Shota, qui semblait profondément ennuyé, Elfe qui regardait son assiette d'un air inquiet et Raiko qui pinçait les lèvres avec agacement.
« Désolée, fit Umiko en se levant à son tour. Je vais voir comment il va. »
Et elle partit à la recherche d'Enji. Elle le trouva à l'extérieur, dans le jardin. La nuit était déjà tombé mais il avait allumé un feu avec quelques brindilles dans un creux de la neige qui était tombée la veille. Umiko l'observa en silence pendant quelques instants. Le feu éclairait doucement les traits de son visage et elle s'étonnait de le trouver chaque jour un peu plus séduisant. Mais, elle devait faire taire ses sentiments pour pouvoir le laisser partir. La jeune femme alla s'asseoir à côté de lui sans un bruit. Il tourna la tête en l'entendant arriver et plongea son regard dans le sien pendant un long moment.
« Je n'ai pas envie de partir sans toi, déclara t-il de sa voix grave.
-Merci, fit-elle doucement. Mais, je ne supporterais pas de te voir gâcher ta vie à cause de moi. Je ne le mérite pas Enji, trop de personnes ont déjà soufferts à cause de moi et je ne veux pas que tu en fasses partie. Devenir un héro c'est ton rêve, tu dois l'accomplir.
-Toi aussi tu voulais en devenir un, répliqua t-il en touchant sûrement plus juste qu'il ne l'aurait voulu.
-Alors... Deviens en un pour moi aussi, décréta t-elle d'une voix ferme. Je ne mérite pas d'être appelée héro, j'ai causé la souffrance et la mort autour de moi pendant des années. Mais, toi tu peux le devenir pour moi !
-Si je le fais, décida t-il sans la lâcher du regard. Ce sera pour toi.
-Merci, répéta t-elle saisit par la force de ses sentiments qui faisaient écho aux siens. »
Mais, ce qu'elle n'osait pas lui avouer c'était que le plus dur dans cette décision était de devoir se séparer de lui. La personne qu'elle aimait le plus au monde, celle avec qui elle se sentait bien et en sécurité. Devoir le laisser partir la faisait horriblement souffrir. Combien de temps allons-nous devoir payer pour les méfaits d'autres personnes ? La pensée de sa sœur la transperça encore plus durement qu'elle faisait échos aux siennes. Elle savait qu'elles traversaient le même problème et que l'une comme l'autre elles en souffraient terriblement.
Umiko sentit les larmes couleur silencieusement sur ses joues tandis qu'elle tentait de se cacher le visage dans ses mains. Je veux vivre aussi. Soudain, Enji la prit dans ses bras et la serra de toutes ses forces. Incapable de se retenir une seconde de plus, la jeune fille fondit en sanglots incontrôlables. Elle se sentit misérable mais elle pouvait bien l'être au moins avec lui. Seulement avec lui.
Ils retournèrent dans leur chambre et firent l'amour avec une tendresse et une douceur qui avait un goût d'adieu.
Ce fut difficile pour les deux sœur de devoir s'habituer à nouveau à dormir seules. Et surtout à se réveiller seules. Natsume portait un poids supplémentaire mais elle ne pouvait pas se confier à Umiko. Avant son départ, Toshinori lui avait révélé certaines choses qui l'avaient troublée mais confortée dans leur décision. Malheureusement, son petit ami voulait garder ces informations encore secrètes même pour ses autres amis. Et, elle devait respecter sa volonté. Même si elle se sentait privilégiée qu'il lui ait accordé sa confiance, elle aurait aimé en discuter avec sa sœur. C'était la première fois en seize ans qu'elle lui dissimulait quelque chose.
Finalement, les quatre filles trouvèrent leur rythme partagé entre le travail et les discussions de plus en plus animées le soir. De temps en temps, Enji et Toshinori venaient les voir. C'était risqué mais les deux garçons ne pouvaient se résoudre à laisser leurs amies derrière. Naomasa les tenait au courant des recherches de la police et grâce à son aide précieuse, personne ne soupçonnait encore leur lieu de domicile. Elles menaient donc une vie paisible pendant quelque temps, jusqu'à ce que Raiko dégote une télévision. Elle l'installa dans le salon, en face de leur nouveau canapé. Étant les plus jeunes du village, elles étaient chouchoutées par tout leurs voisins qui se démenaient pour leur trouver de quoi emménager leur maison légèrement vide. Maintenant, elles avaient plusieurs fauteuils moelleux, des meubles à ne plus savoir où en mettre, de magnifiques rideaux colorés, de la belle vaisselle, bref elles avaient enfin une véritable maison. Mais, pour en revenir à la télévision, elles se mirent à suivre les informations dessus tout les jours. Avec appréhension, Umiko craignit au début de tomber sur de désagréables reportages sur elle et sa sœur, mais au final il n'en fut rien. Après tout, cela faisait déjà plus d'un mois qu'elles étaient en cavale, et visiblement, leur cas n'intéressait déjà plus plus les journalistes. Mais, par habitude, elles continuèrent de suivre les informations avec une certaine curiosité.
Ce soir-là, elles étaient toutes les quatre confortablement installées dans le canapé et les fauteuils, de doux plaides sur les jambes, elles regardaient le fin du journal télévisé en attendant de regarder leur nouvelle série. Mais, alors que l'émission se terminait enfin, il y eut un flash spécial, des images de flammes apparurent à l'écran tandis qu'un journaliste envoyé sur place décrivait la situation avec une panique visible sur le visage.
« Je me trouve actuellement dans la ville de Kaïdo, un incendie ravage actuellement un immeuble de la société Ring, certains employés sont encore retenus prisonniers par les flammes ! »
Ils montrèrent les images, le son leur retransmettait les cris de peur et de douleur qui sortaient du brasier. En arrière plan, on apercevait des héros mais qui semblaient arrêtés par la barrière de flammes. On pouvait apercevoir aussi des jets d'eau, sûrement pour éteindre l'incendie, mais celui-ci ne semblait pas atteint par leurs tentatives.
« Les héros sont littéralement dépassés. Le feu semble résister à l'eau ! C'est un véritable cauchemars ! »
« Ils ne pourront pas l'éteindre, réalisa Umiko d'une voix blanche en comprenant ce qui était entrain de se passer devant leurs yeux. Tout ces gens vont mourir !
-Qu'est-ce que tu veux dire ? S'étonna Raiko qui ressentait elle aussi un certain malaise.
-C'est comme la dernière fois, expliqua la renarde en se redressant brusquement. C'est un incendie criminelle, allumé par quelqu'un comme moi. »
En disant cela, elle s'était levée et attrapait maintenant ses chaussures qu'elle enfila rapidement.
« Qu'est-ce que tu fais Umiko ? S'étonna Natsume.
-Je dois y aller ! Je ne peux pas rester ici alors que je suis la seule à pouvoir les aider !
-Umi' ! Attends ! S'époumona Raiko en se levant à son tour. Si tu y vas et qu'ils te reconnaissent ce sera la fin pour toi ! »
Umiko s'arrêta net devant la porte d'entrée, elle sembla hésiter un instant, puis elle se retourna vers ses amies avec un doux sourire sur les lèvres.
« Alors qu'il en soit ainsi. Je ne laisserais personne souffrir devant mes yeux sans rien tenter pour l'aider. »
Puis, elle sortit en courant. Elle fila directement chez leur voisin qui avait une petite moto, il leur avait déclaré qu'elles pouvaient l'emprunter quand elle voulait, les clefs étaient dessus ainsi qu'un casque. Umiko l'enfila et démarra le contact sans hésiter. Elle s'était entraîner à la conduire en de multiples reprises et elle n'eut aucun mal à la faire s'élancer sur la route à une grande vitesse. Elle n'avait même pas peur, c'était ironique mais elle ressentait une soudaine excitation dans tout son corps qui lui montait à la tête. Umiko ne réfléchissait plus, la moindre parcelle de son corps était tendue dans le but d'aller secourir et d'aider ces personnes qu'elle ne connaissait même pas. Tant pis si elle devait retourner en prison, tant pis s'ils la condamnaient à mort, mais jamais elle en changerait qui elle était.
Et, elle était une héro.
Tadam ! Les choses recommencent à bouger ! A votre avis que va t-il se passer? Dites moi tout :D
