Voilà le chapitre 2, Diable et Chevalier, j'ai hésiter pour le titre mais j'espère que ce chapitre vous plaira quand même. Je tiens également à remercier Rose-Eliade pour avoir laissé un commentaire sur le chapitre précédent. J'espère que ce chapitre comblera toutes tes attentes.


- Bonjour Lady Cornelia.

- Bonjour mestre Brenett.

- Je suis surprise de vous voir ici si tôt Ma Dame.

- Et pourquoi cela ? Je suis toujours là à cette heure.

- La fête c'est terminé tard hier.

- Je ne m'y suis pas attardé.

- Bien sûr que non que vous ne vous y êtes pas attarder.

- Et si nous passions aux choses sérieuses.

- Ce qui ce passe ici est une chose sérieuse Ma Dame.

- Certes mais ce n'est pas notre affaires.

- Vous ne pouvez vous désintéresser de ce qui se passe ici et vous cachez dans cette tour ne changera pas cette réalité.

- Je ne suis plus une enfant mestre, je n'ai pas besoin de vos leçons. Nous avons du travail.

Je n'aime pas être à ce point tranchante mais j'ai ai assez d'avoir cette conversation. Qu'ont-ils tous à vouloir que je m'investisse dans cette mascarade ? Je ne prospecte pas pour devenir l'épouse d'un roi et cela ne concerne que moi-même. Je ratifie les offres commerciales et établie nos comptes après les dépenses de la nuit dernière. Walder a encore dépensé sans compter, nous allons devoir prendre des mesures.

- Peut être qu'en réduisant les retraites de nos soldats….

- Non. Ces hommes ce sont battus, ils méritent d'avoir l'argent qu'ils leurs a été promis. Leur refuser créerait des tensions et le « profil » que nous en tirons sera minime. Un trop grand mal. On doit trouver autre chose….

Je soupire et passe une main dans mes cheveux les ébouriffant. Pourquoi Walder agit-il toujours sans réfléchir ? Qui dépense autant pour une robes sérieusement ?! Nous allons devoir négocier avec nos fournisseurs pour obtenir des délais de payement. Nous devons reconstruire les parties des jumeaux ayant subit des dégâts durant la guerre, certain de nos domestiques n'ont même plus d'endroit où dormir et lui il jette l'argent par les fenêtres pour des dépenses matérielles.

- Je vais envoyer une lettre à Dorne pour demander un délai dans le payement des pierres et à Braavos pour réduire notre demande de denrée. Les Nordiens peuvent bien se contenter de nourriture traditionnelle. Ce sont des hommes simples n'est-ce pas ? Alors ils auront des choses simples et surtout des choses dans nos moyens.

- Bien Ma Dame, je suppose que je serais celui qui l'annoncera à Lord Frey.

- Vous supposez bien mestre. Au vu de notre situation, il vaut mieux limiter nos confrontations.

- C'est le plus raisonnable Ma Dame en effet. Passons nous à l'avancer des travaux ?

- Allons-y !

Les travaux avancent bien, nous avons d'excellents travailleurs. La plupart sont des jumeaux mais certain viennent de Dorne pour traiter les pierres. Nous devons reconstruire un tour annexe où se trouvent les habitations des domestiques, une partie des écuries ont pris feu et l'un de nos deux ponts a subit beaucoup de dégâts. C'est la première chose que nous avons réparé de part sa nécessité mais c'était alors des travaux cache misère pour assurer la fonctionnalité des jumeaux. Toute fois les travaux semblent prendre du retard c'est dernier temps.

- Bonjour Jared.

- Bonjour Lady Cornelia. J'suis heureux de vous voir, j'voulais vous parler mais j'me suis dit que vous s'rez occupé.

- Quel est le problème ? Les travaux ont pris du retard ?

- Oui, j'en ai parlé avec vote frère, Lord Stevron Frey et il a dit qu'il s'en occupé mais….

- Mais il n'a rien fait.

Je soupire, Stevron est l'héritier des jumeaux et il est loin d'être le plus stupide de mes frères mais il a des filles. Des filles qu'il souhaite voir marier. A croire que ce stupide mariage prend le pas sur tout le reste.

- Bien je t'écoute, quel est le problème.

- Les hommes ont entendu dire qu'ils sraient pas payés. Nos hommes travailles tout d'même mais sans l'appuie des hommes de Dorme les travaux prennent du r'tard. De plus Lord Frey a demandé de ne pas être bruyants.

- Et il croit que les travaux vont se faire dans le silence. Je vais parler aux travailleurs et nous verrons si ma parole suffira.

- Elle suffira Ma Dame.

- Tu es devenu très optimiste Jared.

- Simplement réaliste Ma Dame.

Je souris amusé et lui dit de me conduire auprès des travailleurs de Dorme. Trent le chef du groupe de travail et représentant de sa famille, une petite famille de marchant, se lève à notre approche. Il triture ses mains, son regard est fuyant mais son dos droit et sa démarche sûr. Il fait ce qu'il croit juste pour lui et ses hommes mais ne pas honoré son contrat est quelque chose qu'un homme droit comme lui à du mal à accepter.

- Ma Dame.

- Bonjour Trent.

- Nous ne pouvons pas travailler gratuitement Ma Dame.

- Je sais et je vous assure que vous serez payé. La question a été étudiée pas plus tard que ce matin et Lord Frey va prendre les….

- Nous savons tout deux que Lord Frey ne s'occupe pas de ça Ma Dame.

- Trent écoutez je….

- Serons-nous payés Ma Dame ?

- Oui je vous promets que oui. Je vous donne ma parole de tout faire pour que vous soyez payé.

- Dans ce cas, nous allons reprendre le travail.

- Lord Frey vous en est reconnaissant.

- Ce n'est pas pour Lord Frey que nous le faisons.

- Je sais.

J'aime les gens de Dorme, ils sont agréable et honnête. Ils sont parfois extrêmement francs, ce qui a fait naître quelque tension mais je ne les en apprécie que plus. Encore une fois la journée a été chargée, j'ai l'impression qu'un énorme poids pèse sur mes épaules, je suis exténuée. Pas de grand dîner ce soir, je suis loin d'être d'humeur à jouer.

- Bonjour Martha, je pourrais avoir une assiette de quelque chose.

- Evidemment Lady Cornelia.

- Merci Martha.

- Vous ne dînez pas dans la grande salle ?

- Je préfère les espaces plus privés. Et puis l'ambiance et surtout la compagnie ont toujours été meilleure ici.

Une lady ne devrait pas manger aux cuisines avec les serviteurs. C'est ce que ma nourrice me dit tout le temps mais je ne suis pas du genre à obéir. J'aime l'ambiance des cuisines, les mouvements permanent des cuisiniers, le coup de feu, le sentiment de vie, tout est toujours joyeux ici. Ils discutent gaiment et semble heureux. Parfois je me dis que je me serais contenté d'une vie simple comme celle-ci. Sans des dizaines d'yeux braqués sur moi attendant le moindre faux pas. La vie aux jumeaux me fatigue. Parfois je me dis que je devrais partir. Je pourrais demander asile à Myr, j'y ai des amis depuis que les jumeaux ont frôlé le conflit diplomatique lorsque nous n'avions pas de quoi payer les dentelles que Walder y avait commandé pour la floraison de Roslin. Mais s'il y a une seule leçon que j'ai retenu de Walder c'est que l'on n'abandonne pas sa famille. J'ai des défauts mais je ne suis pas lâche.

- C'est donc ici que tu te caches.

- Je ne me cache pas.

- Y-a-t'il une place à ta table pour moi ?

- Oh mais ce serait un véritable honneur de dîner avec le grand écuyer du roi.

- Est-ce là tout ce que je suis pour toi ?

- Evidemment, quoi d'autre ?

- Tu es cruel petite-sœur….

Olyvar se fait un devoir de me décrire l'avancer de la recherche d'épouse du roi. C'est assez amusant de voir que nombreuse ont déjà été éliminé. L'homme ne semble pas vouloir de celles ayant l'âge d'être sa mère ou de celles qui pourrait être ses filles. Il semble avoir un peu de bon sens dans ce cas.

- Père veut qu'il épouse Roslin n'est-ce pas ?

- Il veut offrir à sa fille un royaume en effet. Il est près à tout pour ça, même à précipité les jumeaux dans la faillite.

- Nous avons entendu parler des problèmes avec les ouvriers de Dorme.

- Nous ?

- Le roi et les seigneurs du Nord. Lady Catelyn était prête à demandé de l'aide à son père si nous avions besoin de main d'œuvre.

- Aimable de sa part mais le problème a été réglé. Les jumeaux survivront seuls.

- Je suppose que tu t'en es occupé.

- Je n'ai pas fait grand-chose en réalité. Je leur ai juste donné ma parole qu'ils seraient payé, j'allais leur donner une avance mais Trent a dit que ce n'était pas nécessaire….

- Bien sur que ce n'est pas nécessaire. Ces hommes savent que tu tiendras paroles. Dorme a confiance en toi.

- C'est peut être vrai, je n'en sais rien. Tout ce que je sais c'est que pour garder de bon rapport commercial il faut tenir ses engagements et je veille à ce que les jumeaux tiennent les leurs.

- Lady Catelyn a demandé à père de rencontrer toutes les filles Frey en âge de se marier afin d'offrir son avis à son fils. Il ne te fera pas la rencontrer.

- Ce n'est pas un problème pour moi.

- Tu n'es vraiment pas intéressé ?

- Je ne suis pas un morceau de viande Olyvar. S'ils veulent s'adonner à ce genre de mascarade ce sera sans moi.

- Tu es toujours aussi têtu.

- C'est ce qui m'a permis de survivre aussi longtemps.

- C'est vrai. Cornelia tu sais je….

Notre conversation se voit brusquement interrompu par l'entré fracassante de Lord Lard-Jon en personne. Cet homme est réellement impressionnant avec sa taille. Mais en cet instant il semble surtout avoir trop bu. Il titube vers nous et renverse une marmite entière sur le sol, cet homme n'a-t-il donc aucune tenu ?!

- Tient, tient mais qui va-là ! Mon bon Olyvar ne devrais-tu pas être en train de remplir la coupe de ton roi ?

- Le roi m'a donné ma soirée.

- Et tu as décidé de la passé avec une jeune-fille. Bonsoir jeune-fille, je suis Lord Omble enchanté.

Sa révérence grotesque me fait hausser les sourcils. Cette montagne de muscle est sou alors que la soirée vient à peine de commencer. Moins résistant à l'alcool qu'il n'y parait.

- J'aimerais pouvoir en dire autant Mon seigneur mais ce serait mentir. Il semblerait que votre coupe ai été convenablement remplis.

- Tu es amusante jeune-fille. Ton amie est amusante, Olyvar, mais un peu trop impertinente.

- Oui c'est exacte Lord Omble. Je suis navré pour cela.

- Je suis peut être impertinente mais au moins je connais mes manières et parmi elle il me semble me souvenir qu'une dame de noble naissance doit se voir appeler Ma Dame et qu'un Lord ne doit pas lui offrir spectacle tel que celui-ci. Si vous le permettez, Mon seigneur, je vais prendre congé. Espérons que vous ne briserez pas d'autre marmite.

Et bien il semblerait que les rumeurs soient vraies. Les hommes du Nord manque de civilité. Ils boivent beaucoup, parle fort et sont impolis. Roslin va adorer y vivre à n'en pas douter.

- Père, vous avez demandé à me voir.

- Le mestre m'a transmis ceci.

Walder lance dans ma direction les deux lettres que j'avais reçues en réponse de Drome et de Braavos. Leur contenu ne semble pas lui plaire.

- Y a-t-il un problème ?

- Je refuse leur condition.

- Vous ne pouvez refuser.

- Je suis leur seigneur des jumeaux et ma fille épousera bientôt le roi du Nord, j'ai tout les droits.

- Non, le seul droit que vous avez en cet instant est celui d'accepter courtoisement l'offre et de vous excusez platement. N'oublier pas qu'ils nous font une faveur, nous avons des dettes envers eux. Ils auraient pus demandé des intérêts et aux lieux de cela la seule chose qu'ils exigent c'est la libre circulation de leur convois tant que nous n'aurons pas payé. C'est tout à notre intérêt. Vous devez signer ce papier.

- Sinon quoi ?

- Sinon nous perdront leur marché. Les jumeaux ne seront pas reconstruits. La table du roi sera vide de nourriture et nous aurons gagné deux puissants ennemis. Si cela ne vous plait pas je n'y peux rien, vous êtes l'unique responsable de cette situation.

- Ne me parle pas ainsi jeune-fille !

- Et comment voudriez-vous que je vous parle ?

- Je suis ton seigneur !

- Un seigneur qui mène son fief aux portes de la misère !

Le gout du sang emplis ma bouche alors que dans l'air retentit le bruit de la chair blessé. Cela faisait longtemps, j'avais presque oublié que malgré son âge Walder Frey avait encore une sacré poigne. Je pense que la discussion est terminée pour aujourd'hui, le mestre s'occupera des détails. J'ai besoin de prendre l'air, de quitter cet endroit un moment.

- Vous êtes la jeune-fille des cuisines ! Quel est votre nom ?

- Vous n'avez donc rien retenu de notre conversation mon seigneur ?

- Pourrais-je connaître votre nom Ma Dame ?

- Et bien voilà. Je suis Lady Cornelia Frey mon seigneur et je suis désolé mais je suis attendu quelque part.

- Et êtes-vous toujours aussi impétueuse Ma Dame ?

- Impétueuse ? Il me semble pourtant que vous m'ayez par le passé qualifié d'autres adjectifs. Drôle mais impertinente si je me souviens bien. L'alcool vous l'aurez fait oublier ?

- Vous ne pouvez pas être une Frey.

- Et pourquoi ne le pourrais-je mon seigneur ?

- Vous avez trop de cran pour cela !

Je laisse un rire passé la barrière de mes lèvres alors que le Lord aligne son pas sur le mien. Je lui jette un coup d'œil, il a l'intention de me suivre.

- Que faites-vous ?

- Je marche en compagnie d'une jeune dame.

- Ma sœur Walda doit se trouver dans les jardins à cette heure si vous avez besoin de compagnie.

- Laquelle est-ce ?

- Celle dont vous avez exploré les jupons lors de votre arrivés.

- Vous ne semblez avoir de moi que des mauvaises impressions.

- Vous êtes un seigneur respectable et un guerrier du Nord valeureux, voilà tout ce qu'il m'appartient de penser de vous, mon seigneur.

Je devrais me taire, ne pas parlez ainsi, ce n'est pas convenable. Si Walder l'apprend je ne quitterais plus jamais ma chambre… Lord Omble attrape finalement mon bras pour m'arrêter et je retiens à grande peine un soupire, luttant pour garder un visage impassible je l'interroge du regard.

- Avez-vous le diable aux trousses ?

- Pardon ?

- Vous marchez comme si le diable vous poursuivez.

- Le diable c'est un peu exagéré…. Quoi que…

- Votre joue et votre lèvre qui vous a fait ça ?

- Je suis touché par votre sollicitude mon seigneur mais cela n'est pas votre affaire. Maintenant si vous voulez bien m'excusez.

Qui aurait cru qu'au fond du Lord Lard-Jon se caché un chevalier en armure. J'ai peur qu'il cherche à obtenir une réponse à sa question en interrogeant mon père. Le grand air s'engouffre sous mes vêtements, décoiffe mes cheveux et la vitesse me donne l'impression d'être libre. Mon cheval lancé au triple galop j'éclate de rire lorsque nous franchissons un obstacle. Je ne ris jamais aux jumeaux. Rien ne prête à rire là-bas…. Toute fois mon rire se coince dans ma gorge lorsque je me retrouve désarçonné par ma monture. Je gémis piteusement, aller si vite n'était peut être pas une si bonne idée que ça. Surtout que je doute que Lord Frey ne dépense quoi que ce soit en soin pour moi. Ma journée ne pouvait pas être pire. N'est-ce pas ?


Voilà c'est la fin ! J'espère que ce chapitre à tenu ses promesses, n'hésité pas à laisser des commentaires et à très bientôt pour la suite d'Entre deux ponts.

Bonne soirée à tous !