Mot de l'auteur : J'ai pas posté depuis tellement longtemps... bon pour ma part, j'étais en formation ! J'ai appris la langue des signes youhou ! Bon j'arrête la partie racontage de vie et je passe à la suite !
Et ce n'est pas parce que je poste pas régulièrement que je ne bosse pas, loin de là :
x Le chapitre 1 de The First Time est actuellement entre les mains de ma bêta
x Le chapitre 1 de la deuxième partie de TO commence tout doucement
x Le chapitre 1 de Masters In The Shadows avance pas mal aussi ! J'ai presque finit de rédiger la trame complète en plus.
x Un deuxième épisode de Vicious est presque terminé (j'ai raté la Saint Valentin, pardon, pardon, pardon...)
x La première partie de Mégalomania est presque bouclée aussi !
Non, je me disperse à peine, je le jure...
'
Hiver 2001
'
'
Chanson préférée d'Oliver cette année : "You Rock My World" _ Michael Jackson
.
.
L'infirmière quitta la chambre d'hôpital tandis que Marcus essuyait ses yeux, le corps encore secoué de spasmes dû à son fou rire. Les lèvres pincées et les bras croisés sur son torse, Oliver s'appliquait à bouder dans le lit d'hôpital, ses deux jambes plâtrées maintenues en l'air.
- Va vraiment falloir que tu m'expliques comment tu t'y prend à chaque fois, fit Marcus en ouvrant un paquet de bonbons, vautré bien confortablement dans le fauteuil de la chambre d'hôpital.
Pour toute réponse, Oliver se contenta de lui lancer un regard noir en gardant la bouche obstinément fermée. Au moins, Marcus avait arrêté de rire, c'était déjà ça, même si du coin de l'œil, Oliver pouvait toujours voir la commissure de ses lèvres tressauter de temps à autres. Ce traitre camouflait ses soubresauts en gobant ses bonbons petit à petit. Ses yeux sombres avaient encore la présence des larmes de rire qu'il avait laissé échapper. Oliver souhaita un instant qu'il s'étouffe avec ses bonbons.
Les joues écarlates, le jeune homme préféra visser son regard sur la porte, ignorant son petit ami qui s'appliquait à prendre de grandes inspirations pour se calmer.
- Mais... commença Marcus. Tu peux m'expliquer comment c'est arrivé très exactement ?
- C'est la faute de ce con de tire-fesse de mes couilles ! explosa Oliver. Mes skis se sont pris dedans et je suis tombé !
Marcus masqua un léger rire en une quinte de toux. Ses yeux s'embuaient à nouveau. S'il continuait comme ça, jambes plâtrées ou non, Oliver allait se lever et lui faire bouffer son oreiller !
- Et donc ? incita Marcus en camouflant son rictus derrière sa main.
- Ben le gars derrière m'est tombé dessus. Et celui encore derrière.
Son petit ami hocha lentement la tête en tentant d'avoir un air contrit malgré sa respiration hachée signifiant qu'il peinait à se contrôler.
- Pour éviter que je fasse tomber d'autres personnes ils m'ont tirés par les ski sur le côté. Après ils ont essayé de me remettre debout mais on était en plein milieu de la piste. Après j'ai pas besoin de te faire un dessins, bouda Oliver, les joues écarlates.
Marcus prit une grande inspiration. Deux, trois secondes... puis il éclata à nouveau de rire, les larmes dévalant ses joues sans qu'il puisse les retenir. Entendre Marcus rire était d'ordinaire quelque chose qui ravissait Oliver, tant il était rare qu'il se laisse totalement aller dans ses émotions. Mais là, ça le faisait juste pas.
- Arrête, putain ! s'insurgea Oliver.
- Je suis désolé, mon cœur, je te jure, se rattrapa Marcus en posant son sachet de bonbons sur le côté. Je ne savais pas que c'était toi...
- Rien à foutre, je te hais. Je te raye de mon testament, fit Oliver en lui lançant un regard noir. Assassin !
Son traitre de petit ami se leva de son fauteuil pour s'approcher de lui, essuyant ses larmes d'un revers de manche.
- Je t'assure que je n'ai pas fait exprès...
Oliver tourna obstinément la tête à l'opposé. Déjà, quand Marcus avait insisté pour qu'ils prennent des vacances au ski, il n'avait pas été chaud patate. Lui, il aimait la mer, le sable chaud, faire l'amour près de la plage - même si le sale grattait en permanence -, mais il n'aimait pas le ski. Et il ne savait pas skier. Ses seuls souvenir du peu de fois où il était parti en classe de neige à l'école c'étaient ceux où on lui avait interdit de quitter la piste baby car il était trop maladroit et représentait un danger pour lui-même.. Mais bon, Marcus n'avait rien voulu savoir et l'avait trainé sur la piste verte. C'était facile, qu'il disait...
Bon, c'était vrai qu'il s'était plutôt pas mal débrouillé avec son chasse-neige approximatif.
Jusqu'à ce qu'il chute au tire-fesse et que deux types lui tombent dessus de tout leur lard, enfonçant son visage dans la neige. Après ils l'avaient tirés puis remis debout tant bien que mal. Puis un abruti était descendu à toutes bombes en hurlant "GERONIMOOOO" et l'avait percuté, l'envoyant descendre la pente sans aucun contrôle. Et Oliver avait vu l'arbre, bien sûr qu'il l'avait vu, ce con de sapin ! Mais sous le coup de la panique et du manque d'expérience, il n'avait rien pu faire d'autre que son petit chasse-neige. Alors il avait tendu les bras en avant en criant de terreur. Une idée stupide, soit-dit en passant, puis qu'il s'était déséquilibré et que son ski s'était planté dans la neige. Il y avait eu un énorme CRACK suivit d'une grosse décharge de douleur. La manœuvre lui avait fait faire un petit vol plané puis il s'était crouté de tout son long, sur le ventre, incapable de bouger ses jambes endolories, de la neige dans la bouche et dans le nez.
Apparemment, c'était Marcus qui l'avait retrouvé en toute urgence, avec son ski qui dépassait de la poudreuse dans un axe anormal. On l'avait transféré à l'hôpital et le verdict était tombé : fracture du fémur pour sa jambe droite et double-entorse pour la gauche, provoquée par sa réception approximative suite au vol plané. Ses bras allaient bien malgré un bleu à l'épaule. Globalement, il était plutôt chanceux...
- Au moins, tu as évité le sapin... tenta de relativiser Marcus avant de se prendre un coup de poing sur le bras.
- Ça change pas que je te hais ! Comment je vais bosser moi ? Je vais pas rester enfermé à la maison tout seul, putain ?!
- Mais non, mon cœur, promis Marcus en lui caressant doucement le bras. J'irai te promener de temps en temps...
Les yeux d'Oliver s'arrondirent comme des soucoupes avant qu'il ne s'insurge. Le salaud, comment osait-il ?
- Mais t'es dégueulasse ! Je suis pas un petit vieux !
- Allons, allons, Oliver, commença Marcus avec un large sourire mesquin alors que ça main tapotait sa tête. Ne fais pas ta comédie, je sais que tu adores que je prenne soin de toi. Tu es un enfant resté bloqué dans un corps d'adulte.
L'intéressé lui adressa un solide doigt d'honneur, mais Marcus ne s'en formalisa pas, attrapant ses lèvres doucement dans un baiser tendre et amoureux qui fit fondre Oliver comme neige au soleil.
- Je ne suis pas un gamin, se justifia plus tard Oliver tandis que Marcus le cajolait doucement.
Marcus eut un petit rire et l'embrassa tendrement.
- Mais non, je sais bien. Tu veux un bonbon ?
- ... oui.
Voila pour cette fois. J'avais envie de rire et de partager ma non-douitude du ski x)
Comme d'habitude, n'hésitez pas à laisser un commentaire sur ce que vous en pensez ;)
Vous pouvez aussi passez sur le groupe Facebook NinA-san - Histoire, j'ai mis en place les commandes de drabbles pour le prochain Flint's Day (j'ai presque bouclé la 2ème partie de The Wall à ce propos)
Allez, à la revoyure les gens !
