Me voilà de retour pour Une question de confiance, dans ce chapitre les choses commencent à prendre une certaine tournure et j'espère que cela vous plaira.
Je tiens a remercier mes deux fidèles lectrices.
Rose-Eliade, j'espère que ce chapitre te plaira également et que tu prendra plaisir à le lire comme j'ai pris plaisir à l'écrire.
Miss-Stark99, j'espère que ce chapitre sera à la hauteur de tes attentes. Tu va en tout cas pouvoir assister à une mise au point de Walder et avec en plus un petit rebondissement en fin de chapitre.
Je remercie également, Guest que je remercie pour son commentaire et j'espère que ce chapitre te plaira autant que les précédent.
Sur ce je vous laisse à votre lecture, j'espère que vous passerez un bon moment.
- Père je suis surprise de recevoir votre visite si tard.
- Ne joue pas à cela avec moi gamine.
- Je ne joue à rien père.
- Où as-tu passé l'après-midi ?
- Ne le savez-vous pas ? Votre espion m'a pourtant suivi non ?
Je sers les dents pour retenir un gémissement de douleur alors que celle dernière se repend dans toute la partie droite de mon visage. Pourquoi faut-il toujours qu'il frappe du même côté ? J'ai bien peur qu'à ce rythme là ma joue gauche devienne jalouse de la droite…. Voilà que je délire maintenant. Les yeux de Walder m'ont toujours terrifié, tellement sombre c'est comme si une tempête y sévissait chaque jour. Colère, haine, dégoût, ambition, avarice et méchanceté y brillent comme des phares dans la nuit mais malgré ça il m'arrive d'y voir tellement de douleur….
- Je ne reposerais pas la question.
- Je… J'étais en…. En forêt père.
- En forêt ? Et bien je suis certain que le bâtard appréciera d'avoir était punis pour que tu puisses te promener.
Ryger ? Qu'avait-il fait à Ryger ? Walder rapproche son visage du mien alors que sa main sert un peu plus mon coup rendant ma respiration difficile.
- Il m'a supplié de ne pas te faire de mal. J'avoue avoir du mal à comprendre comment un bâtard peut être aussi dévoué à quelqu'un. Même le fouet ne l'a pas fait parler….
- Il a le sens de…. Le sens de l'honneur. Il n'est pas comme vous….. Il est peut être nait bâtard mais il est…. Il est bien plus noble que…. Que vous ne le serez jamais.
- Petite garce !
Cela fait bien longtemps que la douleur ne me fait plus peur. Elle est au fil du temps devenu une compagne fidèle, une compagne qui me rappel sans cesse que je suis encore en vie. Walder est un homme cruel tout le monde le sait mais personne n'imagine à quel point. Il aime faire souffrir les autres, il aime le faire lui-même, un moyen de se prouver qu'il est supérieur. Je me recroqueville encore plus dans mon lit lorsque la porte s'ouvre. Walder est-il revenu ?
- Oh par tout les dieux Cornelia.
Ce n'est qu'un soupire mais je sens le soulagement m'envahir. Il n'est pas revenu. Je me blotti dans ses bras fort et réconfortant alors que les larmes coulent librement sur mes joues.
- Ryger ?
- Le mestre s'occupe de lui. Il m'a envoyé te voir. Cornelia qu'est-ce qui c'est passé ?
- Il était en colère.
- Pourquoi ?
- J'ai passé la journée en forêt, Ryger m'a aidé à tromper son espion et…. C'est ma faute Olyvar. Il lui a fait du mal et c'est ma faute.
- Non ne dit pas ça !
- Mais….
- Le seul responsable c'est Walder.
Walder est-il vraiment le seul responsable ? Est-ce que c'est si simple ? J'ai choisi il y a des années de ne pas être la fille qu'il voulait que je sois. J'ai choisi cette situation et je l'ai poussé à bout en le défiant jour après jour. Peut être est-ce moi le problème après tout c'est ce qu'ils disent tous….
- Cornelia regarde moi. Tout ça n'est pas de ta faute. Tu n'es pas responsable de ce qui est arrivé à notre mère, tu n'es pas responsable de ce qui est arrivé à Ryger et tu n'es pas responsable des actions de notre père.
- Il a dit que je n'aurais jamais du naître. Que s'il avait su il m'aurait tué. Il a dit que je n'étais rien, que je ne valais rien et qu'il allait m'enfermer dans cette chambre jusqu'à la fin de ma vie pour que personne ne voit jamais la honte des jumeaux.
Olyvar jure dans sa barbe et me sert un peu plus contre lui. J'ai l'impression d'être un enfant qui recherche désespérément la sécurité de son grand-frère. Je m'accroche à lui ayant peur de le voir disparaître.
- Je suis tellement désolé petite-sœur.
- Pourquoi ?
- Pour ne pas avoir réussi à te protéger de tout ça.
- Je n'ai pas besoin de….
- Bien sûr que si !
- Olyvar….
- Je suis désolé Cornelia depuis mon retour je ne t'ai pas accordé suffisamment de temps mais tu semble tellement forte, inébranlable que j'oublie parfois que tu as besoin d'aide. Je ne laisserais pas Walder te faire du mal.
- Olyvar qu'est-ce que tu veux dire ?
- Je ne partirais pas pour le Nord.
J'aime Olyvar et Ryger, je les aime plus que tout au monde mais bien plus que ça j'ai confiance en eux. J'ai toujours placé la confiance au dessus de tout, même de l'amour et seul Olyvar et Ryger ont réussi à faire naître ce sentiment chez moi. Je veux ce qu'il y a de mieux pour eux, comme ils veulent ce qu'il y a de mieux pour moi. Je sais que le Nord est ce qu'il y a de mieux pour Olyvar, là-bas il pourra être heureux, construire sa propre famille et ceux sans l'ombre de Walder. Je sais qu'il doit partir mais égoïstement je veux qu'il reste, qu'il reste et qu'il garde Walder loin de moi. Après cet incident je passe plusieurs jours enfermé avec Ryger, nous nous tenons compagnie et je soigne ses blessures alors que les miennes guérissent. Je ne peux sortir dans cet état. Sur tout le partie droite de mon visage un énorme bleu, mes lèvres sont fendues et autour de mon coup des traces violettes. On peut distinguer les doigts de Walder. Nos blessures respectives guérissent doucement et je savoure ce calme et cette routine. Olyvar passe beaucoup de temps avec nous, nous n'avons pas reparlé de son départ pour le Nord. Lorsque des pas raisonnent dans le couloir je suis certaine que c'est lui et je sais qu'il est temps que nous ayons cette discussion. Malheureusement ce n'est pas le bleu chaleureux des yeux d'Olyvar que je rencontre mais celui gris froid de Walder.
- C'est donc ici que tu te caches. Avec le bâtard.
- Père que pouvons-nous pour vous ?
Ryger se place en protecteur devant moi me coupant de la vu de Walder. Walder ne rend jamais visite à ses enfants sauf lorsqu'il doit leur annoncer une mauvaise nouvelle. Lorsque la dernière tombe j'ai l'impression que le monde autour de moi s'écroule. Il n'a pas le doit de faire ça, pas le droit de briser ce que nous avons construit, non il n'en a pas le droit ! Je ne supporte plus tout ça, j'en ai assez de lutter constamment. Je sursaute lorsque quelque chose d'humide touche ma joue mais ne bouge pas gardant mon visage enfouie dans mes bras qui encercle mes genoux. Un gémissement plaintif raisonne à mes côtés et un autre touché humide se pose sur ma joue. Je tourne doucement la tête rencontrant des yeux dorés. Je souris doucement lorsque le loup presse son museau contre ma joue et enfouis mon visage dans son coup.
- Ma Dame ?
J'aurais du me douter qu'il n'était pas loin. Nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises, pour tout dire je venais dès que je le pouvais. Nos rencontres secrètes sont comme une bouffée d'oxygène. Je ne fais pas le moindre mouvement alors que Vent-Gris gémit plus fortement et j'entends les pats de son maître se rapprocher.
- Ma Dame vous allez bien ?
Sa voix est pressente et inquiète, j'en suis surprise mais je ne bouge toujours pas serrant la fourrure fumée de Vent-Gris un peu plus entre mes poings alors que le loup presse son corps un peu plus contre le mien poussant toujours de gémissement plaintif. C'est comme si il exprimé la douleur qui est mienne. Son maître s'assoit à mes côtés, son corps proche du mien mais ne dit mot. Il me faut un moment pour desserrer ma prise autour du corps de Vent-Gris. Je comprends pourquoi le roi est si friand de son loup, la compagnie est si rassurante et agréable. Je me redresse doucement et Vent-Gris pousse un jappement joyeux. Je caresse doucement sa tête et en réponse il lèche mon visage.
- Vous vous sentez mieux ?
- Je doute que ce soit possible….
- Ma Dame….
- Je doute d'être de bonne compagnie votre majesté, je crois que je vais vous laissez.
Je me redresse rapidement pour m'en aller. Je ne veux pas rester parce que si je reste je vais craquer et je ne veux pas lui dire la vérité. Je ne peux pas me montrer vulnérable, je dois rester forte.
- Je veux que vous restiez et il me semble vous avoir demandé de m'appelez Robb.
Il me retient et ce que je redoutais arrive. Son regard se pose sur mon visage. Je frisonne en voyant ses beaux yeux clair s'assombrir de colère et pour la première fois depuis que je l'ai rencontré il me fait peur. Pour la première fois je ne suis pas face à Robb Stark mais bel et bien face au roi du Nord. L'homme qui a mené tout ces hommes au combat et qui a finalement obtenu le Nord libre et sa famille réuni. Lorsqu'il approche sa main de mon visage je ne peux retenir un mouvement de recul et je devine que mon visage c'est fait de marbre. Lorsque la peur me tenaille je m'enferme avec toutes mes émotions pour que rien ne puisse m'atteindre. Saisissant mon mouvement de recul je vois son regard se faire plus doux et une pointe de tristesse y apparaître. Je reste sur mes gardes, je me suis déjà trop souvent fait avoir.
- Non je vous en pris n'ayez pas peur de moi. Je ne vous ferais aucun mal je vous le promets.
J'ai toujours eu du mal à croire les autres, à croire que leurs intentions pouvaient être purement désintéressé après tout lorsque vous grandissez dans une famille comme la mienne où tout est une question de compétition c'est difficile à imaginer. Et pourtant lorsqu'il me regarde comme ça je ne vois que la vérité et je n'ai qu'une envie y croire et ça me fait peur. Peur parce que s'il s'avère que je me trompe ce sera encore plus douloureux que toutes les autre fois où l'on m'a trompé.
- Faites-moi confiance Ma Dame.
- Je ne fais confiance à personne.
- Personne ?
Si Olyvar et Ryger mais tout deux seront bientôt loin de moi. Robb stoppe la course d'une larme sur ma joue, je n'avais même pas conscience que je pleurais.
- Ne vous détournez pas de moi.
- Mes larmes ne sont pas un spectacle qui doit être montré.
- Pleurer n'est pas une honte.
- Mon père le pense.
- Est-ce lui qui vous met dans cet état ? A-t-il levé la main sur vous ?
- Les blessures n'ont aucune importance. Elles finiront par disparaître, tout reviendra à la normal. Lui il ne reviendra pas….
- Qui Ma Dame ?
- Mon frère. Il l'envoie au mur. A cause de moi et ça c'est bien plus douloureux que tous ses coups. C'est pour ça qu'il le fait pour nous briser.
Je suis surprise de me retrouver emprisonné dans l'étau de ses bras mais ne fais rien pour m'échappé appréciant la douceur de sa main caressant mes cheveux, la pression de son bras autour de ma taille, son souffle dans mon coup et son corps contre le mien. Mes larmes coulent sans retenu alors que je sanglote comme une enfant dans les bras du roi du Nord.
- Pourquoi est-ce que vous faites cela ?
- Parce que j'en ai envie.
- Vous ne devriez pas être ici. Vous devriez être aux Jumeaux afin de trouver une épouse.
- Je ne veux pas épouser l'une des filles Frey choisi par Walder.
- Vous le devez. C'est le prix de votre traversé.
J- e ne veux pas épouser une fille de Walder Frey. Le voulais-vous vous ?
- Ce que je veux ne compte pas.
- Cela compte pour moi.
Je ne devrais pas faire ça, la colère de Walder sera destructrice si il l'apprend et pourtant à cette instant cela me semble à des milles de moi. Walder semble être tellement loin de moi alors que les lèvres douces de Robb se pressent contre les miennes. Dans en premier temps ce n'est qu'une simple pression mais ensuite tout s'intensifie et c'est comme si je n'avais plus aucun contrôle. Mon cœur bat à tout rompre au même rythme que celui du jeune roi que je sens sous mes doigts, une agréable chaleur envahit tout mon corps et pour la première fois je me sens en sécurité avec un autre que mes frères. Mon corps réagit sans mon consentement et je me surprends à lui rendre son baiser. Toute fois le moment est rompu lorsqu'il murmure quelque chose.
- Qu'avez-vous dit ?
- Je peux tout vous expliquez, je…
- Vous vous êtes moqué de moi. Tout ce temps vous avez joué avec moi !
- Non c'est faux jamais je n'aurais fais ça !
- Ne me toucher pas !
Je savais que ça ferais mal mais je n'imaginais pas que ce serait à ce point. Il y a des douleurs auxquelles ont ne s'habitue jamais. Celle de la trahison est la plus douloureuse. Une douleur qui vous ronge de l'intérieur, qui vous pousse à vous remettre en question et à vous méfier de ceux qui vous entoure.
Et voilà, ce chapitre est terminé ! Je me sens un peu cruel d'avoir coupé à ce moment là et j'avoue avoir hésiter à prolonger un peu mais je suis curieuse de voir vos suppositions sur la suite des événements. N'hésiter pas à me faire part de vos hypothèses !
Miss-Stark99 j'espère que tu as apprécié ce petit baiser.
A très bientôt pour la suite !
