Mot de l'auteur : Juste parce qu'il fait froid. Voila. Bonne lecture :3

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Hiver 2002

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Chanson préférée de Marcus cette année : "Sing for the year"_ Eminem

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- Ça suffit maintenant ! hurla Marcus, son quota de patience largement dépassé depuis un bon moment. Rhabilles-toi et rentre avant d'être malade !

- Pas avant que tu te sois excusé de ton comportement de gros con ! hurla en retour Oliver, nu comme un ver dans le petit jardin de leur studio cabine.

Exaspéré, Marcus râla en lissant son visage de ses mains.

Le vent marin soufflait tellement que la peau bronzée d'Oliver avait finis par tourner au rouge crevette sous la lampe extérieure. Mais pire que tout, Marcus craignait que les voisins ne soient alertés par leurs cris qui allaient crescendo depuis presque une heure et tombent sur la vision de son compagnon les fesses à l'air. De quoi avoir de sacrés ennuis...

- Rien de ce que j'ai pu dire ne justifie que tu sois cul-nu dans le froid le soir de Noël ! Maintenant rentre, il fait froid et tu vas être malade ! Le repas nous attend !

- Rien a foutre du repas tu as dis que j'avais pris du bide ! Au moins dehors dans le froid je perdrais mon gras, t'es content ?

- J'ai dis que tu étais légèrement devenu dodu, rectifia Marcus, pas que tu étais gros ! ALORS RENTRES AVANT QUE LES VOISINS APPELLENT LES FLICS !

Oliver croisa les bras sur son torse en gonflant les joues. Son corps entier était parcourus des tremblements à chaque nouvelles bourrasques. Certainement que l'alcool qu'il avait ingurgité devait lui faire sentir chaud... alors qu'il faisait 2 degrés a tout cassé. Dans leur résidence si proche de la mer, même Marcus n'osait pas mettre les pieds dehors.

- Tu as hontes de moi ! Je resterai dehors tant que tu ne te seras pas excusé !

- Putain, mais c'est pas vrai ! explosa Marcus en tapant du pied. Dépêches-toi de rentrer qu'on puisse enfin avoir une conversation d'adulte ! Et rhabilles-toi non de Dieu !

- Non !

- Oliver ! Rentres dedans ! exigea Marcus en lui lançant son caleçon au visage.

Buté comme un âne, Oliver resta stoïque et le vêtement rebondis moellement sur son ventre avant de retomber par terre.

- Ne m'obliges pas à utiliser les grands moyens ! menaça Marcus.

- Non parce que tu as hontes de moi !

- C'est justement à cause ton comportement que j'ai honte de toi, bordel ! RAMÈNES TES FESSES !

- Excuses-toi !

- Ramènes tes fesses, Oliver !

- Excuses-toi !

- Maman y a un monsieur tout nu dehors ! fit une voix d'enfant qui venait de l'étage de dessus.

Oliver se redressa dignement, tandis que Marcus était mortifié. En serrant les dents et les poings, il se dirigea à grands pas vers le frigo, déterminé à faire rentrer son énergumène de gré ou de force !

C'était fou ce qu'un peu de champagne et de vin blanc pouvait faire comme dégât sur Oliver. Déjà qu'il ne tenait pas l'alcool, il devenait ridiculement susceptible... Au point qu'une phrase de travers lui faisait péter un scandale au point de retirer ses habits sous le regard incrédule de Marcus qui, n'ayant rien compris à son délire, était en train de déguster son huître tranquillement - il n'avait rien contre le fait de résoudre leur disputes par une partie de jambes en l'air, bien au contraire ! Sauf qu'Oliver s'était rué dehors en hurlant que si c'était comme ça, il allait demander aux voisins et eux seraient plus avisés de dire s'il avait vraiment grossi.

En redressant ses manches, Marcus se décida à utiliser son arme secrète, celle qu'il avait réservé pour surprendre Oliver cet été, mais tant pis. A situation d'urgence, solution d'urgence ! Marcus était bien décidé à le faire renter avant que toute la résidence balnéaire ne voit son attirail. Ouvrant la porte du congélateur, il poussa les sachets de surgelés jusqu'à trouver enfin son Graal. Tandis que l'autre abrutis beuglais dehors, Marcus passa ses mains dans une paire de manique et attrapa les cinq boules de neiges qu'il mis au congélateur une semaine plus tôt, lorsqu'il avait neigé. Ce genre d'événement était tellement rare dans ce coin du pays qu'il avait décidé d'en profiter pour le garder - au cas où.

Sortant son précieux attirail de guerre avec précaution, il les garda dans sa manique droite avant de retourner vers la baie vitrée. Les boules avaient un peu durcies, mais Marcus se dit que ce serait au moins efficace. D'un geste sec, il se débarassa de sa manique gauche et attrapa une boule à pleine main avant d'armer le projectible.

- Oliver ! cria-t-il. Rentres immédiatement !

- Même pas en rê-

Le reste de sa phrase se mua en un cri déchirant quand le projectile le frappa en plein milieux du ventre.

- Fils de pute ! hurla-t-il tandis que Marcus armait un autre projectile.

- Laisses ma mère en dehors de ça !

Sous le regrad méfiant d'Oliver, Marcus visa et tira, touchant cette fois Oliver au niveau de l'épaule. Comme désorienté, Oliver tituba en arrière en reculant pour fixer les projectiles au sol.

- PUTAIN DE MERDE ! Mais où tu as trouvé de la neige ?

- Rentres où je vises tes bijoux de familles, menaça Marcus.

- Non !

- Oliver, putain de merde ! hurla Marcus dont la voix commençait à railler à force de cris. J'ai juste fait le commentaire que tu es dodu... (nouveau lancer de boules de neige, suivit d'un gémissement pitoyable lorsqu'elle atteignit sa cible en plein visage), parce que j'adore tes poignets d'amours... (la boule suivante passe au-dessus de la tête d'Oliver), parce que ça veut dire que tu aimes ma cuisine ! Alors maintenant, tu ramènes ton joli petit cul et on va baiser entre les huîtres et le foie gras avant que tu n'attrapes froid comme un con !

Sa phrase se conclut par un dernier coup en plein sur le nombril qui laissa Oliver bouche bée, les bras ballants. Haletant et à bout force, Marcus le regarda rentrer la tête baissée et le caleçon à la main, comme un chiot pris en faute.

Marcus donna un coup de poing sur le mécanisme pour baisser le store, jugeant que le voisinnage avait assez vu les attribus de son compagnon pour le restant de leur vie... Puis il se dirigea vers une de leur innombrables commodes et en tira une robe de chambre qu'il tendit sèchement a son compagnon.

- T'es encore fâché... ? osa demander Oliver d'une petite voix en se posant sur le canapé.

- T'es encore con ? rétorqua Marcus.

Son compagnon soupira en triturant ses doigts rougis. Son attitufe eut raison de Marcus qui s'installa à ses côtés et passa un bras autour de ses épaules pour le ramener vers lui.

- Arrêtes de tirer la tronche et finis tes huîtres, mon chat.

Bien que faisant la moue, Oliver préféra croquer dans un canapé au foie gras. Pur esprit de contradiction. Puis Oliver se stoppa en pleine mastication et tourna la tête vers lui, la bouche pleine de miettes comme le goinfre qu'il était.

- T'as dis "mon chat" ?

Ce fut au tour de Marcus d'avoir une expression de carpe muette. D'une main sur le crâne il tourna la tête d'Oliver vers la table basse remplie de nourriture.

- Tais-toi et manges.

- Non je suis gros.

- Ah non, ne recommence pas avec ça ! s'exclama Marcus en lui fourrant un autre canapé dans la bouche. Tu manges et pour l'amour de Dieu, arrêtes de te plaindre sinon je vais te fourrer une boule de neige où je pense !

Le regard outré de son compagnon le fit éclater de rire au moins qu'il passèrent le reste de leur soirée a se chamailler comme des enfants.