Bonjour à tous, je suis heureuse de vous retrouver pour ce nouveau chapitre.
Pour ce qui est du départ de Cornelia pour Myr je ne confirmerais pas ou n'infirmerais pas cette possibilité car au cours de mon écriture j'ai longuement hésiter entre ces deux possibilités allant même jusqu'à imaginer deux histoire parallèle avant de faire mon choix. J'espère que vous l'approuvez le moment venu.
Et comme toujours je souhaite remercier mes lecteurs/lectrices.
Miss-Stark99, désolé de t'avoir fait attendre pour ce chapitre mais j'espère sincèrement qu'il te plaira. Je pense que ce chapitre devrait répondre à pas mal de question mais également en faire naître d'autre. Autant pour vous tous que pour Cornelia.
Lys8375, je suis vraiment heureuse que tu es aimé la discutions avec Lady Catelyn, je trouvait important de l'intégrer dans l'histoire. Surtout en connaissant l'amour qu'elle porte à ses enfants. Pour ce qui est de Robb et Cornelia, je pense que ce chapitre devrait te satisfaire.
Et enfin pour répondre à ta question, toute ma fic est planifiée et déjà écrite même si la seconde partie de l'histoire possède des passages que j'aimerais améliorer lorsque j'en aurait le temps. J'ai préféré attendre d'avoir bien avancé l'écriture avant de publié, pour ne pas arrêter l'écriture en cours de route.
Et enfin, S.S.C tes commentaires m'ont réellement ravis. Je suis heureuse que le personnage de Cornelia te plaise. J'ai pris un réel plaisir à la créer et à écrire ses répliques ainsi que ses réflexions. Je ne voulais pas d'une dame classique. Je suis de plus ravis que tu accroches ainsi à l'univers que j'ai voulu créer et que mon style d'écriture te plaise. Pour ce qui est de l'orthographe je confesse que c'est un de mes plus gros problèmes mais j'espère en effet qu'il ne te posera pas d'ennui pour ta lecture.
Voilà je vais m'arrêter là et vous souhaitez une excellente lecture.
- Mestre Brenett j'ai reçu une réponse de Dorme j'aimerais l'examiner avec vous. Pouvez-vous sortir le cahier de compte et….
Mestre Brenett me dévisage avec un regard désolé alors que je me rends compte que nous ne sommes pas seuls dans le cabinet du mestre.
- Lady Cornelia.
- Votre majesté.
Le regard du roi et le mien ne semblent plus pouvoir se détacher l'un de l'autre. Les battements de mon cœur s'accélèrent, le souffle dans ma gorge se bloque et je me retrouve incapable de penser. C'est comme s'il n'y avait plus que lui et moi, mes pensées dérivent immédiatement vers le baiser que nous avons échangé et une chaleur se repend sur mes joues.
- Je suis navré de vous avoir dérangé. Je repasserais plus tard.
- En réalité je souhaiterais vous parler Lady Cornelia.
Mon sang se glace dans mes veines alors que le mestre nous laisse seuls. Une fois la porte refermée le roi se lève de son siège et tente de rencontrer mon regard alors que je fais tout pour l'éviter.
- Que puis-je faire pour vous aider votre majesté ?
- Alors nous sommes de retour à cela.
- Je crains de ne pas saisir votre majesté.
- Je suis désolé si je vous ais blessé ce n'est pas ce que je voulais.
- Il n'y a aucune raison votre majesté. Puis-je ?
- Vous ne faites vraiment aucun effort….
- Je suis navré de vous déplaire votre majesté.
Surtout garder le visage baissé et se tenir aux règles d'usage. Faire comme si rien ne s'était jamais produit, comme si la forêt n'avait jamais existé. Elles n'ont jamais existé, pas pour les Jumeaux. Avant nous pouvions, je n'étais pas une dame, nous n'étions pas aux Jumeaux et il ne savait pas.
- Olyvar m'a dit que vous étiez têtu mais je n'imaginait pas à quel point….
- Olyvar parle beaucoup trop c'est dernier temps….
La réponse m'échappe sans que j'aie pu la retenir et je devine qu'un sourire a dû apparaître sur ses lèvres creusant de jolie petite fossette sur ses joues et illuminant son regard. Je me le représente sans mal désormais. Ses sourires et la douceur de son regard m'hantent.
- Il a refusé de me laisser vous rencontrer lors de notre arrivée. Je lui ai demandé, je voulais connaître la jeune-femme dont il parlait avec tant d'amour. Je pensais qu'épouser la sœur d'un ami, une femme qui semblait être quelqu'un de bien pouvait être plus facile. Que peut être nous pourrions être amie et être heureux. Mais lorsque je lui ai demandé il a refusé, je lui en ai voulu. Je pensais que nous étions amis, qu'il voulait le meilleur pour moi et pour vous. Depuis que je suis roi peu sont ceux qui osent se dresser face à moi mais lui il l'a fait. Pour vous et j'ai fini par comprendre que jamais la loyauté qu'il n'a pour moi ne pourra surpasser l'amour qu'il a pour vous et je ne le respecte que plus pour ça.
- Où est-ce que vous voulez en venir ? Cherchez-vous à m'arracher des larmes ?
Les bras croisés je suis sur la défensive. Je n'apprécie pas qu'il juge de cette manière la relation entre mon frère et moi. Je tiens à ma vie privée car elle est difficile à conserver aux Jumeaux. Je relève le visage en défis mais ce fut une erreur car son regard rencontre immédiatement le mien.
- Vous cessez enfin de jouer.
- Ce n'est pas moi qui joue votre altesse.
- Laissé moi vous expliquer.
- Expliquer quoi ? Vous vous êtes joué de moi.
- Vous n'avez rien dit non plus à ce que je sache Ma Dame.
Je détourne le regard touché et l'entends soupirer alors que je me renferme encore un peu plus si possible. Je sais qu'il a raison, je ne lui ai pas dit qui j'étais et j'ai supposé qu'il l'ignorait après tout comment l'aurait-il su ? Je suis un peu comme le fantôme des Jumeaux. En réalité je suis blessé qu'il l'est su, je voulais que tout reste comme ça l'était. Je voulais pouvoir continuer à être quelqu'un sans nom, juste moi et non une énième fille Frey. Cela était mon secret et j'aimais ça, c'est quelque chose que personne ne pouvait me prendre. Quelque chose que j'étais la seule à avoir. Maintenant il sait et je suis terrifié. Mon père va-t-il l'apprendre ?
- Ce n'est pas la bonne manière pour m'adresser à vous n'est-ce pas ? Vous êtes une vraie énigme Ma dame.
- Vous n'aimez pas les mystères votre grâce ?
- Je crains d'en être au contraire bien trop friand pour mon propre bien.
- Je suis désolé de l'apprendre.
- L'êtes-vous vraiment ? J'ai du mal à le croire.
- Me traitez-vous de menteuse ?
- Et si je le faisais ?
- Je n'aurais plus rien à faire ici.
- Alors je vais m'abstenir. Vous êtes déjà suffisamment difficile à trouver.
- Parce que son altesse me chercher ? Si j'avais su.
- Vous n'auriez rien fait pour me faciliter la tâche.
- Je ne vais tout de même pas faire tout le travail à votre place.
Un large sourire apparait sur ses lèvres et je dois utiliser tout mon self-control pour empêcher mes lèvres d'en faire de même. Tout cela m'a manqué, j'apprécie ce jeu entre nous autant que les moments de calme et de confidence.
- Vous m'avez manqué Ma Dame.
- Vous êtes celui qui avait mis fin à cela.
- Je ne peux en être désolé. Regrettez-vous ?
- Chaque chose se doit d'avoir une fin. Cela aura duré le temps que ça aura duré.
- Ce n'est pas à cela que je faisais référence….
Le baiser. Je fais tout pour l'oublier depuis que nous l'avons échangé mais tout semble me le rappeler. Des que je ferme les yeux j'ai l'impression de sentir ses lèvres de nouveau sur les miennes.
- Un moment d'égarement.
- Vraiment ?
- Oui et il serait courtois de votre part de ne pas me la rappelais.
- Vous comme moi ne nous soucions pas des convenances mais par courtoisie je n'insisterais pas.
- Trop aimable.
- Devons nous réellement continuer ainsi ?
- Je ne saisis pas.
- Cette lutte. Ne pouvons-nous pas simplement discuter...
- Si son altesse le demande.
- Vous me provoquez.
Son regard est sombre et je me sens subitement mal à l'aise. Je soupire et me laisse tomber dans un siège. Il ne faut pas longtemps au roi pour prendre place sur la chaise à mes côtés se plaçant face à moi.
- Merci.
- Vous m'avez promis une explication.
- En effet et je me dois de tenir mes engagements.
- La parole d'un roi ne doit pas pouvoir être contestée.
- Je ne savais pas qui vous étiez la première fois que je vous ai vu mais il y avait quelque chose de familier avec vous. Quelque chose que je ne pouvais m'expliquer. Nos rencontres se sont succédé, parfois brèves parfois des après-midi entières et j'en ai apprécié chaque instant. J'aime la manière dont vous me tenez tête lorsque vous pensez que j'ai tord, j'aime votre ténacité, votre fierté parfois mal placée…..
- C'est faux je ne suis pas fière !
- Si vous l'êtes mais malgré cela vous êtes capable de la mettre de côté pour faire ce qui est le mieux pour vos gens. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme vous Ma Dame. Chaque instant passé avec vous est plus surprenant que le précèdent.
- Je suis donc une distraction ?
- Vous êtes bien plus que cela et vous le savez. Je n'y ai pas cru lorsque je vous ai vu avec cet homme des Jumeaux un matin, j'avais du mal à croire que c'était vous et pourtant je ne pouvais vous confondre avec quiconque. Comment le pourrais-je ? Il n'y a que peu de beauté aux Jumeaux. Ne me regardait pas ainsi Lady Cornelia car à mes yeux vous êtes magnifique et j'ai du mal à croire que personne ne vous l'est dit avant. Je suis resté un long moment à vous regarder et Lord Omble est celui qui m'a donné votre nom. Vous avez fait forte impression auprès de lui.
- Mon père l'a entendu, c'est ainsi qu'il l'a su….
- Je ne comprends pas…
- Aucune importance, pourquoi vous ne m'avez rien dit ?
- Olyvar m'a dit que vous n'étiez pas intéressé, que vous refusiez de vous livrer à cela et d'une certaine manière j'aimais l'idée. Je voulais pouvoir échapper à tout ça, je pensais pouvoir contrôler ce qui ce passé mais je me suis fait prendre à ce jeu. Plus je passais du temps avec vous, plus je voulais en passer et rester loin de vous devenez de plus en plus difficile. Je vous observais chaque jour évolué parmi les gens des Jumeaux, faire le travail de votre père et de vos frères et je souhaitais pouvoir être celui qui vous épaulerez.
- Je n'ai pas besoin d'être épaulé. Je peux me débrouiller seule.
- Oh je n'en doute pas et c'est l'une des choses qui m'a séduit chez vous.
- Parce que vous êtes séduit ?
- Plus que vous ne pouvez l'imaginer Ma Dame.
Encore une fois son regard me surprend par sa sincérité. Cette conversation prend une tournure que je ne suis pas certaine d'aimer. Toutefois une question me taraude.
- Est-ce pour cela que vous m'avez embrassé ?
- Je n'aurais sans doute pas dû, pas sans vous avoir dit la vérité mais j'en avais envie. Cela va sans doute vous paraître fou mais je suis tombé amoureux de vous Ma Dame.
- L'amour ne suffit pas, il est éphémère et intéressé.
- Il est sans doute ici mais pas partout. Savez-vous pourquoi je suis si difficile dans la recherche de mon épouse ?
- Vous ne voulez pas épouser une fille Frey, vous me l'avez déjà dit.
- Je ne veux pas épouser une fille Frey choisi par Walder, je ne veux pas d'une femme sous son contrôle. Je veux une femme capable de me contredire lorsqu'il le faut, capable de se dresser face à moi, une femme suffisamment forte pour pouvoir diriger un royaume. Je veux une femme à la fois douce et forte. Une épouse mais aussi une reine pour le Nord.
- Et aucune des filles de mon père ne peut vous apporter cela ?
- Non aucune d'entre elles.
Je souris doucement, Walder va être ravis de l'apprendre. Toutefois ça n'a aucune importance il doit en épouser une. Je crois que j'attendais une autre réponse, une réponse idiote qui ne peut être. Olyvar m'a mis dans la tête des idées absurdes….
- Et bien je suis navré. J'aurais espéré que vous trouverez ce que vous cherchiez.
- Je l'ai faits.
- Pardon ?
- J'ai trouvé celle que je cherchais. Je l'ai trouvé mais elle ne semble pas vouloir de moi.
- Je suis navré pour vous.
- Je ne sais pas pourquoi mais ça fait mal dans ma poitrine. Beaucoup trop mal et je sais que je ne devrais pas ressentir tout ça.
- Je pensais que vous pourriez peut-être m'aider.
- Moi ? Et comment ?
- Elle se fait appeler l'inconnu des bois, elle a des cheveux comme le soleil, des yeux de tempête et un penchant certain pour me rendre fou. Cela vous dit-il quelque chose ?
- L'inconnu des bois, c'est ainsi que je lui avais dit de m'appeler…. Il a dit qu'il m'aimait et maintenant il me dit que je suis celle qui cherchait. Cela ne peut être vrai, je ne suis pas celle que l'on choisit. Jamais. Et Walder ne le permettra pas.
-Je ne veux pas épouser une fille Frey.
- Je suis une fille Frey.
- Non vous êtes plus que cela. Vous êtes Cornelia Frey, une femme forte et déterminée qui à elle seule tient les Jumeaux debout. Vous avez réussi tant de chose sans l'aide de personne. Dorme et les cités libres ne jurent que par vous d'après ce que l'on m'a dit et c'est également le cas de tous les gens de ce fief. Vous n'êtes pas une simple fille Frey, vous êtes Lady Cornelia des Jumeaux et vous êtes la femme que je souhaite épouser.
Encore une fois sont regard n'est que sincérité et je sens quelque chose au fond de moi se réchauffer. C'est comme si mon corps entier irradier d'une vie nouvelle, comme si un nouvel espoir était possible. Je me lève pour échapper à son attraction mais c'est sans compter sur sa ténacité car l'instant d'après il est debout face à moi.
- Lady Cornelia ?
- Je ne peux pas.
- Mais le voulez-vous ?
- Je vous l'ai déjà dit, ce que je veux n'a aucune importance.
- Et je vous ai dit que ça comptait pour moi.
Son regard est encré dans le mien et j'ai du mal à croire qu'il soit réellement sincère, que tout ceci ne soit pas une plaisanterie. Je ne suis jamais celle que l'on choisit, je ne suis jamais celle qui gagne.
- Je ne me moque pas de vous Ma Dame. Vous pouvez me faire confiance.
- Vraiment ? Comment puis-je en être certaine ?
- Vous ne le pouvez pas mais je peux vous assurer de tout faire pour vous le prouvez un peu plus chaque jour.
- Walder ne le permettra jamais.
- Il n'aura pas son mot à dire. Il me laisse le droit de choisir et je choisis.
- Vous pensez vraiment que ce sera si simple ? Walder me déteste et il adore Roslin, il veut ce qu'il y a de mieux pour elle et s'il apprend que je suis un risque à ses projets….
- Je ne le laisserais pas vous faire du mal.
- Vous êtes du genre tenace n'est-ce pas ?
- Quand je désire quelque chose je fais tout pour l'obtenir.
- Il va vous falloir toute votre volonté pour y arriver.
- Je suis certain que le jeu en vaut la chandelle.
- Ravis de l'apprendre.
Je ne peux empêcher un rire de passer la barrière de mes lèvres mais mon rire s'arrête bien vite lorsque son visage se retrouve à quelque centimètre du mien alors que l'une de ses mains caresse tendrement ma joue. J'ai beau être une Frey il ne sera pas dit que je ne suis pas courageuse, je refuse de subir ses envies, moi aussi je peux prendre les choses en mains. C'est pour cela que je fais doucement glisser mes mains sur son torse jusqu'à la base de son coup entremêlant mes doigts à ses boucles souples. Il me sourit doucement et je ferme doucement les yeux alors qu'il approche son visage du mien. Cette fois je sais ce qui va se passer et je l'attends avec une certaine impatience.
- Roslin ? Roslin attend !
Au moment où ses lèvres allaient se poser sur les miennes la porte s'était ouverte sur ma sœur. Elle nous avait vues malgré l'écart que j'avais mis entre nous à l'ouverture de la porte. Je ne réfléchis pas et me lance à sa poursuite, je dois la trouver avant qu'elle ne trouve Walder.
Et voilà c'est la fin de ce chapitre ! Alors qu'en avez-vous pensé ? D'après vous que va faire Roslin ? Est-elle une véritable Frey ? Trahira t-elle sa petite soeur ou choisira t-elle de la protéger ? Réponse au prochain chapitre. En attendant j'attends vos suppositions et vos avis.
Laissez un petit commentaire et à la semaine prochaine. Bisous à tous !
