Bonjour à tous, j'espère que votre semaine s'est bien passé et que vous êtes prêt à lire ce nouveau chapitre ! Comme promis j'essaie de reprendre à rythme d'un chapitre par semaine et j'espère que celui-ci vous plaira. Les choses vont commencer à s'accélérer pour les Jumeaux et j'espère que le déroulement des événements vont vous plaire.

Bonjour, Miss-Stark99, encore une fois merci d'avoir pris le temps de laisser un petit commentaire cela me fait toujours vraiment plaisir. Je suis heureuse que le comportement de Roslin t'es plus, comme je le disais j'ai longuement hésiter avant ce choix. J'espère répondre à tes attentes avec ce chapitre un peu plus long que le précèdent. Bisous et bonne lecture.

Bonjour Rose-Eliade, je suis ravis que le chapitre précèdent t'ai plus. J'espère que ce dernier te plaira tout autant.

Bonjour Lys8375, je suis heureuse que ce chapitre te plaise et que le choix que j'ai fais pour Roslin te plaise également. Pour ce qui est du si attendu "oui" il va encore falloir attendre un peu mais j'espère que le contenu de ce chapitre saura te faire patienter.

Sur ce je vous souhaite une excellente lecture !


Si je dois mourir je regarderais la mort en face.

- Vent-Gris !

Le loup-géant se tourne vers moi le museau dégoulinant du sang de mon précédant adversaire. Je me tends inquiète alors qu'il grogne dans ma direction. Me reconnait-il ou bien c'est instinct ont-ils pris le dessus ? J'ai ma réponse lorsqu'il menace tout les hommes s'approchant de moi. Saisissant mes lames je me redresse pour me battre au côté du loup.

- Tu assure mes arrières mon petit loup ?

Un hurlement me répond et je souris repoussant encore et encore les hommes qui attaquent les Jumeaux. Vent-Gris reste à mes côtés tout le temps de la lutte, veillant sur mes arrières et je dois dire que sa présence me rassure. Elle me donne la sensation d'être forte, presque invincible. Les combats finissent par se terminer et j'en suis soulagé. Faire couler le sang n'est pas quelque chose que j'apprécie. C'est la première fois que j'ai eu à le faire et j'aimerais autant que ce soit la dernière.

- Que faites-vous ici ?!

- Lord Omble je suis heureuse de voir que vous ne semblez souffrir d'aucune blessure. Les Jumeaux vous doivent beaucoup et…

- Trêve de bavardage je veux savoir ce qui vous a pris Ma Dame.

- Ce qui m'a pris ? Je crains de ne pas comprendre Messire.

- Vous n'aviez rien à faire ici.

- Si quelqu'un n'avait pas sa place ici ce n'est pas moi Messire. Les Jumeaux sont ma maison et entant que membre de la famille régente il est de mon devoir de les protéger. Je n'ai fais que mon devoir.

- Vous avez suffisamment de frère pour ne pas avoir à vous soucier de ça.

- Avez-vous rencontré mes frères Messire ? Et je vous en pris arrêté de me faire la leçon je ne suis pas une enfant.

Je suis exaspéré par son comportement, il n'a aucun droit d'autorité sur moi et son jugement sexiste m'agace. J'ai beau être une femme j'ai moi aussi le droit de défendre ma maison.

- Olyvar !

Je ne prête plus attention à Lord Omble et court en direction d'Olyvar qui me semble avoir été amoché. Je l'aide à s'asseoir et commence l'examen de ses blessures. Passer autant de temps avec le mestre a de bon côté.

- Tu vas bien ?

- Mieux que toi apparemment.

- Cornelia….

- Juste des égratignures ne t'inquiète pas. Je vais prendre soin de tes blessures pour qu'elle reste saine pour que le mestre puisse s'en occuper après. Ca risque de faire un peu mal d'accord ?

- Je te fais confiance.

Je souris doucement et me concentre sur ma tache, soigner Olyvar de mon mieux. Je ne prête plus attention à ce qui nous entoure car voir Olyvar blessé ainsi me rend malade. Je sais que ce n'est pas sa première blessure après tout il a fait la guerre mais ça me rend malade tout ce sang.

- Cornelia tu es toute pâle tu es sûr que ça va ?

- J'ai tué ces hommes Olyvar. Je les ai tués et je ne ressens rien pour eux. J'ai prise 8 vies aujourd'hui et la seule chose qui m'inquiète c'est de savoir comment tu vas. Je ne me sens même pas coupable.

- Hey petite-sœur regarde-moi.

Je le laisse relever mon visage pour qu'il plonge son regard dans le mien. Il caresse doucement ma joue et me sourit rassurant comme lorsque j'étais une petite-fille.

- Tout va bien d'accord ? Tu as fais ce qu'il fallait faire pour protéger ta famille et les gens qui compte sur nous. Tu as fait ce que tu devais faire. Tu as pris 8 vies mais tu en as sans doute sauvé beaucoup plus aujourd'hui.

- Tu es fière de moi ?

- Plus que tu ne peux l'imaginer.

Je souris doucement et le laisse m'attirer dans une étreinte. Ce sont des pas qui s'approche de nous qui nous tire de ce petit moment de calme. Le roi et Lord Omble approche.

- Votre majesté vous allez bien ?

J'aide Olyvar à gardé l'équilibre alors qu'il se lève beaucoup trop rapidement. Je le fusille du regard mais ne dit rien ne voulant pas froisser sa fierté.

- Oui et toi ? Tu as fais soigné tes blessures ?

- Ma sœur s'en est occupée.

- Parce qu'en plus de se battre, elle soigne.

- On m'a toujours dit que chaque médaille avait son revers Lord Omble.

- Vous allez bien Ma Dame ?

Je laisse un instant mon regard se perdre dans celui inquiet du jeune roi, appréciant de savoir que quelqu'un d'autre qu'Olyvar se sera fait du souci pour moi.

- J'ai eu un excellent garde du corps.

- Il semblerait en effet.

- Je savais que lui et moi avions un truc.

Nous échangeons un sourire et je finis par détourner le regard gêné. Je vais aller voir si mestre Brenett a besoin d'aide mais avant j'ordonne à Olyvar d'aller se reposer. Mestre Brenett avait bien besoin d'aide, nous avons un certain nombre de blessé, rien de trop sérieux tout de fois.

- Lady Cornelia votre présence est requise dans la grande salle Ouest.

- Maintenant ?

- Oui Ma Dame. Le roi lui-même demande votre présence.

- Allez-y Ma Dame je finirais seul.

- Merci mestre Brenett.

Je suis épuisé, je n'ai pas encore eu le temps de me changé et l'odeur du sang sur mes vêtements me fait tourner la tête. Je ne me sens pas très bien….

- Père, votre majesté, mes seigneurs.

Je m'incline poliment alors que les regards des hommes présents se posent sur moi. Mon père, mes frères, le roi et tout ses bannerais. Au vu de la position de chacun deux camps semblent s'affronter.

- Comment se porte les blesser Ma Dame ?

- Bien votre majesté, nous n'avons aucun blessé grave à déplorer. Tous devraient être rapidement sortis d'affaire.

- Bien je vous remercie.

- Cela n'est pas nécessaire votre majesté je ne fais que mon devoir.

- Au moins une ici !

L'exclamation de Lord Locke me fait sursautée alors que d'autre seigneur acquiesce à son exclamation. Olyvar m'a écouté pour une fois vu qu'il n'est pas présent et pour une fois j'aurais aimé qu'il n'en face qu'à sa tête. Un visage amical et familier m'aurait fait du bien.

- Messieurs un peu de tenu nous sommes en présence d'une dame !

Je crois que j'apprécie autant Lady Maege Mormont que sa fille aîné. Cette dernière m'invite à m'asseoir et je dois dire que je lui en suis reconnaissante.

- Désirez-vous boire quelque chose ?

- Non merci Ma Dame mais j'apprécierais en revanche de savoir la raison de ma présence ici.

- Nous voudrions vous posez quelque question afin de comprendre comment tout cela a pus arriver.

- Heu…. D'accord.

- Comment étiez-vous au courant pour la brèche dans la muraille Ma Dame ?

- Et bien aux cours de la guerre les Jumeaux ont subit quelques attaches de sudiste voulant envahir le Nord. Nous les avons toutes repoussés mais les Jumeaux ont eu à déplorer certain dégât matériel. Nous trouvant dans une situation d'urgence et d'instabilité nous avons dans un premier temps simplement renforcé la structure et colmater les brèches. Du provisoire que nous travaillons depuis lors à rendre permanent. Il y a environs un mois une liste à été établie classifiant les travaux prioritaire. La saison des crues étant passé réparer cette brèche n'étaient pas une priorité. Pas alors que nombreux de nos gens n'avaient plus de maison. Cette liste ayant été établie au cours d'une session ouverte j'en avais connaissance.

- Comme toutes les personnes présentes alors ?

- Et bien je suppose que oui votre majesté.

Je jette un coup d'œil en direction de mon père et son regard noir me fait frissonner. Lord Flint se place entre lui et moi me poussant à reporter mon attention sur le roi. Son regard sur moi est doux et rassurant. Toute fois je me méfis, je ne veux pas dire quelque chose qui pourrait nuire à ma famille car c'est clairement son procès.

- Une dernière question si vous le permettez Ma Dame.

- Je tacherais d'y répondre de mon mieux.

- Pensez-vous que Myr aurait des raisons de venir en aide aux insurgés ?

- Myr ? Vous ne pensez tout de même pas que Myr aurait aidé ces hommes à entré ici ?

- C'est ce que nous essayons de savoir Ma Dame.

- Lady Levanah et son frère sont à la tête de la plus grande entreprise de dentelle de Myr, ce qui fait d'eux des personnes d'influence là-bas mais pas seulement. Ce sont également des exilés. Ils ont été chassé de Westeros par les Lannisters alors je doute fort qu'ils auraient pus faire quoi que ce soit contre ceux qui les ont défais leur rendant ainsi leur droit de rentrer chez eux. Leur jeune sœur qui demeure désormais à Dorme n'avait que 4 ans lorsque ses aînés ont dû quitter le pays la laissant seule et orpheline. Deux jours après votre victoire ils étaient pour la première fois réunie depuis 10 ans. Ils ne prendraient pas le risque de tout perdre à nouveaux. Votre majesté.

Je n'aime pas tout ça, cela tourne beaucoup trop à l'interrogatoire à mon gout. Je suis sur la défensif et il le saisit vu que son regard s'assombrit. Je le vois se tendre et devine qu'il est contrarié. Je commence à le connaître notre jeune roi.

- Merci de votre collaboration Ma Dame. Vous nous avez été d'une grande aide.

- Mon plaisir votre altesse. Puis-je ?

- Bien sûr Ma Dame.

Je salue poliment les personnes présentent et rejoins ma chambre. En cet instant je pourrais élever un culte en l'honneur de ma nourrice alors que l'eau claire et chaude coule doucement sur ma peau. Je frotte ma peau jusqu'à la faire rougir pour la débarrasser de tout le sang. Cette attaque était étrange, ces hommes savaient exactement par où passer pour entrée et ce n'est pas normal. Le Nord semble penser que tout ceci était organisé et je le pense aussi. Ils étaient bien trop organisés et si les Nordiens n'avaient pas été là nous aurions été débordés, mon père se serait enfermé dans le fort et nous aurions perdu de nombreuses vies.

- Lady Cornelia, le roi est ici.

- Le roi ? T'as-t-il dit pourquoi ?

- Il a juste demandé à vous parlez. Dois-je lui demander de repasser ?

- Non dit lui d'attendre.

Uniquement vêtu d'une chemise de nuit et d'un lourd châle de laine tiré sur mes épaules je me sens beaucoup trop exposé mais je sais que je ne peux pas le faire attendre plus longtemps. Debout au centre de ma petite chambre il semble déplacé, je jette un coup d'œil à ma nourrice qui se lève et prend congé.

- Il est plutôt tard pour une visite.

Je souris en le voyant sursauté et se tourner vers moi. Je ne peux empêcher une rougeur d'apparaître sur mes joues alors que son regard me détaille.

- Si vous êtes venu pour discuter il serait poli de regarder mes yeux.

- Et quels jolis yeux.

- Les mêmes que ceux de mon père.

- Pas exactement.

- Somme-nous vraiment là pour parler de mes yeux ?

- Non en effet.

- Alors ?

- Je vous ai blessé et ce n'est pas ce que je voulais.

- Ah oui vraiment ? Vous avez traitez ma famille comme des criminels, vous m'avez traité comme une criminelle et vous avez accusé mes amis de trahison ! Alors si ce n'est me blesser, que cherchiez-vous ?

- Ce n'est pas ce que je voulais mais nous avions besoin de réponse.

- Dans ce cas ce n'était pas le procès de ma famille qu'il fallait faire. Je sais que vous avez des prisonniers pourquoi ne pas les avoir interrogé ? Savez-vous dans quelle situation vous m'avez mise ?

- Je suis navré pour tout ça mais la situation est particulière. Votre père et vos frères semblent incapable de défendre leur propre fief, ils ne savent même pas ce qui si passe nous avions besoin de quelqu'un qui pouvait répondre à nos questions. Or vous semblez être la seule à savoir ce qui se passe dans les Jumeaux.

- Le mestre aurait pus répondre à ses questions aussi bien que moi et sincèrement je ne vois pas ce que cela à avoir avec ce qui c'est passé aujourd'hui, ni pourquoi vous avez accusé Lady Levanah. Beaucoup de seigneur délègue leurs taches et ça ne fais pas d'eux des traitres.

- C'est votre père qui a accusé Lady Levanah, il nous a compté l'histoire inverse à votre version. Il a dit que la guerre avait tué leur famille et qu'ils avaient du fuir Westeros à cause de cela. Il nous a dit que Myr avait de bonne relation avec les Fer-née.

- Pardon ? C'est impossible.

- Pourquoi Walder aurait-il fait ça ? Il a dit qu'il n'était pas au courant pour la faille dans la muraille mais il l'était j'en suis certaine. De plus Lady Levanah est une amie de longue date, les Jumeaux traitent avec sa famille depuis des années.

- Votre père savait pour la faille Ma Dame. Il savait n'est-ce pas ?

- Mon père se fait vieux votre majesté il lui arrive d'oublier certaine chose.

- Vous savez que c'est faux. Lady Cornelia écouté je…

- Il se fait tard votre majesté. L'heure n'est pas descente pour une discutions, je crois que vous devriez rejoindre votre propre chambre.

Cela me fait étrangement mal de me montrer aussi froide avec lui mais c'est ce qu'il faut faire. Je dois protéger ma famille avant tout et prendre mes distances est la meilleure chose à faire. Je ne veux pas avoir à choisir, le choix ne doit même pas se poser.

- Pourquoi faites-vous ça ?

- Vous accusez mon père de trahison. Je ne peux vous laissez faire ça.

- Même si vous savez que j'ai raison ?

- Il s'agit de ma famille et je protège ma famille. Toujours et qu'importe le reste.

- Je ne peux laisser ce qui c'est passé tout à l'heure impuni.

- Je sais mais ne vous attendez pas à ce que je vous aide, ni à ce que je vous soutienne. Je sais où va ma loyauté.

Après le départ du roi je me retrouve à repasser en boucle les derniers jours. Walder savait, j'ai établi la liste avec le mestre mais Walder l'a lu, la modifié et validé. Il savait pour la liste, tout comme il sait que Levanah ni est pour rien. Il cherche à cacher quelque chose et j'ai peur de savoir pourquoi. Je n'ai pas vu Walder, il s'est tenu loin de moi et c'est la première fois depuis l'arrivé de l'armé du Nord. C'est pour cela que j'ai pris de mesure, j'ai profité de l'absence de mestre Brenett pour consulter ses archives, Walder a consulté le registre sur l'avancé des travaux et il nous manque deux corbeaux. J'ai peur de comprendre ce que cela signifie. Mais malgré ma discrétion il me semble apercevoir quelqu'un m'observer et cela n'augure rien de bon….


Voilà c'est la fin de ce chapitre, j'espère que vous avez aimé. Bisous à tous et à la semaine prochaine.

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