Bonsoir à tous le monde, me voilà de retour pour ce chapitre La mort comme un renouveau, je suppose que vous êtes nombreux à deviner ce que cela signifie. En effet nombreux sont ceux à attendre ce moment.

Merci Rose-Eliade pour ton commentaire, je suis heureuse que ce chapitre te plaise.

Miss-Stark99, j'ai beaucoup apprécié ton petit moment "danse de la joie" cela m'a fait très plaisir. Je suis d'accord avec toi, dans cette fiction je tenais à tout de même donné un certain rôle à Catelyn qui je trouve est un personnage assez complexe à appréhender. Pour ce qui est du mariage il faudra atteindre encore un peu désolé mais j'espère que tu seras patiente, que la suite va te plaire et te rendre une nouvelle fois folle. Bisous à toi aussi et bonne lecture.

Je suis heureuse que ce chapitre t'es plus Guest et j'espère que l'attente aura été supportable et que ce chapitre te plairas tout autant que le précédent.

Lys8375, je suis ravis que ce chapitre t'es plus et ravis que le sort de Walder et Benfrey te satisfasse. Je dois avouer que ce baiser dans la forêt était assez intense en effet et j'espère que Cornelia et Robb pourront profiter d'autre moment de ce genre.

Je vous souhaite une excellente lecture en espérant que ce chapitre soit à la hauteur de vos attentes.


Je déteste être blessé ou malade au point d'avoir besoin des soins du Mestre. Je n'ai rien contre lui évidemment mais je n'aime pas dépendre de qui que ce soit.

- Bonjour Jared.

- Lady Fred je suis heureux de voir que vous allez bien nous étions tous terriblement inquiet.

- C'est très gentille Jared je suis sincèrement touché par votre inquiétude.

- C'est tout à fait normal mais je suppose que vous n'êtes pas pour cela.

- Non en effet. Comment avance nos travaux ? J'ai pus constater que vous aviez déjà énormément avancé les travaux.

- Oui le roi a ordonné que nous les continuions. Souhaitez-vous que je vous montre les différents sites de travaux ?

- J'aimerais beaucoup, je ne supporte plus d'être enfermé et de ne rien pouvoir faire.

- Vous avez de sacré garde malade.

- Tu n'as pas idée….

Je passe donc le reste de la journée avec Jared et pas seulement pour observer les travaux mais pour éviter de penser à de quoi sera faite la journée de demain. Je prends également des nouvelles de Trent et de ses hommes, je suis heureuse d'apprendre que les Jumeaux ont finalement trouvé les moyens de les payer.

- Oh, bonjour Lord Omble. C'est un plaisir de vous revoir.

- Qu'est-ce que vous faites ici ?

- Je vois que vous n'avez toujours pas compris…. Je vais finir par désespérer…. Je te remercie Trent. Jared je vais discuter avec le Mestre de ce que nous pouvons faire pour la tour Est et je te donne une réponse rapidement.

- Merci Ma Dame.

- Il y avait autre chose messieurs ?

- Non Ma Dame.

- Bien dans ce cas je vais vous laisser à votre travail.

Je souris chaleureusement aux deux hommes et prend la direction des cuisines avec Lord Omble sur les talons. Je souris doucement et lui jette un coup d'œil lorsqu'il se place à ma hauteur.

- Ce n'est pas à vous de vous occupez de suivre l'avancer des travaux.

- Je l'ai toujours fait.

- Peut-être mais vous devriez être en train de vous reposer.

- Oh je vous en pris ne commencer pas j'en ai déjà assez avec Olyvar. Je ne suis pas une petite chose fragile et je n'ai pas besoin que l'on me couve comme une enfant. Tout cela est ridicule !

- J'accélère le pas alors qu'à mes côtés Lord Omble éclate de rire. J'entre vivement dans les cuisines et me laisse tomber à ma place habituelle. Marta dépose rapidement une assiette et un verre devant moi connaissant mes habitudes.

- Vous semblez apprécier les cuisines.

- L'ambiance y est chaleureuse, la compagnie de qualité et la nourriture délicieuse.

- Dans ce cas je comprends votre choix.

- Je n'en doute pas. Prenez donc un siège voulez-vous, vous me stressez à me regarder comme ça.

- A vos ordres Ma Dame.

Je passe un excellent moment avec Lord Omble qui me fait beaucoup rire avec ses anecdotes et finalement je dois dire que j'apprécie qu'il soit si direct et franc. C'est rafraichissant. Nous finissons par manger en tête à tête dans les cuisines des Jumeaux.

- Cornelia !

- Oh non….

Je murmure doucement faisant rire Lord Omble alors qu'Olyvar se redresse de sa position devant ma chambre. Il salut poliment Lord Omble à mes côtés.

- Bon et bien je vais vous laisser Ma Dame.

- Bonne nuit Lord Omble et merci de m'avoir tenu compagnie pour le repas, votre compagnie était des plus agréables.

- Le plaisir fut pour moi Ma Dame.

Une fois dans ma chambre j'écoute Olyvar me passer un savon pendant une bonne heure avant qu'il ne tombe finalement à cour d'argument.

- C'est bon tu as terminé ? Bien dans ce cas tu vas m'écouter maintenant. Je ne suis pas une petite chose fragile qui a besoin que l'on s'occupe d'elle et je commence à en avoir assez que vous vous comportiez comme si j'allais me briser à chaque instant. Je suis une Frey Olyvar, j'ai toujours eu une vie difficile, une vie dure et je n'ai jamais eu besoin que l'on s'occupe de moi alors je comprends que tu sois inquiet. Je comprends que tu veuille me protéger surtout avec les derniers évènement mais je t'en pris fait en sorte que l'on cesse de vouloir tout faire pour moi parce que au dernière nouvelle je suis toujours capable de marcher seule, de penser seule et même de m'exprimer seule !

- Qu'est-ce qui se passe Cornelia ?

- Je n'en peu plus Olyvar j'ai l'impression d'étouffer et ça me rend folle.

- Viens là.

Olyvar ouvre ses bras et je m'y glisse avec plaisir alors qu'il me berce doucement contre lui tout en caressant tendrement mes cheveux. Je me détends petit à petit et me laisse aller à fermer mes paupières.

- Dis-moi tout petite-sœur. Dis-moi ce qui ne va pas et je réglerais le problème.

- Je…. Je n'en peu plus de tout ces regards sur moi et ses murmures, ils me suivent partout et je ne me sens pas en sécurité Olyvar. Et s'il restait toujours des alliés de Benfrey ?

- Cornelia….

- Mais ça ne me gêne pas j'ai toujours vécu dans l'insécurité mais tu sais que j'ai besoin de ma liberté. Même Walder l'avait compris. J'ai besoin de me sentir libre de mes mouvements Olyvar, je ne tiendrais pas longtemps si je sais que je ne peux pas mettre un pied dehors sans que quelqu'un vienne me dire que ce n'est pas ma place ou que je dois me reposer. Je ne veux pas vivre en étant consigné.

- Je suis désolé si tu te sens étouffé. Je…. Ryger a toujours été celui qui te comprenait le mieux.

- Peut-être mais tu es le seul à réussir à me faire sourire qu'importe la situation. Tu crois qu'il va bien ?

- Il doit être arrivé au mur maintenant, nous ne devrions pas tarder à recevoir une lettre de sa part.

- Il me manque, il ne méritait pas ça.

- Je sais.

Olyvar dépose un baiser sur mon front et je fini par m'endormir dans ses bras rassurée et sereine pour la première fois depuis un long moment. Toute fois tout ce semblant de paix vol en éclat lorsque j'ouvre les yeux. Le soleil sera bientôt levé, une aube qui sera teinté de rouge. Je me prépare rapidement enfilant une robe noir simple et coiffe mes cheveux. Je ne me reconnais pas vraiment dans cette tenue trop formelle mais c'est ce qui est adéquate de porter.

- Je voudrais parler à mon père, Lord Walder Frey.

Les gardes devant moi se jettent des regards indécis. Je sais que Robb a demandé à ce que personne ne puisse voir Walder mais j'espère qu'on ne me refuse pas cette demande.

- Nous restons devant la porte, au moindre problème appelez nous.

- Merci infiniment messieurs mais tout ira bien.

L'un des gardes ouvre la porte alors qu'un autre me tend une lanterne pour éclairer mes pas. Je les remercie et entre. C'est une cellule plus étroite, sombre et humide que celle où j'avais été enfermé. Je ressens un étrange sentiment lorsque mon regard se pose sur la silhouette de mon père. Prostré sur le sol il semble tellement faible, tellement vieux et tellement inoffensif. Tout ce qui jusqu'alors il n'avait jamais été pour moi. Je ne suis même pas certaine de savoir pourquoi je suis venu le voir.

- Tu es venu admirer ta victoire.

- Je ne me considère pas comme étant victorieuse. Ce n'est pas ce que je voulais.

- Pourtant tu es celle qui gagne tout, tu vas devenir la plus puissante femme du Nord et tu vas être débarrassé de moi. Tu vas laisser tomber les Jumeaux, qu'est-ce que cela te fait ? D'abandonner et de trahir ce qui compte pour toi ? En y réfléchissant bien tu ne vaut pas mieux que moi. Comme quoi tu es peut-être plus Frey que ce que tout c'est gens du Nord disent. Tu es beaucoup plus comme moi que je ne le pensais.

- Non c'est faux je ne suis pas comme vous et je ne le serais jamais. Vous savez j'étais prête à vous laissez gagner, à m'effacer pour le bien de notre famille mais vous êtes intervenu. Vous le savez pourtant que la seule chose que je veux c'est le bien de ma famille, des Jumeaux et rien d'autre. Je n'ai jamais voulu du pouvoir, je n'ai même jamais voulu quitter les Jumeaux avant. Vous avez raison je suis une Frey mais en aucun cas je ne suis comme vous. Moi, j'aime ma famille.

- Tu aime ta famille ? Pourtant tu t'apprête à regarder ton père et ton frère se faire tuer, quel preuve d'amour.

- Je ne peu rien faire concernant le sort qui vous attend.

- Ah oui vraiment ?! Tu te moque de moi gamine ?! Il te suffirait d'un mot susurrait à l'oreille de ton jeune roi et la mort ne sera plus qu'un lointain souvenir.

- Vous vous trompez je n'ai pas ce pouvoir. Le roi a pris sa décision et je n'ai aucun pouvoir là-dessus….

- Menteuse !

Je sursaute violemment alors qu'il se redresse menaçant mais ses ferres le maintienne au sol. De l'autre côté j'entends les gardes s'agiter.

- Tout va bien Ma Dame ?

- Oui. Oui tout va bien merci.

- Vous êtes sûr ?

- Certaine je vous remercie messieurs.

Je reporte mon regard sur le visage de Walder lorsque je l'entends ricaner. Son regard froid me détaille alors qu'un sourire mauvais apparait sur ses lèvres. Je sais pourquoi je suis là, j'ai une question à lui poser.

- Pourquoi ? Pourquoi est-ce que vous me détester à ce point ? Qu'est-ce que j'ai fais ?

- Ce que tu as fait ?! Tu es une erreur voilà ce qui c'est passé. Dès le jour de ta naissance j'ai su que tu ne me causerais que des problèmes. Je tenais à ta mère, l'une des seules épouse que j'ai eu qui était utile, tout comme toi d'ailleurs, et tu me l'as pris. Tu vie parce qu'elle est morte. Oh tu n'es pas la première, j'aurais pus te pardonné si tu ne t'étais pas obstiner à tout faire pour me contrarier. Enfant tu étais calme, tu observais et tu juger sans te préoccupé de ce que je te disais. Tu n'as jamais été une petite chose docile non cela aurait été trop te demander d'entrer dans le moule. A chaque fois que je te regarde je vois mes échecs, tout ce que je n'aurais jamais, tout ce que je n'ai jamais réussi à faire. J'aurais du me débarrasser de toi des que j'en ai eu l'occasion. Tu dis aimer cette famille mais tu ne lui cause que du tors. Soit réaliste gamine si tu n'avais pas été là ta mère serait toujours en vie, Ryger ne serait pas partie pour le mur et les jumeaux continueraient à appartenir pour des années encore aux Frey. Tu es la perte de cette famille !

Ces paroles pleine de violence et de haine me blesse plus que je ne l'aurais pensé parce que malgré toute ces années j'espérais qu'il m'aimait ne serait ce qu'un tout petit peu mais je me suis leurrer. Nous restons ainsi à nous fixer en silence ne réagissant même pas lorsque la porte s'ouvre dans mon dos. Je ne bouge pas restant immobile alors même que deux gardes se saisissent de Walder pour lui faire quitter la cellule.

- Vous n'auriez pas du venir.

- Je sais mais il le fallait….

- Cornelia…

- Il ne m'aime pas et ne m'a jamais aimé…. Pas même un tout petit peu.

Je prends une grande respiration alors qu'il me sert fermement contre lui. Je lutte pour retenir mes larmes, ce n'est pas le moment de craquer.

- Tout va bien se passer Cornelia je vous le promets.

- Non ça n'ira pas. Il va mourir aujourd'hui même et les Jumeaux n'auront plus de seigneur. Il a peut-être raison après tout, tout ça c'est peut-être ma faute.

Sa main dans mon dos se fige brusquement et son corps entier se tend contre le mien. Je relève le visage pour rencontrer son regard alors qu'il m'éloigne de lui.

- Si vous me le demander je le gracierais. Je refuse de vous voir souffrir.

- Il a dit que vous le feriez si je vous le demandé. Je devrais le faire non ? Après tout il s'agit de mon père et pourtant je ne peux m'y résoudre. Ce ne serait pas juste, pas juste pour tous ceux à qui il a fait du mal et pas juste pour vous. Je ne peux exiger de vous de renier tout ce en quoi vous croyez et ceux juste parce que cela allégerai mon cœur. Parce que cela me ferait me sentir moins coupable.

- Coupable de quoi ?

- De la mort de ma mère, du départ de Ryger, de la chute de ma famille, de la mort de mon père et….

- Vous n'aime responsable d'aucune de ces choses Cornelia. Le seul responsable c'est Walder et il va payer pour ces crimes aujourd'hui. Pour ce qui est de votre famille et des Jumeaux nous en discuterons une fois cette affaire réglée. Tout sera bientôt réglé je vous le promets.

La pluie tombe en de fine goutte devant mes yeux mais je reste immobile sous la pluie alors que l'exécution est déjà fini depuis un moment.

- Tu vas bien ?

- Je n'en sais rien. Je pensais que je ressentirais quelque chose mais rien. Rien mis à part un énorme vide.

Olyvar ne dit rien de plus se contentant de glisser sa main dans la mienne et de rester debout à mes côtés. Lorsque Walder est mort je pensais ressentir quelque chose, de la douleur, de la tristesse ou même un soulagement mais rien. Absolument rien comme si aucun lien ne nous unisse et encore je crois que j'aurais été plus touché par l'exécution d'un parfait inconnu. Lui et moi avions donc atteint un genre de point de rupture ? C'est étrange de ce dire qu'il n'est plus, qu'il ne pourra plus jamais influer sur ma vie. Plus la peine de jouer à ces jeux cruels de pouvoir, plus la peine de tenter de se fondre dans la masse, de ne plus être le mouton noir.

- Rentrons je commence à avoir froid.

Olyvar ne dit rien passant un bras autour de mon épaule et m'entraîne jusqu'à ma chambre pour que je me change. Nous nous retrouvons à notre point de rendez-vous habituel et je remarque le papier dans ses mains.


Et voilà ce chapitre est terminé, une page se tourne pour Cornelia et les Jumeaux mais de nombreuse choses vont encore bouleversé sa vie. Je vous retrouve bientôt j'espère pour la suite, gros bisous à tous.