~ TRY AGAIN ~
Voici ma première fanfiction ! (enfin sur ce site)
Alors, évidemment, elle n'est pas des plus parfaites, étant donné que je ne suis pas habituée à ce genre d'écriture. Mais j'ai voulu tenté l'expérience avec le couple Destiel qui m'a vraiment tapé dans l'œil.
Je dois vous prévenir que le style sera particulier. On retrouvera Destiel, Sam et quelques autres protagonistes dans l'univers Supernatural mais l'intrigue ne se rattache pas particulièrement aux dernières saisons. Elle est plutôt intemporelle et quelques faits ont été déformés ou inventés.
Il y aura sûrement du Lemon mais cela restera très fluffy. Il faudra prévoir des moments un peu difficile, étant donné que c'est aussi une histoire de Comfort où Dean s'en prend beaucoup en pleine poire. Donc accrochez-vous ;)
Pairing : Destiel (donc Dean/Castiel dans Supernatural)
Type : IC et OC (May) - Hurt/Comfort (mais Happy ending ne vous inquiétez pas)
Rating : M (même si de nombreux chapitres ne dépasseront pas le T)
Disclaimer : Rien ne m'appartient. Seulement l'intrigue et mes mots. Ah et May j'ai oublié x)
Spoil : Je ne risquerai pas de dire aucun. Il se peut que certains se baladent sans que je ne me rende compte mais parmi eux il y a des choses inventées donc bon ;)
Note : Je m'excuse d'avance pour toutes les coquilles qui peuvent se trouver dans ce récit...
: Chapitre 1 :
~*.*~
[ Printemps 2017 – Le Bunker des Héritiers ]
Dean laissa sa tête retomber contre le torse de l'ange. Il poussa un soupir alors que les doigts de Castiel se promenaient dans sa chevelure.
— Tu ne t'es pas coupé les cheveux depuis longtemps, Dean. Où étais-tu passé ?
Son souffle au creux de son oreille fit frisonner l'interpellé. Ses mains s'accrochèrent plus ardemment à son dos. Son manteau crissa sous la pression de ses doigts.
Cela faisait depuis tellement longtemps... Qu'il était enfermé dans cette cage. La crasse maculait son visage alors que la honte souillait son âme. Il avait mal, si mal. Dans sa poitrine, rugissait son cœur. Contre lui, contre son ange, Dean espéra.
— Cas'... souffla-t-il, respirant l'odeur rassurante qui l'environnait.
Il était arrivé en titubant sur ses jambes, le regard vide, le corps et ses vêtements déchirés et ensanglantés de toutes part. Il avait failli tomber de l'escalier mais Castiel avait été là pour le rattraper. Il avait couru vers lui dès qu'il avait vu. Il l'avait enserré dans ses bras, s'était accroupi près de lui. Il avait été là.
Et Dean qui croyait que tout ceci ne serait plus que des illusions, des hallucinations qu'avait créé son esprit malade ; Dean avait laissé sa tête retomber contre le torse de l'ange.
— Ne t'inquiète pas, Dean, fit sa voix grave contre son oreille. Je te tiens.
Les larmes se mirent à rouler le long de ses joues. Il ne pouvait pas. Il ne parvenait pas à se défaire de ses souvenirs. L'ange pressa sa main contre sa mâchoire, ses doigts s'étendant le long de son menton. D'une légère pression, il releva la tête de Dean afin de l'observer dans les yeux.
— D'abord, on va te donner un bain.
Il sourit tendrement devant l'expression hébétée du chasseur. Celui-ci n'était pas habitué à voir Castiel prendre les commandes. Ou bien il n'arrivait pas à se faire à l'idée d'être près de lui à nouveau.
Il s'était cru mourir dans cette cage. Les ans étaient passés, la douleur et la souffrance étaient devenues des fantômes face à cette nouvelle sensation, martyrisant chacun de ses nerfs, transformant son cerveau en une pelote piquée d'aiguilles sur toute sa surface. Il avait brisé ses cordes vocales, s'était acidifié les yeux. Et seul la présence de Castiel dans son esprit, son auréole s'étendant derrière ses rétines, sa chaleur vivant sous sa peau, avaient réussi à le faire tenir.
— Cas', sanglota-t-il, ses mains relâchant, pressant à nouveau, serrant plus fort l'ange contre lui.
Un peu embarrassé, Castiel referma son étreinte sur lui. Il ne comprenait pas ce qui se passait. D'où Dean revenait. Pourquoi et comment il était arrivé à cet état. Il était perdu. Mais au fond de lui, il savait qu'au milieu de la peur, du soulagement et du chagrin se soulevait une émotion bien plus puissante. Une rage qui le stimula, qui lui permit de reprendre le contrôle sur les événements.
— Dean, viens, dit-il en le forçant à le relever. Viens, on va te laver.
Le chasseur s'accrocha à lui avec l'énergie du désespoir tandis qu'il l'amenait vers la salle de bain. Il ouvrit la porte d'une main, l'autre occupé à soutenir son ami dont les jambes ne parvenaient plus à le porter. La tête de Dean tomba sur l'épaule de l'ange et il souffla dans un murmure au creux de son oreille.
— Cas'... J'ai quelque chose à te...
Il hoqueta, du sang dégoulinant sur son menton. Castiel sentit la panique affluer. Tournant la tête autant qu'il pouvait vers lui, il contempla sa figure dévastée et tuméfiée, la bouche entrouverte par la peur et les pleurs qui menaçaient de le submerger.
— Ne parle pas, Dean. Ne parle pas. Tu dois te reposer.
— C'est important, Cas'...
L'ange grogna.
— Arrête d'agir comme si tu allais mourir ! Tu vas guérir, Dean.
D'un mouvement d'épaule, il déposa le chasseur dans la baignoire, sans prendre la peine de fermer la porte. Celle-ci pivota silencieusement sur ses gonds, laissant l'ouverture tout juste entrebâillée.
Dean gémit au contact de la courbe dure de la baignoire.
— Oh mes excuses Dean ! s'exclama Castiel face à la souffrance qui submergeaient les traits de son ami.
— Cas', écoute-moi...
Celui-ci fit la sourde oreille et s'empressa de le déshabiller. Alors qu'il s'attaquait à sa chemise en flanelle brûlée et déchirée, Dean attrapa la main de l'ange. Ses doigts serrèrent les siens à en lui faire mal. Castiel plongea son regard bleu dans celui vert du chasseur. Sa surprise et son inquiétude se mêlèrent à la détermination froide de Dean. Âme et Grâce s'accrochèrent dans cet échange, les liant plus profondément encore.
— Cas', chuchota Dean. Cas', tu te rappelles lorsque tu m'as tiré des Enfers ?
Sans un son, l'ange acquiesça. La respiration du chasseur se fit plus lourde. Il s'agrippait à sa prise de toutes ses forces, ses grands yeux verts s'assombrissant.
— Pourquoi je ne me souviens de rien ?
Castiel resta silencieux. Puis il se dégagea de l'étreinte et saisit le pommeau de douche.
— Cas' ! Je t'en prie !
Pinçant les lèvres, serrant les mâchoires, l'ange évita son regard suppliant. Il tourna le robinet et l'eau se déversa sur Dean qui n'était pas entièrement déshabillé.
Celui-ci se débattit afin de l'atteindre, de le toucher mais Castiel restait en dehors de sa portée, baissant les yeux vers les plaies d'où suintaient un liquide sombre. Voir ainsi son corps défiguré provoqua des frissons de colère dans tout le sien. S'il avait eu une âme, l'ange aurait perdu la sienne en échange du bonheur de son ami. En échange de sa sûreté et de sa bonne santé.
Mais Castiel n'avait pas d'âme. Il n'était pas censé ressentir les choses, ni s'attacher autant à un humain. Et pourtant... La première fois où il avait posé la main sur lui, une onde de choc l'avait traversé.
— Cas', explique-moi ! se remit à gémir Dean, ses mains s'agrippant au revers de son imperméable. Qu'est-ce qui s'est passé là-bas ?
— Pourquoi veux-tu le savoir ? s'enquit-il sans oser le regarder dans les yeux.
Un souffle heurté, un espoir naissant dans cette poitrine lacérée et mouillée. Castiel le sentait, cette émotion grossir, l'envahir.
— J'ai cru voir... J'ai cru le voir dans cette cage...
L'ange fronça des sourcils et reporta enfin son regard sur le visage du chasseur. L'eau glissait en multitudes de perles le long de son front, se perdait dans ses cils, roulait dans le sillon de ses joues, gouttait de ses lèvres.
— Quelle cage, Dean ?
La détresse qu'il aperçut dans ses iris le fit frisonner. De peur et de colère.
— Dean, je te jure que je trouverais celui qui t'a fait du mal, fit-il de sa voix grave et mortellement sérieuse. Mais pour l'instant, je vais prendre soin de toi.
Sous le regard tendre et la respiration heurtée du chasseur, Castiel sentit son timbre s'amollir. La tendresse qui en émergea le surprit tout autant que celui à qui ses mots étaient adressés :
— Je vais te doucher, te donner à manger, dormir à tes côtés... Comme tu as fait pour moi lorsque j'étais humain.
Il plongea une main dans l'eau de la baignoire et défit les dernières couches de vêtements. La chaleur du bain semblait apaiser Dean qui se détendit et cessa de se débattre. Avec un soupir de soulagement, Castiel saisit le shampooing et frotta ses cheveux.
Sous la pression de ses doigts, le chasseur ferma les yeux. Des paroles incompréhensibles effleuraient ses oreilles mais la voix de Castiel était si rassurante qu'il n'en prit pas compte. C'était une chanson légère qui flottait dans l'air, caressait ses tympans. Apaisait la souffrance pulsant dans tout son corps.
L'odeur du shampooing, la chaleur, sa voix grave et velouté. Cela ressemblait tellement à ses rêves, à ses projections mentales dans lesquelles il s'était protégé, qu'il se demanda s'il était vraiment parti.
— Je prendrais soin de toi, Dean...
Avec un soupir, ce dernier lâcha prise. Il s'endormit avec la chanson de l'ange tournant dans sa tête.
~*.*~
[ Quelques heures après ]
Sam ouvrit la porte du bunker, des pensées noires tournant dans sa tête. Il revenait d'une chasse. Pas très concluante. Le rassemblement de démons n'avait pu lui donner aucun renseignement utile sur son frère.
Il avait disparu une nuit. Sam s'en souvenait. Il faisait étonnamment froid mais il avait mis ceci sur le compte de la tempête de neige qui avait traversé le New-Jersey. Et des couvertures miteuses du motel trop courtes. Ses pieds sortaient du lit, se gelant à l'extérieur, et il était trop étroit pour qu'il puisse plier les jambes.
Le sommeil le fuyait. Puis il avait entendu son frère se lever. Il s'était redressé une fois la porte de la chambre refermée derrière lui. Il s'était demandé bien ce qu'il pouvait faire dehors.
S'extirpant de son lit, il avait enfilé des chaussettes, une chemise sur son t-shirt et s'était chaussé de ses rangers. Il avait des doutes sur Dean depuis quelques jours. Il était distant, son regard toujours fixé dans le lointain. Sam avait même dû l'avertir de se décaler alors qu'il conduisait, au risque de railler sa « Baby » comme il l'appelait affectueusement. Il avait réagi une seconde en retard, la boîte au lettre hasardeuse accrochant un éclat de la carrosserie. Sam s'attendait à ce qu'il peste, crie, impose un arrêt pour régler cette abomination sur son bien le plus précieux. Il s'était contenté de lâcher un simple : « Mince... » puis s'était perdu à nouveau dans ses pensées.
Suite à cet accident mineur, Sam avait commencé à développer des soupçons au sujet de son frère. Quelque chose le tracassait. Et s'il ne se confiait pas à lui, cela ne pouvait être rien de bon.
Alors, habillé vite fait, il avait emboîté le pas à son frère. Celui-ci avait ignoré sa « Baby » et s'était contenté de s'éloigner à pied le long du trottoir. La ville où ils s'étaient arrêtés était petite mais assez grande pour contenir son propre bar. Il aurait dû s'en douter, Dean s'était engouffré dans l'établissement dont les néons roses lui inspiraient nullement confiance. Il avait observé son frère depuis l'extérieur s'installer au comptoir, appeler le barman puis avaler d'une gorgée un shot. Avant d'en commander un autre.
Sam avait senti la peur s'engouffrer dans son être. Pour que Dean s'échappe ainsi discrètement pour boire seul, il fallait que la chose qui le tracassait soit plus qu'un souci gênant. Mais il avait beau refaire défiler les événements récents dans son esprit, aucun ne l'avait effleuré.
Il aurait dû être heureux. Castiel s'était installé avec eux et s'occupait de faire les recherches nécessaires, remplaçant Bobby par de nombreux aspects. Charlie passait de temps à autres, afin de blablater avec Castiel. Et une fois tous les mois, les deux frères se rendaient sur le lieu dans lequel Bobby reposait. Dans lequel ses cendres étaient enfin en communion avec la nature.
Les chasses étaient de moins en moins nombreuses ou dangereuses. Crowley n'était pas sorti de son trou damné depuis pas mal de temps. Une période de paix semblait s'installer dans l'ensemble des États-Unis. Oui, il aurait dû être heureux. Pourtant, il l'entendait dans son lit lorsqu'en dormant ses faiblesses se dévoilaient. Il gémissait, parfois de plaisir – ce qui était assez gênant – soit de peur ou d'un chagrin si intense que Sam hésitait à le réveiller.
Il était ailleurs. Fatigué, il ne percevait plus les signes de la présence de telles créatures ou ne réagissait aussi vite. Sam craignait qu'il ne s'enfonce dans un lieu où il ne serait plus capable de l'atteindre. Alors, il avait appelé Castiel.
Il ne l'avait pas prié. Principalement parce qu'à cette époque, celui-ci préférait économiser ses pouvoirs renaissants et ne se téléportait plus. Mais aussi parce qu'il ne réagissait presque uniquement aux appels de Dean. Une histoire de lien partagé plus profond qui agaçait bien son frère lorsqu'il s'agissait de demander de l'aide à l'ange.
Il avait juste saisi son téléphone et avait écouté les bips lancinants en attendant que Castiel décroche. Il avait dû s'y reprendre plusieurs fois mais avait réussi finalement à l'avoir.
— Sam ? Qu'est-ce qui se passe ? avait soufflé la voix grave de l'ange dans le micro.
Rien qu'à la tonalité, Sam avait compris que Castiel n'avait pas forcément passé une très bonne journée. Mais il ne s'était pas risqué à lui demander car le temps pressait.
— Cas', on a un problème. Dean... Dean n'est plus lui-même. Il n'a pas touché à son cheese-burger et n'a eu aucune réaction quand il a accroché l'Impala !
Un silence à l'autre bout du fil.
— Il n'avait peut-être pas faim, avait tenté l'ange mais son propre ton montrait qu'il n'était pas convaincu lui-même.
— Et maintenant, il est en train de boire de l'alcool, seul, dans mon dos. Beaucoup d'alcool, Cas'.
Le soupir de son ami dans le micro avait vibré contre son tympan.
— On ne peut pas attendre ça demain ? J'ai eu ma dose de « drama queen » avec Crowley, aujourd'hui.
Sam avait froncé des sourcils, sa prise sur son téléphone se réaffirmant sous l'effet de la surprise.
— Qu'est-ce qu'est venu faire Crowley ? Et puis d'où tu connais cette expression, Castiel ?
— Je crois que tout ça peut attendre demain, Sam, avait déclaré fermement la voix de l'ange.
Sam avait hésité, sa langue humidifiant ses lèvres et sa main vacante plongeant dans la poche de son jean. Longtemps. Puis avait cédé.
— Très bien, Cas'. Mais demain c'est débriefing, Dean et Crowley compris.
Un petit rire s'était élevé du téléphone.
— Bon courage pour traîner Crowley au bunker. Je vais te laisser, maintenant. Au revoir Sam.
Et il avait raccroché avant que Sam ne puisse lui rendre la politesse. Avec un soupir, il avait empoché son téléphone et avait reporté son attention à l'intérieur du bar.
Sauf que le tabouret sur lequel se trouvait Dean était vide. Inquiet, il était rentré afin de le retrouver. Les images du massacre resteraient toujours encrées sur ses rétines. Le sang, les tripes, les membres arrachés tapissaient le sol sans qu'une seule goutte ne dépasse le niveau des fenêtres. Paniqué, il s'était engouffré dans les toilettes, avait fouillé chaque cabine. Mais face à son échec, il avait dû accepter l'état de fait.
Dean avait disparu. Le bar entier avait été massacré. Sans le moindre bruit. Juste à deux pas de l'endroit il se trouvait.
Refermant la porte du bunker derrière lui, Sam tenta d'éloigner ses idées noires. Castiel était resté auprès de lui quand il était revenu complètement paniqué au bunker. Il avait pris soin de lui, s'était chargé de lui faire les courses, de faire les recherches, parfois même de l'accompagner durant ses chasses. Il l'avait soutenu tant et tant de fois qu'une routine s'était installée entre eux.
Jusqu'à aujourd'hui. En revenant de sa chasse, il s'attendait à retrouver Castiel apparaissant et disparaissant, un plat hasardeux et surcuit ou même carbonisé entre ses mains, heureux de le revoir en un seul morceau. Mais seul le plus grand silence l'accueillit.
Sam fronça des sourcils et s'apprêtait à descendre les marches lorsqu'il remarqua les empreintes ensanglantées. Un haut-le-cœur le souleva à l'idée que Castiel avait pu être agressé. L'ange était la seule personne qui lui restait, le seul soutien qui lui permettait de ne pas couler face à l'accumulation de ses échecs.
Il descendit à toute vitesse les marches, sa main glissant sur la rambarde par sécurité, l'autre agrippant la crosse de son revolver, et entama son exploration, l'arme en poing. Il entendit alors un bruit. Il provenait de la cuisine.
Inspirant profondément, il ramena l'arme vers lui puis poussa la porte de l'épaule avant de refaire face, arme tendue, canon pointé.
— Sam ! fit Castiel d'un ton joyeux. Viens te joindre à nous !
À nous ? Puis il remarqua enfin sa présence.
Il était amaigri, ses pommettes creusées, ses cheveux plus longs flottaient dans sa nuque. Mais le pire fut son regard. Brisé de l'intérieur, le vert de ses iris était plus sombre que jamais.
— Dean ? fit Sam dans un souffle, abaissant son arme.
Il était interloqué. Castiel était en train de nourrir à la cuiller son aîné. Celui-ci semblait trop faible pour porter la nourriture jusqu'à sa bouche. Pourtant le plat avait été dévoré et il attaquait à présent la glace. Voyant un manque de réaction de sa part, le cadet reporta son attention sur l'ange.
— Castiel... Comment ?
Celui-ci haussa des épaules.
— Je l'ai retrouvé essayant de descendre les marches du bunker. Je l'ai rattrapé avant qu'il ne tombe. Il était véritablement dans un sale état.
Dean grogna et détourna les yeux, gêné.
— J'étais crasseux, c'est tout.
— Crasseux et blessé, rectifia l'ange de son ton dès plus sérieux. Alors je l'ai lavé et soigné.
Dean rougit.
— Dieu, Cas' ! Pourquoi tu t'es senti obligé de préciser ça ?
Le brun pencha la tête sur le côté tout en dévisageant l'aîné Winchester.
— Parce que c'est la vérité. Pourquoi es-tu gêné ?
— Parce qu'on raconte pas comme ça qu'on a déshabillé un homme avant de le laver, grogna le chasseur.
Castiel fronça des sourcils, saisi d'incompréhension.
— Je n'ai jamais dit que je t'avais déshabillé, Dean.
Sam, les larmes aux yeux, secoua la tête.
— Bon sang, Dean on s'en fout ! Où t'étais-tu passé ? Cela fait des mois qu'on te cherche !
L'aîné dévisagea son frère avec une certaine appréhension puis soudain fronça des sourcils.
— Tu as dit des mois ?
Le cadet acquiesça vivement. Une sorte d'effroi recouvrit les traits de son frère.
— Qu'est-ce qui se passe, Dean ? s'inquiéta Castiel.
Celui-ci déglutit et observa à tour de rôle l'ange et Sam.
— J'aurais plutôt dit des années.
Sam haussa un sourcil.
— Des années ? Où ?
Dean inspira profondément. Un, deux. Puis expira doucement. Trois, quatre, cinq.
— Dans la Cage. J'étais dans la Cage originelle.
