~ TRY AGAIN ~
Voici ma première fanfiction ! (enfin sur ce site)
Alors, évidemment, elle n'est pas des plus parfaites, étant donné que je ne suis pas habituée à ce genre d'écriture. Mais j'ai voulu tenté l'expérience avec le couple Destiel qui m'a vraiment tapé dans l'œil.
Je dois vous prévenir que le style sera particulier. On retrouvera Destiel, Sam et quelques autres protagonistes dans l'univers Supernatural mais l'intrigue ne se rattache pas particulièrement aux dernières saisons. Elle est plutôt intemporelle et quelques faits ont été déformés ou inventés.
Il y aura sûrement du Lemon mais cela restera très fluffy. Il faudra prévoir des moments un peu difficile, étant donné que c'est aussi une histoire de Comfort où Dean s'en prend beaucoup en pleine poire. Donc accrochez-vous ;)
Pairing : Destiel (donc Dean/Castiel dans Supernatural)
Type : IC et OC (May) - Hurt/Comfort (mais Happy ending ne vous inquiétez pas)
Rating : M (même si de nombreux chapitres ne dépasseront pas le T)
Disclaimer : Rien ne m'appartient. Seulement l'intrigue et mes mots. Ah et May j'ai oublié x)
Spoil : Je ne risquerai pas de dire aucun. Il se peut que certains se baladent sans que je ne me rende compte mais parmi eux il y a des choses inventées donc bon ;)
Note : Je m'excuse d'avance pour toutes les coquilles qui peuvent se trouver dans ce récit...
Hello mes lecteurs :) Je reviens avec un nouveau chapitre (et je suis un chouia en retard désolé). Encore un court, je suis désolée, mes études me laissent pas trop le choix. Mais j'ai essayé de vous donner de la consistance. L'intrigue se révèle de plus en plus et Destiel est un peu mis de côté. Mais peut-être qu'au prochain épisode...
Allez, je vous laisse lire ! Bonne lecture !
Ps :
Courtney Ackles, Oui, une grande révélation et ça continue dans ce sens ! La réaction de Sam était peut-être pas super bien travaillé ici, mais je promets de lui laisser une part de liberté pour exprimer ces sentiments face à cette "trahison" plus en profondeur dans les prochains chapitres ^^
/!\ Warnings ! Ce chapitre contient du langage grossier, de la violence et de la souffrance psychologique. Rated : M
:: Chapitre 12 ::
~.*.~
[ Printemps 2017 – Écosse ]
May courrait. Les quelques rues de la ville logée entre les vallons l'entouraient de ces murs imposants. Elle courrait, sa respiration coincée dans sa cage thoracique dont la panique se déversant à flot dans ses veines maintenait fermée.
Trop de visages autour d'elle, la lumière filtrant des nuages lui agressant les rétines, le pavage inégal s'enfonçant dans la plante de ses pieds nus.
Elle avait envie de pleurer. Seulement, il lui semblait que plus aucune larme ne pourrait s'échapper d'entre ses paupières.
Elle avait eu des flash-backs. Des souvenirs qu'elle ne pensait pas posséder l'avait percuté en plein ventre.
Le regard des passants glissèrent sur elle à son passage, curieux mais surtout inquiets.
Mais elle n'y prêtait pas attention. Elle courrait pour échapper à cette voix. Qui, douceâtre, lui murmurait à l'oreille des paroles se voulant rassurantes mais qu'elle avait en dégoût.
Quand elle l'avait entendu, allongée sur le lit du motel, alors que Sam s'affairait autour de son frère, elle avait lutté de toutes ses forces. Elle ne lui obéirait pas. Pas comme les autres fois.
Occulter lui avait permis d'endurer le lavage de cerveau que la voix lui avait imposé. Pendant si longtemps, elle avait cru devenir folle, isolée. Pendant si longtemps, elle s'était demandée comment elle pouvait tant connaître ce Dean sans réellement savoir la personne qu'il était. Pendant si longtemps...
Elle déglutit, ravalant la salive en surplus. Celle-ci embarrassait le filet d'air qui lui tenait lieu de respiration.
Elle n'avait jamais rien su. Pas réellement. Sinon, comment aurait-elle pu réaliser de telles choses ?
Car à présent, elle se souvenait du moindre et du plus vif détail. La transe dans laquelle elle s'était plongée sous la demande du cadet Winchester suivie de son sommeil l'avait rendu vulnérable, laissant la place à la voix de retrouver son chemin jusqu'à sa conscience. Or, dans cette réalité, les choses étaient... différentes. Peut-être était-ce le fait d'être entouré de la foule qui réveillait ses sens. Peut-être que changer de cadre de vie, quittant un lieu dont elle connaissait le moindre recoin par cœur pour un totalement inconnu, était un des facteurs de cette impression.
En tout cas, grâce à tout ceci, elle avait réussi à conserver le contrôle, faisant reculer l'autorité que la voix avait sur elle.
Pourtant, à chaque inspiration de cet air, quelque chose, si infime mais existante, la narguait, à portée de main mais s'évaporant sous sa poigne. Ce monde n'était pas seulement dans un an dans le passé. C'était plus que cela. Son instinct le lui criait.
Elle s'était tue quand la tension avait commencé s'accumuler dans son corps. Chaque mouvement, chaque rayon de lumière, chaque poussière dansante, chaque regard, chaque sourire, chaque lueur... Tout était différent et pourtant si proche de ce dont elle avait l'habitude !
À présent, elle ne pouvait plus se contenir. Une énergie inconnue battait comme un second pouls en elle, réclamant d'être libérée. Et May avait peur. Elle avait peur de perdre le contrôle. Elle avait peur de découvrir ce qu'elle était réellement. Elle avait peur que tout ce dont elle avait cru jusqu'alors ne s'effondrent, illusions d'un temps faussé implantées dans son cerveau malade.
Elle avait si peur qu'elle ne cessait de courir. Afin de mettre le plus distance possible avec les deux frères et leur ange. Afin de s'éloigner des passants qui peuplaient les rues. Afin de s'enfuir d'elle-même avec le claquement de ses talons résonnant contre ses oreilles, ses muscles ressentant l'effort, lui donnant une sensation de liberté.
Puis une lumière étrange attira son regard. Sur le bout de ses doigts en mouvement, une lueur dorée s'enflammait. Ses mains brillaient.
C'est alors qu'une inconnue s'abattit sur son épaule et la retint, plus puissante qu'un étau de fer. D'un geste, elle fut tournée en arrière.
Elle se pinça les lèvres, baissant les yeux. La lumière dorée atteignait déjà ses poignets. Et elle ne pouvait tenir le regard accusateur de Sam Winchester.
— Alors May, tu pars sans nous dire au revoir ?
~.*.~
[ Quelques heures plus tôt ]
— Bon, je reprends. Qui es-tu ?
Sam soupesa distraitement la lame angélique fournit par Castiel.
En face de lui, la démone qui avait agressé Dean au château était attachée à la chaise. Les menottes démoniaques étaient toujours une valeur sûre pour ce qui était de la capture de salopards aux yeux noirs.
Derrière lui, l'aîné Winchester s'occupait de recoudre les plaies de l'ange. Assis tout les deux sur le même lit, une jambe repliée sur le rebord, l'autre posée au sol, le chasseur affichait une mine glaciale alors que ses doigts manipulaient habilement le fil.
Castiel était revenu dans un pop bruyant, les bras retenant la démone blessée mais ruante. Lui aussi était en mauvais état et sa Grâce luisait bien trop faiblement à travers ses iris. Sam s'était empressé de l'aider, réduisant à l'impuissance la connasse qui hurlait tous les noms d'oiseaux qui lui passaient sûrement en tête. Mais le mal était fait. Une plaie béante partait de son épaule droite pour rejoindre sa hanche gauche, teintant sa chemise blanche d'écarlate.
Dean était resté immobile. Totalement paralysé. Sam ne l'aurait pas juré mais il avait cru distinguer des larmes coincées entre ses cils.
Il lui avait alors crié son nom, espérant le faire réagir. Bien heureusement, cela avait fonctionné, extirpant celui-ci de sa torpeur. Il s'était ensuite occupée d'interroger la démone alors que son frère s'affairait à asseoir de force l'ange et sortait leur nécessaire de survie.
Cela faisait maintenant deux heures que Sam ne cessait d'alterner entre séances de torture et d'interrogation. Or, la connasse aux yeux noirs n'avait pas prononcé un mot si ce n'étaient des injures.
Il commençait à en avoir sérieusement par-dessus la tête. Il était persuadé qu'il valait mieux poursuivre May. De ce que lui avait révélé Dean, celle-ci leur devait une petite explication.
Mais ce dernier était persuadé qu'elle pouvait les renseigner.
« Elle doit forcément savoir des trucs, Sammy. Les démons sont beaucoup trop curieux et ne font jamais le taf sans être sûr qu'ils ne risquent rien. »
Alors, le cadet laissait son interrogatoire traîner en longueur au lieu d'exorciser cette salope. Ou bien même de la poignarder en plein cœur.
—Qui suis-je ? ricana-t-elle finalement, sa bouche ensanglantée encombrant son dialecte.
Aussitôt, Sam tendit l'oreille. L'arme cessa de valser d'une main à une autre.
— Vous n'avez vraiment aucune autre question plus intéressante à me poser ?
— Peut-être si tu es sage, salope, cracha Dean alors qu'il lavait les plaies de l'ange avec une éponge.
— Dean..., souffla ce dernier, ses traits contractés par la douleur. Surveille ton langage.
— J'en ai rien à foutre de mon langage, Cas'. Appelons un chat « un chat », bordel de merde !
La démone rit. C'en était presque effrayant mais les frères Winchester avait vu des choses bien plus impressionnantes.
— Comme tu es mignon, Dean-o ! Tu sais quand j'ai dû t'aborder, j'ai hésité avec quelle apparence je devais prendre.
Ses yeux brillaient d'une lueur malsaine. Si l'aîné avait pu les trouver beaux à une lointaine et confuse période de sa vie, à présent il les trouvait pâle, froid, sans vie.
— Tu ne le sais sûrement pas mais il y avait une blonde dans ce bar. Elle ressemblait énormément à cette petite Jo sur laquelle tu as fantasmé. Mais étrangement, j'ai vu dans ta petite tête que tu l'avais complété oublié. Oh, certes, des regrets empoisonnent ton cerveau comme pour chaque mort pour laquelle tu te sens responsable. Mais, elle, oh, elle, c'était autre chose, n'est-ce pas ? Or, je peux t'assurer que ton petit cœur plein de sang ne fait pas dans la séparation égale. Tu es et tu resteras complètement obsédé par ton « grand et fort ange protecteur si adorable dans son trench-coat ».
Elle esquissa un sourire sardonique à la fin de sa tirade avant de lâcher un long rire devant l'expression déconfite du chasseur. Sam, lui, bouillonnait. Ne résistant plus, il plongea et planta la lame dans sa cuisse. Son rire se transforma en un cri de douleur à vriller les tympans. Les sourcils froncés, le cadet se contenta d'enfoncer un peu plus son arme et la tourna, lacérant la chair.
— QUI ES-TU ? tonna-t-il en retirant brusquement la lame.
Le sang roula à flot, goutta depuis son genoux sur le sol.
La démone respirait difficilement. L'entaille avait été cette fois-ci si profonde qu'elle avait cru y passer.
— Une demonatia, gémit-elle.
Sam inspira profondément. Enfin. Une réponse.
— Qu'est-ce qu'est une demonatia, Castiel ? s'enquit-il.
L'ange fronça des sourcils. La souffrance qu'il ressentait le laissait somnolent, son regard perdu dans le vide.
— Je... Je ne sais pas, Sam, je suis désolé.
— Ne cherche pas, souffla la démone. Sa Grâce est siphonnée. Il n'a pas sa petite bibliothèque angélique avec lui. Et puis même s'il y avait accès, il n'aurait sûrement rien.
— Sa Grâce est siphonnée ? aboya Dean, la peur valsant dans ses yeux. Qu'est-ce que tu lui as fait, connasse !
Il voulut se jeter sur elle mais son frère le retint et le força à se rasseoir auprès de son ange.
— Moi, rien, ricana-t-elle. Mais pour répondre à votre petite question inintéressante, une demonatia est un démon un peu particulier qui sort très rarement des profondeurs des Enfers. C'est pourquoi très peu ont entendu de nous.
— Particulier, comment ? questionna Sam avec son air sévère, tout en surveillant du coin de l'œil son aîné qui fulminait.
— Nous avons la capacité de modifier le continuum espace-temps. De créer des brèches entre les dimensions.
Elle rit alors que l'étonnement et l'incompréhension s'installaient sur leurs visages.
— Nous sortons rarement car nous agissons surtout depuis l'intérieur. On participe à l'équilibre et à l'extension des Enfers depuis leurs débuts. Mais depuis que c'est le bordel en bas, je me suis fait la malle.
— Une démone en free-lance, hein ? s'amusa Dean.
Mais son ironie était si glacial que la demonatia n'en sourit même pas.
— Et pourquoi tu as envoyé mon frère dans cette foutue cage, alors ? grinça Sam, sa poigne se resserrant autour du manche de la lame angélique.
Elle roula des yeux puis cracha :
— Vous savez, ce n'est pas facile pour les démons comme moi tous les jours. On est constamment poursuivi par Crowley et nous cacher devient de plus en plus difficile. Alors quand un archange vient passer un pacte perso avec toi, incluant une sécurité éternelle et une liberté totale, en échange d'un simple transfert interdimensionnel, on ne crache pas dans la soupe !
Le cadet resta un instant silencieux, traitant les informations. Ils essayaient de les corroborer avec celles qu'il avait pu rassemblé.
— Cet archange... Il s'appelait comment ?
Elle étira un long rictus.
— Vous pouvez toujours courir.
La main de Sam vint alors se poser sur le haut du dossier, à deux centimètres des épaules de la demonatia. Il se pencha, son visage effleurant presque le sien. Puis, avec tout le dégoût qu'il pouvait contenir dans sa poitrine, il lui cracha :
— Je ne te conseille pas de jouer à ce petit jeu avec moi.
— Vous ne pouvez pas me tuer, susurra-t-elle en retour en battant des paupières telle une biche innocente. Je détiens des informations que vous ne pourriez trouver ailleurs.
Un sourire en coin releva les commissures du géant. Lentement, il se redressa et planta la lame dans la cuisse voisine. La démone hurla à nouveau, les yeux fermés par le déluge de souffrance.
— Ne te surestime pas trop. Je pense déjà savoir qui s'est. J'espérais juste t'entendre le confirmer.
Il retira alors violemment la lame et la brandit. Mais juste avant qu'il ne l'abatte, la demonatia rouvrit des yeux rouge sang.
— Stop ! s'écria-t-elle. C'est Gabriel ! C'est Gabriel qui a fait le pacte !
Le sourire du cadet s'étendit. Mais il ne relâcha pas son arme. Au contraire, il finalisa son geste.
La lame vint se loger entre deux côtes, perçant le cœur à coup sûr. La démone poussa un soupir, ses yeux clignotant comme les lumières d'un sapin de noël, puis le corps sans vie s'affala contre la chaise.
Un long silence plana. Puis Dean se leva et retira l'arme argenté du macchabée.
— Tu as bien fait, Sam.
La voix de Castiel était faible mais assurée. Le cadet croisa le regard de l'ange et sentit une vague de culpabilité en le voyant ainsi blessé. Il ne pouvait malheureusement rien faire de plus.
— Je ne suis pas d'accord.
Le ton de Dean résonna durement. Sam lui retourna un regard surpris.
— Pardon ?
— Tu l'as entendu, putain Sammy ! Elle savait ce qui se passait pour Castiel !
L'ange fronça des sourcils et tenta vainement d'imposer son point de vue :
— Dean, je ne crois pas que...
C'était sans compter sur la fureur du chasseur. Ce dernier le coupa en lançant une bordée de jurons, le corps tendu par l'angoisse.
— Dean, soupira Sam. On sait très bien ce qui arrive à Castiel.
L'aîné s'interrompit aussitôt et tourna un regard inquiet et surpris vers son cadet.
— Qu'est-ce que tu veux dire ?
Le géant baissa les yeux, incapable alors de soutenir son regard. Devant l'absence de réponse, le chasseur se tourna vers son ange mais celui-ci se mordait la lèvre inférieure jusqu'au sang, sa langue gourde pesant dans sa bouche.
— Mais bordel, vous allez m'expliquer votre charabia, oui ou non ?
— Dean, ne t'énerves pas, d'accord ? se lança alors Castiel, prudemment.
Les traits de son protégé se refermèrent.
— Je ne te garantie rien.
L'ange n'obtiendrait rien de mieux et il le savait. Alors, grimaçant, il murmura :
— C'est le pacte que j'ai passé avec Crowley.
L'aîné Winchester haussa des sourcils, abasourdi.
— Parce que c'est toi qui a passé un pacte avec Crowley ? Pas Sam ?
Castiel acquiesça lentement.
— Et laisse-moi deviner : son dû, c'était ta Grâce, c'est ça ?
Son interlocuteur détourna alors les yeux, ne pouvant plus supporter le regard intrusif du chasseur.
— Il ne l'a pas précisé, corrigea-t-il. Il a dit qu'il s'agissait d'une faveur et qu'une fois accomplie, nous serions quitte.
— Comment... ? Comment as-tu pu ?
Des jeux de lumière se reflétaient sur la cornée humide de Dean. Un air désemparé s'était peint sur son visage, tordant le ventre de l'ange.
— Comment tu as pu me faire ça, putain Cas' !
— Parce que je le devais.
— Oh, non me sors pas ton discours sur ton besoin de m'aider ! Si tes sentiments pour moi sont simulés réellement par cette foutue marque, tu n'as pas ton mot à dire dans la matière !
Un silence pesant retomba dans la petite pièce étroite qu'était la chambre du motel sur ces mots. Sam était passé de la culpabilité à la sensation d'être de trop. Il n'aurait pas dû se trouver là à ce moment précis, ni entendre ses paroles qui sous-entendaient tant de choses qu'elles ne pouvaient être ignorées.
L'ange réagit d'une manière très simple. Violente mais habituelle à son statut de soldat de Dieu. Il saisit Dean par le col et le plaqua contre un mur.
Sam déglutit. Il ne savait pas où se mettre et il avait beau évaluer les issues, il avait l'impression d'être coincé dans cette position dérangeante de spectateur. Tout cet interrogatoire prenait une dimension trop intime et lui avec son cadavre rendait cette proximité tout sauf saine.
— Parce que tu crois que mes émotions sont faussées ? gronda l'ange. J'ai tout abandonné pour toi, Dean ! J'ai tout laissé derrière moi, même mes ailes ! J'ai tué mes frères et sœurs, t'ai accompagné à chacune de tes batailles, pris soin de toi à chaque retour de chasse ! J'ai même perdu ma Grâce et ma foie en mon Père ! Et tout cela, pour toi ! Juste pour toi, Dean Winchester, misérable humain bien trop borné et bien trop droit et bon pour son propre bien !
D'un mouvement vif d'épaule, il le décolla du mur pour le plaquer à nouveau. Le chasseur gémit, ses mains serrées autour de celles de l'ange, mais ne chercha pas à s'échapper.
— Alors, ne vient pas me dire que je n'ai pas le droit de m'exprimer quand il s'agit de toi, bon sang !
Le regard de Dean était figé dans celui azur de Castiel et Sam, bien qu'à trois mètres d'eux, pouvait ressentir toute la tension que cette échange contenait. C'était puissant, c'était renversant. Le cadet Winchester se demandait même comment cela faisait que l'un comme l'autre n'avait pas encore craqué.
— Cas', murmura simplement Dean.
La prise sur le col du chasseur se fit moins serrée. L'expression grave de l'ange s'attendrit.
— Pourquoi crois-tu alors que les miennes sont faussées ?
Le visage de Castiel devient alors confus.
— À cause de la Marque, tu le sais.
— Non, c'est faux.
Le ton de Dean vibrait avec tant de détermination et de chaleur que l'ange ne trouva rien à rétorquer. Sam, lui, plus embarrassé que jamais, se faufila jusqu'à la porte, espérant les laisser seuls tous les deux. Le temps qu'ils mettent les choses au point.
Il l'ouvrit discrètement et se décida de partir à la recherche de May. Tout cela n'avait que trop duré.
~.*.~
[ Printemps 2017 – Écosse ]
— Alors May, tu pars sans nous dire au revoir ?
La jeune écossaise sentit ses joues se vider de toutes chaleur, la rendant plus pâle que jamais.
— Pitié, Sam, ne me tue pas ! Je peux tout t'expliquer !
Les yeux du chasseur se rétrécirent.
— Ça, j'y compte bien.
— Sam, je t'assure, je ne savais rien ! J'étais utilisée !
Celui-ci fit un pas en avant. Par peur, elle réagit instinctivement et recula. Un air sombre s'installa sur les traits de l'homme.
— Tu viens juste de me prouver que tu te penses coupable, May.
— Je... Je... Je te jure, même si j'ai une part de responsabilité dans tout ça, je te jure que je n'ai jamais voulu que ça se passe ainsi ! Et j'en savais rien ! Je ne savais pas que ce n'étaient pas que des rêves, je ne savais pas que cela ne faisait pas parti de mes visions, je ne savais pas que toute ma vie n'était fondée que sur des illusions ! Je ne savais strictement rien, Sam !
— Et maintenant, tu te souviens de tout ? ricana-t-il. Comme c'est convenant.
— C'est la transe... La transe que j'ai eu m'a affaibli et a permis la voix de revenir... Mais ici, dans cette dimension, je suis plus forte. J'ai pu lui résister. Mais j'ai préféré partir.
— Pourquoi partir, May ? s'enquit le cadet Winchester d'un ton sarcastique.
La jeune écossaise prit une profonde inspiration. Elle devait se calmer. La panique n'aidait en rien.
— La voix, Sam... murmura-t-elle. Elle me disait de tous vous tuer.
BADABOUM !
Bon excepté ce cliffhanger, je voulais vous parler de quelque chose. Comme ma fanfiction va bientôt s'achever (à peu près moins d'une dizaine de chapitres si je continue sous ce format de petits chapitres) j'ai commencé à envisager à ce que je pourrais faire ensuite. En est ressorti une histoire Destiel (encore) mais cette fois en UA High School assez sombre avec Dean en tant que danseur contemporain (bah oui pourquoi pas hein ?) et Cassou un personnage mystérieux qui se fait martyrisé mais qui se révèle tout à fait capable de se défendre. L'histoire sera triste (à en pleurer) et la fin sera peut-être un happy ending si j'arrive à garder le contrôle du pathos.
Vous allez sûrement me dire :"Nan mais Aprila, les histoires High School ça se fait partout, ce n'est pas original !". Ne vous inquiétez, quand je dis sombre, je l'entends vraiment sombre. J'en ai déjà fait et je peux vous assurer que ce n'est pas très conseillé pour les adolescents mais plus les jeunes adultes. Ou même adultes tout court. Car contrairement ce que les auteurs de ce style laissent souvent croire, le lycée s'est rarement joli joli et beaucoup de choses peuvent s'y passer.
Mais je ne pense pas me lancer si personne ne me soutient dans ce projet. Car j'ai beaucoup d'autres choses à gérer, dont mes études mais aussi des histoires m'appartenant totalement, des personnages jusqu'au pot de fleurs qui peut se trouver sur une commode dans un chapitre, et que j'ai laissé en suspension. Donc au lieu de vous faire une surprise ratée et de m'entêter, je vous pose ça là. En sachant que je ne vous ai pas tout révélé évidemment sur l'histoire puisque l'intrigue est presque déjà entièrement formée dans ma tête. Il suffit plus que je les mette en mots.
Voilà, c'était la news-flash :) N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en commentaire !
