Bon, au point où j'en suis, vaut mieux tout déballer, ça changera plus grand-chose. Y'a plus qu'à y aller au culot.
- Ecoute, fais-je, je suis célibataire depuis huit mois maintenant et je suis pas en bois, alors j'avoue que ton shoot An An m'a mis dans tous mes états et m'y met encore maintenant.
Il y a un loooooog silence pendant lequel il se contente de ne fixer. Il doit être sacrément choqué, ce qui se comprend vu qu'il est hétéro.
- Attend, t'es en train de me dire que tu fantasme sur moi ?
Je sais pas comment interpréter le ton sur lequel il pose la question et c'est bien ce qui me fait peur, parce que j'ai toujours à peu près su déchiffrer Pi.
- Hai… fais-je, piteux en me demandant s'il va pas carrément m'en coller une.
Il y a un gros blanc pendant lequel personne bouge, au point qu'on nous croirait transformés en statues de cire puis, soudain, des bras encerclent ma taille. Je m'apprête à dire à Ryo que c'est pas le moment, quand je réalise qu'il a pas bougé.
- P… P… Pi ? baffouillé-je en percutant que par conséquent ça peut être que lui.
Mon cœur a entamé une telle sarabande dans ma poitrine, que j'ai l'impression qu'il va exploser et un seul mot tourne dans la tête : pourquoi ?
- Tu me vois enfin alors… murmure-t-il.
- He ?
Il y a plus rien autour de nous. Plus le cadre peu reluisant des toilettes de la Jimusho, plus de Ryo… plus que lui, moi, ses bras autour de ma taille et ma question sans réponse.
- Qu'est ce que… tu veux dire ? soufflé-je.
- Quand tu es sorti avec Aiba, je l'ai accepté. Quand tu l'as remplacé par Kusano, je l'ai accepté aussi… mais ça, je peux pas. Pas avec Ryo. Pas avec mon meilleur ami, je pourrais pas le supporter.
Mon souffle se fige presque dans ma poitrine. J'ose pas comprendre ce que j'ai l'impression de comprendre. Et même si je comprend bien ce que je pense comprendre, c'est pas de l'amour, c'est que du désir. Ca va pas plus loin. Je crois.
- J'ai gardé le silence assez longtemps, ça suffit, reprend-il vu que je dis rien. J'en ai assez de souffrir seul. Je t'aime depuis le jour de ton audition et il est temps que tu le sache.
A cet aveu, mon cœur semble s'arrêter de battre cette fois et je sens le sang refluer de mon visage, avant d'y revenir avec force, cuisant mes pommettes.
- Tu… m'aimes ? me décidé-je à demander, la voix éraillée.
- Depuis le premier jour…
- Mais… pourquoi t'as rien dis ?
- Parce que tu me voyais que comme un ami… et ensuite tu es tombé amoureux et je me suis plus senti le droit de te dire quoi que ce soit.
- T'es pas hétéro ?
La voix de Ryo. J'avais oublié qu'il était là.
- Je l'ai jamais été.
- Mais toutes ces filles avec qui t'es sorti, Tomo, je les ai pas inventées !
- Je sortais avec elles pour donner le change…
Je suis perdu, chamboulé et je sais pas comment réagir ni quoi dire. En avouant mon attirance physique, je pensais vraiment pas recevoir une déclaration.
- Massu, je te demande pas de me répondre maintenant. Je comprend qu'il te faut le temps de digérer la nouvelle… mais pense-y un peu. J'attendrais. J'attendrais le temps qu'il faudra. Comme je t'attend depuis quatre ans.
Sur ces mots, il me lâche et tourne les talons pour sortir, mettant ainsi fin à la conversation. Et là, j'ai un réflexe sorti de nulle part : j'attrape son bras, le tourne vers moi et plaque ma bouche contre la sienne comme je crevais d'envie de le faire. Sans la voir, je sens la stupeur de Ryo et plus encore celle de Pi, surtout que j'accentue le baiser, glissant ma langue entre ses lèvres pulpeuses pour aller caresser, enlacer et cajoler la sienne avec toute la douceur dont je suis capable.
Je finis par rompre le baiser et lâcher son bras, lui laissant le loisir de reprendre son souffle.
- M… Massu… balbutie-t-il. P… Pourquoi ?
Il bafouille et il a l'air complètement retourné. J'ai jamais vu notre imperturbable leader aussi peu maître de lui. C'est déstabilisant. Et c'est ma faute. Mais à ma décharge, je pensais pas lui faire un tel effet.
- J'en avais envie depuis ton shoot, mais j'aurais pas du. Excusez-moi.
- Je… Tu… C'est pas… grave…
- Merde, Tomo, je t'ai jamais vu comme ça. On dirait une fille après son premier baiser, intervient alors Ryo. Il embrasse si bien que ça, Massu ?
C'est vrai qu'il en sait rien, lui, mais la question est embarrassante.
- Je… Hum, répond Pi en hochant légèrement la tête.
He ? C'est de moi qu'ils parlent là ? Impossible. Je sais bien que j'ai eu deux bons profs, mais quand même, faut pas pousser mémé dans les branchages.
- Sérieux ? Faut que je teste alors.
He ?! Tester ?! C'est quoi cette…
J'ai pas le temps de me poser plus de questions, parce que Ryo m'a agrippé la nuque pour m'embrasser à son tour, d'une façon que même Hiro au plus fort de sa passion, était loin d'égaler. Du coup, par réflexe, j'y réponds de même, en me collant à lui. Jusqu'à ce que j'entende la porte d'entrée des toilettes claquer. Ca suffit à me dégriser et je m'apprête à courir après Pi, mais mon sexfriend me retient par le poignet. Interloqué, je tourne la tête vers lui.
- Laisse-le. Laisse-le, Massu. Tu l'aime pas, alors lui donne pas de faux espoirs.
- Mais… on peut pas le laisser comme ça.
- Tomo fera pas de connerie quelle que soit sa peine. Il est trop responsable et il tient trop au groupe pour ça. Cela dit, il a raison, tu embrasse très bien.
Je vire au cramoisi, mais je me sens tellement coupable vis-à-vis de Pi.
21 juillet 2006
C'est reparti pour un tour, mais cette fois, le jeu du chat et de la souris est inversé : c'est Pi qui fuit dès que je veux lui parler. Et j'avoue pas savoir comment rétablir la situation, vu qu'il décroche pas non plus quand je l'appelle. Du coup, j'ai été bien obligé d'expliquer toute l'histoire à Tesshi, Shige et Keii-chan qui pigeaient que dalle et commençaient à se sentir exclus… et bien sûr je me suis fait copieusement engueuler parce que 1) j'ai tardé à tout leur dire 2) j'ai fais de Ryo mon sexfriend mais que je ressens rien pour lui (et le fait qu'il soit consentant ne change rien à leur yeux) 3) je fais du mal à Pi et « merde, Massu, t'aurais au moins pu avoir le tact de t'abstenir devant lui, pense un peu à ce qu'il ressent », bref, de leur point de vue, je suis l'enfoiré de l'histoire. Mais merde, j'ai rien demandé à personne moi, ça me gave ça !
Je suis tellement énervé de tant d'injustice, que je claque la porte de la loge en sortant. S'il y a bien un truc que je supporte pas, c'est bien les accusations gratuites ! Surtout que j'ai pas arrêté de vouloir m'excuser auprès de Pi, quoi, c'est pas comme si j'en avais rien à foutre ! Même Tesshi, mon meilleur ami, a pas écouté mes justifications. Son idolâtrie pour Pi, qui a jamais faibli, l'a rendu sourd à tout ce qui est pas la peine de notre leader.
Je quitte la Jimusho totalement furax et, sans m'en rendre compte, mes pas m'emmènent jusque chez Pi. J'émet un claquement de langue agacé et tourne les talons pour partir, mais je m'arrête. Après tout, pourquoi pas. Au moins quand je serais face à lui, chez lui, il pourra pas me fuir. Le problème étant de réussir à entrer dans l'immeuble, parce que si je sonne à l'interphone, c'est évident qu'il ouvrira pas vu son état d'esprit.
Ma solution se présente dix minutes plus tard, en la personne d'une fillette d'une dizaine d'années qui ouvrait sa fenêtre au rez-de-chaussée. Elle s'apprête à la refermer, quand elle m'aperçoit. Ses yeux s'écarquille démesurément et elle s'exclame à mi voix :
- Massu ?!
Une petite fan ? Ca pourrait bien être ma chance. Un enfant sera moins méfiant qu'un adulte.
- Bonjour, toi, fais-je en lui souriant. Comment tu t'appelle ?
- Emi…
- Tu aime bien News, Emi-chan ?
- Oh oui ! Et c'est toi que je préfère !
Flatté malgré moi et attendri, j'en oublie quelques instants la raison de ma présence devant elle.
- C'est gentil. Je suis très content de le savoir.
- Tu peux me faire un autographe ? demande-t-elle, pleine d'espoir.
Normalement, c'est interdit parce que nos séances de dédicaces sont minutées, réglementées, planiffiées et tout un tas de –ées, mais elle est si adorable que je craque.
- Bien sûr, petit chou.
Elle me fait un grand sourire, rentre dans la pièce où elle se trouve et qui doit être sa chambre à en juger par la profusion de peluches… et de posters de moi ?! C'est presque un choc. Savoir ce genre de truc c'est une chose, le voir s'en est une autre. Un peu gêné, je détourne les yeux, jusqu'à ce qu'elle revienne en me tendant un cahier d'école et un stylo. C'est la première fois que je signe pour une enfant, il faut pas que je me plante. Je me décide pour quelque chose d'aussi mignon qu'elle et écris « plein de bisous et de câlins pour Emi-chan. Continue à supporter News », avant de signer. Je lui rend ensuite le tout et en viens au sujet de ma présence.
- Ne, Emi-chan, j'ai besoin de ton aide.
- Moi ? fait-elle, surprise.
Je hoche la tête.
- Tu sais qui habite dans ton immeuble ?
Elle secoue la sienne. Pas étonnant, elle a jamais du le croiser vu nos horaires.
- Yamapi, lui révélé-je sur le ton du secret.
- Honto ?! fait-elle en ouvrant tout grand les yeux.
- Hai. Et tu vois, je me suis un peu disputé avec lui et il est un peu fâché contre moi, alors je voudrais lui demander pardon, mais comme il est fâché, il voudra pas m'ouvrir la porte de l'immeuble. C'est là que j'ai besoin de ton aide. Tu veux bien m'ouvrir ?
La fillette a soudain l'air ennuyé.
- Bah je sais pas… Maman m'a dit de jamais ouvrir à des inconnus…
- Mais je suis pas un inconnu puisque tu m'as reconnu et que tu me parle, petit chou, tenté-je.
C'est une enfant, alors l'argument bidon peut marcher.
- S'il te plait, Emi-chan, insisté-je en lui faisant mon plus beau sourire vu qu'elle hésite encore.
Je sais, c'est bas comme procédé, mais qui veut la fin veut les moyens. Et puis ça lui fait aucun mal.
- D'accord, capitule-t-elle. Attend.
Elle referme la fenêtre, disparait et, quelques instants plus tard, j'entend le « bzzz » caractéristique de l'ouverture. Je souris, pousse la porte et aperçois ma petite fan dans l'embrasure de la sienne. Ca doit être la fille de la concierge, j'ai eu du bol.
- Merci beaucoup, Emi-chan, lui dis-je. Tu es très gentille et je suis très content de t'avoir rencontrée.
Sur ces mots, je me penche et la serre brièvement contre moi. Elle a fait tomber ma colère et m'a bien aidée, alors c'est ma manière de la remercier.
- Tu reviendras ? me demande-t-elle, pleine d'espoir.
- J'essaierais.
Je peux pas m'avancer, mais au moins ça m'engage à rien de répondre ça.
- Maintenant je vais aller demander pardon à Yamapi. Mais ne dis à personne que tu m'as vu, ne ? Ce sera notre secret.
- D'accord. Au revoir, Massu.
Elle referme la porte de chez elle et je peux pas m'empêcher de sourire. Ce sera une fille géniale quand elle sera plus grande, j'en suis sûr.
Je monte quatre à quatre les escaliers, ma préoccupation principale revenue après cette parenthèse pleine de douceur. J'espère qu'il est chez lui, sinon j'aurais fais tout ça pour rien. Enfin non pas tout à fait, parce que ma rencontre avec Emi-chan est un trésor, mais bon…
Une fois devant sa porte, je sonne. Encore et encore et encore. Sans résultat. Alors où il fait le mort ou il est pas là. Et merde. Bon ben je vais pas faire demi-tour, je vais l'attendre. Je soupire et m'assois dans l'escalier. J'ai l'impression d'être un clodo, c'est pas agréable. Ce qu'il faut pas faire pour se réconcilier avec un ami… Et le temps passe. Lentement, mais il passe et toujours pas de trace de Pi. Il m'inquiète, ce baka, où il a pu passer ? Est-ce qu'il serait chez Ryo ? Nan, pas après ce qui s'est passé… Où alors ? Chez Akanishi ? Ils s'entendent comme larrons en foire ces deux-là. C'est une possibilité, mais je connais pas bien Akanishu ni aucun des KAT-TUN, donc j'ai pas son numéro. Raaaah c'est la merde, je peux faire quoi ? En désespoir de cause, j'envoie un message à Ryo.
«T'as pas le numéro d'Akanishi par hasard ? »
« Pourquoi ? Tu lui veux quoi ? Je te préviens, t'as pas intérêt à le prendre comme sexfriend lui aussi ! »
Ah mais putain, qu'est ce qu'ils ont tous aujourd'hui ?! C'est ma fête ou quoi ?! En plus c'est vraiment pas le moment de jouer les amants jaloux, Pi a disparu !
« J'ai besoin de le joindre, c'est tout. File-le-moi et grouille, j'ai pas l'année »
« Bien maître, tiens »
La deuxième partie du message est la fiche de Jin qui comporte aussi son email et son adresse postale. Génial.
« Sankyu, je te le revaudrais »
« J'y compte bien »
J'appelle donc mon collègue dans la foulée.
« Ouais ? », fait sa voix quelques secondes plus tard.
- Akanishi, c'est Masuda. Désolé de te déranger, mais est ce que Pi est chez toi ?
« Tomo ? Il était là y'a dix minutes, mais il s'est tiré. Il doit être en route pour chez lui »
- Et il allait comment ? demandé-je, agacé d'en entendre un deuxième appeler mon leader par son diminutif.
« Pas super et tu sais bien pourquoi »
Il y a un sacré reproche dans sa voix. Pi a du tout lui raconter. Putain, je continue à passer pour une enflure, fait chier…
- Bon, merci.
« Attend, Masuda, tu… »
Je l'ai pas laissé finir, mais tant pis. Là, faut qu'on parle Pi et moi. Il est parti de chez son pote y'a dix minutes, donc vu où habite Akanishi, il devrait être là dans vingt-cinq minutes à tout casser. Trente-cinq si y'a de la circulation. Et le temps se remet à passer.
Au bout d'une heure, je sens l'inquiétude se transformer en angoisse, puis la lassitude s'empare de moi et je finis par m'assoupir.
Je suis réveillé en sursaut par une grosse brute qui me tombe littéralement dessus. Je m'apprête à la rembarrer, quand je me rend compte de son identité.
- Pi ?! Mais qu'est ce que tu…
- Shhht… fait-il alors, rigolard, en mettant son index sur son œil.
Et sur ce, il explose de rire. Ah putain, il est complètement bourré. Il pue l'alcool à dix kilomètres. Et comme je pense pas qu'Akanishi l'aurait laissé prendre le volant totalement déchiré, il a du aller se mettre misère dans un bar pas loin. Pas à cause de moi, quand même ?
- Pi, espèce de crétin…
- Oooh vous ressemblez à Massuuuuu… fait-il, le nez à trois centimètres du mien.
- C'est moi, idiot… dis-je en essayant de le redresser vu qu'il est toujours vautré sur moi.
Mais je crois pas qu'il soit en état de me comprendre.
- Pourquoi j'lui ai dis que j'l'aimais ? Y m'aim'ra jamaiiiiis… Chuis trop bête… Chuis sûr qu'il aime Ryo… larmoie-t-il.
Là, c'est ce qui s'appelle faire totalement fausse route.
- Mais nan, bougonné-je en essayant de l'empêcher de dévaler les escaliers dans son ivresse, tout en pensant qu'en fait si, à cause de moi.
- Vous croyez ?
- Mais oui. Allez, faut rentrer chez toi. Où sont tes clés ?
- Chais paaaaas, rigole-t-il. Dommage que vous zêtes pas Massu… j'lui aurais dis d'les chercher sur moa…
Et il re-rigole. Il en tient une sacré, la vache. Il va douiller quand il aura dessoûlé. Du coup, je crois que la discussion sérieuse devra attendre, il est trop beurré pour piger quoi que ce soit. A force de fouiller ses poches (ce qui le fait glousser), je finis par mettre la main sur ses clés. Je me redresse avec mon fardeau, titube avec lui jusqu'à la porte et l'ouvre tant bien que mal, avant de le tirer-porter à l'intérieur. Je referme la porte du pied et le hisse péniblement sur le canapé, d'où un ronflement sonore monte presque immédiatement. Il dort déjà ?! Ben la vache…
Je soupire. Vaut mieux que je reste près de lui en cas de problème, son état m'inquiète. Je vais chercher sa couette et nous en couvre tous les deux. Il caille chez lui.
Dans la nuit, complètement dans le pâté, je me redresse, grimpe sur le meuble derrière moi et me blottit contre la forme toute chaude qui l'occupe, avant de me rendormir profondément.
Un bruit de clé qui tourne dans une serrure me réveille à moitié et, dans un brouillard, je vois approcher une silhouette que j'identifie pas.
- Oh putain, mon intuition était juste… fait une voix familière que je reconnais pas plus. Tomo, nan, tu peux pas me faire ça, je pensais pas que t'étais sérieux…
He ? C'est moi ou le ton de la silhouette est plein de douleur ?
- Masuda, je te le pardonnerais jamais !
Masuda ? Personne m'appelle comme ça à part les gars des autres groupes. Et de quoi il parle ? Que c'est dur de réfléchir au saut du lit…
- Akanishi ? finis-je par le reconnaître. Qu'est ce que tu fous chez moi ?
- T'es chez Tomo, espèce de briseur de couple !
Chez Pi ? Briseur de couple ? De quoi il p… Soudain, les souvenirs de la veille me reviennent et je me rend compte que j'enlace mon leader, que j'ai du prendre pour mon oreiller dans mon sommeil. Ok, je pige pour le « chez Pi », mais briseur de couple ?
- De quoi tu parle ? fais-je en bâillant. J'ai rien brisé du tout.
- A cause de toi, j'ai plus aucune chance !
- Chance de ?
'Tain je suis vraiment dans le pâté, je pige pas un broc de ce qu'il raconte, cet abruti.
- Il te les faut tous, ne ?! T'as l'intention de te taper toute la Jimusho en piétinant le cœur des autres ?! T'es vraiment qu'un…
- Oh ! Oh ! OH ! fais-je de plus en plus fort pour l'interrompre. Mais tu vas te calmer oui ?! Bordel, il est genre cinq heures du mat' et tu viens m'accuser de je sais pas quoi, c'est quoi ton problème, merde ?!
Là, je suis vénère. Déjà que je suis pas du matin…
- Mon problème, c'est que tu me vole Tomo !
Attend, stop, arrêt sur image. Là, faut que je fasse un résumé de la situation avec les données que j'ai entendues et celles dont je suis sûr : Kame serait amoureux d'Akanishi, qui a l'air d'aimer Pi, qui m'aime. Ryo est possessif avec moi au point que je me demande s'il m'aime pas aussi… Et moi dans tout ça, je ressens quoi pour qui ?
Ca devient franchement compliqué…
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