18 décembre 2009

Dans la mesure où ma chaîne et mon anneau ont jamais quitté mon cou depuis mes quinze ans, nos amis qui sont observateurs (trop ?) ont rapidement remarqué qu'ils étaient maintenant à celui de Tesshi et, du coup, on a subi un feu roulant de questions diverses.

Au début, j'ai fais semblant de rien, mais ils insistaient tellement qu'il a bien fallu finir par leur dire. Dire qu'ils ont été surpris serait un euphémisme. On aurait des poissons hors de l'eau. Ils ont commencé par rigoler comme si c'était la blague de l'année (surtout Ryo), mais en voyant mon sérieux et le sourire jusqu'aux oreilles de Yuya, ils ont réalisé que non.

- Attends, vous êtes sérieux là ? demande Pi.

- Oui ! Je vais vraiment me marier avec mon Massu d'amour !

- Mais… comment vous alelz faire ? interroge Shige, toujours pragmatique.

- J'avoue que pour le moment, j'en sais rien du tout, admets-je honnêtement.

- Mais on trouvera !

- Et vous comptiez nous le dire quand exactement ? demande encore Ryo.

J'échange un regard gêné avec mon fiancé, qui échappe pas à Keii-cha.

- Je crois qu'ils voulaient pas nous le dire du tout et le faire en cachette, dit-il tristement.

- C'est pas ça ! On a juste pas du tout parlé de comment ça se passerait pour le moment. C'est trop frais, on a pas les détails de quoi que ce soit.

- Mais vous nous l'auriez dis ?

- Quand on aurait été plus avancés dans le projet, oui.

Mes paroles ramènent le sourire sur le visage de notre aîné et franchement, je préfère ça. Voir Keii-chan triste alors qu'il est si adorable, c'est un crève-cœur.

24 décembre 2009

Une fois n'est pas coutume, on a décidé de fêter noël tous ensemble avec la personne qu'on aime. Du coup, on s'est réunis chez Pi. Il a donc invité Toma, qui a plus du tout l'air de prendre ce contact renoué pour une corvée. Je soupçonne qu'il va pas tarder à se passer un vrai truc entre eux. Bien sûr, je suis venu avec Tesshi et keii-chan avec Shige. On a même invité nos deux trainees forcés : Uchi et Hiro. Mais seul Uchi est venu. Hito m'a envoyé un message disant qu'il se sentait pas de venir parce qu'il m'aime toujours malgré le temps qui a passé. Et franchement, je suis désolé pour lui.

Du coup, il manque que Ryo et il se fait désirer.

Après avoir quand même tenu une demie heure, on a tous décidé de boire un coup en se disant que ça le ferait peut-être venir, mais nan, toujours pas et ça commence à être inquiétant.

Evidemment, on a essayé de l'appeler, mais on tombe toujours sur son répondeur.

- Vous croyez qu'il lui est arrivé un truc ? demande Uchi, cristallisant ainsi les angoisses de tout le monde.

- J'espère que non… répond sombrement notre leader.

Mais du coup, personne ose trop commencer la fête et, vu le silence pesant, on dirait plus une veillée funèbre qu'un réveillon de noël. Même mon Tesshi ose pas parler alors qu'il piapiate toujours pendant une fête.

Et soudain, alors que j'envisageais sérieusement de rentrer à la maison pour fuir cette ambiance déprimante, une voix familière se fait entendre à l'entrée.

- C'est moi, désolé d'être à la bourre !

Il en faut pas plus pour que Pi s'arrache aux bras de Toma dans lesquels il avait élu domicile sans que je m'en rende compte et fonde sur notre ami comme un rapace affamé sur sa proie.

- Putain, mais t'étais où ?! lui crie-t-il. T'as une idée du souci qu'on se faisait tous ?! Uchi allait… Oh… Salut Okura. Ca va ?

Okura ? A la mention du Kanja, j'échange un regard complice avec Yu' : si Ryo l'a amené ce soir, son but est clair, c'est qu'il est décidé. Cool pour lui.

- Salut Yamashita, fait la voix du plus jeune de ceux du Kansai. Ryo a dit que je pouvais venir, j'espère que ça dérange pas.

- Heu non non, mais…

- T'allais dire qu'Uchi allait quoi ? le coupe Ryo en entrant dans le salon avec l'élu de son cœur.

- J'allais appeler les flics, espèce de crétin, répond notre ex membre commun.

- Ouais joyeux noël à toi aussi, ne… grogne notre ami.

- Bah excuse-nous d'avoir angoissé qu'il te soit arrivé un truc, ne. T'es au courant qu'un portable, ça sert à rien si c'est pas allumé ? réplique aigrement notre leader.

- Calmes-toi, Tomohisa. Il va bien, c'est l'essentiel, non ?

Je jette un coup d'œil à Toma qui vient de parler. C'est bien le seul qui l'appelle par son prénom complet. Et surtout dans des circonstances normales.

- Désolé, tout est ma faute, s'accuse alors Okura.

- Comment ça ? fais-je, curieux.

- J'ai mis un temps infini à me préparer et comme j'ai pas dis à Ryo de monter parce que j'ai oublié, il a pas pu mettre à charger son portable dont la batterie était à plat.

- Ok pour le sien, mais quand vous vous êtes rejoints, il aurait pu utiliser le tien, fait remarquer Shige.

- Ben non même pas. Ca fait une semaine que mon portable a fait un plongeon involontaire dans la baignoire et j'ai pas encore eu le temps de le remplacer.

- Je vois…

Le regard candide d'Okura passe alors de Shige dans les bras de Keii-chan, à Tesshi blotti dans les miens, puis à Pi qui a réintégré sa place initiale dans ceux de Toma.

- Oh il y a beaucoup de couples, note-t-il.

- Ouais, approuve Uchi d'un air de martyr. Heureusement que vous êtes arrivés, parce que j'avais un peu l'impression de carrément tenir un chandelier moi.

Le regard de Ryo reflète alors un tel embarras, que je comprends que non seulement il a rien dis à celui qu'il aime, mais qu'en plus il l'a invité "en toute amitié".

- Comment ça se fait que tu sois venu avec Ryo ? T'avais pas de projets pour ce soir ? demande alors Keii-chan.

- Ben au contraire des autres qui avaient une copine à voir ce soir, moi je suis célibataire alors non.

J'avais raison. Mais il attend quoi le Ryo ? De se le faire piquer ? Moi Okura est pas mon style, mais je parie que d'autres gars louchent sur lui et pas qu'un peu. Va falloir que je parle à l'indécis avant la fin de la soirée.

- Bon, maintenant qu'on a eu toutes les explications, si on démarrait vraiment la fête ? propose alors mon Tesshi.

- Bonne idée. Vous buvez quoi les deux ?

- Comme vous, répondent-ils en cœur.

Bon, déjà ils sont sur la même longueur d'ondes. C'est pas mal pour commencer.

Pi les sert donc, puis lève son verre.

- Au news d'origine reformé pour la soirée ! dit-il.

Presque. Seulement presque puisque Hiro est absent et que Moriuchi est parti. Mais presque ouais. Ca fait bizarre.

- Kampai ! ajoute-t-il en levant son verre contre lequel on choque tous doucement les nôtres en répétant la même chose.

- Y'a que moi qui suis une pièce rapportée, rigole Okura quand tout le monde a bu un peu.

- Moi c'est pas mieux, je suis toujours trainee, le contre Uchi. Dans le genre "ça craint", j'ai la palme je crois.

Chacun s'abstient de lui faire remarquer qu'il a un peu mérité son sort, parce que noël est une fête joyeuse et que personne a envie de la gâcher avec une engueulade.

Je jette un coup d'œil à Ryo qui nous regarde tous d'un air d'envie. Du coup, je lui fais un signe de tête vers Okura et les gros yeux. Genre "bouge-toi". A son tour, il regarde brièvement son pote du Kansai qui rigole avec Toma et je le vois soupirer. Misère, on a pas le cul sorti des ronces si Ryo devient timide. Mais peut-être qu'avec quelques verres de plus…

Vers le milieu du repas, la majeure partie d'entre nous est déjà bien gaie, mais j'ai pas tellement bu, parce que je garde un œil sur l'amoureux transi qui reste planté comme un piquet, à regarder avec des yeux de poisson pané, Okura qui grille rien du tout.

Et alors que je cherche un moyen subtil d'entraîner Ryo ailleurs dans l'appart pour lui parler, la voix d'Uchi s'élève, un peu éraillée par l'alcool :

- Ne ne ne, Ryo, t'aurais pas un truc à dire à Tacchon ?

Je tourne la tête vers lui, surpris. Je pensais pas que lui aussi avait remarqué.

Les concernés se regardent.

- Ah bon, tu voulais me parler ?

- C'est que… Je… Oui mais non… En fait…

Bon, on dirait qu'il a pas encore assez bu pour redevenir le Ryo fonceur et sûr de lui qu'on connait tous.

- Pourquoi t'es tout rouge ?

- Parce qu'il t'aimeuuuuuuh !

Un éclat de rire jaillit et je tourne la tête vers Yuya qui vient de vendre la mèche avec le naturel propre aux gens bourrés. Misère, faudrait jamais que je le laisse boire. A chaque fois, c'est la cata…

Dans la pièce, toute conversation a soudain cessé et tout le monde fixe les deux Kanja avec des yeux ronds.

- Bravo Yu'… lui soufflé-je.

- Bah qu… quoi ? C'est vr… vrai nan ?

- C'était pas à toi de le dire, baka. Regarde la tête de Ryo, on dirait qu'il va te tuer.

- Ryo… c'est vrai ? demande finalement Okura.

Au lieu de répondre, l'interpellé se contente de hocher la tête sans oser le regarder.

- Merde… Je suis désolé, vieux, je m'en doutais pas une minute…

Oh oh… Un début comme ça, ça sent le râteau… Pourvu que non, déjà qu'il s'en était prit un avec moi à l'époque… Ce serait vraiment trop moche pour lui…

- Si j'avais su… Mais… même si je t'aime beaucoup et tu sais que c'est vrai, tu es comme un frère pour moi. Simplement comme un frère. Et puis… je suis déjà attiré par quelqu'un. Je suis vraiment désolé.

Je me demande bien par qui Okura peut bien être attiré tiens… Mais un râteau public, l'orgueil de Ryo s'en remettra jamais… Il faut que je…

Un nouvel éclat de rire m'interrompt dans mes réflexions. Venant de Ryo.

- Ah ah ah, rigole Ryo. Me dis pas que tu m'as vraiment pris au sérieux ? La tronche que tu tire ! C'était une blague ! Juste une blague !

Et il accompagne ce démenti d'une tape dans le dos de son pote. Mais moi je sais bien qu'il a mal. Déjà parce que je connais la vérité et parce qu'en plus, sa gaité factice atteint pas ses yeux, dans lesquels je lis la douleur.

- Tu m'as foutu la trouille, espèce de couillon, se marre alors Okura qui a pas l'air de capter que son ami joue la comédie.

Il le croit sans hésiter, alors que c'est évident qu'il ment. Merde, il est censé faire partie des gens qui le connaissent le mieux, alors pourquoi il voit pas que c'est des bobards ? Pourquoi il se rend compte de rien, ce crétin ?

- Allez buvons buvons ! Kampaaaaaai !

J'ai de la peine pour ryo et en même temps je l'admire, parce que cette comédie, il la joue juste pour qu'Okura se sente pas coupable de l'avoir rejeté. A sa place, je crois pas que j'en aurais été capable. Peu d'entre nous en fait je crois. Il a trop la classe.

Je sais pas comment il a fait, mais il a réussi à feindre la bonne humeur de façon convaincante toute la soirée sans flancher une minute. Comme on a tous bu, Pi a refusé qu'aucun de nous prenne le volant pour rentrer, donc on s'est tous allongés par terre dans son salon avec des couvertures. La majeure partie d'entre nous s'est endormie presque immédiatement, y compris Tesshi mais moi, dans la pénombre, je me rend soudain compte que les épaules de Ryo, allongé dos à moi, tressaillent spasmodiquement. Je comprends immédiatement qu'il pleure en silence. Le pauvre… J'ai bien envie de le consoler, mais je sais pas si sa fierté supportera que je le vois dans cet état de "faiblesse".

Après un moment, voyant qu'il se calme pas du tout, je décide de le prendre dans mes bras. Il sursaute et tourne la tête vers moi. Même sans lumière, je vois sa détresse.

- Massu… murmure-t-il.

- Je sais… dis-je tout aussi bas. Je sais et je t'admire d'avoir tenu le coup. Pleure, ça te fera du bien.

Il hoche la tête et, de façon tout à fait inattendue, je le sens blottir son visage contre moi et continuer à pleurer sans bruit. Et franchement, ça fait un choc de voir ce roc s'effondrer comme ça.

Sans ajouter un mot, je lui caresse les cheveux comme je ferais avec tesshi et le berce doucement.

25 décembre 2009

J'ouvre les yeux je sais pas combien de temps après, quand mon fiancé me secoue.

- Massu, il est où Ryo-tan ? me souffle-t-il, inquiet.

Encore un peu dans les vapes, je regarde autour de moi et note son absence.

A mon tour inquiet, je me lève et pars à sa recherche dans l'appart. Au bout de trois minutes, je dois me rendre à l'évidence : il est parti. Pendant la nuit ou tôt ce matin, j'en sais rien, mais il devait pas vouloir tomber sur Okura au réveil.

- Alors ? me fait Yuya à mi voix quand je reviens vers lui.

- Rien. Je crois qu'il est rentré chez lui.

- Oh le pauvre…

Je m'abstiens de lui demander s'il se souvient avoir trahi Ryo, parce qu'il me parait évident que non. Il faut juste espérer qu'il lui gardera pas rancune.

- On ira le voir dans l'aprèm, dis-je. Pour le moment, je pense qu'il a besoin d'être seul.

Finalement, tout le monde a fini par se réveiller, dans un état plus ou moins potable selon les personnes (Keii-chan avec une gueule de bois, c'est tellement inhabituel que c'est marrant en fait) et le premier réflexe de chacun a été de demander où était Ryo. J'ai donc du expliquer une demie douzaine de fois qu'il était partie.

- Je vais le voir ! déclare alors Okura en se levant brusquement.

- Heu… c'est sympa, mais si je peux me permettre, Okura, c'est pas l'idée du siècle alors que tu lui as mis un râteau, fais-je remarquer. Je crois pas que tu sois celui qu'il meurt d'envie de voir dans l'immédiat.

- Ah… Ouais…

Le pauvre, il a vraiment l'air embêté. Après tout c'est pas vraiment de sa faute. Il aime quelqu'un d'autre, on y peut rien.

- Au fait, hier soir t'as dis que t'étais attiré par quelqu'un d'autre… C'est qui ?

- Ohno-sempai… répond le Kanja en rougissant un peu.

- Heeeeee ?!

C'est la réaction qu'on a tous eue. Imaginer le grand et sexy Okura Tadayoshi en couple avec le petit et distrait Ohno Satoshi, c'est…

- Je voudrais pas jouer les briseurs d'ambiance, mais ça parait surréaliste , déclare alors Uchi, utilisant le terme précis que je cherchais. Ohno-sempai est…

- Est quoi ? Fais gaffe à ce que tu vas dire, ne !

- Bah heu… distrait, lunatique, détaché de la réalité. Sois réaliste, Tacchon : ce gars a seulement l'air vivant quand il est sur scène. Le reste du temps c'est un robot, personne peut le nier ça. Vous iriez pas du tout ensemble.

Bim. Comme Ryo à sa place, Uchi a pas mâché ses mots et il a pas totalement tort malgré le respect que je porte à Ohno-sempai.

Ce qu'aucun de nous avait prévu, c'est que le Kanja allait littéralement lui sauter dessus, furieux.

- Retire ce que tu viens de dire ! s'exclame-t-il en l'attrapant par le col.

- Pourquoi puisque c'est ce que je pense ? Désolé pour toi, mais y'a que la vérité qui blesse, ne.

- Espèce de sale…

- Mah mah mah, intervient enfin Pi en les séparant avant que le poing du plus grand atterrisse sur la figure de l'ex Ping Ranger de son groupe. On se calme tous les deux. Okura, le frapper le ferait pas changer d'avis alors ça sert à rien, ne. Et toi Uchi, t'avais besoin de lui dire ça ? Ca t'avance à quoi ? Vous êtes encore bourrés tous les deux ? Sérieux, si vous voulez vous foutre sur la gueule, faites-le ailleurs que chez moi, mon salon est pas un ring.

Les deux concernés ont l'air gênés de se faire réprimander comme des gamins et s'excusent.

- De toute façon, Yu' et moi on va filer, décrété-je. Merci pour la fête.

- Pareil, on va vous laisser, dit Keii-chan.

- Puisque tout le monde se casse, j'en fais autant, dit Uchi. C'était cool de tous vous revoir les mecs.

- Je te suis, termine Okura. Merci de m'avoir accepté dans ce réveillon intra News.

- De rien. Salut les gars. Pour ceux que je vois à l'agence, à demain pour les répètes du Countdown.

Je jette un coup d'œil à Toma, mais il a pas l'air décidé à bouger. Quelque chose me dit qu'ils vont passer la journée ensemble.

Je sors donc avec Tesshi qui a pas encore l'air remis de sa cuite et on rentre à la maison.

- He ? On va pas voir Ryo-tan ?

- Plus tard. Quand tu auras dormi. T'es pas en état là et moi pas tout à fait.

Et comme pour me donner raison, il se met à bâiller.

- D'accord, allons nous coucher alors.

- Mais pour dormir, ne.

- Oui oui.

Je suis obligé de préciser, parce que Yu' a "un peu" tendance à me sauter dessus quand on est couchés. C'est pas désagréable en soi évidemment, mais parfois j'ai juste envie de vraiment dormir.

Finalement, il est environ dix-huit heures quand on arrive chez Ryo et j'ai l'esprit bien plus clair après quelques heures de sommeil en plus. Ce sera plus simple pour le réconforter.

Je sonne mais personne répond.

- Ryo, c'est Tesshi et Massu. Ouvre, on sait que t'es là.

- Barrez-vous ! entends-je à travers la porte.

Ok, ça commence bien, il va falloir lutter rien que pour rentrer.

- Joue pas au con, ouvre.

- Nan, cassez-vous, j'veux voir personne !

- Tu tiens à ce qu'on parle sur ton pallier ? Tes voisins vont sûrement être ravis d'entendre tes histoire de cœur, insinué-je perfidement.

La porte se déverrouille presque immédiatement et Ryo apparaît. Dans un sale état.

- Vous êtes vraiment des emmerdeurs tous les deux.

- Mais oui, mais oui, fais-je en entrant, me retenant de justesse de lui tapoter la tête. Comment tu te sens ?

- A ton avis ? me grogne-t-il dessus en refermant la porte. Comment je peux me sentir en m'étant mangé un râteau à cause de lui ?

En parlant, il a désigné Yu', qui le dévisage avec des yeux ronds.

- Moi ? Mais de quoi tu parle, Ryo-tan ? J'ai rien fais moi.

- Tu te fous de ma gueule ?! Tu crois que j'étais assez bourré pour me souvenir de rien ?!

- Il se fout pas de toi. Il avait tellement bu, qu'il se rappelle vraiment de rien. Mais soyons honnêtes : le râteau, c'est Okura lui-même qui te l'as mis. Et même si tu t'étais déclaré toi-même au lieu que Yu' vende la mèche, il te l'aurais mis de toute façon vu ce qu'il nous a dit. Alors rendre Tesshi responsable changera rien. Ce qui est important maintenant c'est de savoir si t'es capable de dépasser ça.

Il y a un blanc.

- Bah toi comme remontage de moral, tu te pose là… grommelle notre ami.

- Le rôle des amis, c'est pas dire amen à tout mais aussi de faire mettre le nez dans sa merde quand il faut.

- Bah félicitations, t'as réussi. Vous pouvez vous barrer maintenant ?

- Non.

- Ryo-tan… je me souviens pas de ce que j'ai fais, mais je suis vraiment désolé si ça t'as causé des problèmes… intervient alors la voix douce de mon fiancé, qui avait rien dit jusque là.

- Mouais…

Il grogne encore, mais il est pas plus capable que moi de résister à Tesshi, surtout quand il le regarde avec ses yeux pleins d'innocence.

Quand on repart, deux heures plus tard, on a réussi à la faire sourire au moins un peu et il voit les choses moins en noir, mais "plus jamais je me ferais avoir par l'amour, c'est vraiment de l'arnaque". J'ai pas osé lui dire que j'avais juré à peu près la même chose après chacune de mes ruptures et que j'étais pourtant retombé amoureux à chaque fois. On a beau avoir enfermé son cœur dans une boîte scellée, le croire à l'abri de toute atteinte, l'amour arrive toujours à se faufiler même si la boîte est hermétique. J'espère que, comme moi, il trouvera bientôt la personne qu'il lui faut.

14 février 2010

La semaine qui a suivi noël a été bien chargée avec les répètes du Countdown, mais on avait tous la pêche alors ça c'est bien passé et le show en lui-même aussi. Y participer est toujours autant l'éclate après six ans que la première fois. Plus même, parce qu'on a noué des liens avec plus ou moins tous les groupes. Bon, on est pas proches de tous non plus, mais ça va.

Même le mois de janvier est passé vite, parce qu'on a été invités à pas mal d'émissions et c'était plutôt marrant en fait.

Ryo évite les Kanja depuis noël. De crainte de souffrir en voyant Okura je pense, mais du coup, Shibutani est venu accuser Pi de le monopoliser. Le ton est assez vite monté et il a fallu que le concerné lui-même s'en mêle. Même Okura a fini par venir nous demander de convaincre leur Yellow Ranger de revenir bosser avec eux parce qu'avec un membre de moins, ils avançaient pas. C'est vraiment le bordel.

Dans quelques jours, on va commencer à bosser sur notre prochain single : "Sakura girl", qui doit sortir le 31 mars et on a même déjà eu la date de sortie de notre quatrième album : ce sera pour le 15 septembre. On a tous hâte de s'y mettre. Enfin je crois mais Ryo, qui était déjà pas bavard, ouvre quasiment plus la bouche depuis ce que j'ai baptisé "l'affaire de noël", alors c'est devenu difficile de savoir ce qu'il pense.

En tout cas, aujourd'hui, c'est la saint Valentin. Notre première à Tesshi et moi depuis qu'on est ensemble.

J'aurais voulu avoir le temps de préparer un bon dîner à mon Yu', mais hélas, tout ce que j'ai le temps de faire, c'est lui acheter ces chocolats qu'il aime tant. Voilà pourquoi je me retrouve sous la pluie, à faire une queue kilométrique devant la boutique "Coc' oh la" (me demandez pas ce que ça veut dire, j'en ai aucune idée, c'est du français) totalement bondée, en ayant aucune garantie qu'il y ait encore quelque chose à acheter quand je pourrais enfin entrer. Et… je suis le seul mec. Forcémment, c'est pas le White Day aujourd'hui. C'est pour ça que les filles me regardent chelou et murmurent entre elles. Et encore, elles murmureraient plus si j'avais pas mon bonnet enfoncé jusqu'aux yeux et ma grande écharpe roulée jusque sur mon visage, bref, si elles me reconnaissaient.

On avance presque centimètre par centimètre, j'ai l'impression que je rentrerais jamais dans cette satanée boutique et il continue à flotter à pleins seaux. Si c'était pas pour Yu' qui jure que par les produits de cette boutique précise, j'aurais déjà fais demi tour.

Il me faut presque deux heures pour réussir à mettre un pied à l'intérieur et je suis pas loin de jeter l'éponge tellement j'en ai marre. En plus y'a trop de choix, je sais plus où donner de la tête. Entre les boîtes d'assortiments, les sachets présentés dans des paniers, des tablettes liées par des rubans et j'en passe. Il y a de quoi rendre fou.

- Je peux vous aider ?

Je sursaute comme un taré, tellement je m'attendais pas à ce qu'une des vendeuses débordées fasse attention à moi.

- Heu… Oui je veux bien?

- Vous prenez de l'avance pour le White Day ?

- Heu… oui c'est ça, mens-je.

- Et c'est la première fois, n'est ce pas ?

- A quoi vous voyez ça ?

- Vous avez l'air complètement perdu. Voyons, quel genre de chocolat aime votre amie ?

- Plutôt le genre… bien sucré.

Elle a un sourire amusée. Ca doit pas l'aider beaucoup.

- Le chocolat blanc est le plus sucré, mais il contient plus de gras que de chocolat.

- Alors il vaut mieux éviter. "Elle" est gourmande mais fait attention à sa ligne.

- Dans ce cas, en moins gras, il y a le chocolat au lait. Nous en avons avec des éclats de pétales de fleurs cristallisées. Ca a beaucoup de succès auprès des jeunes filles.

Des filles, je veux bien, mais est ce que mon Tesshi aimera ça ?

- Vous paraissez indécis. Voulez-vous goûter pour vous faire une idée ?

- Pourquoi pas.

J'ai rien contre le chocolat après tout.

- Par ici s'il vous plaît.

Je la suis donc et, sur un plateau qu'elle me tend, prend un morceau avec des éclats violets.

- Celui-ci est à la violette et celui-là à la rose.

Vache, c'est hyoer bon ! Yu' va adorer ça !

- Alors donnez-moi deux tablettes de chaque et aussi deux comme ça, dis-je en désignant une tablette rose pâle indiquée comme goût fraise.

Tant que j'y étais, je lui ai aussi pris un assortiment de pâtes de fruits et quelques bonbons.

Au moment où je me dirige vers la caisse pour payer, mon écharpe qui couvrait plus tellement mon visage depuis que je l'avais baissée pour manger du chocolat, se prend dans le coin d'une étagère et tombe carrément.

Il y a un gros blanc, mais genre vraiment énorme et soudain, comme je le craignais, des cris me percent les tympans.

- Kyyyyyya ! C'est Massuuuuuu !

Oh misère…

Je me protège comme je peux de leurs appareils photo, mais elles sont trop nombreuses et en plus fondent sur moi malgré les employées qui tentent de la contenir. Elles me font même tomber à force de me faire reculer. J'ai jamais vécu ça et je suis pas loin de flipper en fait. Jusqu'à ce qu'une voix familière s'élève, mécontente.

- Qu'est ce que vous faites ? Vous voulez le tuer ? D'accord il est célèbre mais il a le droit d'avoir une vie privée aussi. Poussez-vous et laissez-le tranquille.

Du sol où je suis toujours vu que j'avais pas la place de me relever, je vois l'apparition de Yuu-kun comme un miracle. Je me fais l'effet de la damoiselle en détresse sauvée par un preux chevalier. Pas très glorieux comme comparaison mais plutôt juste étant donné les circonstances.

- Ca va, Takahisa ? me demande-t-il en utilisant mon prénom comme d'habitude, tout en m'aidant à me remettre debout.

Au début ça me surprenait, mais c'était vrai qu'il est à moitié occidental donc ça peut se comprendre.

Mais là, je m'explique pas comment il peut être là. Précisément à cet endroit et à ce moment-là.

- Ca va. Mais comment…, commencé-je avant d'être coupé.

- Shirota-kun, tu n'aurais pas du bouger de l'atelier, dit alors une des vendeuses. Si tu avais un souci et que ton cœur…

- Je ne crains pas grand-chose, Miyamoto-san, répondit-il. C'est l'avantage de ma taille, je ne risque pas de mourir étouffé contrairement à lui.

- Non mais…

Il ne répond rien de plus, mais cette courte conversation a suffit à me faire comprendre deux choses dont il m'avait jamais parlé : déjà, mon ami est cardiaque et peut facilement avoir un souci. Et ensuite… il travaille dans cette boutique, manifestement à préparer des paniers ou ce genre de chose. Ce qui explique qu'il ait pu m'aider. J'étais loin de m'y attendre.

- Mais vous vous connaissez ? demande celle qu'il a appelée Miyamoto-san.

- Nous sommes amis, sourit-il. Ne, Takahisa ?

- Hum, fais-je en hochant la tête dans un sourire.

Qui fait de nouveau piailler les filles toujours massées autour de moi. Misère, mes oreilles…

- Viens, je vais encaisser ton achat.

- Shirota-kun, tu devrais retourner t'assoir. J'ai…

- Je vais très bien, Miyamoto-san, arrêtez de vous inquiéter sans arrêt. Je suis cardiaque, pas en sucre.

- Quand même, tu devrais rentrer chez toi pour aujourd'hui, je ne suis pas tranquille avec toute cette agitation.

- Ecoutez, Miyamoto-san, me décidé-je à intervenir, puisqu'il vous dit qu'il va bien, vous pouvez le croire. Je pense que Shirota-kun est quand même le mieux placé pour savoir comment il se sent.

Finalement, la vendeuse se range à mes arguments et retourne aux clientes qui viennent d'entrer.

- Merci, Takahisa, me dit Yuu-kun en plaçant mon achat dans un sac aux couleurs de la boutique. Je crois qu'elle ne me considère plus comme un homme depuis que je lui ai dis que j'étais malade. Je n'aurais jamais du lui dire, maintenant elle pense qu'il faut me protéger de tout. Ca craint.

- Oui ça doit pas être agréable.

- Hum. Tiens, dit-il en me tendant le sac pendant que je règle.

- Enfin voilà, c'était pas prévu mais maintenant tu sais tout sur moi.

- Hum. Et j'en suis content. Oh il faudra que je te présente Yuya quand tu auras le temps.

- Quand tu veux.

- Alors j'y vais. Merci pour ton aide tout à l'heure.

Il hoche la tête et, comme d'habitude, m'embrasse sur la joue, juste à la commisure des lèvres, pour me dire au revoir, alors que de nouveaux flashes crépitent. Je sais que ça a pas de signification particulière pour lui, alors ça m'inquiète pas.

Je m'éloigne donc vers la sortie, puis me retourne une dernière fois pour lui sourire et lui faire un signe de la main.

En arrivant à l'appart, je reste comme deux ronds de flan. Je sais pas ce qui a pris à mon Tesshi, mais la lumière est pas allumée. A la place il y a des dizaines de bougies allumées et des pétales de rose partout.

- Tadaima… fais-je, ahuri.

Heu… il a du zapper qu'on est deux mecs, c'est pas possible autrement. J'ai rien contre le fait d'être romantique, au contraire, mais faut quand même pas pousser mémé dans les branchages. Là, il a clairement abusé.

- Okaeriiiiii ! piaille-t-il en me sautant au cou. T'as vu, c'est joli, ne ? Ca te plait ?

- Yu'… C'est… quoi tout ça ?

- Ca te plait pas ?

Il a l'air sincèrement surpris. Misère…

- C'est pas une question de me plaire. T'en as trop fais… On est pas des nanas, Yu', à quoi t'as pensé ? On peut être romantique sans en faire des caisses comme ça.

Il baisse la tête et je soupire.

- Allez c'est pas grave, fais-je en lui caressant les cheveux. C'est gentil d'avoir pris cette peine. Tiens, ajouté-je en lui tendant le sac de confiseries. Joyeuse Saint Valentin, mon cœur.

Il regarde le sac et soudain, son visage s'éclaire.

- T'y es allé ! T'y es vraiment allé ! s'exclame-t-il, ravi.

- Et j'étais le seul mec, précisé-je pour qu'il se rende compte de ce que j'ai subi.

- Oh Massu, t'es un amour ! Merciiiiii ! fait-il en me sautant de nouveau au cou.

Il est tout excité de recevoir des sucreries, il est trop mignon.

- Bon ben ça sert à rien de laisser les bougies allumées. Tu m'aide ?

Je suis désolé qu'il ait à faire ça après le mal qu'il s'est donné pour les mettre ne place, mais je préfère ouais.

Tous les deux on souffle donc tout et je rallume la lumière pendant qu'il retire le trop-plein de pétales.

- Bon bah on va manger, ne, me dit-il.

- Tu as préparé le repas ? demandé-je avec étonnement et un peu d'inquiétude parce qu'il est nul en cuisine.

- Ca risquait pas vu mon niveau, rigole-t-il. J'allais pas risquer de gâcher notre premier dîner de Saint Valentin. Je l'ai commandé à un bon traiteur.

Ouf. Safe.

Il me tend soudain une enveloppe et je la prend avec curiosité pour y trouver…

- Un billet pour le prochain concert d'Arashi… murmuré-je avec stupéfaction.

- Au milieu du premier rang pour que tu rate rien et avec six places vides autour de la tienne pour que personne t'embête pendant le show.

Il a pas fait les choses à moitié. Je me sens bête moi avec mes chocolats… La loose…

- Mais Tesshi, on avait dit une bricole… protesté-je.

- Bah c'est rien du tout ça. Comme ça tu regrettera plus de pas assez bien voir des coulisses.

C'est tout lui ça. Dès lors qu'il s'agit de moi, il est capable de tout. Je suis super ému. Je pensais même pas qu'il pouvait se souvenir d'un truc que j'avais dis comme ça en passant.

- Joyeuse Saint Valentin, mon Massu, sourit-il avant de m'embrasser.

15 février 2010

Après tout ça, inutile de dire que la nuit a pas été tranquille. Mais du coup, on est un peu cassés quand on arrive à l'agence le lendemain.

Ce qui me surprend, c'est que quand on rentre dans la loge, tout le monde est là y compris Fujioka-san et tout le monde fait la gueule. Ca sent la mauvaise nouvelle à plein nez ça. Qu'est ce qui va encore nous arriver ?

- Ah te voilà toi ! m'interpelle Pi en fondant sur moi.

- Ben oui. Mais on est pas en retard, qu'est ce qu'il y a ?

- Tu ose le demander ?!

- Ben oui. Je comprends pas ce que tu me reproche.

- Ah non ?! Alors viens là ! fait-il en m'empoignant par le bras sans douceur, pour me tirer vers la table. Tu peux nous expliquer ce que c'est ce torchon ?!

J'allais demander de quel torchon il parlait, quand mon regard tombe sur la une d'un magazine titrant "Rendez-vous galant à la Saint Valentin : Masuda de News est gay". Et en dessous, une giga photo de Yuu-kun en train de me faire la bise.

- Oh putain…

- C'est tout ce que tu trouve à dire ?! Tu te rends compte qu'on risque encore des ennuis si tu…

- Oi ! Je peux me défendre avant que tu me condamne, oui ?! m'agacé-je.

- Comment tu veux défendre ça ?!

En tâchant de garder mon calme, je leur raconte donc en détails tout ce qui s'est passé hier à la boutique, y compris les dizaines de photos prises par les fans sans que j'y puisse rien.

- L'une d'elles devait être une anti-fan et a du la vendre à la presse, conclus-je sombrement.

- En attendant, cette chose est arrivée jusqu'à Kitagawa-san, me dit alors Fujioka-san. Je suis chargé de t'emmener à son bureau.

- Putain, on va finir à cinq… prophétise négativement Ryo.

- Mais Massu a rien fait de mal ! s'exclame alors mon fiancé. Il peut pas être puni !

- Oui, tu le condamne un peu vite quand même, reproche doucement Keii-chan.

- Ah ouais ? Ben rappelez-vous le foin qu'il y a eu pour Uchi et Kusano justement. Et pour eux, rien avait été publié dans les journaux. Là, avec un scandale pareil, même si Massu est effectivement innocent, à mon avis, ce sera trop pour le vieux shnock. Croyez-moi, d'ici même pas une heure, on sera plus que cinq. Ce groupe est maudit.

Wahou… Vive l'optimisme… C'est super cool de m'entendre prédire ma suspension pour un truc dans lequel je suis pour rien. Mais le pire, c'est que ses arguments sont justes.

- Masuda-kun… désolé mais on doit y aller, insiste notre manager.

- Hai…

Je jette un œil à mes amis et à mon fiancé qui m'entourent. Je sais pas pourquoi mais j'ai un mauvais pressentiment. Je crois que Ryo a deviné juste concernant mon avenir et que l'aventure News s'arrêtera aujourd'hui pour moi…

Dans le couloir menant à ce bureau dans lequel je vais entrer pour la seule et unique fois, je marche avec une lenteur exagérée, comme si ça pouvait retarder mon exécution, mais je finis par arriver devant la porte malgré tout. J'inspire péniblement, frappe à la porte et entre en entendant un "come in !" impérieux. Adieu les gars… Adieu News…

La mort dans l'âme, je franchis seul la porte du bureau patronal en tentant d'avoir l'air digne puisque, bien que certainement déjà jugé et condamné, j'ai rien fais de mal.

- Ah, Masuda-kun. Assieds-toi, my boy.

Je m'exécute sans dire un mot.

- Fujioka-san t'as montré the magazine ?

- Hai…

- Et comment you explique that ?

Alors pour la deuxième fois, je raconte l'après-midi d'hier sans rien omettre, puis conclus :

- Donc j'ai rien fais de mal. C'est la presse qui a sauté aux conclusions.

- My boy, you know que la presse saute always aux conclusions. Tu n'as pas été enough prudent. Est-ce que tu me certifie que this title est totally wrong ?

- Pas totalement… admets-je honnêtement, puisque de toute façon, mon sort est scellé.

- What ?! Which partie est right ? demande-t-il en fronçant les sourcils.

- La deuxième partie.

- This boy ? questionne-t-il encore en désignant le Yuu-kun de papier glacé.

- Non.

- Who ?

- Tegoshi Yuya. Mais il a rien à voir là-dedans et on a jamais fais parler de nous alors…

- Tegoshi-kun n'a rien à craindre. You en revanche…

- Je sais... Je vais prendre mes affaires et ne jamais revenir…

Il y a un léger blanc.

- De quoi are you talking about ? You want to quitter News ?

- Bien sûr que non. Mais c'est ce qui m'attend, non ?

- Non, my boy. Tu ne seras pas suspendu.

- He ? Mais Uchi et Hir… je veux dire Kusano, ils…

- Ne confonds pas everything, my boy. Your anciens collègues had really something à se reprocher. Ce n'est pas ton case. Je me charge of the press, but ton manque de prudence doit malgré tout être sanctionné. For the two prochaines semaines, you will redevenir trainee toi aussi. Ainsi, la prochaine fois, you feras plus attention.

En entendant la sentence, je suis bouche bée et je le fixe avec des yeux ronds.

Redevenir trainee… La honte suprême pour un Johnny's. Même pour peu de temps, est ce que quelque chose de pire aurait pu m'arriver à part d'être viré ?