Un plan B... C'est bien mignon à dire, mais à trouver c'est une autre paire de manches, surtout vu la façon dont a tourné le plan A...

- Et si tu t'excusais juste ?

- Si c'était aussi simple je t'aurais pas demandé ton aide.

- Pas faux. N'empêche, tu t'es mis dans une drôle de situation.

- A qui le dis-tu... Si seulement j'étais pas aussi faible face à lui...

Il y a un long silence, puis Yoko reprend la parole :

- Achète-lui un bijou. Un truc qui aurait autant de signification qu'une alliance sans en avoir la forme. Et prépare un discours romantique pour aller avec.

- Tu crois que ça marchera ?

- On saura pas tant que tu auras pas essayé. Et à la limite, si c'était même un truc auquel tu tiens énormément, ça aurait encore plus d'impact.

Un truc auquel je tiens... Mon regard se pose sur la chevalière en argent offerte par ma mère dans mon adolescence et que j'ai déjà fait agrandir trois fois parce que je refuse qu'elle quitte mon doigt. Yu' sait ce qu'elle représente pour moi et combien j'y tiens. Si je dis ce qu'il faut en lui offrant, ça peut me sauver. Il est assez sensible pour ça.

- Merci pour ton aide.

- Pas de souci. Tiens-moi au courant, ne.

- Oh je pense que si je réussis, tu en entendras parler de toute façon. Comme toute l'agence.

Il rigole et, après m'avoir tapé sur l'épaule, retourne à la loge des Kanja. Bon bah à moi de jouer. A mon retour dans la nôtre, je retrouve mon Tesshi exilé à l'autre bout de la pièce. Ca part mal. Et a tous les coups, il a tout raconté aux gars vu les regards réprobateurs qu'ils me lancent. Je suis encore le méchant de service, c'est pénible... Bon allez Taka, vas-y.

- Yu' je peux te parler ? fais-je en arrivant devant lui.

- J'ai pas envie.

- S'il te plait.

- Quoi ?!

Oh la la s'il vire agressif en prime...

- Ecoute... je sais que ma volteface t'as déçu et que tu m'en veux. Je comprends très bien, mais sache que pour moi c'est comme si on était déjà mariés.

- Pour moi aussi mais...

- Alors j'ai quelque chose à te proposer. (Je retire ma chevalière et la glisse à son doigt) Je veux que mon mari de cœur garde précieusement cette bague pour moi aussi longtemps qu'on vivra.

Il me regarde les yeux écarquillés.

- Ta bague... celle à laquelle tu tiens tellement...

- Elle sera en sécurité avec toi.

- Massu...

Il a les larmes aux yeux. Je crois que je suis sauvé.

Il me saute au cou et je soupire intérieurement de soulagement. Ce plan était parfait. Merci Yoko.

- Bon, si les choses sont revenues à la normale, j'ai quelque chose à vous dire, déclare soudain Pi. La date de sortie de "fighting man", notre prochain single, a été décidée : ce sera pour le 3 novembre. Ca nous laisse donc un peu moins de deux mois pour nous préparer, tourner le PV et enregistrer.

Presque deux mois. Ca va nous changer de pas faire ça dans l'urgence pour une fois.

Il nous distribue ensuite les paroles et nous fait écouter la musique. Elle est plutôt catchy, donc ça va être sympa. Mais en fait c'est rare qu'on aime pas un de nos titres

3 novembre 2010

"Fighting man" sort aujourd'hui et le PV est déjà un carton, alors on arrête plus la promo et on a pas le temps de s'ennuyer. Souvent, quand on a deux minutes de libre, je surprends mon Tesshi en train de regarder amoureusement ma bague. Je pense que le conseil de Yoko était carrément le meilleur qu'on m'ait jamais donné parce que depuis, on est plus inséparables que jamais.

Décembre 2010

Janvier 2011

Février 2011

- Trois mois ! explose Tesshi auprès de notre manager. Ca fait trois mois que le groupe a plus aucune activité ! Vous foutez pas de nous, n est encore punis pour je ne sais quelle raison !

- Je j'assure que non, Tegoshi-kun. Je n'ai pas été informé de quoi que ce soit de négatif vous concernant. D'ailleurs aucun de vous n'a fait quoi que ce soit qui justifierait une sanction.

- Alors qu'est ce qui se passe avec le groupe ? demandé-je. Pourquoi on a absolument plus aucune activité depuis la fin de la promo de "fighting man" ?

- Je n'en sais pas plus que vous, Masuda-kun. J'ai essayé de me renseigner, bien sûr, mais la seule réponse que j'ai obtenue, c'est qu'il n'y a simplement pas de propositions de quoi que ce soit.

- Comme ça, brutalement, alors que notre dernier single a cartonné ?

- Apparemment.

Je jette un coup d'œil à Yu' qui bout sur place. On est que deux dans la loge. Vu qu'on a aucune activité groupée depuis plus de quatre-vingt-dix jours, chacun s'occupe de son côté : Pi enchaîne les drama ; Ryo passe son temps avec les Kanja (qui, eux, débordent de trucs à faire) ; Keii-chan assure ses émissions de radio et profite de ses soirées libres pour donner un coup de main au resto familial ; Shige étudie pour passer un diplôme de droit… Il n'y a que Tesshi et moi qui soyons complètement désoeuvrés. Je me rends soudain compte qu'on a pas de vie en dehors de News (et de Tegomass qui est au point mort aussi). Ca craint.

- Donc on fait quoi ? On poireaute indéfiniment ?

- Il n'y a malheureusement rien d'autre à faire, Tegoshi-kun, tu m'en vois désolé.

Sur les nerfs, mon chéri donne un grand coup de pied dans la chaise la plus proche, qui se renverse dans un grand fracas et ramasse son sac, avant de sortir en claquant la porte.

Je soupire.

- C'est pas contre vous, dis-je à Fujioka-san, mais on a vraiment l'impression que le sort s'acharne quoi…

Mars 2011

Avril 2011

Mai 2011

Je passe mon temps sur internet, à dormir, à ranger l'appart tellement méthodiquement que kaa-chan en serait estomaquée… Et Yu' c'est pas mieux, il tourne en rond comme un ours en cage. Qu'est ce qu'on pourrait faire d'autre de toute façon ? News, c'est notre vie et sans le groupe on est plus rien. J'aurais du écouter ma mère et ne pas arrêter mes études en fait, ça m'aurait au moins occupé un peu…

Juin 2011

Juillet 2011

Août 2011

Neuf mois. Ca fait neuf mois que le groupe ne fait plus rien et s'est pour ainsi dire disloqué. On est pas officiellement dissous, mais honnêtement, on s'attend à recevoir cette nouvelle d'un jour à l'autre. Sans même en comprendre la raison. J'ai baissé les bras, Tesshi aussi et, même s'ils le disent pas, je sais que Keii-chan et Shige sont dans le même état d'ésprit. Quant à Ryo et Pi, impossible de savoir ce qu'ils pensent parce qu'on les voit une fois tous les trente-six du mois et qu'en dehors de ça, ils nous contactent pas. Il est beau le groupe soudé tiens…

Septembre 2011

12 octobre 2011

Aujourd'hui, ça fait onze mois, donc presque un an, que News n'a plus la moindre activité. Je ne comprends pas à quoi ils jouent, ce qu'ils cherchent à faire ni ce qu'on a fait pour mériter ça. Personne comprend parce que c'est totalement incompréhensible et du jamais vu dans l'histoire de l'agence : non seulement on est le groupe qui a perdu le plus de membres depuis ses débuts, mais aussi celui qui a subi le plus long hiatus (toujours inexpliqué).

Mais ce matin, j'ai reçu un coup de fil de Pi, qui nous demandait de venir à l'agence. Son ton était neutre, mais je le sens mal. A chaque fois qu'on nous a réunis comme ça, ça a presque toujours été pour nous annoncer une catastrophe. Et vu la poisse qu'on a…

C'est donc plutôt tendus que Yu' et moi faisons route vers l'agence. Il pense comme moi que cette réunion après tous ces mois sent la dissolution à plein nez… et aucun de nous n'en a envie, mais on préfère encore une nouvelle franche que cette attente sans fin.

A notre arrivée, tout le monde est déjà là.

- Bon, les gars, si je vous ai demandé de venir, vous vous doutez bien que ce n'est pas pour vous annoncer une bonne nouvelle, commence Pi.

- Le groupe est fini, c'est ça ? demandé-je sombrement.

- Pas nécéssairement, fait à son tour Ryo.

- He ?

- En fait…

Ils ont tous les deux l'air embarrassé. Ca sent le coup fourré à plein nez parce que Ryo est jamais embarrassé de rien, je suis bien placé pour le savoir.

- En fait, depuis quelques mois, on a tous les deux beaucoup réfléchi et…

- On a décidé de quitter le groupe.

- QUOI ?!

L'exclamation a jailli simultanément de nos quatre bouches. J'arrive pas à croire ce que je viens d'entendre.

- Faire partie de deux groupes, c'est trop lourd à gérer, reprend Ryo.

- Et je voudrais me concentrer sur ma carrière solo, avoue Pi.

- Vous vous foutez de nous ! explosé-je alors, complètement écoeuré de leur égoïsme. Vous savez que vous coulez le groupe en vous barrant comme ça ?!

- Massu, calmes-toi…

- Que je me calme ?! Ne nie pas, Keii-chan, Shige et toi pensez exactement la même chose, mais il y a que moi qui l'ouvre !

- Je ne dis pas le contraire, mais…

- Mais rien du tout ! Ils ont dit eux-mêmes qu'ils réfléchissaient "depuis plusieurs mois" et comme par hasard, le groupe a plus d'activité depuis des mois ! Vous croyez pas que c'est lié et qu'en fait ils préparaient cette trahison depuis tout ce temps ?! Quand je pense à cet hypocrite de Pi qui clamait sur tous les toits que jamais il lâcherait News, ça me rend malade ! Je préfère me casser tiens, sinon je vais faire une connerie…

Je suis hors de moi, plus que je l'ai jamais été de toute ma vie et j'ai juste tellement envie de leur mettre mon poing dans la figure, que le fait de me retenir me fait trembler tout entier.

- Massu, bon sang, ferme-la deux minutes, tu les laisse pas en placer une ! s'exclame à son tour Shige. On est tous sous le choc mais laisse-les parler !

- Y'a rien à ajouter. Ces deux traîtres ont tout dit : y'a que leur gueule qui compte, le groupe ils en ont rien à foutre !

Sur ces mots, je me dirige vers la porte, quand la voix de Pi s'élève de nouveau, étrangement calme malgré la situation plus qu'explosive.

- Il n'a jamais été prévu que je reste.

Ahuri, je me retourne.

- Quoi ?

- Qu'est ce que tu veux dire ? demande Keii-chan.

- Je veux dire que depuis la formation du groupe, il a toujours été prévu que je partirais dès que je sentirais News prêt à voler de ses propres ailes. Ma présence n'était qu'un simple tremplin destiné à aider cet envol. A mes yeux, le temps est venu de vous laisser grandir et partir de votre côté. Vous en êtes capables, je le sais.

Je regarde mes trois amis, complètement éberlué de ce que j'entends.

- Alors… tu ne nous trahis pas ? fait la voix de Tesshi, resté anormalement silencieux jusque là.

- Non. J'étais sincère quand j'ai dis aimer News. Et c'est parce que je l'aime, que je vous aime tous, que je vous quitte à présent. Le groupe peut faire de grandes choses, j'en suis convaincu parce que je vous connais mieux que personne tous les quatre.

Là, je sais plus du tout quoi dire. Quelque part c'est flatteur pour notre niveau actuel, mais ça veut aussi dire que dès le départ, aucun de nous n'était jugé assez bon pour qu'on puisse se passer de la présence d'un mec déjà connu. Et qu'en prime, tout ce qu'on a vécu jusqu'ici n'était qu'une sorte de test géant pour savoir si on "avait le niveau". Je trouve quand même ça assez vexant et humiliant au final.

- Et toi Ryo-tan ? C'était prévu aussi ? demande encore mon copain en s'essuyant les yeux (j'avais même pas remarqué qu'il pleurait tellement il était silencieux et moi en colère).

Tous les regards se posèrent sur lui.

- Nan, moi c'est vraiment parce qu'avec deux groupes, la charge de travail est trop grande. Mais Tomo a raison : vous êtes parfaitement capables de vous débrouiller sans nous. Vous vous relèverez comme on s'est relevés après les suspensions d'Uchi et Kusano. Il vous suffit juste de croire en vous, en vos capacités et en les fans.

- Keii-chan, je te passe les rennes du commandement, reprend Pi en posant une main sur l'épaule de notre aîné ébahi. Je sais que tu seras un excellent leader. Probablement même meilleur que moi. Et si tu as des doutes, des questions… je serais toujours dans l'agence, ne.

Il nous gratifie tous d'un petit sourire, puis se dirige vers son sac qu'il récupère, avant de tout simplement quitter la pièce, suivi par Ryo. C'est tellement soudain, qu'on reste tous les quatre planté comme des piquets, à nous entreregarder, incapables de croire qu'ils sont juste partis comme ça après avoir largué cette double bombe. Et ils ont eu beau dire, je pense qu'aucun de nous quatre ne croit à une possible résurection de News. Pas après tous ces mois sans activité, sans donner de nouvelle. Et il n'y a qu'a observer nos visages pour se rendre compte que, dans nos esprits, l'aventure se termine ici : les fans ne nous auront probablement pas attendus un an et même si elles l'ont fait… sans Ryo ni Pi, il nous parait évident qu'on ne les intéressera plus. Malgré ce que dit Ryo, on a pas assez confiance en nous pour nous relever encore de cette ultime épreuve. Aucun de nous quatre. News c'est fini.

Après des regards désespérés échangés avec Keii-chan et Shige, Yu' et moi, on est rentrés à la maison dans un silence de plomb. On avait l'un et l'autre le cœur trop lourd pour discuter, même de ce qui venait de se passer. On s'est contentés de se serrer dans les bras l'un de l'autre de toutes nos forces (enfin moi pas trop j'avais pas envie de lui faire mal), mais je l'ai senti pleurer de nouveau. Moi j'aurais bien voulu extérioriser la peine que je ressentais, mais j'en étais incapable. La boule que j'avais dans la gorge était trop imposante, elle bloquait tout. J'avais l'impression d'être à la fois plein de chagrin et plein de vide. C'était une sensation plutôt curieuse.

13 octobre 2011

Inutile de dire que le retour à l'agence ce matin ne se fait pas franchement dans la joie et la bonne humeur. On est encore sous le choc du brusque retrait de nos deux pilliers. Des pilliers. Même nous on les considérait comme ça. Même nous on considérait que sans eux on était rien de valable. Pas étonnant qu'il ait fallu qu'ils soient là pour que News ressemble à quelque chose, fasse quelque chose de valable. Avec le recul, nos succès leurs étaient certainement plus dus qu'à l'entièreté du groupe. Un groupe de quatre maintenant. C'est vrai que jusqu'ici on ne s'était pas encore assez distingués entre la perte de cinq membres depuis nos débuts, la punition collective pour l'exemple, le hiatus géant inexpliqué (enfin probablement expliqué par la préparation de ce retrait en fait) et les deux units (dont une n'ayant jamais débuté), il fallait en plus qu'on devienne le seul quatuor de toute l'agence…

Un profond soupir m'échappe alors qu'on arrive devant la porte de la loge. Depuis le hall, on a croisé des tas de collègues, apparemment tous au courant du problème et j'ai pas réussi à déterminer ce qui était le plus vexant entre leurs mines désolées pour nous et les phrases de compassion.

- Prêt ? fais-je à l'intention de mon compagnon alors que je ne suis pas prêt moi-même.

- Non…

- Je sais, Yu'. Je sais…

Pour nous c'est un sacré coup dur, mais pour lui qui idolâtrait Pi depuis longtemps, ça doit être pire.

J'ouvre la porte, pour trouver un Keii-chan a l'air abattu assis sur le canapé, Shige à son côté qui tente visiblement de lui remonter le moral alors qu'il doit pas se sentir beauoup mieux. Pauvre vieux, en plus il se retrouve brusquement en charge du groupe alors que rien ne l'y avait préparé. Ca fait beaucoup de choses à digérer d'un coup.

C'est une réaction très bisounoursienne (peut-être même Tegomassienne), mais je pense que ce qu'il nous faut, là tout de suite, c'est un câlin collectif de réconfort. Pour se faire sentir qu'on est là les uns pour les autres. Je m'approche donc du canapé, me penche par-dessus son dossier et passe les bras autour des épaules de notre aîné. Comprenant mon intention, Shige fait de même et Tesshi nous rejoint de son mieux. Aucun de nous ne prononce le moindre mot, mais c'est inutile, nos émotions passent, filtrent pour pénétrer les autres. Après quelques instants sans bouger, on se désolidarise tous et Tesshi prend la parole :

- Keii-chan, qu'est ce qu'on fait maintenant ? demande-t-il en regardant notre désormais leader.

- Je ne sais pas, Tego… avoue-t-il simplement. Je suis aussi perdu que vous.

C'est alors que Fujioka-san entre dans la loge.

- Ne vous inquiétez pas, je vais vous aider à passer cette nouvelle épreuve. Mais la première chose à faire, c'est de vous reprendre psychologiquement. Vous ne pourrez pas vous relever si votre moral reste aussi bas.

- Il a de quoi être bas, vous croyez pas ? demandé-je. On a peut-être droit à un peu d'auto-apitoiement après ce coup de massue nan ?

- Non. Pas si vous voulez rebondir et revenir rapidement sur le devant de la scène. Ce n'est pas parce que vous n'êtes plus que quatre que vous êtes finis. Vous n'avez pas pensé à la chance que ces deux départs représente pour vous ?

- Une chance ? relève Shige.

- Oui, Kato-kun, une chance. Derrière les voix trop reconnaissables de Yamashita-kun et Nishikido-kun, aucun de vous ne pouvait vraiment se démarquer. Maintenant qu'ils ne sont plus là, chacun de vous va pouvoir prendre la place qu'il mérite, celle qui lui revient de droit. Mais pour ça, vous devez y croire. Vous devez croire en vos propres capacités, en celles des autres et aussi en moi qui vais donner tout ce que j'ai pour ne pas laisser les gens oublier que News existe. Vous ressortirez plus grands et plus forts de cette épreuve, j'en suis convaincu. Mais pour ça, il n'y a ni place ni temps pour l'auto-apitoiement. Ce serait même votre plus grand ennemi.

Ce discours passionné nous surprend parce que même s'il nous a toujours paru évident que notre manager nous soutenait, il n'a jamais donné l'impression qu'il estimait à ce point nos capacités à tous les quatre, mais il arrive à nous insuffler un peu d'espoir. Si au moins une personne croyait en nous à ce point, peut-être que les fans…

Se reprenant le premier, Keii-chan se leva du canapé et se redressa de toute sa taille.

- Fujioka-san a raison. Si on travaille assez, News a encore de l'avenir, déclare-t-il d'un ton décidé.

- Voilà qui est parlé comme un leader, Koyama-kun, sourit notre manager.

A son tour, Shige se relève.

- On ne peut pas décevoir les fans qui nous attendent, dit-il.

- Exactement, Kato-kun. Elles comptent sur vous.

- Je veux continuer à danser et à chanter. Je veux faire des concerts et des live, décrète alors mon Tesshi.

- Et vous continuerez, Tegoshi-kun. Je peux te l'assurer.

Quant à moi je ne dis rien, mais j'aprouve la décision collective d'un vigoureux signe de tête.

- Parfait. Je préfère vous voir comme ça. Alors au travail. Il faut que dans quelques mois, on puisse annoncer aux fans que vous allez revenir, plus en forme que jamais. Et pour ça, il faut qu'on travaille ensemble.

Sur ces mots, il tend sa main devant lui, paume vers le bas. Aussitôt, Keii-chan la recouvre de la sienne, puis Shige, Tesshi et moi.

- POUR NEWS ! nous exclamons-nous tous en relevant nos mains.