La maison était inhabitée depuis près d'un an et cela se voyait. Hermione restât de longues minutes à contempler le jardin qui avait pris un petit air de savane. L'herbe lui montait jusqu'à la taille, la haie d'habitude si soignée était dans le plus complet des abandons et les rosiers étaient encombrés de bois mort et de fleurs séchées. Dans le patio, la piscine était devenue le lieu de rendez-vous de toutes les grenouilles du voisinage.
Après avoir fait précautionneusement le tour de la maison, elle brandit sa baguette pour lever les sortilèges de protection qu'elle avait jetés près d'un an auparavant. A sa grande satisfaction, ils avaient été suffisamment efficaces pour éloigner les moldus trop curieux. Et à sa plus grande surprise encore, selon toutes vraisemblances, les mangemorts n'étaient pas parvenus ou bien n'avaient pas cherché à forcer ses sortilèges. En tout cas, les contrôles qu'elle fit ne lui donnèrent aucunes preuves d'autres sortilèges jetés par des tiers sur la maison et le jardin ou bien d'une présence humaine indésirable.
Devant le porche envahi par les feuilles mortes et les toiles d'araignées, elle marquât une pause. Dans sa poche, elle sentait le poids du trousseau de clés de la maison, la maison où elle avait grandi heureuse et innocente. Et les souvenirs lui revinrent. C'est devant cette porte fermée que tout avait commencé alors qu'elle n'avait que sept ans.
Elle avait toujours eu une peur panique du chien des Lister, un énorme molosse qui gardait la maison des gens qui habitaient juste en face. Dès qu'il l'apercevait, l'animal se ruait contre la barrière pour grogner furieusement et montrer les dents, prêt à mordre le premier, voir même le second venu. Et les barreaux de fer de la clôture tremblaient à chaque fois sous les coups de boutoir de l'animal qui faisait craindre en permanence un drame à tout le voisinage.
Fatiguée de sentir son cœur manquer de s'arrêter à chaque fois qu'elle passait devant la grille qui contenait péniblement les assauts de ce satané chien, elle avait pris l'habitude de traverser et faire les derniers mètres sur le trottoir d'en face, juste devant sa maison. Mais ce soir là, elle avait cru sa dernière heure venue. Ce qui était à l'époque la plus grande peur d'Hermione c'était produit alors qu'elle rentrait de l'école. Elle n'était plus qu'a quelques pas de la maison quand elle avait réalisé avec effroi que le portail habituellement clos des Lister était grand ouvert et que le chien s'était mis à courir dans sa direction en aboyant férocement.
En un instant, l'animal avait traversé la rue au nez d'une voiture qui fit une embardée pour l'éviter avant de poursuivre sa route et Hermione n'eut que le temps de fuir vers la porte d'entrée, le chien à ses trousses. Le temps de remonter les quelques mètres de l'allée et il fut sur Hermione. Dos à la porte close, elle se mit à hurler tout en se tassant contre la porte désespérément close. Et l'inimaginable se produisit. En un clin d'œil, elle s'était retrouvée dans le hall d'entrée sous le nez de la femme de ménage qui l'avait observée un instant, interdite, avant de hurler « Mil tamalès ! Bruja ! » Et d'empoigner son sac et sa veste pour s'enfuir en courant après avoir fait plusieurs Signe de Croix.
Hermione était resté seule dans la maison, complètement décontenancée par tout ce qui venait de se produire. Comment avait-elle fait pour traverser la porte, et pourquoi la femme de ménage avait-elle réagit comme si elle était le diable en personne ?
C'était bien des années auparavant, mais elle s'en souvenait comme si c'était hier. Elle ne savait pas encore qu'elle était une sorcière et qu'un jour elle allait devoir affronter la peur, la mort, la souffrance et la douleur sous toutes ses formes.
Une fois la porte refermée, elle resta les yeux clos et s'appuya contre, comme pour savourer le calme retrouvé. Après quelques instants, elle se laissa glisser au sol et resta prostrée de longues minutes avant de se relever pour déambuler dans la maison déserte, tel un fantôme tandis que la lumière du jour déclinait lentement.
La maison semblait morte comme l'était son innocence. Les odeurs familières avaient cédé la place à celle, fadasse, de la poussière qui recouvrait les meubles et le plancher en une couche grisâtre où s'imprimait l'empreinte de ses pas. Dans les pièces si familières, rien n'avait changé. Tout était resté tel quel, comme si les occupants étaient partis précipitamment. Une penderie ouverte, du linge attendant d'être rangé posé sur un fauteuil, un livre ouvert sur une table basse, le boitier du dernier disque que son père avait dû écouter avant de partir. Comme si ses parents allaient revenir d'une minute à l'autre. Après avoir fait le tour de la maison, elle ouvrit la porte de sa chambre. Dans la pièce, rien n'avait bougé. Les rayonnages de la bibliothèque croulaient sous les livres, aussi bien moldus que sorciers. Après un instant, elle ouvrit la fenêtre. Le vent du soir faisait danser les rideaux et une odeur d'herbe coupée emplissait l'air. Pourtant Hermione n'y prêtât pas attention. D'ordinaire, cette odeur la tranquillisait, mais à présent, plus rien ne pouvais la tranquilliser, plus rien ne pouvait lui apporter la paix et les seuls souvenirs qui lui venaient à l'esprit avaient la saveur amère du chagrin.
Allongée sur son lit, elle s'avait que de l'autre côté de la cloison, juste derrière sa tête, la chambre n'avait pas été ouverte depuis des années. Pourtant, les yeux fermés elle pouvait en faire la description. Les murs blancs ornés de dessins des personnages de Disney, un petit lit blanc, une dinette, des poupées et des ours en peluche. Tout cela, elle le connaissait par cœur. Elle s'en souvenait par cœur. De tout. Si elle avait été une sorcière, Abigail serait entrée à Poudlard au mois de septembre suivant. Mais il y avait eu cette voiture folle alors qu'elles sortaient du cinéma avec leur mère. Dans la panique, elles avaient trébuché par-dessus une rambarde. Hermione s'en était tirée avec un bras cassé. Mais quand elle s'était relevée pleurant de douleur et serrant son bras contre elle, sa petite sœur ne bougeait plus, un filet de sang coulant de son petit nez et de ses oreilles. Depuis ce jour, elle avait fuit les endroits sombres, demandé à ses parents de retirer les portes des penderies de sa chambre et évité de regarder sous son lit. Car dans ces lieux sombres, elle avait plus d'une fois cru revoir le corps de sa petite sœur. Avant d'apprendre qu'elle était une sorcière, elle n'avait jamais pu expliquer ce phénomène. Mais maintenant, elle savait que c'était un épouvantard qui la tourmentait de la sorte. Et encore aujourd'hui, elle avait toutes les peines du monde à utiliser le sortilège « Ridikulus » pour métamorphoser le moindre épouvantard en une nuée de ballons de multicolores.
Sous le lit, un craquement se fit entendre. Hermione en était certaine, il y en avait un qui avait élu domicilie dans la maison désertée et elle ne se sentait pas de taille à l'affronter. Aussi plutôt que de rester dans la pièce, elle descendit dans le salon. Dans le bar, une bouteille de Jack Daniel's lui tendait les bras. Ce n'était pas comme du Ogden's Old Firewhisky, mais cela descendait quand même rudement bien. Après deux ou trois verres, Hermione sentit que la tête commençait à lui tourner et qu'il était temps de manger quelque chose. Mais avant, il lui fallait essayer de se rendre un peu plus présentable. Une fois nue devant la glace de la salle de bain, elle ne put que constater les dégâts et les stigmates laissés par une année de fuite et de combat. Maintenant, cette vieille harpie de Tante Muriel pouvait vraiment dire qu'elle était trop maigre. Ses os pointaient à présent sous la peau de ses épaules et de ses hanches et elle pouvait faire le compte des cicatrices qui marquaient son corps amaigri. C'était Bellatrix qui lui avait provoquée les pires, qui laissaient encore par moment perler quelques gouttes de sang. Madame Pomfresh lui avait expliquée que la lame était très certainement enduite d'une potion à base de venin de crotale. La plus spectaculaire partait de son cou, descendait entre ses seins avant de se séparer en deux pour suivre le bas de sa cage thoracique.
Rien que d'y repenser, Hermione ne put s'empêcher de frémir. Avec une délectation morbide, Bellatrix lui avait expliqué ce qu'elle comptait lui faire. Et dans ses oreilles, sa voix démente résonnait encore.
-« Tu vas connaitre la souffrance ultime, sale sang-de-bourbe. » avait-elle fait tout en commençant à lui entailler lentement la peau après lui avoir découpé sa chemise et son soutien-gorge. « L'aigle de sang. Je vais t'ouvrir la cage thoracique et écarter soigneusement tes côtes de chaque côté. Tu verras, c'est atrocement douloureux. Et après tu vas suffoquer et agoniser pendant des heures en me suppliant de t'achever, mais, ….. » Et elle s'était interrompu en entendant le tintement des guirlandes de cristal du lustre que Dobby était en train de dévisser pour le faire tomber. Dans sa chute, elle avait récoltée tout une série d'estafilades qui dessinaient sur ses bras et sa poitrine comme une mosaïque, mais au moins elle avait échappé au pire.
Une fois sous la douche, elle laissa couler l'eau sur son corps pendant de longues minutes avec l'espoir que cela ferait partir ses souffrances, mais en vain car ses larmes se mélangeaient à l'eau tiède.
Enfin, elle parvint à reprendre contrôle d'elle-même. A ses pieds, ses vieux vêtements lui rappelaient trop de mauvais souvenirs et elle jugeât que pour redevenir elle-même, elle devait perdre ses habitudes de combattante. Aussi elle abandonna là son vieux jean et son blouson marqués par les mois de lutte pour se diriger vers sa chambre. Une fois dans sa chambre, elle resta immobile de longues minutes à savourer la caresse de l'air frais qui caressait son corps nu et faisait voler ses cheveux qu'elle avait laissé pousser jusqu'à la taille afin de s'en faire comme un rideau quand elle passait des heures à pleurer. Puis, dans la penderie, elle portât son dévolu sur une tunique blanche qu'elle enfila directement à même la peau, savourant le contact du tissu sur sa poitrine, son ventre et ses cuisses. Ainsi vêtue, elle se sentait étrangement nue tandis qu'elle laçait une vieille paire de spartiates, comme si il lui manquait quelque chose. Il lui fallut quelques instants pour réaliser que sa baguette était restée avec ses vieux vêtements dans la salle de bain. Une fois sa baguette récupérée, elle sortit de son sac en perles un étui de cuir monté sur un lacet et y glissa sa baguette. Cadeau de ses parents, l'étui frappé de l'écusson de Gryffondor lui permettait d'avoir toujours sa baguette sur elle, même quand elle était en maillot de bain sur une plage remplie de moldus. Une fois le lacet passé autour de son cou, elle glissa l'étui dans le col de sa robe, le laissant se balancer entre ses seins avant de prendre son sac en perles et sortir.
Le petit restaurant qu'elle avait visé ne payait pas de mine, mais une délicieuse odeur de cuisine indienne envahissait l'air. Depuis toujours « Le Pont de Howrah » était son restaurant préféré. Une petite salle toute simple avec aux murs quelques vieilles photos de l'époque de l'Empire des Indes et derrière les fourneaux, Manooj et Premanand, deux frères qui faisaient la meilleure cuisine indienne de tout le comté.
En la voyant, Manooj, le plus jeune des deux frères lui fit un grand sourire de derrière le comptoir avant de quitter un instant ses marmites pour venir la saluer.
-« Miss Granger ! Quelle bonne surprise ! Je croyais que vous étiez partie rejoindre vos parents en Australie. Ils sont partis si précipitamment que nous avons même été inquiet. La police est même venue enquêter. Et on a vu des gens, comment dire ? Oui, des gens un peu bizarres roder dans le quartier et poser tout un tas de questions. En tout cas, çà fait rudement plaisir de vous revoir. Je vous laisse vous installer et je dis à Anoushka de vous apporter les entrées. Pakoras d'oignon, de pomme de terre, raïta et cheese-naan, comme d'habitude ? »
Tandis qu'il retournait dans la cuisine, Hermione s'était installée à une petite table au fond de la salle. Dos tournée au reste de la clientèle, les cheveux lui cachant la moitié du visage, elle était ainsi certaine que personne parmi les nombreux clients qui venaient prendre leurs commandes à emporter ne viendrait l'importuner.
Le service était comme toujours efficace et elle n'eut que quelques minutes à attendre. Mais l'arrivée de la jeune femme fût une nouvelle épreuve, imprévue, pour elle. Depuis toutes ces années où elle avait fréquenté ce restaurant, elle n'avait jamais réalisé qu'Anoushka, la fille ainée de Premanand, était le portrait tout craché de Parvati Patil. Et en quelques secondes, les larmes la submergèrent tandis qu'elle balbutiait des mots entrecoupés de sanglots.
-« Dis moi que j'ai rêvé, je t'en supplie, Parvati ! » Et sous le regard affolé de la jeune femme, elle s'effondra brusquement.
-« paapa ! chaacha ! tvarit ! miss grenjar asahaj bana diya ! » (Papa ! Tonton ! Vite ! Miss Granger fait un malaise !)
Quand elle revint à elle, elle était allongée sur un lit de camp installé dans la véranda qui jouxtait le restaurant et la maison de Premanand. Autour d'elle, celui-ci et l'un de ses fils semblaient très inquiets tandis que le médecin qu'ils avaient appelé finissait De l'examiner.
-« J'ignore ce qui vous est arrivé ces derniers temps, Mademoiselle, mais vous êtes dans état de délabrement physique et nerveux que j'ai rarement vu. Je vais vous prescrire des tranquillisants, histoire que vous puissiez dormir de façon décente et des fortifiants. Et surtout, il va falloir vous reposer, me suis-je bien fait comprendre ? ».
Hermione hochât la tête avant de se relever tandis que Manooj revenait avec un plateau chargé de tout un assortiment de petits plats : Dal, Poulet, Tandori, Agneau Korma, Kulfi à la rose .. plus gros morceau de barfi (nougat indien)
-« Maintenant, mangez tranquillement et après je vous ramène chez vous. J'ai discuté avec Prem'. Si vous avez besoin de quoique ce soit, appelez moi directement sur mon portable, il est toujours ouvert».
La sollicitude des deux frères la touchait beaucoup, et elle fit en sorte de faire honneur aux petits plats qu'ils lui avaient préparé même si elle avait toujours aussi peu faim. De retour chez elle, elle prit un cachet dans la boite que le médecin lui avait laissé en dépannage et s'endormit en quelques minutes, avec l'espoir de trouver l'oubli dans le sommeil.
-« Assassinée. Tu m'as assassinée ! » A peine Hermione avait-elle fermé les yeux qu'une voix revint la harceler. « Tu m'a tuée de sang-froid. Et ce n'était pas de la légitime défense ».
Et elle revit la scène. Le hurlement déchirant tandis qu'elle courrait avec Ron dans le couloir du 4ème étage. Ils s'étaient arrêtés un instant pour localiser la provenance de ce cri. Et un nouveau hurlement avait retenti, suivi du bruit sourd d'un corps qui tombe, et encore un hurlement qui se transforma en un gémissement de douleur. On entendait aussi un rire strident, presque dément. Cela se passait tout prêt, dans une salle de classe.
Ron et Hermione s'approchèrent de la porte sur la gauche. Une petite voix terrorisée se faisait entendre, entrecoupée de gémissements de douleur et de sanglots.
-« Non, je t'en supplie. Ne fait pas çà, tue-moi plutôt. Pitié, je ne veux pas vivre comme çà, pitié ! ».
Et l'autre voix démente se fit entendre, haut perchée, presque une torture pour les tympans.
-« Non, je ne vais pas te tuer, salope de traitre à ton sang. Je vais au contraire y aller doucement, que tu puisses en jouir pleinement et te souvenir de ce moment tout le reste de ta maudite vie » La voix se fit murmure « Dilacératio », vite couvert par un nouveau hurlement strident et suivi par le bruit sourd de quelque chose de mou jeté contre le mur.
Ron s'était rué sur la porte, l'ouvrant brusquement sur une salle de classe dont le mobilier portait les stigmates des récents combats. Mais ce qu'ils découvrirent dépassait l'entendement. Une longue trainée de sang traversait la pièce parsemée de lambeaux membres déchiquetés. Contre le mur maculé de sang, un bras gisait.
De derrière le bureau du professeur, une silhouette vêtue de noire avait surgit, baguette au poing, prête à jeter un sort. Hermione eut un temps d'arrêt quand elle vit le corps atrocement mutilé de Parvati qui, appuyée sur son bras restant, se trainait péniblement pour se mettre à l'abri derrière un pupitre renversé tandis que les moignons ensanglantés de ses jambes laissaient une trainée rouge sur le sol.
-« Stupefix » cria à Ron tandis que, le visage livide, Hermione avait brandit sa baguette, le visage livide en voyant le terrible sort infligé à Parvati, et le rayon qui en jaillit était vert. Dans un bruit de bourrasque, la silhouette vêtue de noir s'effondra tandis qu'ils se ruaient vers la malheureuse Gryffondor pour lui prodiguer les premiers soins.
Après un instant, Ron se redressa pour se diriger vers le cadavre qu'il retourna du bout du pied. C'était celui d'une jeune femme aux cheveux coupés ras, la mâchoire carrée et vêtue de noire. Sur son avant bras gauche, la marque des ténèbres se devinait.
-« Serpentina Snort. Une Serpentard complètement cinglée, de la même année que Fred et Georges. Je crois qu'ils la haïssaient presque autant que Rogue ».
Dans son lit, Hermione restât immobile de longues minutes avant de se diriger vers le salon, de prendre la boite de cachet du docteur et la bouteille de Jack Daniel's. Puis elle mit en route le lecteur CD tout en lisant le livret et les paroles de la cinquième chanson « Suicide Solution » qu'elle commençât à écouter en boucle.
Get the flaps out! Shoot-shoot-shoo-shoo! You gotta! Get the flaps out!
Wine is fine
But whiskey's quicker
Suicide is slow with liquor
Take a bottle drown your sorrows
THEN IT FLOODS AWAY TOMOROW
Et plus la nuit avançait, plus les bouteilles se vidaient. Au fil de ses déambulations dans la maison, elle finit par tomber sur une petite armoire métallique dans le bureau de son Père. Depuis toujours elle savait ce qu'elle renfermait et aussi que ses parents lui avaient toujours interdit de chercher à l'ouvrir. Mais ce soir, elle n'en avait cure. La Hermione que ses parents avaient connu était morte et elle ouvrit le coffre d'un simple « Alohomora ».
Le révolver de son père, un Smith & Wesson 29 - .44 Magnum, brillait d'une lueur froide sur l'étagère. A tâtons, elle mit la main sur une boite de cartouche, ouvrit le barillet et inséra six cartouches dans les chambres avant de le refermer d'un geste sec.
Dans l'esprit de ses parents, devenus Wendell et Monica Wilkins, Hermione Granger n'existait pas. Nulle place pour elle. Et dans quelques minutes, tout allait s'arrêter, définitivement.
Assise sur une chaise qu'elle avait adossée au mur du patio, elle attendit les premières lueurs du jour pour placer le canon du revolver contre sa tempe.
Boum ! La détonation fit s'envoler les quelques oiseaux tandis que dans sa chute, son corps entrainait la chaise et un petit guéridon de fer forgé.
techbande son « Suicide Solution » de Ozzy Osbourne. Pour les plus jeunes d'entre nous, cette chanson du début des années 80 a été accusée de pousser les jeunes au suicide/tech
techJ'ai extrapolé sur le fait que JK Rowling avait prévu initialement que Hermione avait une petite sœur/tech
