Bonjour,

Bientôt le week-end ! Voici le chapitre suivant, en espérant qu'il vous plaise !


(En gras italique, dialogues extraits de l'épisode Chasse à l'homme X-Files 8x01-02)

4

Absence et retrouvailles

Lundi 29 mai 2000

Washington DC

Le temps passe, mais ne change rien, la nuit les cauchemars reviennent, alors on dort peu. On ère comme une âme en peine dans un appartement vide, tellement vide. Mais aujourd'hui le cauchemar est bien réel. Il faut avancer, retourner dans l'antre du diable, retourner sur ce lieu où tant de fois elle a vu Mulder avancer les théories les plus extravagantes.

Elle avançait dans les couloirs froids du FBI, elle avançait mais seul son corps était là. Elle arriva devant cette porte qu'elle avait tant de fois franchie, mais cette porte était ouverte, elle n'aurait pas du l'être.

Elle accéléra le pas, des hommes étaient là dans leur bureau des affaires non classées, ils fouillaient, cherchaient des indices, ils recherchaient l'agent Mulder.

Elle fit demi tour et fonça droit dans le bureau de l'adjoint Skinner, mais il n'en savait pas plus qu'elle. Ils étaient à présent dans le bureau du nouveau directeur et étaient sommés de répondre aux questions d'un certain agent Doggett. Comme des enfants sages ils obéirent.

Quelques paroles prononcées avant d'aller les affronter, quelques paroles d'espoir.

_ Je n'ai pas l'intention de trahir l'agent Mulder.

_Comment aiderez-vous Mulder…si vous leur donnez le pouvoir de détruire votre carrière.

_ …

_ On le retrouvera…croyez-moi !

Puis ils avancèrent tous les deux dans cette pièce remplie de suspicion. Skinner allait être interrogé le premier, pendant ce temps Scully prit place dans un fauteuil près d'un homme qui lui posait un peu trop de questions à son goût.

_ Je doute fort que les agents se connaissent bien entre eux, même entre partenaires…ils ignorent tout l'un de l'autre, leur vie intime, leurs amitiés, leurs aventures, leurs problèmes personnels et tout le reste.

_ Je connais Mulder mieux que n'importe qui.

_ Oui probablement… je n'ai jamais prit la rumeur pour argent comptant.

_ De quelle rumeur s'agit-il ?

_ Vous savez bien !

_ …

_ Disons que Mulder a toujours éprouvé une certaine méfiance envers vous et devant votre ambition.

_ Ou avez-vous trouvé ça ?

_ Il y a certaines femmes au bureau, à qui il a fait des confidences…je croyais que vous étiez au courant !

_ Non. Ça remonte à quand ?

_ Je n'en sais rien, ce ne sont que des ragots… qu'est-ce-qui lui est arrivé ? À Mulder. Qu'elle est votre théorie ?

_ …Qu'elle est ma théorie ?... ma théorie est que vous ne le connaissez pas du tout et que vous ne l'avez jamais connu…John Doggett, chef de la commission d'enquête. Kirch m'a parlé de vous en guise d'introduction.

_ Je suis capable de m'introduire tout seul.

Scully se leva, se saisit d'un verre d'eau et le lui jeta en pleine figure.

_ Ravie de vous connaître agent Doggett.


Même jour

Appartement de Dana

21H00

Washington DC

Elle était à nouveau seule dans la pénombre, elle avait besoin de parler à quelqu'un mais sa mère ne répondait pas. Elle ne voulait pas l'inquiéter, la déranger une fois de plus. Il devait-être trois heures du matin à Londres, non elle ne pouvait pas.

Elle fut sortit de sa réflexion par une ombre dehors. Le temps d'appeler l'agent Doggett pour lui dire d'arrêter de la surveiller, l'ombre se trouvait derrière sa porte. Que faire, se saisir de son arme et lui courir après, oui c'était la solution. Elle sortit de son appartement et partit à la poursuite de cet intrus dans sa vie. Elle courut mais ne trouva rien. Alors elle regagna son appartement et là se rendit compte que quelqu'un était venu, que son ordinateur avait disparu.

Elle n'en pouvait plus, elle ne pouvait pas rester là, elle ferma la porte derrière elle et alla là ou elle se sentait en sécurité.

Même jour

Appartement de Mulder

22H00

Washington DC

Elle entra mais n'alluma pas, elle connaissait ce lieu assez bien pour rester dans la pénombre, en phase avec son cœur. Elle se rendit compte qu'ici aussi il y avait eu de la visite, mais elle savait qu'ils ne reviendraient plus.

Elle alla dans la chambre de Mulder, toujours autant en désordre. Elle trouva une chemise sur son lit et la saisit, elle l'approcha près de son visage, elle ressentit sa présence, sentit son odeur. Elle s'allongea sur le lit, serra fort ce petit bout de Mulder contre elle et finit par s'endormir.

Le temps passa et il fallut avancer, reprendre le travail, se coltiner un collègue dont elle ne voulait pas. Mais avait-elle le choix ? Bien sûr que non…


Appartement de Sarah Mackenzie

Samedi 1er juillet 2000

08H00

Londres

…Ding…Dong

_ Non d'un chien ! …Huit heure…. Ils le font tous exprès de me réveiller aux meilleurs moments.

La sonnette de la porte d'entrée venait de mettre Sarah Mackenzie de très mauvaise humeur. Elle sortit de son lit, toujours en râlant, mis ses pantoufles, sortit de sa chambre, descendit les escaliers…

…Ding…Dong

_ Oui, oui ça va j'arrive, y' a pas le feu.

Rien que pour faire patienter un peu plus ce visiteur indésirable, qui avait eu le malheur de la réveiller au beau milieu d'un rêve des plus érotiques avec son pilote, elle passa par la cuisine, se versa une tasse de café et la déposa dans le micro-onde. Ensuite elle se dirigea enfin vers la porte d'entrée, loin d'être pressé.

Sarah ne prit pas le temps de regarder à travers le judas et ouvrit la porte de façon sèche, laissant la personne qui se trouvait derrière le doigt pantois alors qu'il s'apprêtait à sonner une troisième fois.

Sarah leva le regard, chargé de sa mauvaise humeur, mauvaise humeur qui s'évapora en quelques secondes lorsqu'elle vit le bel étranger qui venait de choir sur son palier. Sa joie ne tarda pas à se manifester et elle lui sauta au cou.

_ Oh mon dieu, c'est bien toi ? Qu'est-ce que tu fais là ?

_ Surprise !

_ Ah ben ça oui, pour une surprise s'en est une sacrée. Entre.

_ Merci. Contente de me voir ?

_ Oh que oui, viens là que je t'embrasse.

Harm n'en revenait pas de se trouver face à Sarah et à ses nouvelles manières pour le moins démonstratives, mais qui n'étaient pas pour lui déplaire étant donné la fougue qu'elle venait de mettre dans ce baiser.

_ C'est la manière anglaise de dire bonjour ? Car surtout ne change rien, j'adore.

_ Tu te moques là ? Si c'est comme ça tu devras attendre un moment avant le prochain baiser.

_ Non, non, je ne me moque pas. C'est juste que… tu m'as tellement manqué.

_ Toi aussi tu m'as manqué. Dis-moi que tu ne repars pas demain ?

_ Sauf si ça te dérange d'héberger un pauvre être en manque de tendresse durant trois semaines.

_ Trois semaines ? Ce n'est pas une blague ? Tu restes avec moi trois semaines entières !

_ Oui, j'ai eu envie de prendre quelques vacances et de visiter Londres, alors en passant je me suis dit que je pouvais venir de faire un petit coucou.

Sarah lui sauta une nouvelle fois au cou, elle n'en revenait pas de l'avoir pour elle toute seule durant trois semaines !

_ Je vais essayer de prendre quelques jours aussi pendant ton séjour.

_ Alors c'est ici que tu vis. Ça parait encore plus grand que ce que tu m'avais décrit.

_ Fais comme chez toi, visite. Je vais préparer le petit déjeuner, tu peux monter ta valise dans la chambre si tu veux.

_ Ok.

Finalement parfois la mauvaise humeur s'envole aussi vite qu'elle est venue. Sarah se pinça pour être certaine qu'elle ne rêvait pas, puis se dirigea vers la cuisine pour leurs préparer un petit déjeuner à l'anglaise.

Pendant ce temps, Harm se trouvait dans la chambre de Sarah, elle l'avait aménagé de façon très différente de celle qu'il connaissait à Washington. Sa chambre reflétait une ambiance asiatique, un lit en futon, des meubles en bois sombre, du textile et des paniers en osiers blanc cassés. Les murs portaient les couleurs de l'orient, allant du crème vers le beige, le chocolat, avec une pointe de fushia. Un tableau représentait la Grande Muraille de Chine, un autre une aquarelle florale japonaise. Le lit était défait, elle devait encore dormir lorsqu'il avait sonné. Il remarqua quelque chose qui dépassait de dessous la couette, il s'en saisit et un sourire se dessina sur son visage. Il entendait Sarah s'affairer à l'étage inférieur, il reposa sa découverte et continua d'observer la pièce, il n'osait pas trop s'installer et déranger ainsi l'harmonie qu'elle avait établie dans cette pièce.

_ Sarah ! Il y a un endroit où je peux mettre mes affaires ?

_ Dans un des tiroirs de la commode il y a du linge de maison, tu n'as qu'à le poser sur le lit et y mettre tes affaires, sinon il doit y avoir un peu de place dans la penderie.

_ Ok, merci.

Il ouvrit les tiroirs un à un, fût ravit de découvrir des dessous sexy qu'ils ne connaissaient pas, et avait hâte de les voir sur elle. Il trouva enfin le bon tiroir, retira le linge et y déposa ses affaires. Quelques minutes plus tard il la rejoignit à la cuisine après avoir fait le lit.

_ Dis-moi, je ne savais pas que tu me faisais des infidélités !

Sarah se retourna ne comprenant pas très bien la réflexion de Harm. Voyant de quoi il parlait, un grand sourire apparu.

_ Tu as trouvé Calinou ?

_ Calinou ?

_ Oui, il est tout doux, et en plus une fois passé au micro-onde, il est tout chaud.

_ Tu dors avec un ours en peluche ?

_ Oui, il me tient compagnie.

_ Il tiendra compagnie à la commode pendant trois semaines si tu veux bien.

_ Moi ça me va j'ai un Calinou géant à la place.

_ Ah oui ! Et qui te dis que tu vas en avoir des câlins ?

_ Tes yeux qui n'arrêtent pas de me dévorer depuis ton arrivée.

_ Mes yeux n'ont jamais su mentir.

_ Voilà, le petit déjeuné est servi.

_ Hum ça a l'air délicieux.

Ils avaient pris leur temps pour déjeuner, Harm se sentait bien dans cet appartement. Sarah avait su y apporter sa touche personnelle dans une ambiance zen et lumineuse. Sur un mur se trouvait un cadre multi cases avec des photos des personnes qui comptaient pour elle, son filleul, la famille Roberts, Dana et lui. Elle s'était aménagée un coin travaux manuels comme elle le surnommait. Elle y faisait ses maquettes de dinosaures, des puzzles ou encore de la peinture, des aquarelles pour être plus précis. Harm ne connaissait pas ce côté de sa personnalité, et restait surprit de voir combien elle était si en paix avec elle-même. Il observait une aquarelle qu'elle avait faite de la famille Roberts, lorsqu'elle arriva derrière lui l'entourant de ses bras.

_ Qu'est-ce que tu observes ?

_ Le tableau que tu as fait des Roberts, il est magnifique.

_ Merci, il n'est pas tout à fait terminé, je voudrais leur offrir à Noël.

_ Ça leur fera très plaisir.

_ Je l'espère. Tu restes observer mon travail ou tu viens prendre une douche avec moi ?

_ Hum je ne sais pas j'hésite.

_ Continue d'hésiter, moi j'y vais toujours.

_ Voilà c'est décidé, je viens aussi.

Harm enleva un de ses vêtements à chaque pas qu'il fit, si bien qu'il arriva complètement nu dans la salle de bain, alors que Sarah commençait tout juste à se dévêtir. Il l'enlaça de ses bras et termina de la déshabiller. Il l'embrassa tendrement dans le cou et l'entraina vers la douche. Il alluma l'eau, attendit qu'elle fût à la bonne température et se glissa dessous avec Sarah.

_ Hum, ce que tu sens bon.

_ Tu m'as manqué.

Sarah caressait tendrement le torse d' Harm, il était à la fois musclé et bronzé, elle posa sa tête dessus et resta là, à écouter les battements de son cœur. Harm lui, avait attrapé le gel douche et doucement commençait à le faire mousser sur la peau délicate de Sarah. Il commença par ses épaules, puis descendit le long de son dos, s'attardant un peu sur ses reins, avant de se saisir de ses fesses. Sarah se laissait bercer par ses caresses. Elle redressa la tête et noya ses yeux dans les siens, puis elle se saisit de ses lèvres. La danse menée par leurs langues, éveilla en eux le désir charnelle, Harm accéléra ses caresses, posa une main sur son sein gauche pendant que sa bouche s'occupait du droit. Sarah avait fermé les yeux et se laissait bercer par le bruit de l'eau, les caresses et les baisers d' Harm. Elle se mit à déposer de doux baisers dans son cou tout en posant ses mains sur son postérieur. Elle sentait combien cet homme avait envie d'elle, elle était déjà prête à le recevoir, elle leva une de ses jambes à la hauteur de son basin, se saisit de son pénis et l'introduit doucement en elle. Ils émirent tous les deux un son de plaisir à ce contact. Harm la souleva de terre en la tenant par les fesses et la plaqua contre l'une des parois de la douche, il commença alors un va et vient en elle, tout doux au début et de plus en plus brutal. Leurs râles de plaisir se mélangeaient, Harm sentait la paroi vaginale de Sarah se serrer autour de son pénis, elle n'était plus très loin de l'extase. Dans un dernier effort il accéléra encore une fois le mouvement jusqu'à la faire jouir et en entendant son cri de plaisir, se laissa aller en elle. Ils restèrent un moment dans cette position, le temps de reprendre leur souffle, puis doucement Harm se retira de Sarah et la reposa sur le sol de la douche. Il déposa un doux baiser sur ses lèvres et tous deux finirent de se laver, restant silencieux et savourant le moment passé.

Après ce moment d'intimité, ils décidèrent de profiter de cette journée ensoleillée et partirent se promener dans Londres. Harm était venu avec son appareil photo et ne manquait pas de photographier la femme de sa vie à tout moment. Ils s'arrêtèrent déjeuner à la terrasse d'un petit restaurant au bord de la Tamise. Ensuite ils allèrent se faire photographier avec les gardes de Buckingham Palace. Sarah portait une robe légère à bretelles dans les tons jaune-orangé, elle passait son temps à sourire, Harm ne se souvenait pas de l'avoir déjà vu si joyeuse, si paisible. Londres lui allait bien, Sarah lui manquait à Washington mais il venait de comprendre qu'elle ne devait pas rentrer, qu'il ne pouvait pas lui demander cela.

Avant de retourner à l'appartement, ils s'arrêtèrent dans un restaurant chinois et prirent quelques plats à emporter. Ils s'installèrent tranquillement sur le tapis du salon à la façon d'un pique-nique devant un film qu'ils ne regardèrent même pas, trop absorbés qu'ils étaient par le regard de l'autre.

_ Tu penses à quoi ?

_ A toi, j'aime te voir sourire.

_ J'ai passé une bonne journée, je suis contente de te voir ici.

_ Londres te va bien. Depuis toutes ces années qu'on se connait, je ne t'ai jamais vu si joyeuse.

_ C'est vrai que je me sens bien, j'ai laissé mes démons derrière-moi. Ici j'ai une vie simple, j'aime beaucoup mon travail, et j'aime cette ville qui a une atmosphère particulière. Ici je sors, j'aime aller au théâtre, me promener dans les jardins, je me sens en sécurité et en paix avec moi-même.

_ Ça se voit, tu es resplendissante.

_ Tu n'es pas mal non plus.

_ Non c'est faux, je suis un zombi, l'ombre de moi-même. Mon âme est ici avec toi, tout le temps. Chacune de mes pensées est tournée vers Londres, tu me manques. J'étais venu dans l'espoir de te ramener à Washington avec moi, mais je n'en ai pas le droit.

_ Harm, lèves les yeux, regardes-moi.

_ Je suis désolé, c'est mon premier jour ici et déjà je suis larmoyant. Je savais que ça serait dur de vivre une relation à distance mais pas à ce point.

_ Arrêtons de se focaliser sur ça, profitons de ces moments ensemble. On reparlera de tout ça pendant ton séjour, on essayera de trouver une solution pour être plus souvent ensemble. Lundi je vais voir pour prendre quelques jours, on pourrait même partir faire un petit voyage quelque part en Europe.

_ Oui ça serait sympa, j'ai toujours voulu visiter Paris en ta compagnie.

_ Paris, c'est une bonne idée.

_ En parlant de bonne idée, si on allait se coucher ?

_ Je débarrasse ça et je te rejoins.

_ A tout de suite mon ange.

Harm et Sarah s'endormirent dans les bras l'un de l'autre après avoir fait l'amour avec passion et tendresse.