Bonjour,

j'espère que vous avez passé une bonne semaine. Il n'y aura pas de chapitre la semaine prochaine car je ne pourrais pas poster. Mais ne vous inquiétez pas dès la semaine suivante vous aurez la suite.

Je vous souhaite une bonne lecture et un bon week-end.


(En gras italique, dialogues extraits de l'épisode A l'intérieur X-Files 8x10)

5

Le poids du secret

Mardi 4 juillet 2000

Appartement de Dana Scully

6H00

Le temps passait, Scully n'avait pas perdu espoir de retrouver un jour Mulder, elle travaillait maintenant avec l'agent Doggett sur les affaires non classées, elle restait distante avec lui bien qu'il lui avait déjà sauvé la vie à trois reprises.

Elle était rentrée chez elle la veille au soir après avoir passé une semaine à l'hôpital. L'implantation de cette larve par la secte avait été un vrai calvaire, malgré cela elle n'avait toujours pas dit à son collègue qu'elle était enceinte et tenait à le garder le plus longtemps possible pour elle. Elle ne voulait pas que le FBI sache sa condition et la retire des affaires non classées, elle devait rester à la tête du service si elle voulait retrouver Mulder. Skinner était un ami et un allié sur lequel elle pouvait compter et elle en avait vraiment besoin.

Elle avait peur, peur chaque fois qu'elle mettait sa vie en danger lors d'une mission, ce qui était son lot quotidien, peur que son miracle disparaisse aussi vite qu'il était apparu, peur de devoir élever cet enfant seule. Elle pensait à tout ça allongé dans son lit laissant le radio réveil débiter les nouvelles du jour, rien de bien intéressant, la météo, il allait faire soleil, hum à vérifier, l'horoscope, encore une ânerie qu'une scientifique comme elle réprouvait, les signes défilaient les uns après les autres, elle n'écoutait pas mais ses pensées s'étaient tournées vers Mulder, elle le voyait en train d'augmenter le volume de la radio dans la voiture au moment de son signe, ça la fit sourire. Cet homme qui avait su atteindre son cœur et qui était pourtant si différent d'elle, il croyait en tout et elle en la science qui peut démontrer par A plus B qu'une chose est possible ou non. Elle était abonnée à des revues scientifiques très sérieuses alors que lui lisait la feuille de chou du trio inséparable, parlant de monstres en tout genre et d'ovnis. En pensant à tout ça un sourire était nez sur son visage, cela faisait longtemps qu'elle ne souriait plus pourtant.

Elle se leva alors que la radio passait la chanson «More Than Words Can Say» de Freddy Curci, rien que le titre la fit de nouveau plonger dans ses pensées, en effet les mots ne dissent pas tout, entre elle et Mulder, les mots n'avaient même jamais eu leur place, ils se comprenaient d'un simple regard.

Here I am at six o'clock in the morning (Ici il est six heure du matin)
Still thinking about you (et je pense encore à toi)

C'est vrai chaque matin elle pense à lui…

It's still hard, at six o'clock in the morning (il est toujours dur à six heure du matin)
To sleep without you (de dormir sans toi)

Elle aimerait tellement qu'il soit là pour la prendre dans ses bras…

And I know that it might (et je sais qu'il se pourrait)
Seem too late for love (qu'il soit trop tard pour l'amour)
All I know (tout ce que je sais)

Ils avaient trop attendu et maintenant elle l'avait perdu…

I need you now (J'ai besoin de toi maintenant)
More than words can say (plus que les mots ne peuvent le dire)
I need you now (J'ai besoin de toi maintenant)
I've got to find a way (je dois trouver un moyen)
I need you now (j'ai besoin de toi maintenant)
Before I lose my mind (avant que je ne perde l'esprit)
I need you now (j'ai besoin de toi maintenant)

Perdre l'esprit ce n'était qu'une question de temps, elle avait tant besoin de lui, de son amour, de sa force, elle avait cet être qui grandissait en elle, elle ne pouvait mettre les mots sur sa souffrance.

Here I am, I'm looking out my window (je suis ici, je regarde par la fenêtre)
I'm dreaming about you (je rêve de toi)

Machinalement elle faisait ces gestes, elle regardait les lueurs de ce matin d'été à travers la fenêtre…

Can't let go, at six o'clock in the morning (je ne peux pas y aller, à six heure du matin)
I feel you beside me ( je te sens près de moi)

Oui il était là, il était toujours là, elle entendait ses paroles réconfortantes à chaque fois qu'elle doutait…

And I know that it might (et je sais qu'il se pourrait)
Seem too late for love (qu'il soit trop tard pour l'amour)
For love, for love (pour l'amour, pour l'amour)

Pourquoi ne l'a-t-elle pas empêché d'y aller, pourquoi ne lui a-t-elle pas dit qu'elle avait besoin de lui…

Oh, Oh

Elle se dirigea vers la salle de bain, regarda son visage et ses traits fatigués dans le miroir. Elle savonna son visage puis rinça en faisant gicler l'eau de ses mains à son visage, mais ça n'avait pas l'effet escompté, elle n'était pas plus réveillée. La chanson continuait, elle entendait ces mêmes mots revenir « j'ai besoin de toi maintenant », oui elle avait besoin de lui, là maintenant plus que jamais, mais ou est-ce qu'il était…

I need you now (wo-o-o)
More than words can say
I need you now (wo-o-o)
I've got to find a way
I need you now

Before I lose my mind
I need you now

More than words can say
I need you now (wo-o-o)

Oh, I got to hear you say

I need you now
Before I lose my mind

I need you now

I need you now

La chanson venait de se terminer, un rythme endiablé prit le relai et la ramena à la réalité. Elle se brossa les cheveux, avec lenteur lui sembla-t-il, elle avait l'impression de tout faire avec lenteur depuis la disparition de Mulder. Elle se maquilla légèrement comme à son habitude, l'habitude, rien n'était comme d'habitude en ce moment pourtant, non rien, elle souleva le bas de son caraco et observa son ventre, elle passa sa main dessus, caressant un long moment, il ne s'était pas encore arrondi et c'était pourtant un geste qu'elle répétait tous les matins, une nouvelle habitude, tient encore une habitude, elle rabaissa le caraco et sortit de la salle de bain. Elle se servi une tasse de café, la mit au micro-onde, déposa deux «craquottes» dans le grille-pain, ouvrit le réfrigérateur et se saisi d'un yaourt. Elle prenait beaucoup de laitage depuis le début de sa grossesse, c'est là qu'elle pensa que le café n'était pas vraiment conseillé, mais bon tant pis, elle en avait vraiment besoin ce matin. La sonnerie du micro-onde lui indiqua qu'il était chaud et au même moment le grille-pain se manifesta aussi, elle attrapa une assiette y déposa ses «craquottes», puis alla s'assoir à table pour profiter de son petit déjeuner tout en lisant le journal de la veille, n'ayant pas le courage d'aller chercher celui du jour à la boite aux lettres.


Dimanche 9 juillet 2000

Paris

13H00

Mac et Harm avait pris un avion la veille pour venir passer une semaine à Paris. Ils logeaient dans un petit hôtel à Montmartre. Ils avaient passé leur première journée dans la capitale française à se promener, profitant d'un temps magnifique pour marcher main dans la main au bord de la seine et visiter le jardin des plantes. Le soir ils s'étaient posés à la terrasse d'un petit restaurant se trouvant pas très loin de leur hôtel et avait passé un bon moment sur la place des Tertre à observer les caricaturistes, se promettant de s'en faire faire une avant leur départ. Ils étaient rentrés à leur hôtel aux alentours de minuit, transformant une simple douche en une nuit de passion et s'endormant aux premières lueurs du matin.

Réveillés depuis une petite demi-heure, ils avaient trouvé, malgré l'heure une place en terrasse pour prendre un brunch. Harm ne se lassait pas de regarder Sarah, la trouvant toujours plus belle. Il aimait la voir en dehors du cadre du travail, en tenue décontractée, il trouvait très à son goût les petites robes d'été qu'elle portait. Depuis une semaine, il ne se lassait pas de la voir sourire. Elle riait aussi, et son rire était le plus beau son qu'il connaissait. Il n'y avait pas à dire, il en était raide dingue.

Il fut sorti de ses pensées par sa douce voix qui l'appelait.

_ Harm ? Tu m'écoutes ?

_ Euh oui, en fait non. J'étais dans mes pensées. Tu disais ?

_ Je disais que j'aimerais beaucoup visiter le Louvre.

_ Hum.

_ Très loquace. Tu es sûr que ça va ?

_ Oui, on fera ce que tu veux. Du moment que je suis avec toi. Mais tu sais si tu veux voir des dinosaures, ce n'est pas au Louvre qu'il faut aller.

_ Je ne m'intéresse pas qu'aux dinosaures, dans ce cas je pourrais dire que tu ne t'intéresses qu'aux avions.

_ C'est faux. Aux avions et aux belles femmes.

_ Je te demande pardon ?

_ Avant, aujourd'hui je veux dire. Maintenant je ne m'intéresse qu'à toi, uniquement toi.

_ Tu as plutôt intérêt, sinon gare à tes six heures !

_ Sinon pour en revenir aux visites, il faut la journée entière voir plus pour faire le Louvre.

_ Oui, donc c'est rappé pour aujourd'hui. On peut faire la cathédrale Notre-Dame, et puis juste se promener comme hier.

_ Ça me va.

Ils passèrent donc un moment à prendre leur brunch, puis marchèrent une nouvelle fois dans les rues de Paris, visitant au passage la célèbre cathédrale. Ils étaient en vacances et pour une fois pouvaient prendre le temps de profiter l'un de l'autre.


Dimanche 9 juillet 2000

Washington National Hospital

3H30

Elle venait de raccrocher avec l'agent Doggett, elle s'en voulait de le laisser se débrouiller seul sur cette affaire, mais le sort s'acharnait. Cela ne faisait pas une semaine qu'elle avait quittée l'hôpital et déjà elle devait y remettre les pieds. Vingt minutes plus tôt elle avait eu Skinner qui lui avait expliqué le macabre de l'affaire, un des leurs était mort, mais elle ne pouvait pas l'aider cette fois-ci, elle était déjà en route pour l'hôpital.

Elle s'était réveillée en pleine nuit avec de violentes douleurs abdominales, son enfant était un miracle, elle ne voulait prendre aucun risque. Pour la première fois de sa vie, elle faisait passer son besoin, sa santé, le bien être de son bébé avant tout le reste, ça Skinner le comprenait et elle se rendait compte qu'elle avait de la chance d'avoir un supérieur tel que lui. Depuis quelques mois il était devenu son confident, son ami, le seul qu'elle avait ici à Washington.


Vendredi 14 juillet 2000

Fairmont Elementary School

Cheverly, Maryland

23H30

Le temps passait, elle avait repris le travail avec l'agent Doggett, les affaires se suivaient, toutes aussi curieuses les unes que les autres, mais cette fois c'était différent, cette fois ça l'avait touché au plus profond d'elle-même. Il lui arrivait de douter, de se retrouver confronter à des choix difficiles, mais jamais elle n'avait eu à faire comme si elle était lui. Pourtant aujourd'hui ce n'était plus elle la sceptique, aujourd'hui elle était celle qui essayait de voir plus loin que ce que peuvent voir les autres, c'était à elle de convaincre son collègue des idées les plus folles, elle le faisait sans souci, mais là… arriverait-elle à s'en remettre…

_ J'ai tiré sur un enfant.

_ Mais puisque ce n'était pas lui.

_ Moi je l'ai vu ce gosse… du moins mes yeux l'ont vu. C'est dur de savoir qu'il est impossible de se fier à ce que l'on voit.

_ Comment l'avez-vous compris ?

_ Je me suis dit que l'enfant avait vu autre chose. Et en un éclair, j'ai pensé à ce qu'aurait vu Mulder à ma place, ce qu'il aurait deviné, c'était ça le secret de son approche, se défier de tout jugement, de tout préjugé, avoir l'esprit ouvert, jamais je n'arriverai à le valoir.

Oui jamais… comment le pouvait-elle, elle si terre à terre. Il devait revenir… il devait lui revenir. Elle avait besoin de lui, plus que jamais. Pourquoi s'acharnait-on ainsi contre elle, pourquoi ne pouvait-elle pas être heureuse, avoir une vie paisible comme tant d'autre… était-ce trop demander ?


Appartement de Sarah Mackenzie

Dimanche 16 juillet 2000

15H00

Londres

Le taxi venait de les déposer devant chez Sarah. Cette semaine de vacances à Paris leur avait fait le plus grand bien. Harm posa les valises dans l'entrée et entoura la brune de ses bras, déposant un baiser dans son cou.

_ Hum…

Rating M

Voyant là une invitation à continuer, il passa une main dans son dos et l'autre au niveau de la pliure de ses genoux et la souleva de terre. Sarah s'empara de ses lèvres pour un baiser enflammer, tandis qu'Harm avançait lentement en direction du canapé, n'ayant pas la patience de monter dans la chambre. Délicatement il posa sa dulcinée et vint se mettre à genoux entre ses jambes. Il l'embrassa à nouveau, puis descendit ses lèvres au niveau de son cou. Il sentait les mains de Sarah, glissées sous le tissu de son tee-shirt et le faire remonter rapidement. Il cessa donc ses baisers pour que Sarah puisse le lui retirer, ce qu'elle fit immédiatement sans se faire prier. Elle en profita alors pour prendre les commandes et parsemer le torse musclé et bronzé de baisers brulants. Harm se laissa faire, tout en faisant glisser la fermeture éclair de la robe d'été bleu turquoise que portait Sarah. De ses mains expertes il fit remonter le fin tissus de la robe en haut des cuisses, la souleva un peu pour la dégager jusqu'à la taille, puis stoppa la brune dans ses baisers afin de la lui retirer complètement, dévoilant un ensemble en dentelle de la même couleur que la robe. Il la dévora du regard des pieds à la tête, du plat de sa main la poussa contre le dossier du canapé, et s'empara de l'une de ses jambes qu'il posa sur son épaule. Lentement, il commença à déposer de doux baiser sur sa cuisse, son mollet, sa cheville… et délaça la sangle qui maintenait encore en place sa chaussure et la lui retira. Il embrassa alors le dessus de son pied, puis repassa la jambe au sol pour faire de même avec la deuxième.

Sarah le regardait faire, sentant le désir s'insinuer en elle. Il arrivait à la rendre folle avec de simples baisers. Une fois la deuxième chaussure retirée, il ne reposa pas la jambe comme pour la première, mais fit le retour en la léchant jusqu'à l'aine, s'approchant de l'objet de son désir. Il s'arrêta un moment, humant l'odeur si particulière de sa bien-aimée, puis sans hésitation donna quelques coups de langues par-dessus la dentelle déjà humide. Sarah ne put s'empêcher de pousser un râle de plaisir, faisant s'arquer son corps afin d'approcher son intimité au plus près des lèvres de son amants. Profitant de la position à son avantage, Harm, glissa ses pouces sous l'élastique du bout de tissus indésirable et le retira aisément, lui dévoilant l'intimité mouillée et brillante de Sarah. Il donna alors un grand coup de langue tout le long de cette dernière jusqu'à venir s'emparer du clitoris déjà gonflé de plaisir. Il réitéra son geste à plusieurs reprises, se délectant de cette saveur qu'il aimait tant. Il sentit Sarah s'agripper à lui, il la sentit tressaillir, vibrer sous sa langue. De son pouce il titilla encore plus le clitoris de sa belle, déclenchant une vague de cris. Sarah tremblait, criait… il la pénétra se sa langue, accentuant encore son plaisir, puis commença un va et vient linguale, il sentit les parois se contracter, le corps tout entier de Sarah se tendre sous ses assauts, puis la délivrance dans un cri gutturale puissant et enfin la jouissance couler sur sa langue… Il lécha la moindre goutte de ce nectar, sentant Sarah reprendre lentement son souffle à mesure de ses coups de langue. Puis il sentit une main se poser sous son menton, il redressa alors la tête et se noya dans les yeux chocolats brillant de désir et de plaisir. Ses lèvres remontèrent jusqu'à celles de sa partenaires et elles se joignirent dans un baiser brulant.

Harm sentit les mains de Sarah délasser son short, et libérer son pénis tendu à l'extrême. Elle le guida doucement vers son intimité, le frotta un moment contre son entrée tiède, le lubrifiant à souhait, puis le positionna à l'entrée de son intimité. Harm la regarda droit dans les yeux et la pénétra lentement, elle était serrée, encore sous l'effet de son orgasme, néanmoins quand il commença un doux va et vient, il la sentit se serrer encore plus autour de son membre, il n'allait pas tenir longtemps, dans son regard il vit qu'il pouvait y aller, il accéléra le rythme, tapant jusqu'au fond, il la sentit trembler sous ses assauts, il se sentit trembler lui aussi et il la sentit jouir sur son membre prêt à exploser, il se laissa alors aller et jouit lui aussi, lâchant un long râle de bonheur. Il termina par un lent va et vient avant de se retirer et posa sa tête sur les genoux tremblants de Sarah.

Pour la première fois de sa vie, il se sentait enfin complet… Il s'allongea sur le canapé et Sarah se blottit tout contre lui. Il attrapa un plaid et les recouvrit avec. Ils ne mirent pas longtemps à s'endormir dans les bras de l'autre dans un bien être salutaire.