« Que le jeu commence ! »
Cela faisait quatre jours, que Fred et moi avions eu notre petite discussion. Il ne s'était absolument plus rien passé depuis, nous n'avions pas pu être seul. Il était toujours entouré de sa moitié et quand il essayait de me parler, il y avait toujours un facteur environnemental qui rentré en jeu. En effet, je ne savais pas ce qu'avait mon meilleur ami, mais, depuis mon arrivée, j'avais toujours Ron sur le dos. Il ne me laissait jamais respirer ou quand il ne me courrait pas après pour me parler de Quidditch, c'était parce qu'il dormait. Vous pensez que c'étaient des moments où je pouvais enfin me relaxer ? Laissez-moi vous dire que quand ce n'était pas Ron, c'était ma meilleure amie qui prenait le relai. Comme s'ils s'étaient donnés le mot pour que je ne reste jamais seule dans la même pièce que les jumeaux.
Nous étions donc Lundi, c'était le jour de la semaine où Molly sortait faire les courses. Quand elle était absente, les garçons et Ginny pouvait préparer les futures parties de Quidditch. Nous étions tous les cinq seuls au Terrier, Arthur étant lui-même absent à cause de son travail au ministère.
Quand Molly partit, les quatre autres personnes présentent avec moi dans la maison biscornue, se précipitèrent à aller se changer. Je suivis Ginny jusqu'à notre chambre, pour récupérer de quoi m'occuper l'esprit pendant leur partie.
Mione, tu es sûr de ne pas vouloir jouer avec nous ? me demanda ma meilleure amie sachant très bien la réponse.
Certaine, tu sais bien que le vol et moi ça fait deux.
Elle se mit à rire et sortit de la chambre en courant. Je l'entendis dévaler les escaliers, ainsi que les trois autres hippopotames, qui vivaient dans cette maison. J'attrapais mon exemplaire de « L'histoire de Poudlard », que je connaissais par cœur, mais j'apprenais toujours plus de détails en le lisant. Mon livre sous le bras, je pris une petite veste fine dans l'armoire qui m'était destinée pendant mes vacances ici et descendis les escaliers tranquillement. Arrivée en bas de ceux-ci, je jetais un regard rapide par la fenêtre du salon. Ginny et Ron étaient déjà haut dans le ciel, à faire des cercles et des figures pour s'échauffer. George, quant à lui, réajustait ses protections au niveau de ses poignets. Je cherchais mon rouquin préféré, mais je ne le voyais nulle part, je continuais à scruter le ciel pour voir s'il y était quand j'entendis du bruit provenant de la cuisine. Comme un automatisme, je dégainais ma baguette et m'approchais de la cuisine à pas de loup. Je me stoppais sur le pas de la porte et me penchais doucement, baguette levée vers l'intérieur de la pièce.
Fred était là, penchait pour ramasser quelque chose qu'il devait avoir causé le bruit que je venais d'entendre. Je rangeais ma baguette rapidement tout en ne faisant aucun bruit. De là où je me trouvais, je ne voyais que son délicieux postérieur. Il se redressa et attrapa son balai, qui était posé sur la grande table. Il se tourna enfin vers moi et remarqua ma présence, il sursauta légèrement. Je pus voir son visage prendre cette petite couleur rosée que je devais moi aussi avoir sur les joues. Il me fixa sans rien dire et sans faire aucun mouvement.
Je laissais mon regard le détailler discrètement, voyant qu'il faisait la même chose avec moi. Il avait ses cheveux en bataille, qui lui donnaient un air mauvais garçon qui lui allait vraiment bien. Son regard était posé sur moi et brillait d'un désir qu'il ne prenait même de dissimuler. Ses lèvres étaient rosées et étaient un appel à la luxure. Elles étaient étirées de ce petit rictus qui le caractérisé si bien et qui me faisait craquer tellement souvent. Mes yeux se baladèrent sur son torse. Il avait revêtu sa tenue de Quidditch, mettant en valeur sa musculature saillante, que beaucoup de femmes rêveraient de toucher. Tout était mit en valeur dans ce vêtement rouge et beige.
Comment pouvait-on rester sage quand on avait un tel apollon, comme Fred Weasley devant les yeux ?
Je repris mes esprits et jetais un regard par la fenêtre de la cuisine donnant sur le jardin. George avait rejoint les deux autres et volait lui aussi en cercle. Nous étions donc pour la première fois seuls depuis mon arrivée. Je tournais la tête vers lui, il était toujours entrain de me regarder, je m'avançais pour aller prendre un verre dans un placard derrière lui. Je passais devant lui, sans lui adresser un regard mais lui frôlais le bras au passage. J'ouvris la porte du placard, qui se trouvait en hauteur, en me mettant sur la pointe des pieds. Je portais une petite robe courte arrivant à mi-cuisse, bleu ciel, elle remonta légèrement la petite distance, sur mes cuisses. J'entendis du mouvement derrière moi et quelques pas s'avancer vers moi. Une grande main se posa sur ma taille et un torse se colla à mon dos. Une autre main passa au niveau de ma tête et attrapa le verre que je souhaitais attraper. Il posa le verre sur le comptoir et me retourna doucement, il planta ses magnifiques yeux azurs dans les miens.
Ma petite Hermione, tu devrais faire plus attention quand tu lèves les bras. Ta jolie petite robe remonte. Me dit-il en souriant et tripotant le rebord de ma robe. Il pressa nos bassins l'un contre l'autre.
Qui te dit que je ne l'ai pas fait exprès, spécialement pour voir ta réaction ? lui dis-je en le provoquant et me décollant de lui, mais en restant quand même proche de lui.
Oh, oh ! Je te répondrai que c'est vraiment très tentant et que mes mains me démangent, actuellement, très fortement. Me répondit-il en approchant son visage du mien et en remontant doucement ma robe, tout en me caressant la cuisse.
Je me mis sur la pointe des pieds et avant que nos lèvres se rencontrent, je détournais la tête pour enfouir mon visage dans son cou. Je humais, dans un premier temps, son odeur sucrée et posais mes lèvres sur sa peau. Il frissonna et déglutit. Il posa ses deux mains sur ma taille et me rapprocha davantage de lui. Je souris contre sa peau et continuais ma douce torture. Je déposais des baisers papillons, mordillais et léchais la peau de son cou tendu sous mes caresses. Il avait même légèrement jeté la tête en arrière pour me laisser un meilleur accès. Je remontais le long de sa mâchoire. Cela du en être trop pour lui car il m'attrapa précipitamment les hanches et me souleva pour me faire asseoir sur le plan de travail. A l'aide de ses mains il me fit écarter les jambes et s'y plaça. Il rapprocha de nouveau nos bassins, tout en laissant ses mains caresser mon dos. Il donna un coup de bassin et se frotta contre mon intimité. Sans m'en rendre compte, je laissais échapper un petit gémissement étouffé par sa peau. Il rigola doucement, en passant ses mains sur mes cuisses et en dessinant des cercles sur celles-ci.
Alors, on aime ça ? me demanda-t-il en se moquant de moi
Je relevais la tête en fronçant les sourcils. Il voulait jouer à ça, on allait jouer. Je le poussais légèrement, sautais du plan de travail et le fis asseoir sur une chaise. Je me mis à califourchon sur lui, en plaquant nos deux intimités l'une contre l'autre. Il se mordit la lèvre. Je plantais mon regard dans le sien, qui était empli d'un désir inassouvi, et commençais à faire de petits mouvements, imitant les mouvements de vas et vient. Je sentis son désir gonfler sous moi et sous mes caresses. Je le fis se remordre sa lèvre inférieure pour étouffer un petit gémissement. Je lui souris et me pressais un peu plus contre lui, en replongeant ma tête dans son cou. De nouveau, je le sentis de nouveau frissonner sous mes caresses. Il n'en pouvait plus, il serrait ses mains sur mes hanches, je le sentais tendu sous moi. Il ne lui fallut qu'un petit coup de langue sur son lobe d'oreille, pour qu'il lâche prise et laisse échapper un râle rauque. Satisfaite de mon effet, je me retirais de sur lui doucement, je le voyais essayer de reprendre une respiration normale. Je me penchais à son oreille, tout en souriant.
Alors, on aime ça ? lui demandais-je en reprenant sa réplique. Il déglutit brillamment.
Ce n'est vraiment pas du jeu, Hermione… me dit-il difficilement, avec une voix rauque.
Et pourquoi donc ? lui demandais-je en souriant.
Tu as trop d'atouts à ton avantage, pour ton bien. Comment veux-tu que je résiste à ça ? dit-il en montrant mon corps.
Je le regardais et laissais échapper un éclat de rire sincère. Il me regarda quelques secondes et me rejoignit peu de temps après. Au bout de quelques secondes, on s'arrêta et on se fixa longuement sans rien dire. Le silence entre nous n'était pas gênant, il était plutôt apaisant. Il finit par le briser quand même.
Que t'est-il arrivé pour que tu sois avec moi, dans cette cuisine, en train de faire toutes ces vilaines choses ?
Tu n'aimes pas mon nouveau moi ? lui demandais-je vexée.
Oh que si, tu ne peux pas savoir à quel point. Même si je dois t'avouer que l'ancienne petite Hermione me plaisait aussi. Mais, tu vois, j'étais loin de m'imaginer que notre petite Miss-je-sais-tout en col roulé, en était déjà là sur le plan sexuel.
Je suis pleine de surprise Freddie. Et puis, j'ai envie de profiter de la vie et de ma jeunesse. En plus, le pas le plus compliqué à franchir, a été fait. Alors, j'ai envie de m'amuser un peu avec toi. Lui dis-je avec un sourire en coin.
Krum n'a pas fait que t'embrasser, lors de sa venue, à ce que je vois. Me dit-il en fronçant les sourcils. Il paraissait contrarier par quelque chose.
Non en effet. Lui dis-je simplement. Mais, si je peux être honnête avec toi, je n'ai même pas ressenti la moitié de ce que je ressens avec toi, rien que quand tu frôle ma peau. Victor est bien bâti mais c'est plus une légende le fait qu'il soit un dieu du sexe.
Il me regarda les yeux écarquillés sous la surprise de mes paroles. Il semblait choqué de ce que je venais de lui avouer. Après un petit moment de beugue de sa part, il me regarda différemment, il avait une nouvelle lueur, que je ne lui connaissais, dans le regard. Mon cœur rata un battement, sous son éblouissant sourire. Un sourire sincère, qu'il ne faisait qu'à son jumeau et encore ce n'était pas souvent. Celui-ci était différent, il me fit chaud au cœur, comme s'il était destiné à moi seule et seulement à moi.
Je revenus rapidement à moi, le feu aux joues, je me sentais à présent petite en face de lui. Je le regardais en lui souriant et l'embrassais sur la commissure de ses lèvres, avant de partir. Je m'arrêtais sur le pas de la porte et sans me retourner je lui balançais :
Ne crois pas que le jeu est fini, mon Freddy. La partie continue. Que le premier à faire craquer l'autre gagne.
Que le meilleur gagne, ma princesse ! me dit-il en riant doucement.
Je lui fis un signe de la main et sortis en courant de la maison en attrapant mon livre posé sur l'accoudoir du vieux canapé, laissant un Fred riant dans la cuisine.
