Chapitre 3 :

Bonjour ou bonsoir à tous, je tenais à m'excuser de mon retard! Je vous laisse avec ce nouveau chapitre! Bonne lecture!

Deux jours, après l'épisode de la cuisine, venaient de s'écouler. Nous n'avions pas eu le temps d'en reparler. Il était bien trop occupé à préparer une blague avec son jumeau. Quant à moi, j'avais passé ces deux jours à contredire Ron, pour des futilités comme à notre habitude.

Ce jour-là, nous étions tous rassemblés dans le jardin avec la matriarche de la famille Weasley. En effet, Molly avait décidé que les gnomes étaient bien trop nombreux et qu'il fallait remédier à ce problème. Comme nous étions quasiment tous là, il ne manquait qu'Harry dans les plus jeunes, le travail serait vite abattu. Cela faisait déjà deux bonnes heures, que nous accomplissions notre tâche et j'avais la sensation de ne jamais pouvoir en voir le bout. Ginny s'arrêta et vînt vers moi.

- Pfiou, il fait une chaleur à crever, cet aprem ! me dit Ginny, en s'essuyant le front avec le bord de son tee-shirt. Dis-moi, tu n'as pas soif Mione ?

Je me tournais vers ma meilleure amie, elle avait pris une jolie couleur écrevisse à cause des rayons du soleil. Je lui fis un petit sourire amusé de la voir dans cette situation.

- Tu as pris un joli coup de soleil, tu verrais ta tête ! dis-je en riant.

- On n'a pas tous ta chance ! Regarde-toi, tu as encore bronzé, on dirait que tu viens des îles ! Tu es sûr d'être réellement Anglaise et pas Maori ? me dit-elle en gonflant les joues, faisant semblant de bouder.

- Non je suis bien Anglaise, je sais c'est étrange mais c'est juste que j'ai une super peau ! Bon je vois que tu souffres vraiment de la chaleur. Et comme je suis une gentille amie, je vais aller te chercher à boire ! D'ailleurs, je vais aller en chercher pour tout le monde, parce que vous êtes tous rouges ! dis-je me moquant un peu de la famille de rouquins.

- Bonne idée ! Maman ! Mione va nous chercher de quoi nous rafraîchir ! cria Ginny à sa mère se trouvant à l'opposer de nous. Et en t'attendant je vais faire une pause à l'ombre, j'en peux plus de ce soleil !

Molly nous répondit en faisant un signe de main et en nous indiquant qu'elle se mettait elle aussi à l'ombre. Je retirais les gros gants de protections, qui servaient à éviter les morsures des gnomes. Je les lançais à Ginny, qui les rattrapa non sans rouspéter contre moi. Je lui tirais la langue, je sais que c'était un geste pas très mature, mais, on avait besoin d'un petit moment décontracte. Je vis que tout le monde avait arrêter de chasser les petits monstres.

Je partis rapidement chercher de quoi les revigorer, ils semblaient tous souffrir fortement de la chaleur de la journée. Je pris une potion contre les insolations car si je regardais mieux les membres de la famille Weasley, il n'y en avait pas un pour racheter les autres. Je revenus tout aussi rapidement et fis le tour des Weasley, en commençant par la petite femme, qui avait tout le mérite du monde.

- Oh, merci ma chérie ! Heureusement que tu es là, ce n'est pas mes ingrats d'enfants, qui auraient pris l'initiative de soulager leur pauvre mère ! me dit Molly en me prenant un des verres du plateau que je lui présentais.

- Hey ! On t'a entendu, maman ! crièrent les trois frères et la seule fille de la famille, à l'unisson.

- Tenez, c'est pour vous, avec quelques gouttes d'une potion anti-insolation. Dis-je en m'approchant des jumeaux et en leur tendant à chacun un verre d'eau.

Je frôlais la main de Fred, quand il me prit le verre des mains, sans le faire exprès. Je retirais brusquement la main, comme si je venais de me brûler. Il ne s'offusqua pas, il me fit, au contraire, un petit sourire charmeur.

- Merci Hermi-jolie, tu nous sauves la vie ! me dit George en me faisant un bisou sur la joue.

- Merci beaucoup ma princesse ! me murmura Fred en m'embrassant à la commissure des lèvres.

Ce geste me fit piquer un fard, mon cœur s'emballa. La réaction de mon corps m'énerva, il réagissait comme une pré-ado ne connaissant pas encore le plaisir de la chaire. Je m'écartais précipitamment de lui, il fallait que je mette de la distance entre lui et moi, sinon j'allais lui sauter dessus et ça c'est mes hormones en ébullitions qui le réclamaient. Je me tournais raide comme un piqué vers Ron et me dirigeais vers lui d'un pas rapide. Arrivée à la hauteur de mon meilleur ami, je lui tendis un verre qu'il prit en me souriant niaisement.

- Tu es la meilleure, Hermione ! Dis-moi, j'avais pensé à un truc…

- Tu sais penser ? le coupais-je me moquant de lui, il fit mine de bouder. Je rigole, Ronald !

- Je sais bien. Me dit-il en souriant. Donc je disais avant que tu essayes de faire de l'humour… je lui tirais la langue, il rigola à ma réaction… Tu ne crois pas que ça serait bien qu'on aille voir Harry ?

- En effet, ça lui ferait du bien de voir des têtes autres que celles des Dursley. Et puis, il risque d'être énervé s'il apprend que j'étais au Terrier à m'amuser pendant que lui subissait son horrible famille.

- Je vais demander à maman, si on peut y aller demain !

- Le mieux serait de demander pour qu'on aille carrément le chercher, tu ne crois pas ? Après tout, il serait bien mieux ici avec nous. Lui dis-je, en réfléchissant à la meilleure solution à adopter.

- Oui, tu as raison ! cria Ron surexcité.

- Mais, j'ai toujours raison. Lui répondis-je avec un clin d'œil.

- Comme si je ne le savais pas déjà. Grogna-t-il en levant les yeux au ciel, ce qui me fit éclater de rire. Bon, maintenant que tu as finit de raconter des bêtises, je vais aller en parler à maman ! me dit-il en posant ses mains sur chacune de mes épaules. Il me secoua légèrement en riant.

- D'accord chef ! Pendant ce temps, je vais aller donner à boire à ta chère et tendre petite sœur. J'ai comme l'impression qu'elle est en train de sécher sur place. Dis-je en me moquant de ma meilleure amie.

Je m'éloignais de lui et m'approchais de ladite meilleure amie, qui me prit le verre des mains et le but d'une traite.

- Oh, merci Mione ! Tu sais que tu es parfaite comme meilleure amie ! dit-elle en me prenant dans ses bras.

- Gin' fais attention à toi, tu risques d'avoir mal encore quelques minutes, le temps que la potion agisse. Et puis, tu sais je suis loin d'être parfaite ! lui dis-je gênée de ce qu'elle venait de me dire.

- Dis-moi, j'ai vu quelque chose de bizarre en t'attendant !

- Ah oui ? qu'as-tu vu ?

- Tu es une coquine ! Dis-moi tout ! Que se passe-t-il avec Fred ?

- Mais, rien du tout ! Criais-je presque.

Je voulais être discrète mais c'était mission impossible, tout le monde se retourna vers nous et ils nous regardèrent tous, comme si nous étions devenues des créatures mystérieuses. Ginny me regarda virer au rouge et éclata de rire. Elle se moquait ouvertement de moi, alors que c'était une situation délicate, comment je pouvais lui dire qu'un de ses frères, qui n'était pas Ron, m'intéressait ? Comment réagirait-elle si elle savait ? Elle me regardait avec un sourire moqueur sur le visage.

- Tu sais, il ne te lâche pas des yeux, depuis ton arrivée. Il doit bien y avoir quelque chose entre vous ! Je n'ai jamais vu Fred regardait une fille avec autant d'amour qu'il te regarde ! dit-elle tout sourire.

- Arrête, tu te fais des films Gin' ! Je suis sûr qu'il ne me calcule même pas ! dis-je en rougissant.

- Sérieux ? Tu me prends vraiment pour une demeurée ou quoi ? Tu as vraiment cru que tu avais affaire à Ron ? Ce que tu ne me dis pas, je le vois très bien ! Et ce que je vois c'est que s'il n'y a rien pour l'instant entre lui et toi, ça ne serait tardé. Il y a une certaine tension, passionnelle et sexuelle, entre vous ! Je le ressens quand vous êtes côte à côte ! Et tu sais quoi ? J'en suis tellement heureuse pour vous ! Si ça se faisait, tu pourrais enfin oublier l'affreuse expérience que tu as eue avec Krum ! C'était le pire mauvais coup que tu aurais pu avoir ! Ce qui ne serait pas le cas avec mon frère, je suis sûr que tu prendrais ton pied ! Et puis, tu serais enfin une vraie sœur pour moi !

- Stop ! criais-je. Écoutes, tous ce que je peux te dire, c'est qu'il y a bien une espèce de tension entre lui et moi, mais de là à nous voir déjà marié, c'est trop ! Pour l'instant, je laisse faire les choses et je verrais où ça me mène, mais il n'y a rien de plus !

- Donc, vous n'avez pas encore couché ensemble ? me demanda-t-elle curieuse.

- Non ! Rien de tout ça ! lui dis-je en rougissant.

- Ce n'est vraiment pas drôle ! dit-elle en faisant mine de bouder.

- Mais, tu t'attendais à quoi exactement ? lui demandais-je en arquant un sourcil.

- Bah, qu'au moins il y ait quelques contacts physiques, afin de vous rapprocher un peu plus ! me dit-elle en me faisant un clin d'œil suggestive.

Je la regardais et éclatais de rire, si elle savait vraiment ce qu'il en était de la situation entre Fred et moi. Si elle savait la moitié de ce qu'il se passait entre lui et moi. Elle est trop jeune, elle fait mature, mais ce n'est encore qu'une petite fille, folle amoureuse d'Harry Potter. Je continuais à rire mais m'arrêtais quand je sentis des bras m'entouraient, un autour de ma taille et l'autre autour de mes épaules. Je regardais les nouveaux arrivant et remarquais que Fred m'entourait la taille et me regardait avec une petite lueur brillante dans les yeux.

- Vous parlez de quoi ? demandèrent les jumeaux à l'unisson.

- On parle de… commença Ginny mais je la stoppais avant qu'elle ne sorte quelque chose d'embarrassant pour moi.

- Rien du tout ! C'est des trucs de filles, ça ne vous regarde pas ! dis-je précipitamment.

En regardant mes interlocuteurs, je compris que j'avais éveillé les soupçons des jumeaux. Ils s'éloignèrent de moi et me regardèrent avec des grands sourires diaboliques.

- Oh ! On voit… commença George.

- En fait… continua Fred.

- Vous parliez… reprit George.

- De garçons ! dirent-ils ensemble, qu'est-ce que je pouvais détester quand ils faisaient ça.

La plupart du temps quand ils commençaient à parler en même temps, il nous était impossible de nous en débarrasser. Ils collaient la personne, jusqu'à temps qu'elle craque et qu'elle finisse par avouer sous leur non contrainte. Ou qu'elle finisse par leur courir après en les menaçant d'une mort longue et douloureuse. Je revenais à la situation présente, en gardant en tête la deuxième option.

- Si vous saviez ! commença Ginny en leur faisant un clin d'œil subjectif aux garçons.

- Je ne demande qu'à savoir. Répondit Fred trop rapidement pour que cela soit normal, il s'en rendit compte et changea de couleur, mais sa moitié lui sauva la mise.

- Moi aussi, je veux tout savoir ! rigola George. Enfin, que si cela concerne notre petit rat de bibliothèque préféré !

- Oh mais ça la concerne ! Mais pas seulement ! dit ma soi-disant meilleure amie. Ça concerne quelque chose qui s'est passé avant les vacances d'été ! continua-t-elle en regardant Fred.

- Gin' ! C'est bon, tu as fini ? lui demandais-je en gonflant mes joues d'énervement. C'était censé être un secret entre toi et moi ! Et, un secret, c'est censé le rester ! finis-je en croisant les bras sur ma poitrine.

- Mais, que nous caches-tu, ma chère Hermignonne ? me demanda George en reposant son bras sur mes épaules.

- C'est chaud bouillant ! Dit Ginny tout contente d'elle, je la fusillais du regard, c'était une traitresse. Aller, franchement Mione, tu devrais en être fière, ce n'est pas non plus un grand secret ! Même si le concerné a été complètement nul !

- Tu me saoules ! lui dis-je en soufflant et en décroisant les bras. Elle poussa un petit cri de joie, elle savait que j'étais en train de céder. Vous voulez vraiment savoir ? dis-je en fixant les jumeaux, l'un après l'autre, en regardant plus George que Fred. Ce dernier était déjà au courant et il fronçait déjà les sourcils, ayant comprit de quoi il en retournait.

- Oui ! Oui ! Applaudit George, en m'attrapant par le bras et m'entraînant à lui.

Je me retrouvais plaqué contre le torse de mon deuxième jumeau préféré et même s'il était une copie quasi parfaite de Fred, je n'éprouvais pas les mêmes sensations avec George qu'avec sa moitié. Je lançais un discret regard vers Fred et remarquais qu'il lançait un regard noir au bras, entourant ma taille, de son frère.

A Poudlard, il y avait une rumeur qui circulait, disant que les jumeaux se partageaient leur conquête. Mais, je peux vous dire, qu'au vu du regard que Fred lançait à sa moitié, qu'elle était totalement fausse.

Je souris à ce fameux regard, je lui plaisais donc. Et comment résister à l'envie d'en jouer ? Vous allez vous dire que ça ne se fait pas, que ce n'est vraiment pas très sérieux pour une fille de jouer de ses charmes comme ça. Mais, tous ce que je vous dirais c'est que c'est un des jumeaux Weasley, l'un des plus grands joueurs que cette terre est portée. Je n'allais pas laisser passer la chance de pouvoir me moquer du grand Fred Weasley !

Je lui fis un grand sourire, accompagné d'un clin d'œil, il arqua un sourcil, pour montrer son interrogation. Puis, je me tournais vers le deuxième jumeau et tandis qu'on avançait vers la maisonnette, je fis mine de me prendre les pieds dans un trou et de trébucher. Par réflexe, George me rattrapa en enroulant son bras autour de ma taille et me serra contre lui.

- Est-ce que ça va, Hermignonne ? me demanda-t-il inquiet.

- Je… Je crois que je me suis tordu la cheville… dis-je en faisant une fausse grimace de douleur.

- Attends je vais t'aider. Me dit George avec un petit sourire en coin.

Fred s'approcha de nous et poussa son frère. Il m'attrapa à la volée et passa un de ses bras au tour de ma taille et l'autre bras sous mes genoux. Il me décolla du sol, sous l'absence de contact avec le sol, je poussais un petit cri de surprise. Il me porta comme une princesse, j'entourais son cou de mes bras et cachais ma tête dans le creux de son cou.

- C'est bon je m'en occupe. Dit-il en s'adressant à son jumeau sur un ton un peu plus froid qu'habituellement.

George ne lui répondit rien et nous laissa passer. On entra dans la maison et il me posa doucement sur le vieux canapé. Il s'éloigna un peu de moi mais resta assez près pour qu'il puisse me prendre le menton entre ses doigts.

- Ne joues plus jamais avec mes nerfs, Princesse. Surtout quand cela concerne mon jumeau. Me dit-il avec un sourire charmeur ornant le coin de ses lèvres.

- Mais, je ne l'ai vraiment pas fait exprès. Dis-je avec un air faussement innocent.

- Tu es vraiment une diablesse au visage d'ange, tu le sais ça ? Soupira-t-il désespéré, en se relevant.

Je le regardais avec mon plus angélique sourire et me levais du canapé pour lui faire face. Je me mis sur la pointe des pieds et m'approchais de son oreille, je le sentis frissonner sous le contact de mon souffle sur sa peau.

- Je ne vois pas pourquoi je changerai, mon Freddy. Je sais que tu m'aimes comme ça. Lui dis-je avec une voix sensuelle.

Il avala difficilement sa salive, quand je lui mordillais le lobe de son oreille. Je m'éloignais de lui et lui fis un énorme sourire, avant de sortir de la maisonnette. Juste avant que je ne passe le pas de la porte, je me stoppais.

- Heureusement que l'on ne compte pas les points, sinon je remporterais la partie ! dis-je, sans me retourner, sur un ton de défi et je repris mon chemin en lui faisant un petit signe de la main.

Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu! Je ne sais pas encore quand le prochain arrivera comme je vais être en pleine période d'examens.

~Arizona Lou~