Je crois que je ne l'ai jamais vu aussi anxieux. Sa nervosité m'amuse, car de mon côté, je sais que ma mère l'aimera bien. Elle aime tout le monde, de toute façon. Alors que l'on arrive bientôt devant ma porte, je me mets devant lui pour lui barrer la route et essayer de le détendre un peu.
« Ne sois pas aussi stressé ! Elle est au courant de tout, et elle ne va pas te manger ahah ! »
Il se raidit davantage. Arf, je suis nul pour rassurer les gens je crois… Mais il faudrait vraiment qu'il se détende, car j'ai peur qu'il me fasse une crise cardiaque. C'est mignon, car il regarde absolument partout, on dirait un chat dans une nouvelle maison ! Lorsque j'aperçois cette fameuse porte, je commence à me demander comment ça va se passer, ce soir. Demain, aussi. J'espère que ma mère lui plaira, que ma chambre ne lui fera pas peur, et qu'il s'amusera lors du festival. J'y pense, merde ! Pourquoi je n'ai pas retiré mes posters de All Might ? Je suis sûr qu'il va me prendre pour un taré stalker… Je lui lance un grand sourire et me dirige vers la porte de ma maison, alors qu'il me suit silencieusement. J'entre dans celle-ci et enlève mes chaussures, puis, voyant qu'il reste sur le pas de la porte, je lui fais signe de rentrer avec un petit sourire. Il est beaucoup trop poli ahah. Il m'imite et observe le hall avec attention.
C'est vraiment un chat en fait.
« Oh, Todoroki ! Je suis vraiment contente de pouvoir enfin te rencontrer ! »
Je me retourne et vois ma mère, toute souriante, arriver dans la pièce. Puis, j'observe du coin de l'œil Shouto qui rougit face à elle, et je le trouve adorable.
« Bonjour…
- Ne sois pas si timide ! Entrez donc ! »
Je devine sa gêne et le fait qu'il ne sache pas quoi faire, alors je lui prends doucement la main pour l'emmener dans le salon. Il se détend à ce contact et me suit jusqu'à ce que l'on s'assoie dans un fauteuil. Je crois que ma mère aussi est un peu stressée, car à peine est-elle assise qu'elle se relève pour aller dans la cuisine, et revient avec une théière et des tasses.
« Tu aimes le thé, Todoroki ?
- Ehm, oui madame…
- Argh ne m'appelle pas madame, j'ai l'impression d'avoir 70 ans ! Appelle-moi Inko ! »
Je sens bien qu'elle essaie de le détendre au maximum. Faut dire que ce n'est pas facile, car même en lui caressant le dos de la main, il reste tendu. Je lui souris et lui murmure de se détendre, et il hoche la tête. On passe rapidement au repas : ça tombe bien, j'ai vraiment faim ! Lorsque le plat de nouilles sautées au bœuf et aux œufs arrive, mon estomac rugit d'envie. Ma mère parle des cours, de ce qu'il compte faire par la suite, et il répond de manière rapide et concise. Il n'a vraiment pas l'habitude eh… ? Je vois que pour éviter de faire un interrogatoire, ma mère revient parfois vers moi pour parler, et cette attitude me fait pouffer de rire. Elle me parle de l'école, de ma chambre qu'il faudrait que je range, et de plein de choses qu'elle n'évoque pas habituellement. Probablement pour ne pas lui imposer un silence.
Il déteste le silence.
Je repense à ce chien. Je n'arrête pas d'y penser. Et au rapport avec Kacchan. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Je suis certain qu'il n'a pas pu faire ça. Et puis, il essayait de se débarrasser de cette poupée, et je suis sûr qu'elle ne lui appartenait pas non plus… Et si quelqu'un essayait de l'effrayer ? Avec son caractère, il s'est toujours fait des ennemis, mais aucun n'a jamais osé s'en prendre directement à lui… Quand même, tous ces trucs dans le corps de la poupée, c'est super flippant. Devrais-je en parler à Shouto ? Je le regarde du coin de l'œil, et il semble être passionné par la tête de son assiette. Bon, si j'arrive à lui en parler dans la soirée, je vais essayer de le lui dire… Même si je pense que, vu que cela concerne Katsuki, il n'en aura pas grand-chose à faire.
Même s'il n'est pas tard, je décide de quitter le salon et d'aller dans ma chambre. Je dis bonne nuit à ma mère, qui me répond avec un sourire, et quand Todoroki m'observe me lever, il fait de même et me suit. Je prends ses affaires en passant dans le couloir, on monte les escaliers, traverse le couloir, et je regrette mes décorations enfantines d'All Might quand son visage se tord de surprise devant ma porte.
« Ne fais pas attention à tout ça, je devrais tout enlever mais j'ai jamais le temps ! »
Ainsi, on rentre dans ma chambre, je pose ses affaires, et quand je vois qu'il ne sait pas où se mettre, une petite idée germe dans mon esprit… Je me rapproche de lui et me blottit dans ses bras. Quand ses bras me serrent, j'ai l'impression d'être à l'intérieur d'un bouclier impénétrable. Enfin non, pas Shouto hein, parce que j'espère bien qu'il l'est… Mais ce n'est pas le sujet ! Je me sens bête à rougir tout seul dans mon coin, alors que ses caresses sur ma tête me détendent à un point inimaginable. J'entends son cœur battre contre mon oreille, et j'ai l'impression que le mien veut le battre à la course. Je relève la tête, et je croise son regard que j'aime tant. Et j'adore le sourire qu'il vient de m'adresser, alors que je caresse son nez avec le mien. Parce que les bisous eskimos, c'est trop bien !
Cette idée me colle à la peau. J'ai soudainement vraiment chaud. Rien que son regard me fait un effet étrange… Et ça fait bien trop longtemps à mon goût que je n'ai pas pu le taquiner. Je m'écarte légèrement de lui, alors qu'il m'observe avec incompréhension et curiosité. Je me retiens de sourire, et quand j'enlève mon t-shirt, son visage surpris et le fait qu'il me regarde autant me fait sourire malgré mes efforts. J'adore l'effet que je lui fais. J'adore savoir que je lui plais.
« Bah alors chaton… ? Il faut bien se changer pour aller au lit ! »
Il rougit soudainement, et je rigole face à ses réactions toujours aussi adorables. Je me colle contre lui, il est aussi brûlant que moi, et quand je rapproche ma bouche de son oreille, je remarque que sa respiration a considérablement accéléré.
« Tu m'aides à me déshabiller… ? »
C'est marrant, j'ai l'impression de ne plus être la même personne quand je suis avec lui. Ou, au contraire, j'apprends à mieux me connaître ? Si jamais on m'avait dit que j'allais dire ça à Todoroki Shouto, je serais mort de honte et rouge jusqu'aux oreilles. Je le regarde, et je crois que son cerveau s'est éteint. 404 Shouto not found ? Après quelques secondes, il se réveille enfin, et ses mains chaudes sur mon dos nu me font frémir de surprise. Quand il embrasse la peau de mon cou, je pousse un soupir de plaisir. Argh, c'est beaucoup trop agréable à cet endroit, ce n'est pas juste. Sa main contre ma peau me semble être une douce torture, tant je me retiens de gigoter face aux frissons qui m'assaillent. Et là, quand il passe sa main dans mon pantalon et que je sens ses doigts sur ma fesse, deux choses : je ne peux pas m'empêcher de gémir, et… Ouah, Shouto ! Je ne pensais pas qu'il irait si vite !
Sa seconde main torture mon torse et descend le long de mon ventre, en traçant des lignes imaginaires. Je retiens ma respiration et me contracte pour essayer de ne plus faire ces bruits ridicules. Ses doigts sur mon bas ventre me font frémir, je ne pensais pas que ces simples caresses me feraient autant d'effet. Puis il me libère de cette pression qui commençait à me faire mal.
« Tu veux vraiment que je l'enlève… ? »
Son hésitation est tellement adorable ! Je lui lance un sourire, et enlève mon pantalon avec ses mains dans les miennes. Je finis de l'envoyer valser tout seul, c'est quand même plus pratique !
« Mais Shouto, ce n'est pas juste s'il n'y a que moi comme ça… Ce n'est pas égal… »
Je lui prends doucement la main, alors que mon air faussement dérangé m'amuse grandement. Ses yeux s'écarquillent, et j'observe ces lueurs dansantes de désir dans ses yeux s'atténuer devant l'hésitation et la peur. Merde Izuku, c'est évident qu'il n'est pas encore prêt…
« Mais si tu ne veux vraiment pas, je comprendrai mon chat… Alors surtout dis-le moi, si tu ne veux pas… »
Je lui caresse la joue pour essayer de le rassurer. Mince… Si je veux que ça arrive, je veux qu'il le veuille vraiment. Qu'il veuille me montrer, qu'il n'ait plus honte, qu'il n'ait plus peur… Il pose ses mains contre mes reins, me rapproche de lui, et à ma grande surprise, il m'embrasse avec une fougue dont j'ignorais l'existence. Je n'ai même pas le temps de me demander ce à quoi il a pensé pour revenir dans cet état, mais ses lèvres contre les miennes et ses baisers pressants coupent toute communication avec mon cerveau. Je commence à lui mordiller les lèvres en guise de réponse, et quand il me susurre ces mots à mon oreille, c'est comme si un éclair venait de m'embraser le bas ventre.
« Qu'est-ce que tu attends… ? »
Deuxième surprise en quelques secondes. Il va finir par faire disjoncter mon cerveau à son tour ! Je ne sais pas s'il me dit ça pour me faire plaisir, ou s'il en a vraiment envie…
« Tu es sûr… ? »
Quand il hoche la tête, et que je vois son sourire, je n'hésite pas à l'embrasser comme il me l'a fait il y a quelques secondes. J'ose même passer mes mains sous son t-shirt, et le contact de sa peau chaude et ferme avec mes doigts me fait presque ronronner. Je crois que j'ai eu un peu trop d'élan, car je l'entends se cogner contre le mur. Mais il ne semble pas avoir mal, et le fait de savoir qu'il ne peut pas m'échapper… Eh bien, je peux dire que ça me plaît beaucoup trop… Je l'embrasse, encore et encore, comme si c'était la dernière fois que je pouvais le faire. Au fur et à mesure que je découvre son torse, je remonte un peu plus son haut, mais il me gêne beaucoup trop. Alors, je m'écarte de lui à contre-cœur pour le lui ôter, et quand je le vois torse nu contre moi, je ne peux pas m'empêcher de l'observer. Il porte ses mains devant sa peau, probablement par réflexe, et cette réaction m'arrache un sourire triste.
« Ne te cache pas… Tu es beau, Shouto. »
J'entremêle mes doigts avec les siens et je le pousse doucement sur le lit. Quand je me trouve au dessus de lui, cela me rappelle l'infirmerie, et le fait qu'il soit torse nu en dessous de moi m'excite plus que de raison. Je veux qu'il s'aime autant que je l'aime. Je l'embrasse, encore et encore. Pourquoi est-ce que je ressens ce besoin irrépressible d'avoir ses lèvres contre les miennes ? Il est tellement beau, là, sous moi, les cheveux démêlés, la respiration saccadée, le visage rougi et la peau légèrement humide. Ses mains reviennent caresser mes fesses, et ça m'amuse un peu. Comme quoi, je ne suis pas le seul à être pervers. Je décide d'enlever ce pantalon qui m'empêche de toucher sa peau nue, et j'essaie de faire abstraction des traits blancs que je vois sur ses cuisses et son torse. Je ne veux pas qu'il soit mal à l'aise… Puis, mon regard est attiré par son caleçon noir qui en passant, lui va à ravir, et quand je remarque qu'il a aussi une érection, je ne peux pas m'empêcher de sourire. Ce n'est pas étonnant, mais c'est quand même plaisant d'avoir une preuve que ça lui plaît autant que moi.
« Bah alors… ? T'as une bosse bizarre mon chat… »
Il rigole devant mon sourire qui doit apparaître plus que pervers, et quand je vois qu'il se gratte les yeux, je profite de sa cécité temporaire pour passer mes doigts dessus. Quand j'entends son gémissement surpris, ça me donne envie de l'entendre crier.
« Tu sais quoi, ça tombe bien, je suis médecin ! Je peux essayer de te soigner ça… ? »
Il est beaucoup trop beau pour que je me retienne. Sa respiration saccadée et son regard lubrique me font craquer. Alors je continue de le frôler du bout des doigts… Puis mes caresses deviennent un peu plus insistantes au fur et à mesure que j'entends sa voix, que j'entends ses râles et ses gémissements qui me mettent dans un état fou. C'est étrange, de toucher un autre… truc, que le sien. C'est marrant, c'est dur, mais ça bouge beaucoup. Je ne m'en rendais pas compte sur moi… Sa voix rauque me vient aux oreilles et occulte toutes mes pensées. J'ai envie d'enlever ce dernier vêtement. J'ai envie de revoir ce visage déformé par le désir, encore et encore. J'ai envie de voir à quoi il pourrait ressembler, si je lui faisais l'amour. Je ne rêve pas, hein ? Impossible que je rêve. Il est beau, beaucoup trop beau. J'ai envie de l'embrasser partout, de le caresser partout, de le regarder partout.
« Ehm, Izuku… Je ne peux pas… »
Sa voix gémissante me tire de mes réflexions, et je m'arrête soudainement. Mince, ai-je fait un truc qu'il n'aimait pas ? Je lui ai peut-être fait mal ?
« J'ai l'impression qu'All Might nous regarde… Et ça me calme directement… »
Putain. Je rigole face au ridicule de la situation. Je savais que j'aurais dû enlever tout ça, mais ces posters ont quand même une énorme valeur sentimentale… Je me casse la gueule en plein fou rire, et je me retrouve sur le sol, à rire en me tenant les côtes. Je le vois se tenir au dessus du lit, l'air inquiet.
« Je savais que j'aurais dû les enlever… »
Je ne peux pas m'arrêter de rire, et pendant de longues minutes, son air consterné empire mon cas. Mes abdominaux me font énormément souffrir, je crois qu'il est temps de se calmer… Je décide de quitter le sol qui m'avait gentiment rattrapé, et je rejoins Shouto dans les draps. J'embrasse son épaule pendant qu'il me serre dans ses bras, et je remarque que l'excitation qui me tenait en otage a disparu.
« Désolé pour ça.
- Ce n'est rien mon chat. Je suis quand même heureux d'avoir pu te voir et te toucher. »
Face aux rougeurs qui s'installent sur son visage, je ne peux pas m'empêcher de sourire. Il m'embrasse sur le front, et cette sensation est beaucoup trop agréable et rassurante. Je pose ma tête sur son épaule et lui caresse le ventre du bout des doigts, en détaillant avec attention ces lignes blanchâtres qu'il semble détester.
« Bonne nuit Shouto. »
Je sens son corps se détendre au fur et à mesure de mes caresses, et sa respiration devient calme et régulière. Je comprends qu'il ne les aime pas, car elles renferment des souvenirs douloureux… Mais je trouve ça joli, moi. On dirait un petit zèbre. Enfin, pas tant que ça, mais ça lui donne une particularité qui lui est propre. Même s'il n'avait pas de cicatrices, je pense que je pourrais le reconnaître, mais cela me donne une certitude. Parfois, elles sont droites, comme une plaie certaines sont étranges et forment des arcs de cercle. Lorsqu'elles ne sont pas blanches, elles sont foncées et rondes, comme des marques de brûlure.
Je m'endors pendant que je pense que j'aime bien son ventre ferme où je peux tracer les formes de ses abdominaux du bout des doigts.
J'ouvre les yeux avant lui. Il fait sombre, j'ignore l'heure qu'il est, et je remarque que pendant la nuit, on a bougé. Il est dos à moi, et il semble encore endormi. Dans la pénombre, j'arrive presque à voir encore ces cicatrices dans son dos, qui semblent plus nombreuses que partout ailleurs. Je pose mes mains contre sa peau et commence à le caresser du bout des doigts pour le réveiller. Si je pouvais me réveiller chaque matin comme ça, et le réveiller toujours de cette manière, je signerais directement. Pendant de longues minutes mes mains parcourent sa peau, massent ses épaules, et je dépose quelques baisers ici et là. Puis, je le sens bouger, et il pousse un grognement en s'étirant les jambes et les bras. Il se retourne vers moi, et sa mine endormie me fait encore sourire. (De toute façon, qu'est-ce qui ne me fait pas sourire chez lui ?)
« Bien dormi mon chat ? »
Sans même me répondre il réclame un câlin et vient contre moi, en me grognant un petit « oui ». Tiens, je ne pensais pas qu'il serait grognon le matin. Son attitude me fait rire, alors que mes doigts massent son cuir chevelu.
« C'est incroyable ça. Que tu sois en train de dormir ou que tu viennes de te réveiller, t'es toujours aussi beau. »
Je l'entends rire et quand je le vois sourire, mon cœur panique. Ce n'est pas juste d'être aussi beau en souriant et de ne pas le montrer ! Il m'embrasse de manière chaste, et quand je lui réponds de manière un peu plus énergique, il s'agrippe à moi et semble vouloir coller chaque centimètre de son corps contre le mien. Cette idée ne me dérangerait pas du tout, si l'on n'avait pas prévu quelque chose aujourd'hui…
« J'aimerais rester dans ce lit avec toi toute la journée, mais tu as dormi longtemps et on ne va pas tarder à partir. »
Son visage prend une teinte boudeuse que je trouve adorable, et si je m'écoutais, je l'embrasserais encore et encore. De ce fait, je décide de me lever pour aller mettre mon kimono, et je l'entends faire de même à son tour. Je m'habille rapidement, puis je m'assois sur une chaise pour l'observer à mon tour. Je le vois enfiler quelques couches de vêtement en dessous, puis il revêtit son kimono, et je ne peux pas m'empêcher de le trouver magnifique dedans. Les teintes bleues et rouges vont à merveille avec ses yeux et ses cheveux, et j'ai l'impression qu'un ange est descendu dans ma chambre quand il se retourne vers moi.
« Mmh, ça te va bien… Mais tu sais ce qui te manque ?
- Ehm, non… ?
- Moi en train de te l'enlever. »
Je crois que je peux affirmer que son visage est encore plus écarlate que ses cheveux, et je le trouve adorable comme cela. Je décide de me rapprocher de lui pour l'embrasser, alors que mon sourire joueur ne quitte pas mon visage.
« Qu'est-ce que tu attends pour compléter le tableau alors ?
- Argh, chaton… J'adorerais faire ça. Mais tu as trop dormi. »
Je lui pince le nez et l'on descend rapidement pour aller manger un peu. Quand on arrive dans la cuisine, ma mère semble encore plus rayonnante que d'habitude, et dès que je remarque qu'elle a fait des pancakes, je décide de convaincre Shouto que c'est la meilleure chose au monde (après ses fesses, bien sûr). On mange quelques pancakes, puis on décide d'y aller. Ma mère nous souhaite de bien nous amuser, mais dès que l'on passe le pas de ma porte, je me rends compte qu'il me manque quelque chose d'important : sa main dans la mienne. Pendant le chemin, on parle de choses futiles, pour oublier un peu cette foutue distance que je déteste de plus en plus.
Quand on arrive sur le lieu du festival, il y a déjà du monde et les stands sont déjà installés. Je souris à mon petit-ami qui détaille chaque particularité du paysage, et je l'entraîne à travers les stands de nourriture (les meilleurs !) et les jeux. On s'amuse comme des enfants toute la matinée, lui avec un peu plus de retenue que moi, et je crois que mon ventre va exploser.
La foule s'épaissit au fil des heures. J'ai croisé le regard de certains de mes camarades, on a discuté avec d'autres. Quand j'aperçois la silhouette de Kacchan, je perds mon sourire. Il a l'air aussi nerveux que lorsqu'on l'a vu avec ce sac poubelle… Il faut que j'aille lui parler. Mais avec Shouto dans les parages, cela risque d'être compliqué… Todoroki me murmure à l'oreille qu'il me laisse pendant quelques minutes, mais quand je me retourne, je l'ai déjà perdu de vue dans la foule. Mince, a-t-il deviné mes intentions ? Il faudrait que je lui en parle aussi…
Je prends mon courage à deux mains et me rapproche de Katsuki, qui hurle sur Kirishima qu'il n'aime pas « ces putains de pomme d'amour ».
« Kacchan.. ? »
Il se retourne vers moi et me lance un regard incendiaire.
« Qu'est-ce que tu me veux toi ?!
- J'aimerais te parler… Seul. »
Son ami me lance un regard méfiant, mais comprenant qu'il était de trop, il déclare qu'il l'attendrait devant le stand des crêpes. Bakugou se rapproche beaucoup trop de moi, alors que je sens un bout de bois derrière mon dos qui m'empêche de reculer.
« Pourquoi tu me fais chier encore ?
- J'ai vu ce qu'il y avait dans le sac poubelle. »
Il écarquille les yeux, et je peux voir des nuances de terreur et de désespoir dans ses yeux, mais elles s'effacent tellement vite face à la colère que je me demande si ce n'était pas mon imagination. Il me prend par le col et lève le poing en l'air, comme pour me frapper.
« Je vais t'exploser la tronche, sale nerd. Toujours à m'harceler, hein ?
- Je veux juste t'aider !
- Alors aide-moi et meurs. »
Eheheh ! Je vous fais miroiter un peu quant à leur relation, je m'en excuse, mais je trouve ça plus réalise qu'ils se découvrent à petits pas. Et oui, l'intrigue se met en place... À votre avis, qu'est-ce que Katsuki va faire ? Que va-t-il répondre ? Va-t-on avoir droit à des explications ? :D
Merci de lire cette fanfiction, je suis heureuse qu'elle puisse vous plaire ! N'hésitez surtout pas à me laisser votre avis, savoir que mes écrits vous plaisent me motive énormément et cela m'aide beaucoup à écrire la suite ! Je vous invite à aller lire le chapitre du point de vue de Shouto, car deux intrigues différentes se mettent en place selon l'histoire. Je vous souhaite une bonne journée ! :)
