.
.
Coucou les gens, j'espère que vous allez bien ! ^^
On se retrouve aujourd'hui pour le troisième chapitre de cette fanfiction ! J'espère qu'il vous plaira :)
Les vacances touchent à leur fin pour moi, bonne chance à ceux qui sont aussi dans mon cas, et les autres, bah…continuez à bien travailler xD
Comment avez-vous réagi à l'annonce du Curry Club ? Perso, je suis très impatiente de voir leurs projets, je trouve ça très intéressant et j'aime beaucoup le concept ! :)
N'hésitez pas à me laisser une reviews à la fin de ce chapitre, ça me fera très plaisir ! :D
Bref !
.
.
.
Bonne lecture !
.
.
.
.
.
Chapitre trois : Un foyer peu accueillant.
.
.
.
.
.
PDV Antoine
.
Nous étions Vendredi aujourd'hui, et je rentrais chez moi après avoir passé à nouveau du temps avec Mathieu pour l'aider à rattraper ses cours. Il était environ dix-huit heures trente quand j'ouvris la porte de chez moi pour entrer dans le couloir de ma modeste maison.
Le volume de la télévision, plus fort qu'il ne devrait l'être, résonnait dans toute l'habitation, alors qu'une odeur de renfermé se faisait sentir. Avec un petit soupir, je posais mon sac de cours contre un mur de l'entrée et accrochais ma veste à la penderie.
« On peut savoir pourquoi tu rentres plus tard que d'habitude ces derniers temps ? » demanda une voix rauque et éraillé par l'alcool.
« Je te l'ai déjà dit, j'aide un gars du bahut à rattraper ses cours. » soupirais-je en me rendant au salon.
En caleçon, avachie dans le canapé avec à ses pieds plusieurs cadavres de bouteilles, mon père regardait un feuilleton à l'eau de rose tout en mangeant de la glace à la vanille. Les rideaux étaient tous tirés, et seule la télé éclairait la pièce obscure.
« Tu parles, tu dis ça et bientôt tu vas partir avec cette pédale comme ta salope de mère !
-Mais non, dis pas ça. » soufflais-je.
Ainsi présenté, mon père semblait être quelqu'un de répugnant et de parfaitement détestable, mais ça n'avait pas toujours été ainsi. En réalité, il était doux, avait le sens des convenances et n'était haineux envers personne, il n'était pas raciste, sexiste, homophobe ou quoi que ce soit. Je le connaissais tel qu'il était vraiment, et cet homme affalé devant la télé n'était pas mon géniteur. Il n'en était qu'une pâle copie.
« Ça sent le bouc ici, ça t'arrive parfois d'aérer ? » questionnais-je en ouvrant les rideaux et les fenêtres.
« Oh, ta gueule. » se plaignit-il en prenant son visage entre ses mains.
« Tu as pris tes médicaments ?
-J'en veux pas, de ta merde ! » grogna-t-il en jetant une boîte d'antidépresseur à travers la pièce.
Depuis que ma mère était partie deux ans plus tôt, mon père était entré en dépression. Il était désagréable, et ne quittaient jamais le canapé, que ce soit la nuit ou le jour. Son hygiène était déplorable, et le vieux peignoir bleu et délavé dans lequel il était enroulé en permanence dégageait une odeur nauséabonde. Ses yeux bruns cernés et fatigués ne pouvaient pas soutenir mon regard plus que quelques secondes, et ses cheveux bruns et emmêlé ne pouvaient pas être plus mal coiffés que ça. Il avait une barbe de trois jours qu'il ne rasait que lorsque je le poussais à le faire. Il en était de même pour sa toilette : je devais toujours être derrière lui pour qu'il garde un minimum de propreté et d'humanité.
Je poussais un soupir et montais à l'étage. Je traversais les couloirs et me rendais devant la porte de la chambre de Madeleine, avant de toquer. Sans entendre son autorisation, j'entrais.
Ma sœur de treize ans était sur son lit, en train de faire ses devoirs. Ses cheveux noirs étaient attachés en chignon, et ses lunettes rectangulaires posés sur sa table de nuit. Je voyais à ses yeux rougis qu'elle avait pleuré. Indifférente à ma présence, elle continua à griffonner des calculs sur son cahier de cours.
Je retenais un soupir et m'installais près d'elle. C'était mon job de m'occuper d'elle, et quand elle allait mal, je faisais tout pour la faire parler, pour qu'elle se confie et qu'elle se sente mieux.
« Qu'est-ce qui va pas ?
-On s'est encore moqué de mes lunettes.
-Mais pourquoi ? Elles sont super tes lunettes !
-Mouai… »
Je soufflais et passais une main dans ses cheveux pour les ébouriffer. C'était courant que ma sœur rentre dans cet état, à cause d'une bande de petit con. Elle n'était pas populaire dans son collège, heureusement elle avait un petit groupe d'amie qui était toujours là pour la soutenir. Je savais ce qu'elle vivait, je la soutenais du mieux que je le pouvais, mais je n'aurais su dire si les choses allaient s'arranger pour elle : pour moi, ça n'avait pas été le cas.
Les garçons de son établissement scolaire, ou du moins certain, se moquaient de son physique. Pourtant, ma sœur était loin d'avoir un physique disgracieux : certes, elle avait un appareil dentaire, des lunettes et des boutons d'acné, comme beaucoup d'adolescent, mais son visage qui perdait doucement les rondeurs de l'enfance était très gracieux, ses yeux bruns en amande étaient magnifiques, et ses beaux cheveux noirs faisaient plus d'un jaloux.
« Tu sais, il ne faut pas que tu les écoute, les gamins sont tous con, surtout à cet âge-là.
-Et moi aussi ?
-Hein ? Non, pas toi, toi tu es déjà très mature pour ton âge, et tu ne seras jamais aussi conne qu'eux. Maintenant ne pense plus à ça, d'accord ? »
Elle hocha la tête, mais je savais que cette discussion n'était pas la dernière du même style que nous aurions.
Tout ce qui se passait en ce moment était très dur à supporter pour Madeleine, et j'en avais conscience. Maman était partie avec un autre homme, et nous n'avions eu aucunes nouvelles depuis deux ans. Elle avait abandonné notre père, qui fou de chagrin, était tombé en dépression. Aujourd'hui, papa ne regardait même plus ma sœur, qui était le portrait craché de ma mère. Il ne lui adressait plus la parole, ne la regardait plus, l'ignorait royalement. Ça lui faisait surement trop mal. J'étais toujours inquiet de les laisser tous les deux seuls à la maison, car quand il buvait trop, mon père pouvait se montrer violent. Heureusement, encore jamais il n'avait levé la main sur ma petite sœur.
Madeleine en voulait beaucoup à notre père, et je la comprenais : elle était à un âge où elle avait besoin du soutien d'un adulte, et ni son père, ni sa mère n'étaient là pour elle. Elle n'avait rien fait, elle était la victime des actions de notre maman, mais pour elle, seul mon père était responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvions. Personnellement, même si j'en voulais à mon père, j'en voulais encore plus à ma mère. C'était parfaitement son droit de quitter mon père et de refaire sa vie, mais pourquoi nous avoir abandonné ? Jamais je ne pourrais lui pardonner ça.
J'attendais impatiemment le jour où mon père irait mieux, et où on reprendrait tous les trois une vie de famille normale et heureuse.
Plus les jours passaient, plus je me rapprochais de Mathieu et apprenais à la connaître. Il était très sympathique, et je n'avais désormais plus aucuns aprioris sur lui. J'avais réussi à lui faire rattraper presque tous les cours de madame Walzy, et étant donné que nous nous entendions bien, j'avais donc décidé de l'aider à rattraper tous les cours que nous avaient donnés nos autres professeurs.
.
PDV Externe
.
Janvier avait pointé le bout de son nez depuis déjà une vingtaine de jours, toujours vêtu de son manteau de fourrure, alors que le froid glaciale qui l'accompagnait gelait les vitres des maisons.
Il était environ dix-sept heures et Antoine se rendait chez Mathieu avec ce dernier. Désormais, le petit châtain n'avait plus qu'un ou deux cours à rattraper, et les deux jeunes hommes redoutaient secrètement l'instant où ils n'auraient plus d'excuse pour se voir après les cours.
Enfin, c'était surtout Antoine qui le redoutait, Mathieu lui, avait de toute manière prévu de continuer à fréquenter le grand chevelu sans aucune pression. Pour lui, les choses étaient terriblement simples : il appréciait Antoine, donc il passait du temps avec lui. Pour ce dernier, les choses étaient un peu plus compliquées : le grand brun était quelqu'un de stressé en permanence, et il se sentait obligé d'avoir une excuse pour trainer avec son ami.
Ils venaient tous les deux d'entrer dans l'appartement du petit châtain, et s'était installé sur le canapé pour commencer à travailler. En silence, Antoine étudiait son cours pour pouvoir l'expliquer le plus correctement possible à Mathieu, alors que ce dernier le dévorait du regard.
.
PDV Mathieu
.
Antoine était terriblement séduisant, quand il était concentré. Il fronçait les sourcils, plissait les yeux et se pinçait les lèvres. Je m'amusais à la voir dans cet état et l'observais sous toutes ses coutures. J'avais toujours était attiré par les hommes, mais à part une ou deux aventures, je n'avais jamais rien vécu de sérieux, je n'étais pas prêt.
Mon ami me plaisait beaucoup, mais je ne savais pas si je tenais à tenter une relation avec lui. Je tenais énormément à notre amitié, il était une des seules personnes qui ne semblait pas me juger. Avec Julien ou les autres garçons de l'université que je fréquentais, c'était différent. C'était un peu "la loi du plus fort" si je puis dire, et même si je rigolais beaucoup avec eux, je ne les appréciais pas autant que le grand brun.
« Eh, pourquoi tu me regardes comme ça ? » demanda mon ami au bout d'un moment, l'air soupçonneux.
« Parce que t'es beau. » ricanais-je avec un sourire charmeur.
Ses joues s'empourprèrent légèrement et il baissa la tête sur ses fiches de révision en roulant des yeux, exaspéré, avant de souffler :
« T'es vraiment trop con… »
Je gloussais devant sa réaction. Soit il ne me croyait pas, soit il n'était pas du genre à apprécier les compliments. Néanmoins je lui avais dit la vérité, il était très beau. Les minutes passaient, et pendant quelques temps aucun de nous ne parla. J'observais les mouvements d'Antoine, j'écoutais le froissement des feuilles de papiers sous ses doigts, et scrutais les moindres parcelles de mon petit salon.
« Pourquoi tu as voulu faire des études en audiovisuel ? C'est quoi tes futurs projets ? » questionna mon ami au bout de quelques instants.
Je haussais les épaules.
« Je ne sais pas trop, je n'ai aucune idée. J'ai fait cette école parce que je ne savais pas quoi faire d'autre, et que les métiers autours du cinéma m'intéressent assez… et toi ?
-Au début je voulais être réalisateur ou un truc du genre, mais bon, c'est plus un rêve qu'autre chose, alors après réflexion je vais faire ingénieur du son.
-Ah ouai, je vois. »
Antoine, contrairement à moi, avait de réels projets pour son futur. Une idée de métiers, et vu ses notes et l'application avec laquelle il suivait les cours et apprenait ses leçons, il n'aurait aucun mal à y arriver. Moi je me contentais du minimum, sans jamais rien faire de plus. Et même si je réussissais mes examens, je n'avais aucun plan de carrière…
Je soupirais, secouant la tête, reprenais mes esprits et sortais de ma rêverie pour me mettre à mon tour au travail. Mes cours n'allaient pas se rattraper tous seuls, et je devais réussir mes études. C'était ce qu'il y avait de mieux à faire.
.
.
.
Voilà, c'est la fin de ce chapitre, j'espère qu'il vous a plus ^^
N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis, négatif ou pas je serais ravi de l'entendre ! :)
Bref, passez une bonne semaine, de bonne fin vacances et une bonne rentrée et je vous dis à samedi prochain ^^
Amour et Licorne *^*
.
.
