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Coucou les gens, j'espère que vous allez bien ! ^^
On se retrouve aujourd'hui pour le quatrième chapitre de cette fanfiction ! J'espère qu'il vous plaira et que le chapitre trois vous a plu :)
J'ai repris les cours comme tout le monde parce qu'il le faut bien, j'espère que ça se passe bien pour vous ^^
Sinon, qu'avez-vous pensé de la vidéo du Curry Club ?
N'hésitez pas à me laisser une reviews à la fin de ce chapitre, ça me fera très plaisir ! :D
Bref !
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Bonne lecture !
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Chapitre quatre : Les ennuis commencent.
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PDV Antoine
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Les lèvres sèches et gercés de la vieille Walzy bougeaient aux rythmes de ses paroles, et comme à son habitude elle bougeait frénétiquement les bras et arpentait l'amphithéâtre en même temps qu'elle faisait son cours. Nous la suivions des yeux et avions tous peur, comme à l'accoutumé, qu'elle ne s'écoule par terre, terrassée par un arrêt cardiaque à force de produire tant d'effort. L'image pouvait sembler amusante, mais cette vieillarde me faisait penser à un enfant hyperactif ayant toujours le besoin de bouger.
J'étais assis au premier rang, à côté de Mathieu. Depuis que l'on se fréquentait, il arrivait à l'heure et était présent lors de tous les cours. Je continuais à le voir tous les soirs, malgré le fait qu'il ait finalement réussi à rattraper tous ses cours. J'aimais beaucoup la présence de Mathieu, il était devenu en quelques mois un ami très précieux et je l'appréciais énormément.
Je tournais la tête à ma droite, où se trouvait Mathieu. Mon ami, le visage tourné vers notre professeur, étouffa un bâillement dans sa main. Il était affalé sur la table, et soutenait sa tête, qui semblait si lourde, avec sa main gauche. Ses beaux yeux bleus peinaient à rester ouvert, mais je voyais qu'il faisait tout son possible pour rester concentré sur le cours.
Je savais que Mathieu était très intelligent, mais en apprenant à le connaître, j'avais compris que derrière ses airs de garçon assuré et sûr de soi, il se sous-estimait beaucoup et manquait de confiance en lui. Hormis ça, je n'en savais pas beaucoup plus sur lui, sa carapace était impénétrable, il me posait beaucoup de question, apprenait à me connaître, mais ne souhaitait rien divulguer sur lui, comme s'il avait peur que je découvre quelque chose. Il était une énigme que je voulais résoudre, un mystère que je souhaitais élucider.
Le reste du cours se passa lentement, Mathieu s'endormit et je n'eus pas le cœur à le réveiller, alors que moi, je faisais tout mon possible pour suivre ce que l'ancêtre racontait. Je prenais des notes, et lorsque ma vue se brouillait, je secouais la tête pour garder mes esprits et ne pas sombrer dans le sommeil. C'était la dernière heure de la journée avant le week-end, je devais tenir bon !
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PDV Mathieu
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Alors que je dormais d'un sommeil léger et sans rêve, je sentis une main se poser sur mon épaule, pour me secouer doucement. Je grognais et essayait de repousser cet individu, mécontent de me faire ainsi réveiller, alors que je dormais toujours si peu chez moi. Malheureusement, on continua à me malmener pour que j'ouvre les yeux.
« Allez Mathieu, dépêche-toi, on ne va pas rester ici dix ans ! »
Résigné, je me redressais et m'étirais, avant de passer mes mains sur mon visage pour me frotter les yeux. Je poussais un petit soupir et m'affalais sur ma chaise, alors qu'Antoine rangeait mes affaires dans mon sac à dos.
Ce dernier me regarda, un sourire amusé aux lèvres. Je lui souriais en retour. Je ne devais pas être très beau à voir, je ne l'étais jamais à mon réveil. Pourtant, il lança à mon attention avec un petit clin d'oeil :
« T'es mignon quand tu dors ! »
Gêné mais néanmoins touché, je lâchais un petit rire et passais ma mains dans mes cheveux, les ébouriffant plus qu'ils ne l'étaient déjà. J'aimais les compliments, mais en recevoir me mettait toujours étrangement mal à l'aise.
Un ricanement terriblement désagréable et hautain se fit entendre derrière nous. Je levais un sourcil et me retournais vers la provenance de ce rire.
« Je t'avais dit de te méfier de lui ! » s'exclama Julien.
Il était là, dans la rangé juste derrière nous. Julien m'avait toujours paru amical, mais il est vrai qu'à présent, il n'en était rien. Il regardait Antoine avec dégout, et une lueur cruelle dans les yeux. Il avait cependant toujours un sourire désagréable et moqueur…
Mon ami baissa la tête, visiblement gêné. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait, et pourquoi Antoine se laissait ainsi faire par ce type. Je fronçais les sourcils et regardais Julien, en demandant :
« De quoi tu parles ? »
Le jeune garçon blond entouré de ses amis lui avait effectivement dit de se méfier d'Antoine, mais il en ignorait toujours les raisons. De plus, son ami n'avait rien fait ! Ça n'avait pas de sens !
« De quoi je parle ? A ton avis ? Tu vois bien que cette tapette commence déjà à te faire des compliments. Bientôt il te suppliera de le prendre ! »
Le grand chevelu ouvrit la bouche, comme s'il allait dire quelque chose, mais la referma immédiatement. Moi, je restais interdit face à ce que je venais d'entendre. J'avais toujours du mal à saisir la situation… Julien se moquait d'Antoine, certes, mais aussi et surtout de son orientation sexuelle ? Pourquoi ? Antoine était-il gay ? Pas que ça me dérange, loin de là, j'étais juste curieux étant donné que nous n'avions encore jamais parlé de nos relations amoureuse.
Julien observait toujours mon ami, de ses yeux de fouine. Il avait les joues, le nez, le front et le menton rouge. Enfaite, tout son visage était rouge, et ce en toute circonstance. Son teint était vermillon, et se confondait avec ses tâches de rousseur, et même si habituellement ce détail ne me frappait pas, aujourd'hui c'était différent : était-ce à cause de la colère que son visage avait cette couleur pourpre ?
Les trois garçons qui entouraient Julien ricanèrent, et mimèrent une fellation, comme pour ridiculiser mon ami. Je grognais.
« Vous vous croyez drôle, bande de con ? »
Aussitôt, Julien et ses amis se stoppèrent, et me regardèrent avec des grands yeux, stoppant tous leurs mouvements.
« C'est quoi ton problème ?
-Quoi ? Parce que maintenant c'est moi qui ai un problème ? C'est vous qui vous vous foutez de la gueule d'Antoine sans aucune raison. Alors arrêtez un peu de faire les gamins et foutez lui la paix. » m'exclamais-je, en leur lançant un regard sévère.
J'étais un mec assez populaire, ou du moins suffisamment pour être écouté et respecté. Je ne sais pas pour quelle raison, mais depuis toujours, partout où j'allais, on me courrait après et on m'appréciait. Je n'étais pas spécialement beau, ou encore intelligent, mais je pense que la fausse assurance que je dégageais rassurait les gens, ou du moins leur plaisait.
C'est sans doute pour cela que les quatre types face à nous, Julien y compris, baissèrent la tête. Leurs visages étaient déformés par la colère, mais aussi la honte de s'être fait recaler par un type qu'ils connaissaient à peine. Moi, j'étais fier de les avoir remis à leur place. Je détestais les gars comme eux, qui se croyaient au-dessus de tout le monde.
Julien et ses amis s'éloignèrent, et sortirent de la salle en murmurant entre eux, certainement des insultes nous étant destinées. On se retrouva seul Mathieu, moi, et la vieille madame Walzy.
Antoine releva la tête, et laissa un petit sourire gêné naître sur ses lèvres. Il me lança :
« Merci de m'avoir défendu… »
Je lui rendis son sourire, mais je voyais qu'il était triste. Je supposais que c'était à cause de l'altercation que nous venions d'avoir avec les trois garçons.
Je m'apprêtais à demander des explications à Antoine sur la dispute que nous venions d'avoir, quand une voix de crécelle se fit entendre :
« Messieurs, je voudrais fermer la salle, s'il vous plaît ! »
Nous nous retournâmes vers notre professeur, qui attendait que l'on sorte de la pièce pour pouvoir fermer la porte. Elle tenait dans sa vieille main ridé et tremblante une vieille valise en cuir, et tapotait le sol avec le pied, sans doute impatiente et pressée de rentrer chez elle après cette journée de cours.
Je me raclais la gorge, gêné, et me dirigeais vers la sortie de l'amphithéâtre suivi d'Antoine. Madame Walzy avait surement suivi toute la dispute que nous venions d'avoir, et je devais bien avouer que je me sentais curieux de savoir ce qu'elle en avait pensé.
Je tournais la tête vers elle, la vieille femme me lança un regard complice, et ses vielles lèvres gercées se tordirent pour former un sourire. Vu sous ce jour, avec son air heureux, elle ne ressemblait plus à une vieille femme aigrie, mais à une charmante jeune femme : elle semblait avoir rajeuni de dix ans, et je me surpris à la trouver séduisante ainsi.
Je sus en la voyant qu'elle était d'accord avec ce que j'avais dit plus tôt, lors de notre malentendu avec Julien et ses amis. Je me demandais néanmoins si elle serait intervenue en cas de dérapage. Je suppose que oui, mais je ne comptais pas lui poser la question.
On sortit de la salle et salua la vieille femme avant de sortir du bâtiment. Après avoir demandé à Mathieu s'il souhaitait venir chez moi, nous nous rendîmes à mon appartement.
Après être rentré dans ma modeste demeure, je laissais mon ami s'installer au salon alors que je cherchais deux bières. J'avais toujours un peu de mal à réaliser ce qu'il s'était passé, et à en comprendre les raisons : était-ce à cause de la potentielle homosexualité d'Antoine que Julien m'avait dit de me méfier de lui ?
Je souhaitais poser la question à mon ami, mais je ne savais pas comment l'aborder, surtout que depuis cet incident, je le sentais fermé, honteux et mal à l'aise. Je ne voulais pas risquer de le blesser ou quoi que ce soit.
Je retournais au salon et lui tendis une bière. Il me remercia et la bu en silence. Nous n'avions pas beaucoup parlé depuis que nous étions rentrés, un certain malaise s'était installé entre nous. Antoine gardait ses yeux rivés sur ses godasses, alors que je cherchais dans ma tête la meilleure façon de relancer la conversation.
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PDV Antoine
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Aucun de nous n'avait parlé depuis déjà plusieurs minutes. Le silence de la pièce était gênant et oppressant, et j'avais la désagréable impression que Mathieu m'observait.
J'étais flatté qu'il m'ait défendu face à Julien et ses amis, mais je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir ridicule, et d'avoir quelques soupçons par rapport à Antoine : même s'il avait pris ma défense, je ne pouvais m'empêcher de me dire que Julien était son ami, ou du moins une connaissance avec laquelle jusqu'à peu, il s'entendait bien.
J'étais peut-être ingrat avec mon ami, mais comment être sûr de ce qu'il pensait de moi ? Comment être sûr qu'il n'allait pas finalement se ranger du côté de Julien et m'abandonner ? Ou même pire, se moquer de moi avec lui ?
Je poussais un petit soupir, et relevais la tête. Mon regard croisa celui de Mathieu. Je voyais dans ses yeux qu'il ne me jugeait pas, mais qu'il était curieux. Il allait bien falloir que je lui donne des explications sur ce qu'il s'était passé, mais comment lancer la conversation ?
« Alors comme ça… Julien t'avais dit de te méfier de moi ? » demandais-je en faisant écho à la discussion que nous avions eu avec ce dernier.
Le petit châtain se contenta d'hocher la tête.
« Et… Tu l'as écouté ?
-Au début oui, mais c'est parce que je te connaissais pas. »
Je me sentais rassuré, et idiot d'avoir douté de lui. Mais bon, avec ce que j'avais vécu durant mes années de lycée je préférais rester prudent.
« De quoi Julien parlait ?
-Bah… disons que je suis gay, et que ça m'a causé pas mal d'emmerde au lycée…
-Des emmerdes ? Quoi comme emmerde ?
-Je suis tombé amoureux de Julien. Et comme t'as pu le remarquer, il n'est pas trop ouvert d'esprit… »
Quand j'étais en seconde, j'étais effectivement devenu fou de Julien. Aujourd'hui, j'avais conscience que ça devait être la pire erreur de ma vie, mais on ne peut malheureusement pas revenir en arrière. J'avais avoué mon amour à Julien, mais ce dernier s'était moqué de moi. Il avait ensuite avoué mon homosexualité à tout le lycée, et je m'étais fait harceler durant les trois ans que j'avais passé là-bas. Je ne sais pas si toutes les personnes de mon lycée étaient homophobes, mais en tout cas beaucoup d'entre elles avaient suivi l'exemple de Julien, qui était un garçon populaire.
« Il t'a fait chier à cause de ton orientation sexuelle ? Sérieusement ? » demanda Mathieu, interdit.
« Ouai, je pensais que ça finirait à l'université, mais bon, c'est visiblement pas le cas… »
Je poussais un petit soupir, et Mathieu posa sa main sur mon épaule. Je le regardais et il m'offrit un sourire bienveillant.
« T'inquiète pas, avec moi dans les parages, ils te feront rien ! » me dit-il avec un clin d'œil.
Je lâchais un petit rire et roulais des yeux.
« Oui, c'est vrai, après tout, tu es tellement imposant !
-Bah oui, tout le monde tremble en me voyant ! » rigola-t-il.
On continua à plaisanter tranquillement, j'avais totalement oublié l'incident qui s'était déroulé plus tôt. A présent je me sentais bien, et seul comptait Mathieu et ses beaux yeux pétillant de vie. Je l'appréciais beaucoup, de plus en plus, et je devais bien avouer que je redoutais le moment où je devrais rentrer chez moi. Les moments que l'on passait ensemble étaient les meilleurs de ma journée.
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PDV Externe
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Antoine dû rentrer chez lui, laissant Mathieu seul. Parler avec lui avait quelque chose de relaxant, il avait l'impression que son ami était le seul à l'écouter sans le juger, et cette impression était réciproque. En rentrant, le grand chevelu savait ce qui l'attendait : une triste routine qu'il vivait chaque jour. Son père, ivre mort, ou tout simplement dénué de motivation pour bouger ou prononcer ne serait-ce qu'une seule phrase serait dans le canapé, et Madeleine serait enfermée dans la chambre.
Mathieu lui, resta plusieurs minutes dans le canapé, seul à écouter le silence. Le tic-tac incessant de l'horloge murale résonnait dans ses oreilles, et il prit son visage entre ses mains et lâcha un gémissement de douleur. Sa tête s'était soudainement mit à lui faire atrocement mal. Ce n'était pas la première fois, et ça ne serait pas la dernière, il le savait.
Le visage déformé par la douleur, il se leva et tituba jusqu'à la salle de bain. Il s'adossa contre le lavabo et farfouilla fébrilement dans l'armoire à pharmacie pour saisir une boîte de cachet. Il prit trois pilules et ferma les yeux, en sentant la douleur se dissiper. Il attendit, et quelques minutes plus tard, il ne ressentait plus aucune douleur.
Mathieu poussa un petit soupir, et observa son reflet fatigué dans le miroir. Il se détestait, mais pire que ça, il détestait sa situation.
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Voilà, c'est la fin de ce chapitre, j'espère qu'il vous a plus ^^
N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis, négatif ou pas je serais ravi de l'entendre ! :)
Bref, passez une bonne semaine, je vous dis à samedi prochain ^^
Amour et Licorne *^*
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